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  • Le monde occidental et les Arabes se détournent de ce conflit : la Palestine n’a pas de pétrole – Salimsellami’s Blog
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    Un conflit que le monde occidental, mais aussi les Arabes oublient, c’est celui de l’occupation illégale de la Palestine. Se révélant de plus en plus instrument-massue et privilégié du sionisme raciste et d’apartheid, envers le peuple palestinien et ses droits élémentaires fondamentaux, les Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et plus largement le monde, ont perdu toute crédibilité en tant qu’autorité morale dans la recherche d’une paix juste et durable au Moyen-Orient et en Palestine. Chacun sait que les Palestiniens n’ont rien à offrir ni en termes de pétrole ni en termes de richesse. Il y a bien longtemps que l’élite palestinienne s’est installée confortablement dans les temps morts, profitant d’une façon directe ou indirecte de tous ces petits avantages qui entretiennent le contact et le statu quo. Quand Ghaza n’a pas d’électricité, l’OLP et ses leaders n’en manquent pas. L’étranglement actuel du Programme des Nations unies par les Etats-Unis vise à contraindre les Palestiniens à accepter une solution qu’ils ne peuvent pas refuser à la manière du parrain.

    Le vrai plan de Donald Trump

    « Jérusalem restera la capitale de la Palestine », a déclaré dimanche d’une façon pathétique avec toute la fougue de la jeunesse en banlieue parisienne la jeune Ahed Tamimi, devenue une icône de la résistance palestinienne à l’occupation israélienne après avoir passé huit mois en prison pour avoir giflé deux soldats. Invitée à la Fête de L’Humanité, cette adolescente de 17 ans a pris la parole devant des milliers de personnes massées devant la grande scène. « Je veux dire à Trump que Jérusalem restera la capitale de la Palestine », a lancé Ahed Tamimi, faisant allusion à la décision du président des EU d’y déménager de Tel-Aviv l’ambassade de son pays. « Les réfugiés palestiniens, nous n’avons pas besoin de l’argent des Américains, mais de retourner sur notre terre » et de retrouver « notre dignité », a-t-elle ajouté. « Nous devons être unis face à l’occupation », a-t-elle plaidé. Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des combattants pour la liberté ». (1)

    Qu’en est-il du plan machiavélique concocté par les Etats-Unis ? Amine Agefi nous explique la stratégie mûrement réfléchie de Donald Trump qui a désigné son gendre, sioniste de la première heure, comme son représentant du conflit à la hussarde au seul profit d’Israël sans tenir compte de l’avis des Palestiniens : « C’est le deal le plus difficile à conclure », mais « nous allons y arriver », avait-il déclaré en mai 2017. Pourtant, seize mois plus tard, alors que le président étasunien a chargé son gendre et conseiller, Jared Kushner, ainsi que son émissaire spécial, l’avocat Jason Greenblatt, de façonner ce « deal du siècle », aucun plan de paix n’a encore été officiellement présenté par les États-Unis.(…) Si aucun texte n’a été pour l’heure formellement présenté aux Palestiniens, plusieurs initiatives étasuniennes prises depuis décembre dernier ne laissent pas augurer de résolution rapide du conflit séculaire, basée sur le principe de « deux États pour deux peuples » qui fait consensus au sein de la communauté internationale. En décembre 2017, Donald Trump a tout bonnement renversé la table en décidant unilatéralement de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, (…). Qualifiant cette décision de « claque du siècle », le président palestinien a depuis rompu tout contact avec les Etasuniens, estimant que leur décision les a « disqualifiés » de tout rôle de médiateur entre Israéliens et Palestiniens. » (2)

    Affamer pour contraindre

    « Pour contraindre ces derniers à revenir à la table des négociations », poursuit Amine Agefi, le pensionnaire de la Maison-Blanche a employé la manière forte et usé d’un redoutable levier de pression : l’argent. L’administration Trump s’est tout d’abord attaquée à l’aide directe qu’elle verse à l’Autorité palestinienne. La semaine dernière, Washington a annulé l’essentiel de l’assistance étasunienne, soit 200 millions de dollars, au profit de « programmes autrement prioritaires ailleurs ». (…) « Ceci ne fait que confirmer l’abandon de la solution à deux États et l’adhésion complète au programme anti-paix de [Benjamin] Netanyahou. » À la tête du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël, le Premier ministre israélien n’a plus prononcé publiquement les mots « État palestinien » depuis 2009. Étonnamment, Donald Trump s’est bien gardé de toucher aux 61 millions de dollars qu’il a versés cette année aux forces de sécurité palestiniennes pour garantir le bon fonctionnement de la coopération sécuritaire entre Israël et l’Autorité palestinienne en Cisjordanie. Il faut dire qu’en dépit de l’absence de négociations directes entre Palestiniens et Israéliens depuis 2014, celle-ci fonctionne bien, et garantit une relative sécurité à l’État hébreu, en tout cas depuis la Cisjordanie. « Cette coopération sécuritaire n’a jamais été remise en cause », rappelle un diplomate européen. Après avoir réduit l’aide étasunienne bilatérale à une peau de chagrin, l’administration Trump a décidé vendredi de mettre fin au financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa). Créé en 1948 pour répondre aux besoins des 750 000 Palestiniens expulsés ou qui ont fui leur terre après la première guerre israélo-arabe, l’agence onusienne, qui s’occupe aujourd’hui de 5 millions de réfugiés dans toute la région (notamment à travers l’éducation et la santé, Ndlr), « n’aura plus un sou » d’ici la fin du mois de septembre, a averti son porte-parole, Chris Gunness, soulignant « les conséquences dramatiques et imprévisibles de la décision étasunienne pour des réfugiés. » (2)

    Au contraire, la fin de l’aide des EU à l’Unrwa a été saluée par Israël qui a toujours accusé l’agence de « perpétuer le conflit » en cultivant l’idée que les réfugiés palestiniens et leurs descendants auraient le droit de retrouver un jour les terres qu’ils ont dû quitter en 1948. Ce « droit au retour r », qui a fait l’objet d’une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU en 1948, est un des autres points d’achoppement du conflit israélo-palestinien, Israël estimant qu’elle menacerait le caractère juif de son État. C’est le Premier ministre Benjamin Netanyahou en personne qui aurait demandé à la Maison-Blanche de couper l’aide étasunienne à l’Unrwa, L’ambassadrice des EU à l’ONU paraît sur la même ligne. S’exprimant la semaine dernière devant la Fondation pour la défense et la démocratie, un think tank conservateur et pro-israélien à Washington, Nikki Haley a conditionné la reprise de l’aide de son pays à l’Unrwa à la diminution du nombre de réfugiés palestiniens enregistrés par l’agence. (…) À en croire la télévision israélienne, les États-Unis ne souhaiteraient plus accorder le statut de réfugié qu’à 500 000 Palestiniens, soit 10% des cinq millions de réfugiés recensés. Dernier bouleversement en date, la proposition des EU d’une confédération englobant la Cisjordanie et la Palestine en lieu et place du futur État palestinien. cette idée, qui reprend le vieux souhait d’une partie de la droite israélienne d’expulser les Palestiniens en Jordanie (où vivent 70% de Palestiniens), aurait été proposée à Mahmoud Abbas. » (2)

    Réfugiés palestiniens : de quoi s’agit-il ?

    Admin Arefi a recueilli les impressions de Pierre Krähenbühl le commissaire général de l’Unrwa : « Il avertit des risques de radicalisation et d’exode des réfugiés palestiniens après la suspension de l’aide étasunienne à l’agence de l’ONU. L’an passé, dit-il, les États-Unis ont contribué à l’Unrwa à hauteur de 364 millions de dollars pour des activités telles que le service à l’éducation, la santé, ou les appels d’urgence (humanitaires, Ndlr). Or, cette année, la contribution des EU n’est que de 60 millions de dollars. (…) Nous faisons tout pour d’abord éviter qu’il y ait le moindre effet direct sur les réfugiés. Cela a été possible pour les deux premiers mois de l’année. En effet, les autres donateurs, une quinzaine de pays et d’institutions, nous ont soutenus en avançant à janvier ou février leur contribution annuelle, qui était parfois prévue pour le mois de mai ou d’août. (…) Nous possédons des partenariats solides avec l’Arabie saoudite, les Émirats et le Koweït. L’Arabie saoudite était en 2017 le troisième donateur de l’Unrwa, derrière les États-Unis et l’Union européenne. Nous espérons établir un partenariat entre les pays européens, les pays du Golfe, les pays asiatiques et d’Amérique du Nord afin de surmonter le déficit. » (3)

    « La population des réfugiés palestiniens qui se trouvent en Cisjordanie, à Gaza, en Jordanie, en Syrie et au Liban a déjà des conditions de vie extrêmement difficiles à cause de l’occupation des territoires palestiniens ou du conflit en Syrie. (…) Cette année, je peux dire qu’il y a 300 millions de dollars en moins pour un système d’éducation qui scolarise un demi-million d’élèves en danger. Donc oui, on peut se préoccuper d’un risque accru de radicalisation. Avec tous les risques sécuritaires, la dernière chose qu’il faut est de déstabiliser l’un des principaux fournisseurs d’éducation au Moyen-Orient. (…) c’est un scandale international, car ce sont des gens qui sont hautement éduqués, qui ont un esprit d’entreprise et des capacités de créativité extraordinaires.

    Le sionisme politique

    Or ils sont aujourd’hui réduits à recevoir cette aide alimentaire à cause du blocus de Gaza parce que les différents secteurs de l’économie ont été détruits et balayés. L’Unrwa fournit un service d’éducation à un demi-million d’élèves. » (3)

    Seule réaction occidentale, Les Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient (Cjpmo) s’opposent à la décision du président Donald Trump de mettre fin au financement de l’office de secours des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). « C’est un triste stratagème de la part de Trump pour marginaliser davantage les Palestiniens, afin de donner l’avantage politique à Israël, l’allié américain », a déclaré Thomas Woodley, président de Cjpmo. « Le Canada doit suivre l’exemple de l’Allemagne et du Japon, et s’engager à augmenter son financement à l’Unrwa afin de contrebalancer la décision des États-Unis… Le financement actuel du Canada représente moins de 2% (4)… »

    Pour Mohamed Elbachir la situation actuelle est analogue à celle du feuilleton des Mille et Une Nuits qui permet d’une certaine façon d’endormir les Palestiniens jusqu’à la disparition de leur cause. Il écrit : « Après l’exécution de sa femme pour cause d’adultère, le roi de Perse, Sharyar, décide d’épouser chaque jour une vierge qu’il fait exécuter au lever du matin après la noce. Toutes les femmes étant perfides aux yeux du roi, Shéhérazade, fille aînée du grand vizir décide de mettre fin à ce massacre en se mariant avec le roi. Le soir venu, elle raconte une histoire fascinante au sultan sans la terminer. Son époux avide de connaître la suite, lui laisse la vie sauve pour une journée de plus. Ce stratagème dura mille et une nuits au bout desquelles le sultan abandonna sa résolution…Il va sans dire que ce roi est cette Autorité palestinienne à qui « l’Occident judéo-chrétien » raconte une histoire interminable. De narration en narration, cette Autorité nationale palestinienne, semble croire à une fin de l’histoire où le divorce à l’amiable est possible. Nul besoin d’adhésion du peuple palestinien, elle est Autorité du fait que la « Communauté internationale » lui reconnaît une légitimité et que l’occupant daigne en fonction des circonstances politiques s’asseoir à la même table. S’asseoir pour enrichir d’une nouvelle énigme l’histoire de la veille. La même histoire de terre où le quémandeur est le propriétaire. La question palestinienne est intrinsèquement liée à l’impérialisme occidental et son corollaire le sionisme politique qui, depuis, s’est affranchi, bombe atomique aidant, de son créateur européen. » (5)

    Une première remarque d’actualité s’impose. En déclarant que l’Etat d’Israël est l’Etat-Nation des juifs, les dirigeants israéliens ne font qu’exprimer leurs fidélités à l’idée originelle du sionisme politique.

    Une vérité que le premier chef du gouvernement israélien, David Ben Gourions, énonce sans état d’âme dans les termes suivants : « Si j’étais un dirigeant arabe, je ne signerai jamais un accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leurs pays. » Si la comédie des « négociations » cesse, alors le projet d’une Palestine libre, démocratique et laïque, patrie pour les trois monothéismes telle définie dans la Charte de l’OLP d’avant sa « liquidation » deviendrait une conséquence logique. Une telle hypothèse signifie « mettre fin aux divisions entre les différentes fractions palestiniennes, de les rassembler autour d’une Résistance globale qu’il faut développer et généraliser sous toutes les formes, à la fois populaires et militaires. » (6)

    Israël construit 1000 nouveaux logements sur des terres palestiniennes

    Robert Fisk s’indigne du statu quo actuel qui fait qu’Israël fait ce qu’elle veut. « Chaque semaine il y a mort d’homme sur la barrière de séparation à Gaza pour la « marche du retour » qui n’intéresse plus personne maintenant que les médias occidentaux ont décidé d’étouffer la Palestine. Pendant ce temps-là, le rouleau compresseur de la colonisation avance sous l’œil indifférent du monde et de la complicité impuissante des Etats arabes.
    Le gouvernement israélien a annoncé un nouveau programme de développement de sa colonisation massive de la Cisjordanie occupée. Les plans de 1000 nouveaux « logements » dans les « lotissements » juifs – ce sont les mots qu’ils utilisent pour parler de ce qui est en fait un vol de terres – sont maintenant prêts, a-t-il dit mercredi, et l’approbation finale a été donnée pour 382 autres.

    Aujourd’hui, 600 000 Israéliens juifs vivent dans environ 140 colonies construites sur des terres appartenant à un autre peuple. Il y a une sorte de voile de normalité qui recouvre tout ce qui touche au dernier conflit colonial du monde et qui se traduit par l’indifférence aux chiffres et la mollesse des réactions à l’énorme entreprise de construction en territoire palestinien.

    Le retour à la terre biblique d’Israël n’est pas la seule justification officielle de la multiplication des colonies en Cisjordanie. S’y ajoute parfois celle de punir les Palestiniens. » « Prenez les remarques pusillanimes, poursuit Fisk, de Madeleine Albright, alors secrétaire d’État, lors d’une tournée au Moyen-Orient en 1997. Elle a exhorté Israël à « s’abstenir de tout acte unilatéral », y compris de « ce que les Palestiniens perçoivent comme l’expansion provocatrice des colonies de peuplement, la confiscation des terres, la démolition des habitations et la confiscation des pièces d’identité ». Les colonies, le vol de terres – qu’elle appelle confiscation – et la saisie de papiers d’identité, dans le vocabulaire d’Albright, sont devenus simplement « ce que les Palestiniens perçoivent comme provocateurs ». (…) Nous avons dû nous battre contre tous ces éléments de langage de la colonisation : « Les « faits établis sur le terrain », est une expression inventée par les Israéliens, George W. Bush a parlé des « nouvelles réalités sur le terrain », dans sa lettre infamante de 2004 à Sharon, « lotissements », « quartiers », « banlieues », « centres de population » – tout cela construit dans une Cisjordanie qu’il est désormais interdit d’appeler « territoires occupés » selon l’ancien secrétaire d’État américain Colin Powell qui a décrété qu’il fallait dire : « Territoires contestés ». (…) Dans ces « territoires contestés », il y a eu bien sûr des « attaques terroristes » lorsque les Palestiniens attaquaient les Israéliens, mais des « affrontements meurtriers » lorsque les Israéliens tiraient sur les Palestiniens. Le mur n’était pas un mur, mais une « barrière » ou une « clôture ». (…) Même Barack Obama, dans son panégyrique du Caire il y a neuf ans, a parlé du « déplacement » et de la « dislocation » des Palestiniens, plutôt que de leur dépossession et de leur exil (…). » (6)

    Pour clôturer cela, les autorités étasuniennes ont ordonné dimanche, à l’ambassadeur palestinien aux Etats-Unis, Husam Zomlot, de quitter « immédiatement » le pays. Le visa de l’envoyé de l’OLP et ceux des membres de sa famille ont été révoqués, « et les autorités américaines lui ont demandé de quitter immédiatement le pays, alors que leurs visas sont encore valides jusqu’en 2020 ». Sombres jours pour le peuple palestinien.

    Chems Eddine CHITOUR

    1. https://www.tsa-algerie.com/ahed-tamimi-jerusalem-restera-la-capitale-

    2. Armin Arefi Israël-Palestine : le vrai plan de Donald Trump Le Point.fr 03/09/2018

    3. http://www.lepoint.fr/monde/refugies-palestiniens-le-cri-d-alarme-du-d

    4. http://www.cjpme.org/pr_2018_09_02

    5. Mohamed El Bachir https://reseauinternational.net/le-sionisme-politique-est-synonyme-de-… 03 septembre 2018

    6. Robert Fisk https://arretsurinfo.ch/israel-construit-1000-nouveaux-logements-sur-d

    20 Septembre 2018

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    https://www.legrandsoir.info/le-monde-occidental-et-les-arabes-se-detournent-de-ce-conflit-la-pales


  • De quoi Zemmour est-il le nom ? Les chroniques d’un pyromane impuni – Salimsellami’s Blog
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    « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit » Guy Bedos

    L’un des grands malheurs des pays occidentaux en général et de la France en particulier , c’est de permettre au nom de la liberté d’expression à des pyromanes haineux, des intellec-cruels communautaristes dénoncés en vain notamment par Pascal Boniface, mais qui continuent à sévir à la fois sur les ondes, les plateaux de télé à telle enseigne qu’ils sont devenus indispensables d’autant que leur fond de commerce plait à cette élite française qui pour se maintenir est capable de s’allier avec le diable pour avoir une visibilité. Nonobstant les lignes rouges encadrées par quelques lois dont la célèbre loi Gayssaut qui interdit de parler de la Shoah, la religion juive, l’Etat d’Israël d’avoir un avis différent, tout est permit et là on a le choix , le fond de commerce est copieux il s’agit de l’émigré, du noir , de l’arabe , du musulman. Ces intellectuels ont table ouverte partout.

    L’entartré BHL, Finkielkraut L’académicien qui s’est fait payer son habit grâce à une collecte, Pascal Bruckner avec sa « tyrannie de la repentance » livre de chevet des hommes politiques, et enfin le sniper tout terrain je veut citer Eric Zemmour qui s’est fait une réputation par les procès qu’il perd et qui contribue à une réputation qui fait vendre sa logorrhée avec toujours un fil conducteur : La France est en perdition, elle risque d’être submergée par les Arabes les musulmans les noirs le grand remplacement –une idée de Renaud Camus recyclée et bonifiée- La France perd sa pureté….  Tout ces ouvrages -quand on a eu un seul on les as tous lu- sont en fait des mises en garde à chasser l’allogène… au profit de l’indigène, celui de souche.. Justement le risible de tout cela est que Eric Zemmour se veut plus royaliste que le roi, « plus français que moi tu meurs » dirait –on. Il est toujours en train à tout prix de se vouloir français de souche envers des Français qui doivent le mépriser solidement mais comme il fait le job qu’ils ne peuvent pas faire- celui de dénoncer et d’insulter ad nauséam les Arabes, les Musulmans,.- ils laissent faire ! Deux affaires récentes nous permettent de connaitre de mieux en mieux le personnage en espérant qu’un jour il soit mis fin à ces attaques récurrentes ad hominem

    Zemmour insulte la mémoire de Maurice Audin

    Les Faits : Le président Macron annonce que la France reconnait sa responsabilité dans le meurtre sous la torture de Maurice Audin ce mathématicien communiste qui s’était engagé pour l’indépendance de l’Algérie. Réaction de Zemmour ,Maurice Audin est un traitre , il mérite douze balles dans la peau ». Ces paroles sont très graves ! Zemmour brandit le glaive de la justice, juge et condamne à la peine de mort Maurice Audin pour avoir en conscience apporté son aide aussi modeste soit elle au peuple algérien dans sa lutte pour la libération

    « Le polémiste était l’invité de L’Opinion et a été interrogé sur Maurice Audin, Eric Zemmour a été « scandalisé par le comportement d’Emmanuel Macron », qui a reconnu le rôle de la France dans la mort de ce mathématicien de 25 ans. « Je pense que ce M. Audin, mort dans des conditions tragiques évidemment […] Ce type a pris les armes contre la France ». : « La torture, vous savez, ça a permis quand même d’arrêter les attentats ». (…) Il y a quelques jours, au micro de RTL, il disait au sujet de la guerre d’Algérie, des attaques sanglantes commises par le FLN et au sujet de l’acte d’Emmanuel Macron sur Maurice Audin : « Il n’a pas reconnu un fait historique, il reconnaît la responsabilité de la France, c’est pas la même chose »(1)

    Zemmour remue la fange du racisme identitaire

    Non content d’insulter la mémoire et de développer une vision partiale de la guerre d’Algérie, dans une autre sortie il invective les Français ayant des prénoms qui ne sont pas français en leur disant qu’ils en devraient avoir honte C’est le cas du conflit avec Hapsatou-sy Chroniqueuse à la télévision à qui il déclare : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. « Ceux qui suivent avec attention Eric Zemmour savent que le polémiste tient à ce que sa position sur le sujet soit bien claire pour tout le monde. En janvier dernier, il faisait le même reproche à Fatima Benomar, de l’association « Les effondrées ». « L’assimilation, ça veut dire que vous ne vous prénommez pas Fatima. Vous vous prénommez Françoise ou Martine. Vous prenez un prénom du calendrier », insistait-il. Sur LCI, en septembre 2016, alors qu’on lui demandait si Zinedine Zidane, Omar Sy ou Jamel Debbouze étaient « moins français » que lui, il répondait : « Sur le plan juridico-politique, évidemment qu’ils sont aussi Français que moi. Ils ont une carte d’identité, ils sont français, comme vous, comme moi, il n’y a pas de différence, heureusement. En revanche, pour le corps social, c’est-à-dire sur comment ils sont reçus par la population, par le peuple qui est là depuis 1000 ans, oui, ils sont moins français que moi, mes parents ont fait l’effort de me donner un prénom dans le calendrier, c’est à dire français » Hapsatou Sy, elle, n’entend pas laisser sous-entendre qu’elle est moins française qu’Eric Zemmour et que son prénom est « une insulte à la France ». La chroniqueuse a lancé une pétition en ligne pour « interdire de médias » le journaliste « Je ne peux absolument pas tolérer que la libre expression d’une opinion soit une excuse pour se permettre de formuler impunément des messages de haine »(1).

    Hamdi Baala rapportant quelques réactions de journaux écrit :«  »Abject », titrait l’Humanité un billet mercredi 19 septembre, en réaction à des propos d’Eric Zemmour sur Maurice Audin. (…) Mais c’était compter sans Eric Zemmour. En pleine promotion d’un nouveau livre, l’écrivain a affirmé être « scandalisé » par le comportement du président français. « Moi je pense qu’il [Audin] méritait 12 balles dans la peau. C’était un traître, c’était un type qui était contre la France », a-t-il lancé. Ces propos largement critiqués font suite à une autre polémique causée par Eric Zemmour. Invité ce weekend de l’émission « Les Terriens du dimanche » de Thierry Ardisson, il a lancé à la chroniqueuse Hapsatou Sy que sa mère « a eu tort » de lui donner ce prénom. Les deux polémiques s’ajoutent à deux nombreux dérapages jugés « racistes » du polémiste à travers les années. Des journalistes, des militants anti-racistes et des internautes s’étonnent que, malgré cet historique riche en dépassements, les médias français continuent d’inviter Eric Zemmour et à donner « libre antenne à son racisme ». (2)

    Pour David Nakache qui a réagit à ces deux affaires, la coupe est pleine : « Eric Zemmour : trop c’est trop. La légitimation de la torture « qui a permis d’éviter des attentats » contre la France et de l’assassinat de Maurice Audin « qui méritait 12 balles dans la peau » est absolument inadmissible. J’ai suffisamment critiqué Emmanuel Macron par ailleurs pour saluer et son geste vis à vis de la famille de Maurice Audin et l’ouverture des archives concernant les disparus durant la guerre d’Algérie. La censure est une question complexe et délicate, mais le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Ce n’est pas le prénom d’Hapsatou Sy qui « fait honte à la France », ce sont les propos d’Eric Zemmour. Dans l’attente de condamnations par la justice de ses propos, j’espère des médias qu’ils auront la décence de ne plus l’inviter »(3).

    Personne n’échappe aux insultes impunies de Zemmour

    Bruno Roger-Petit nous rappelle une autre polémique celle de Zemmour accusant La ministre garde des sceaux de racisme anti-blanc et de favoriser les banlieues ; il écrit : « Eric Zemmour s’en est pris à l’action de la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira, qu’il accuse d’angélisme, de communautarisme, et qui, selon lui, s’apprête à rétablir une loi sur le harcèlement sexuel visant les hommes blancs. Bas du formulaire Le corpus de ce billet d’anthologie mérite que l’on reproduise ici la majeure partie des propos tenus par l’éditorialiste de la station familiale. Qu’on en juge : « Dès son arrivée place Vendôme, Christine Taubira s’est montrée impitoyable. Avec des accents presque sarkozystes, elle s’est émue de la souffrance des victimes, et a promis de pourchasser leurs bourreaux, d’être dure avec le crime et les criminels. (…) Mais Christine Taubira sait aussi redevenir douce et compatissante, compréhensive, une maman pour ses enfants. Ces pauvres enfants qui volent, trafiquent, torturent, menacent, rackettent, violentent, tuent aussi, parfois. Ils sont encore des adolescents, mais certains sont encore des chefs de gangs redoutés. D’autres sont encore des apprentis, mais ils apprennent vite. (…) C’est peut être en raison de ce rôle social que notre nouvelle ministre de gauche est pleine de sollicitude pour eux (…) En quelques jours, Christiane Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues, sont dans le bon camp à protéger. Les hommes blancs dans le mauvais » (4).

    « Résumons écrit Bruno Rene Petit donc la pensée de notre éditorialiste : « -Les jeunes de banlieue ? On les reconnait à ce qu’ils volent, torturent, violentent et tuent, sans exception ou presque. (…) – L’annonce de la volonté de supprimer les tribunaux correctionnels pour les mineurs délinquants ? Les tribunaux sont d’ores et déjà supprimés nous dit l’éditorialiste. C’est faux, mais cela fait de l’effet. L’action de Christine Taubira ? Des propos de l’éditorialiste, on conclut que c’est une action marquée du double sceau d’un racisme anti-homme blanc et du communautarisme puisque visant à défendre des jeunes de banlieue issus de l’immigration et par conséquent, pour beaucoup d’entre eux, ontologiquement délinquants et/ou criminels. (…) Est-ce le signe que la lépénisation des esprits, du vocabulaire et des comportements sont à ce point actés dans la vie publique de ce pays que celui-ci en vient à ne plus produire les anticorps démocratiques indispensables ? » (4)

    Zemmour, tu es un cancre de l’Histoire

    Plusieurs écrivains et hommes de lettre ont tenu à rappeler à Zemmour d’où il vient et la vanité de tout chercher à plaire à ceux qui divisent au nom de la « limpieza de sangre » La pureté du sang « Nul doute écrit dans un beau texte, que Zemmour eût préféré s’appeler Dupont ou Martin. Mais voilà il se nomme Eric Zemmour et quand on porte un tel nom, on s’abstient de donner des leçons de francité à une invitée prénommée Hapsatou. Avec ma tête de juif errant et mon nom à faire rougir une carpe farcie, en toute logique, mes parents auraient dû me prénommer Schlomo, Mordechai ou Jacob. Par crainte que l’histoire ne bégaye, ils ont préféré nous affubler, mon frère et moi, de prénoms assez passe-partout pour ne point éveiller les toujours possibles soupçons. C’était là une attitude assez commune chez les familles juives européennes qui toutes portaient en elle les traumatismes de la déportation. On ne tenait pas à attirer l’attention et, en cas de malheur, avec ces prénoms neutres au possible, on pourrait peut-être échapper à la prochaine rafle ».(5) « Peut-être que les parents de Zemmour en firent de même : au lieu que leur dernier-né ne s’appelle Samuel ou Nathan, ils le prénommèrent Eric. Il est vrai que d’aller dans la vie en portant le nom d’Isaac Zemmour peut s’avérer être, dans certains cas, une véritable source d’emmerdements. Déjà que le seul vocable de Zemmour porte en lui des sonorités qui sentent bon le couscous à l’agneau, les cigarettes au miel ou les sandwichs au thon baignés à l’huile d’olive. (…) Nul doute que Zemmour eût préféré s’appeler Dupont ou Martin. Eric Martin. Qui sait si à cette heure-ci, avec un patronyme pareil, il ne serait pas déjà rédacteur en chef au Figaro Magazine. Ou président de l’Assemblée nationale. Ou encore, chef de rayon chez Leroy Merlin.Seulement voilà, Zemmour s’appelle Zemmour, Zemmour est aussi juif que Sagalovitsch peut l’être –chacun dans son style– et cet héritage, s’il ne protège pas, hélas, de la connerie, impose qu’on ne puisse pas venir fanfaronner à la télé pour vilipender une invitée qui aurait le malheur de se trimballer avec un prénom qui ne sente pas bon les volcans d’Auvergne » (5).

    Laurent Sagalovitsch lui fait ensuite la leçon en lui montrant que ses « contorsions à faire le beau pour se faire bien voir par les bien pensants français de « souche », sont vaines et qu’il est marqué : « Qu’un Français bon teint eût tenu de telles paroles, c’eût déjà été de trop mais qu’un schnorrer comme Zemmour qui doit être autant gaulois que Rika Zaraï et Popeck réunis, en vienne ainsi à donner des leçons de francité, c’est non seulement risible, grotesque et absurde mais c’est en plus une sorte de crachat que Zemmour s’adresse à lui-même. Que croit-il donc ce petit éditorialiste –je l’ai croisé un jour, il m’arrive à peine à la taille, moi qui dépasse à peine le mètre-soixante-dix– qui s’en va déposer chaque jour de la semaine, ici et là, sa petite chronique pleine de fiel et de ressentiment ? Qu’à force de rouler des pelles à toutes les Mariannes de l’Hexagone, de s’époumoner à chanter l’inaltérable gloire du coq français, de dénoncer l’immigrant, voleur de richesses, sous toutes ses formes, d’apparaître comme le parfait zélote de l’identité française en péril, il va finir par faire oublier cette tâche originelle dont son nom est le parfait étendard ? » (3)

    « Quand un juif commence à se comporter de la sorte, quand il entend inscrire ses pas dans la communauté nationale au point d’oublier d’où il vient, quand il passe son temps à célébrer à outrance les charmes d’un pays où, quoi qu’il fasse, il sera toujours considéré comme un étranger, lorsqu’il en rajoute des tonnes afin de mieux convaincre le Gaulois de souche de sa parfaite allégeance à la nation française, c’est que ce juif-là est soit fou, soit sot. Soit les deux à la fois. Être raciste et juif est une aberration métaphysique. Quand on porte dans son nom, quand on charrie dans son sang, dans sa chair même, les magnificences et les blessures d’un peuple qui aura connu, tout au long de son histoire, les pogroms et les bûchers, le sang des déportations et l’arbitraire de l’exil, la mise au rebut et l’enfermement au sein de ghettos insalubres, la constante stigmatisation et la vindicte de nations égarées dans l’enfer du nationalisme, on ne vient pas à la télévision dire à une invitée qui porte le joli prénom d’Hapsatou : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » (5)

    Laurent Sagalovitsch conclut en le prévenant que son tour arrivera et ceci malgré ta servilité si par malheur l’extrême droite prenait le pouvoir : « Tu n’as donc toujours pas compris mon petit Zemmour que le jour où tes idées viendraient à devenir celles de la majorité ambiante, le jour où tes glorieux camarades prendront le pouvoir, le jour où tes amis du Rassemblement National et autres groupuscules identitaires plastronneront à la tête de l’État et rêveront à une France enfin blanche et catholique, tout Zemmour que tu as été, tout servile que tu te seras montré, tout « frankaoui » que tu auras essayé d’apparaître, tu seras le premier à dégager et à monter dans un convoi pour Drancy, Pithiviers, Struhof, toutes ces aimables destinations où, naguère, des sbires versés dans la même fureur nationaliste que la tienne envoyèrent à la douzaine de pauvres petits juifs comme toi ? Tu penses vraiment qu’à force de te vautrer dans ces fanges du nationalisme le plus fielleux qu’il soit, à rêver de Clovis, de Charlemagne et de Mireille Mathieu, à effeuiller avec amour et ferveur les pages de l’histoire de France, ton nom, tes origines, ton appartenance religieuse finiront pas disparaître au profit d’une identité franco-française qui malgré tout tes efforts, tes courbettes, tes révérences, ne sera jamais la tienne ? Jamais. Zemmour, tu es un cancre de l’Histoire. Et le dernier des Juifs. » (5)

    Je m’appelle Elise et j’emmerde Eric Zemmour

    Elise Thiebault répond a sa façon franche et surtout généreuse aux dérives de Zemmour. Elle rappelle sa généalogie mais surtout le combat pour la dignité humaine de ses parents qui lui ont transmis l’amour du prochain. Elle écrit : « Je suis née en mars 1962 à Marseille et mon prénom à l’état civil est Elisabeth, un prénom hébraïco-biblique qui signifie « le serment de Dieu » (Elisheba). Au nom de tous les miens, Françaises et Français depuis plusieurs siècles, j’ai deux ou trois choses à dire à M. Zemmour. (…) Ce qui fait pleurer M. Zemmour, c’est la défaite de Napoléon au fond de la glaciale Russie en 1812. Et c’est cet individu qui est invité partout pour distiller son fiel et, surtout, délivrer ses certificats de francité dont nous nous battons la moule, ( ;..) cet obsédé identitaire, qui s’est rendu coupable de tant de viols de l’histoire de France que l’Hexagone en a encore mal au cul (oui, j’aime Rabelais, ce génie français ) (…) Quand Zemmour ose dire ce qu’est la France, de son point de vue, c’est-à-dire un délire de nationaliste xénophobe au petit pied, je suis révoltée de voir que seuls lui répondent les Français.es aux origines manifestement mêlées (bravo et merci), alors que les personnes blanches de peau comme moi, qui ne se feront jamais arrêter pour un contrôle au faciès, qui auront un appartement facilement, dont le CV passera sur le haut de la pile, qu’on n’interrogera jamais sur leurs origines, qui ne se feront jamais regarder de travers en raison de leur orientation sexuelle ou de leur handicap – ces personnes-là ne vacillent pas sur leurs celtitudes et restent, pour mon goût, un peu trop silencieuses.(…) » (6)

    « L’identité, ma mère m’en avait donné une version que je chéris encore aujourd’hui. Quand on était petits, elle prenait toujours en stop, sur le chemin de l’école, les enfants gitans qui venaient chaque année installer leur campement près de l’ancien temple d’Artémis, à côté de chez nous. On lui demandait pourquoi elle s’arrêtait, alors qu’ils étaient sales et souvent pieds nus, et pourquoi elle leur donnait notre goûter. Elle nous avait expliqué, sérieuse comme une papesse, que nous aussi on était gitans, mais que ça se voyait moins parce qu’on vivait dans une maison, alors qu’eux vivaient dans une caravane, ce qui leur permettait de voyager tout le temps (…) Elle et mon père appartenaient à cette génération de baby-boomers soixante-huitards que Zemmour fustige dans ses livres et sur tous les plateaux où il est invité. Je l’emmerde et je les admire d’avoir tenté de changer le monde, même s’ils n’y sont pas toujours arrivés (…). Aujourd’hui, je me reconnais dans ces femmes et ces hommes qui défendent les réfugiés à la frontière au nom d’un principe d’humanité qui n’a rien de national, et je me retrouve davantage dans la France qui a remporté la coupe du monde cet été, même si je me fous du foot comme de ma dernière culotte. (…) Le sang impur qui abreuve nos sillons célébré par la Marseillaise n’a pas mes faveurs et je préfère de loin l’Internationale, qui appelle les damnés de la Terre et les forçats de la faim à se mettre debout pour défendre le genre humain. (…)Mais ces derniers temps, c’est Douce France qui caresse mon humeur patriotique dans le sens du poil, surtout chantée par Rachid Taha, de Carte de séjour. Je vous invite à l’écouter. Par les temps qui courent, on en a bien besoin. Qu’on s’appelle Hapsatou, Corinne, Eric ou Rachid ». (6)

    L’idéologie meurtrière promue par Zemmour

    Dans une analyse lumineuse de la production littéraire de d’Eric Zemmour Edwy Plenel débusque tout les non dits du discours d’Eric Zemmour il cite les idéologues qui l’inspirent : « Dans le sillage de l’écrivain Renaud Camus, Éric Zemmour prétend que le peuple français subit un « grand remplacement » dont il devrait se défendre en expulsant de son territoire les musulmans. Cette pensée, déclinée en fiction par Michel Houellebecq, n’est pas une opinion dont il faudrait débattre mais une idéologie potentiellement meurtrière qui renoue avec les pires aveuglements de la catastrophe européenne. Dans l’entretien au quotidien Corriere della Sera Zemmour ne faisait que redire, de façon abrupte, ce qu’il n’a cessé d’énoncer ou de suggérer ces dernières années, y compris sur iTélé à savoir que « les musulmans » n’ont pas leur place en France, formulation générale qui exclut de notre peuple plusieurs millions de personnes en raison de leur origine, de leur culture ou de leur religion. » (7)

    « C’est Jean-Luc Mélenchon poursuit il qui, le 15 décembre 2014, a exhumé sur son blog cet entretien paru en Italie un mois et demi plus tôt, le 30 octobre. La polémique organisée en contrefeu autour du mot « déporter » est une diversion grossière qui ne résiste pas à l’examen des faits, tant elle ne change rien aux propos de Zemmour lui-même « Les musulmans ont leur code civil, c’est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s’en aller », déclare Zemmour au fil de cet entretien avec Stefano Montefiori. « « Mais alors que suggérez-vous de faire ? Ne pensez-vous pas qu’il est irréaliste de mettre sur des avions (« ou sur des bateaux », ajoute Zemmour) cinq millions de musulmans français pour les chasser ? » (…) Cette mise au point ne concerne donc en rien les propos de Zemmour qui, loin de repousser l’hypothèse suggérée d’une expulsion de leur propre pays de « cinq millions de musulmans français », répond : « Je sais, c’est irréaliste mais l’Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? Ou bien qu’après la guerre, cinq ou six millions d’Allemands auraient abandonné l’Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? » « Vous parlez d’exodes provoqués par des tragédies immenses », lui rétorque le journaliste italien. Or la réponse de Zemmour est, tout simplement, un appel à la répétition de ces tragédies : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes vivent ici, en France, et ils ne veulent pas vivre à la française. » (7)

    « Les mots d’Éric Zemmour installent un imaginaire semblable, par la construction arbitraire d’une question musulmane : celui d’un « peuple dans le peuple », d’allogènes qui menacent les indigènes, d’individus étrangers par essence, naissance et nature, vivant à part et tenus à distance, qu’il faut rendre invisibles en les excluant de la cité, puis en les expulsant du pays. (…) Du témoin Victor Klemperer au philosophe Jean-Pierre Faye, en passant par l’historien Johann Chapoutot une littérature abondante nous avertit de ce piège : l’idéal démocratique, c’est au contraire l’affirmation que tout n’est pas possible, et notamment pas la destruction de l’humanité par l’homme. Tout n’est pas possible, et tout n’est donc pas dicible dans l’espace public comme s’il s’agissait d’une opinion en valant une autre – et notamment pas que les Noirs sont inférieurs aux Blancs, que l’Islam est inférieur à la Chrétienté, que les musulmans ne sont pas européens, que les Juifs dominent les médias, que l’expulsion des Français d’origine étrangère est une solution, que la stigmatisation d’une religion est légitime, que la discrimination à l’embauche l’est tout autant, tout comme le contrôle au faciès,(…) ». (7)

    « Il est aisé conclut Plenel de faire porter la principale responsabilité à Nicolas Sarkozy dont la présidence a libéré tous les monstres du passé, se plaçant d’emblée sous la terrifiante promesse d’un « ministère de l’identité nationale et de l’immigration » tenu par un transfuge socialiste. De fait, la radicalisation, entre 2007 et 2012, de la droite anciennement gaulliste fut la double mort symbolique de Charles de Gaulle : en ouvrant grand la porte aux nostalgiques du pétainisme et de l’OAS, aux héritiers de la collaboration et de la colonisation, le sarkozysme a tué le gaullisme résistant de 1940 et le gaullisme décolonisateur de 1962. (…) Les mots de Zemmour, Camus, Houellebecq ne sont pas hors sol. Ils accompagnent des politiques étatiques et des vulgates médiatiques qui, depuis dix ans, légitiment une désignation négative de nos compatriotes musulmans, de leur croyance, de leur culture et de leur histoire. C’est ainsi que commence l’apprentissage des ségrégations, et cette propédeutique infernale de l’inégalité est sans fin, n’épargnant dès lors aucune minorité, aucune différence, aucune dissemblance. (…) Loin d’être une idée abstraite, cette défense appelle des solidarités concrètes. Une politique de l’empathie, un souci des causes communes, un refus des silences complices. Car rien n’est plus désolant, aujourd’hui, que la solitude qui entoure l’humanité, ces hommes, ces femmes, ces enfants que les idéologies racistes ici inventoriées envisagent d’exclure, d’expulser, de déporter. (…) Notre silence, votre silence. Si d’aventure, nous ne réussissons pas collectivement à empêcher la catastrophe qu’appellent de leurs vœux Camus, Zemmour et Houellebecq, nous nous souviendrons avec honte de cette alarme. » (7)

    Je suis Eric Zemmour et mon nom est une honte pour la France

    A sa façon Rachid Barbouch parodie Zemmour : « Mon nom de famille est « Zemmour » . C’est un nom porté par les Berbères d’Afrique du Nord J’ai entendu quelqu’un de chez les « Terriens » déclarer que le nom Eric Zemmour est une « insulte à la France ». Il n’a pas tort. Je suis la honte de la France. (…) En plus de m’appeler Eric Zemmour, je n’incarne pas les valeurs qui font sa grandeur. Liberté, Egalité et Fraternité, quelle horreur ! Du kif kif bourricot Je ne respecte ni ne supporte la diversité. Je ne respecte ni ne supporte les Droits de l’Homme. Je suis un semeur de haine. J’aime pas mon dissemblable. Et la justice m’en a puni deux fois. Pas qu’une seule fois. Je n’en ai tiré aucune leçon. J’ai été condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018. Pourtant je suis invité presque sur toutes les télés. C’est dingue ! Hein ? Y en a que ma présence rend heureux. Je persiste et signe. Mon nom fait honte à la France. Mais y en a qui m’aiment. Ils aiment quand je m’en prends aux Arabes. Ils aiment quand je m’en prends aux mouslims. Ils aiment quand je m’en prends aux Africains. J’aime. Mes fans aiment ça aussi. Pourtant je présente des signes de déséquilibre qui ne trompent personne »(8)

    Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

    Pour sa part l’écrivain Ben Jelloun s’est senti lui aussi interpellé par la logorrhée de Zemmour concernant l’identité Il propose de se rebaptiser François…il écrit : « Aujourd’hui, je change de prénom. L’an prochain, une fois habitué à être interpellé par un bon prénom bien français, quelque chose de souche, je changerai de nom. J’hésite entre Durant et Dupont. (…) J’ai pensé l’arabiser, mais ne voulant pas m’attirer les foudres d’Éric Zemmour, je me suis abstenu. Au fait, Zemmour, ce n’est pas très français. Ça sent Maghreb, Berbérie, Arabie. Qu’importe, puisqu’il rêve de voir l’Assemblée nationale voter une nouvelle loi pour que tous les Français d’origine étrangère, forcément non contrôlée, soient dans l’obligation de franciser leurs nom et prénom. Même si elle n’existe pas sur le papier, j’obéis en bon républicain. François. Durant. l’obsession de Zemmour de voir tous les Français pas très blancs, pas très catholiques, changer de nom pour paraître ce qu’ils ne sont pas est tout simplement stupide. Benalla a transformé Maroine en Alexandre. Cela n’a pas empêché une certaine presse de le révéler et de rappeler ses origines marocaines ». (9)

    « M. Zemmour croit en l’existence des races. Il a même déclaré qu’il y en a qui sont moins français que d’autres En francisant les noms, deviendrait-on un vrai et bon Français ? On devrait demander à Zidane de changer lui aussi de nom. Ça sonne kabyle. Pas bon ! Je comprends qu’un comédien d’origine arabe ou berbère (le cas de Dany Boon ou de Daniel Prévost) veuille changer son nom dans une société où il y a de nombreux préjugés. Auraient-ils fait la carrière qu’ils ont faite avec un Mohamed comme prénom, puis un nom en kabyle imprononçable ? Peut-être. La preuve : Adjani, Debbouze, Omar Sharif, et des centaines d’autres artistes ont réussi malgré le nom qu’ils portent, comment expliquer cela ? » (9)

    « Dans le même ordre cela me rappelle effectivement le plafond de verre véritable épée de Damoclès au dessus de ces français à part entière qui veulent émerger Mustapha Kessous journaliste au monde raconte. : « Brice Hortefeux a trop d’humour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? » (…) Je pensais que ma « qualité » de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux « défauts » : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des « crochets » balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences (…) Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu’« un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ! (…) « Ça fait bien longtemps, avoue Mustapha Kessous, que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours « M. Kessous ». J’ai dû amputer une partie de mon identité, (…) Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! (…) Que dire de la police ? Combien de fois m’a-t-elle contrôlé- y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d’une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court. » (10)

    La haine de soi de Zemmour avec l’humour d’El Manchar

    Le journal atirique El Manchar imagine le pire : « Le polémiste très français, Eric Zemmour, a tenté de mettre fin à ses jours ce mercredi 14 septembre, il aurait posé sa tête sur un rail en attendant le passage du train dans le but manifeste de se suicider. (…) Eric Zemmour en serait arrivé au suicide après avoir découvert qu’il était d’origine algérienne. lui qui croyait dur comme fer qu’il était plus français que Charles Martel.

    Le polémiste essayiste aurait été pris de doutes quant à sa francitude en se regardant dans une glace. Eric aurait découvert que non seulement il n’était pas français de souche mais qu’en plus il était d’origine algérienne, et cela aussi loin qu’il serait remonté dans son arbre généalogique. Pris d’un accès de démence, il serait sorti nu de sa maison en courant dans tous les sens : direction la voie ferrée où il aurait tenté de mettre fin à son existence par décapitation à l’algérienne.

    Un suicide pas très français, en somme. Mais manque de bol, des passants l’auraient secouru juste à temps lui évitant ainsi une mort certaine. Selon des témoignages concordants, une fois mis à l’abri, Eric Zemmour aurait crié en sanglotant « maintenant que je suis devenu arabe, je rate jusqu’à mon suicide !! ». A l’heure qu’il est, l’auteur est interné dans un asile psychiatrique à Paris où il s’occupe comme il peut en écrivant des choses délirantes qui seront certainement compilées et publiées par son éditeur lors de la prochaine rentrée littéraire » (11).

    Zemmour continuera à sévir ses condamnations à des amendes sont largement compensées par les revenus de ses ouvrages laudateurs. La droite y trouve son compte la Gauche proteste. Zemmour engrange et soigne sa visibilité. Le racisme est un délit affirme Guy Bedos . Amen
    par Chems Eddine Chitour*
    *Professeur.Ecole Polytechnique Alger

    Note

    1.https://www.linternaute.com/actualite/personnalites/1414541-eric-zemmour-le-conflit-avec-hapsatou-sy-se-durcit-les-phrases-

    2.Hamdi Baala https://www.huffpostmaghreb.com/entry/audin-hapsatou-sy-des-appels-en-france-a-bannir-zemmour-des-antenne

    3. David Nakache https://blogs.mediapart.fr/david-nakache/blog/190918/eric-zemmour-trop-cest-trop-1

    4.http://leplus.nouvelobs.com/contribution/557079-quand-eric-zemmour-accuse-christiane-taubira-de-s-en-prendr

    5.Laurent Sagalovitsch — https://www.slate.fr/story/167492/zemmour-hapsatou-sy-cancre-histoire ;

    6. Elise Thiebaut https://blogs.mediapart.fr/elise-thiebaut/blog/180918/je-m-appelle-elise-et-j-emmerde-eric-zemmour

    7.Edwy PlenelHttps://www.mediapart.fr/journal/france/040115/l-ideologie-meurtriere-promue-par-zemmour

    8.Https://blogs.mediapart.fr/rachid-barbouch/blog/210918/je-suis-eric-zemmour-et-mon-nom-est-une-honte-pour-la-france

    9. Tahar Ben Jelloun http://www.lepoint.fr/invites-du-point/tahar-ben-jelloun/ben-jelloun-ne-m-appelez-plus-tahar-21-09-2018-2253140_1921.php?boc=1717051&

    10. Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde victime du racisme. Le Monde 23 09 2009

    11.Nazim Baya https://el-manchar.com/2016/09/14/eric-zemmour-tentative-de-suicide-decouvrant-quil-dorigine-algerienne http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2018-09-30&news=5266808


  • Islam : « Le rapport El Karoui relève d’une gestion indigéniste » - Le Point
    Fateh Kimouche, fondateur du site Al Kanz, réagit vivement au rapport présenté par Hakim El Karoui, qui propose une réforme radicale de l’islam de France. Propos recueillis par Clément Pétreault

    http://www.lepoint.fr/societe/islam-le-rapport-el-karoui-releve-d-une-gestion-indigeniste-10-09-2018-22500

    Le rapport présenté ce matin propose de structurer l’islam pour éviter les dérives, c’est pour vous un problème ?

    Hakim El Karoui dit « islamiste » pour ne pas dire « musulman », comme Alain Soral dit « sioniste » pour ne pas dire « juif ». Regardez de près le discours de ces gens qui prétendent, comme Laurent Bouvet, être des républicains. Pour eux, le spectre de l’islamisme va de Mennel à Daech, en gros, du musulman pratiquant au terroriste. Pour eux, il n’existe pas de différence de nature, mais une simple différence de degré, c’est très problématique. Alors que jamais on ne dit que les salafistes ont été en première ligne dans la lutte contre les terroristes... Le problème de ce rapport qui parle d’islam et d’islamisme, c’est que le curseur de l’islamisme commence au simple pratiquant. Dans son livre, L’Islam, une religion française, Hakim El Karoui écrit, page 51, que « manger halal est un marqueur islamiste », c’est totalement idiot. Ça fait 1 400 ans que le prophète lui-même – paix et bénédiction sur lui – a dit qu’il faut manger halal. Pire encore, il cite le verset et avance que ce verset dit « explicitement le contraire »... C’est la marque d’une vraie ignorance.

    On peut aussi parler de cet éternel débat sur le hijab qui ne serait pas obligatoire... Le hijab est obligatoire ; après chacun voit midi à sa porte, si une jeune femme musulmane ne veut pas le porter, c’est entre elle et Dieu. Troisième ineptie : Hakim El Karoui écrit que la prière du vendredi « n’a pas un sens religieux comme la messe ». C’est extraordinaire ! C’est comme dire que le pape serait marié ou qu’il est bouddhiste. Au fond, quelle est la légitimité intellectuelle, religieuse ou scientifique de cet homme ? Aucune.

    https://seenthis.net/messages/721273 via Nouvelles d’Orient


  • Paris : les agents de la RATP bientôt armés comme les policiers - Le Point
    http://www.lepoint.fr/societe/paris-les-agents-de-la-ratp-bientot-armes-comme-les-policiers-31-08-2018-224
    http://www.lepoint.fr/images/2018/08/31/16737893lpw-16738525-article-ratp-metro-transports-jpg_5528760.jpg
    Bizarrement, plus il y a d’#armes en circulation, moins je me sens en #sécurité. Ça sent la #bavure, tout ça.

    Pour pouvoir utiliser ces pistolets semi-automatiques, les membres du GPSR doivent obtenir un port d’arme, délivré par la préfecture de police et renouvelable tous les cinq ans. « Chaque agent subit une enquête de moralité avant l’octroi d’une nouvelle arme », explique le directeur sûreté, précisant qu’ils doivent également suivre une formation obligatoire avec deux séances de tirs par an : « On leur impose de tirer au moins 90 cartouches par session de tirs, alors que le décret n’en impose que 50. » Aucun de ces agents RATP n’a eu à utiliser son pistolet depuis 2016. Alors pourquoi ce renouvellement ? « Il faut que les agents puissent réagir s’ils tombent sur des gens armés. Ces armes (...) ont été commandées pour ça », conclut Stéphane Gouaud.

    https://seenthis.net/messages/719465 via Agnès Maillard


  • La chanteuse américaine Lana Del Rey annule un concert en Israël - Le Point - Publié le 31/08/2018 à 21:52 | AFP
    http://www.lepoint.fr/culture/la-chanteuse-americaine-lana-del-rey-annule-un-concert-en-israel-31-08-2018-
    http://www.lepoint.fr/images/2018/08/31/16743842lpw-16743841-article-jpg_5528929.jpg © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Theo Wargo

    La chanteuse américaine Lana Del Rey a annoncé vendredi l’annulation d’un concert prévu en Israël, la justifiant par le fait qu’elle n’avait pas eu le temps d’organiser, dans le même temps, un concert en « Palestine ».

    La venue prochaine en Israël de la jeune femme avait donné lieu à une campagne pro-palestinienne pour l’annulation de sa performance.

    « C’est important pour moi de chanter à la fois en Palestine et en Israël et traiter tous mes fans de la même façon », a déclaré sur son compte Twitter l’artiste de 33 ans, connue pour sa pop baroque mélancolique.

    « Malheureusement, il n’a pas été possible d’aligner les deux visites par manque de temps, et donc je reporte ma performance au Meteor Festival à un moment où je pourrais planifier des visites à la fois pour mes fans israéliens et palestiniens », a-t-elle ajouté.

    La chanteuse avait initialement indiqué qu’elle participerait au festival, qui doit se tenir en septembre dans le nord d’Israël.

    « La musique est universelle et devrait être utilisée pour unir les gens », avait dit la chanteuse le 19 août sur Twitter.

    Réagissant à l’annulation du concert, Meteor Festival a indiqué, da façon ironique : « nous apprécions vraiment la façon dont elle a utilisé Meteor pour s’attirer l’attention de la presse ».

    Une pétition du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui lutte contre l’occupation des territoires palestiniens, avait appelé la chanteuse à annuler son concert en Israël, en affirmant que sa musique allait servir à occulter « les flagrantes violations des droits de l’Homme » israéliennes.

    La pétition a recueilli plus de 14.500 signatures.

    #BDS

    https://seenthis.net/messages/718824 via Loutre


  • Un patron de bar contraint d’embrasser les pieds d’un commissaire de police
    Les faits ont été filmés par les caméras de vidéosurveillance de l’établissement. La victime a décidé de déposer une plainte. Par Aziz Zemouri
    Le Point - Modifié le 06/08/2018 à 17:14
    http://www.lepoint.fr/faits-divers/un-patron-de-bar-contraint-d-embrasser-les-pieds-d-un-commissaire-de-police-

    Au bout de deux ans de surveillance, rien n’est pourtant venu étayer ces soupçons. « Quand j’ai repris l’établissement, j’ai mis fin aux mauvaises habitudes des clients en uniforme qui consommaient sans se soucier de l’addition », euphémise le jeune gérant. Une pratique, dit-on, assez courante dans le département, à l’instar d’un autre repaire des forces de l’ordre situé entre Pantin et Aubervilliers, là où Emmanuel Boisard dirigea un temps le commissariat.

    #violencespolicières #ripoux

    https://seenthis.net/messages/713239 via Loutre


  • J’aime bien l’idée qu’il y a les médias à fake news d’un côté, et d’un autre nos grand médias mainstream, responsables et propres. Au point de vouloir un loi contre les « fake news », suite à l’odieuse rumeur de la présidentielle française, à propos de Macron, cette rumeur qu’on évoque sans en parler, juste un truc agité alors par les affidés de Poutine ou de Le Pen. Je trouve ça trop mignon.

    Et puis voilà l’affaire Benalla, et tu tombes tout de même sur de bien étranges tournures dans nos médias sérieux, fact checkés (et fact checkeurs des autres)…

    Le Figaro (20 juillet) reproduit cette question de Wauquiez qui, sans relance ou précision, relève de la diffamation ou du complotisme :
    http://www.lefigaro.fr/politique/2018/07/20/01002-20180720ARTFIG00269-laurent-wauquiez-sur-l-affaire-benalla-une-republ

    De quels secrets Benalla est-il le détenteur pour avoir été ainsi protégé ?

    (mais non, c’est pas de la diffamation ni du complotisme, puisque c’est juste une question avec un point d’interrogation à la fin).

    L’Express conclut sa passionnante enquête du 19 juillet, sur le thème Quand Benalla skiait avec Macron par ce paragraphe dans le plus pur style « je dis rien mais on se comprend » :
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/quand-benalla-skiait-avec-macron_2026561.html

    La relation d’Alexandre Benalla avec Emmanuel Macron a longtemps étonné à l’Elysée et ailleurs. « Dans leur comportement, explique un témoin privilégié de la vie au Palais, on constate une grande proximité ». En tout cas, suffisamment proche pour être le seul membre du cabinet élyséen présent lors du séjour au ski fin 2017, en plus de l’équipe de sécurité.

    Le Point, dans son portrait d’un « collaborateur au “sang chaud” », le même jour, termine exactement de la même manière, tout en basculant de la « grande proximité qui a longtemps étonné » au champ sémantique de la « relation particulière » :
    http://www.lepoint.fr/politique/alexandre-benalla-le-collaborateur-au-sang-chaud-de-macron-19-07-2018-223754

    Si l’Élysée protège autant Benalla, c’est que le président fonctionne aussi à l’affect. « Alexandre fait partie de son entourage depuis le début », explique un conseiller politique de la majorité. « Il y a une relation particulière qui s’est liée entre eux. Benalla vit avec le chef de l’État et sa femme, il est de tous les déplacements officiels comme privés. »

    Cette toute dernière citation est d’ailleurs la seule mise en exergue dans l’article.

    Et dans Libération, le 20 juillet, c’est même une sorte de compilation dans ce genre « les points d’interrogation pour éviter le procès en diffamation, mais je pose quand même ça là » :
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/20/affaire-benalla-a-lrem-le-sale-air-de-la-peur_1667955

    En coulisse, les questions se bousculent. Pourquoi une telle mansuétude de la part d’un président qui se targue de n’avoir pas la main qui tremble quand il pousse à la démission le chef d’état-major des armées ? Cette question en appelle d’autres, dont beaucoup soupçonnent qu’elles peuvent toucher à l’intimité du couple présidentiel que Benalla accompagnait jusque dans ses lieux de villégiature. Aux premières loges, pendant la campagne, à l’heure du triomphe, et probablement aussi dans les moments difficiles, le jeune cerbère des Macron serait-il détenteur de secrets ?

    C’est exponentiel, toutes ces questions qui se bousculent et qui, en même temps, en appellent d’autres … Comme par exemple : d’un point de vue journalistique, c’est qui, exactement, ces « beaucoup » qui, « en coulisse », « soupçonnent qu’elles peuvent toucher à l’intimité du couple présidentiel » ? Parce qu’il y en a aussi « beaucoup » qui soupçonnent que la terre est plate, mais ça ne devient pas une phrase de conclusion d’un article dans Libération… Vraiment, c’est qui, ces anonymes « beaucoup » qui ont droit de citation dans le journal ?

    #je_sais_rien_mais_je_dirai_tout
    #nudge_nudge_say_no_more_say_no_more

    https://seenthis.net/messages/709990 via ARNO*


  • Israël : « La démocratie n’existe que pour les citoyens juifs »
    Le Point - Propos recueillis par Armin Arefi - Publié le 18/07/2018
    http://www.lepoint.fr/monde/israel-la-democratie-n-existe-que-pour-les-citoyens-juifs-18-07-2018-2237112

    (...) Pourtant, le gouvernement israélien ne cesse de répéter que ses 20 % d’Arabes jouissent des mêmes droits que ses 75 % de Juifs.

    Youssef Jabareen : Malheureusement, la communauté internationale n’est pas au courant de la situation des citoyens arabes palestiniens d’Israël. Nous sommes considérés comme des citoyens inférieurs, de seconde zone, pas simplement dans la pratique mais également selon la loi. Ces jours-ci, alors que je suis à Paris pour tenter de sensibiliser les responsables français sur cette réalité, je suis très préoccupé par ce qui se passe chez moi. Le gouvernement est en train de promouvoir un nouveau projet de loi intitulé « loi de l’État nation », qui stipule qu’Israël est l’État nation du peuple juif. Or, ce projet de loi perpétue le caractère inférieur de notre communauté en garantissant des droits exclusifs à ses citoyens juifs. Parmi eux figure la construction de nouveaux quartiers basés sur la religion et la nationalité, c’est-à-dire en réalité exclusivement juifs. Il y a également une autre disposition qui vise à dégrader le statut de la langue arabe, de langue officielle à langue avec un statut particulier. À travers ces exemples, on peut dire qu’il existe aujourd’hui une volonté de dégrader le statut de notre communauté.

    https://seenthis.net/messages/708943 via Loutre


  • « La #Grèce ne sera pas maîtresse de ses budgets » : malgré l’accord sur la dette grecque, le pays reste sous le contrôle de ses créanciers #UE #Austérité
    https://www.francetvinfo.fr/economie/crise/crise-europeenne/la-grece-ne-sera-pas-maitresse-de-ses-budgets-malgre-l-accord-sur-la-de

    « n’oublions pas que les privatisations vont se poursuivre : la quasi totalité des infrastructures de la Grèce ont été vendues. Les 15 meilleurs aéroports du pays ont été cédés à une société allemande, le port du Pirée a été vendu aux Chinois et maintenant c’est celui de Thessalonique qui est disputé entre les Chinois et d’autres. L’équivalent de la SNCF grecque a elle aussi été vendue à l’Italie et on assiste en ce moment à la vente à la découpe de DEI, l’EDF grec. »

    Accord sur la dette grecque : la fin d’un « long épisode dramatique » mais « encore des moments difficiles »
    https://mobile.francetvinfo.fr/economie/crise/crise-europeenne/accord-sur-la-dette-grecque-la-fin-d-un-long-episode-dramatique-

    Grèce : une annonce de réduction de dette en trompe-l’œil
    http://www.cadtm.org/Grece-une-annonce-de-reduction-de-dette-en-trompe-l-oeil

    Pourquoi le cauchemar grec est loin d’être terminé
    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/08/24/31002-20180824ARTFIG00263-pourquoi-le-cauchemar-grec-est-loin-d-etre-termin

    "Comme l’explique le politologue belge François Foret, « l’euro constitue en lui-même un nouveau sacré européen justifiant tous les sacrifices économiques, sociaux et culturels »."

    "en quatre ans seulement, la BCE a réalisé 7,8 milliards de bénéfices sur les titres hellènes. Il est question depuis des années que ces sommes soient rétrocédées à la Grèce, mais on trouve toujours une excellente raison de ne pas le faire. L’Eurogroupe s’y est une nouvelle fois engagé au mois de juin de cette année, mais seulement pour les bénéfices sur les obligations grecques réalisées à partir de 2017, pas sur ceux réalisés les années précédentes. Par ailleurs, ces rétrocessions demeureront « conditionnées au maintien des réformes acceptées par la Grèce »"

    "insolvable, la Grèce l’est puisque son « stock de dette » n’a pas été allégé, contrairement à ce qui avait été promis à Tsipras en 2015 en échange de son acceptation du « troisième mémorandum »"

    "’est ce qu’expliquait Pierre Moscovici le 20 août : « La Grèce va pouvoir se financer seule sur les marchés et définir sa politique économique. C’est un pays totalement libre, mais il y a une surveillance renforcée ». Libre, mais sous surveillance renforcée ! « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force », écrivait Orwell dans 1984. Nous avons affaire à la même sémantique folle avec les dirigeants de l’Union européenne..."

    " comme le disait Klaus Regling, le patron allemand du MES dans une interview datée de juin 2018 au quotidien grec Ta Nea, un « système d’alerte précoce » demeurera en vigueur « jusqu’à ce que tout l’argent ait été remboursé », c’est-à-dire jusqu’en 2060. Il s’agira notamment de s’assurer de la poursuite de l’austérité car « la mise en œuvre des réformes est une tâche permanente. Ce n’est jamais fini. Et c’est vrai pour tous les pays du monde, pour tous les pays de l’Union européenne et, par conséquent, pour la Grèce »"

    "L’exemple grec témoigne du fait qu’on ne peut rompre avec l’austérité en demeurant dans le cadre supranational actuel. Celui qui essaie est immédiatement foudroyé et subit un sort proche de celui d’un pays vaincu et occupé."




  • Reporty : « Le problème, c’est la captation d’images et de sons dans l’espace public »
    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/reporty-le-probleme-c-est-la-captation-d-images-et-de-sons-dans-l-espace-pub

    La Cnil dit « non » aux applis mobiles citoyennes qui transforment nos portables en caméras de surveillance. Quelles sont ses craintes ? Les applis citoyennes ont le vent en poupe. Plusieurs municipalités ont lancé ces outils pour faciliter le signalement, via une photo géolocalisée, d’une anomalie sur la voie publique (lampadaire cassé, chaussée dégradée, présence de détritus, etc.). D’autres applications visent à accélérer l’intervention des services de secours en cas d’incendie ou de malaise cardiaque (...)

    #smartphone #Reporty #délation #surveillance

    https://seenthis.net/messages/690710 via etraces


  • Sécurité dans la ville connectée : l’appli qui veut nous transformer en auxiliaires de police
    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/securite-dans-la-ville-connectee-l-appli-qui-veut-nous-transformer-en-auxili

    Faut-il sous-traiter la sécurité urbaine et la lutte contre la délinquance aux citoyens via des appli mobiles ? Les enjeux d’un nouveau débat. Témoin d’une rixe sur la voie publique, un incendie, un accident, un tag sur un bien public, une agression, etc., vous avez saisi votre portable et filmé l’incident. Reporty, une appli mobile, vous aurait permis de la retransmettre en temps réel aux autorités de police et la ville de Nice s’apprêtait à la déployer… jusqu’à ce que la Cnil lui notifie son refus. (...)

    #smartphone #Reporty #délation #surveillance

    https://seenthis.net/messages/690546 via etraces


  • Tristan Nitot : Facebook a « laissé faire » Cambridge Analytica - Le Point
    http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/tristan-nitot-facebook-a-laisse-faire-cambridge-analytica-22-03-2018-2204601
    http://www.lepoint.fr/images/2018/03/22/14054171lpw-14054312-article-jpg_5105191.jpg

    Tristan Nitot, un activiste de la première heure pour les libertés sur Internet, est un ancien de Netscape puis de Mozilla (éditeur du navigateur libre Firefox). Il a rejoint la start-up Cozy Cloud, qui veut proposer des services en ligne respectueux de la vie privée. Il a publié en 2016 l’excellent livre Surveillance :// , qui dénonce notamment l’action des Gafam, et donne des clés pour être (un peu) moins surveillé.

    Le Point : qu’est-ce qui rend l’affaire Cambridge Analytica importante ?

    Tristan Nitot : Elle révèle le vrai business model de Facebook et des géants de l’Internet : capturer un maximum de données personnelles et les monétiser à tout prix, sans aucune considération éthique. Souvenons-nous que récemment, on a découvert qu’ils permettaient de cibler de la publicité de façon raciste. La publicité sur la base de la donnée personnelle collectée est le cœur du réacteur de Facebook, et on voit que la machine est cassée.

    De plus, cela vient s’ajouter à la longue liste des bévues de Facebook : violation de la neutralité du Net avec Internet.org ; publicités en libre service, qui ont permis de cibler, par exemple, les internautes tapant les mots « brûleurs de juifs » et de promouvoir la haine ; technologie Beacon qui révèle vos achats à vos proches (violation de la vie privée) ; promotion des fake news via un algorithme qui favorise les contenus les « plus engageants » [qui génère le plus de clics et de partages, NDLR] ; modèle publicitaire encourageant les publicités outrageuses (car de telles publicités poussent à cliquer et sont vendues moins cher) ; spam par les jeux qui tentent de devenir viraux ; révélation par défaut de données personnelles lors du changement d’interface de Facebook ; manipulation des émotions de 600 000 personnes non prévenues dans le cadre d’une expérience psychologique ; publicité raciste car excluant certaines audiences sur la base de la race, etc.

    Il faudrait quand même bien que les gens comprennent qu’ils ne sont pas les clients des géants de l’Internet, mais leur matière première

    Qui est coupable ? Facebook est-il vraiment victime ?

    Il y a plusieurs fautifs. Évidemment, Cambridge Analytica est le premier. Ils veulent manipuler une élection, vendent leurs services à cet effet, et c’est scandaleux, quel que soit le camp qui en profite.

    Mais Facebook aussi a sa part de responsabilité, pour avoir laissé faire, pour avoir été négligeant quand ils se sont rendu compte du problème. En 2015, ils ont demandé à Cambridge Analytica de supprimer les données, ce qui n’a pas été fait (elles ont été utilisées en 2016). En fait, Facebook considère tout cela comme un problème négligeable. Ils ont eu tort de n’avoir pas prévenu les utilisateurs concernés.

    #surveillance #Cambridge_analytica #Facebook

    https://seenthis.net/messages/679067 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • « Ceux qui détiennent les données possèdent le pouvoir »
    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/ceux-qui-detiennent-les-donnees-possedent-le-pouvoir-23-03-2018-2204904_56.p

    « L’Empire des données » d’Adrien Basdevant et Jean-Pierre Mignard appelle à questionner les algorithmes qui formatent nos profils et quadrillent nos vies. En une année, plus de données ont été récoltées que depuis le début de l’histoire de l’humanité. Et cette tendance va s’accroître de manière exponentielle avec les quelque 100 milliards d’objets connectés annoncés à l’horizon 2025. Partagées, interprétées, retraitées, les données ne nous appartiennent plus. L’expression « données personnelles » a-t-elle (...)

    #CambridgeAnalytica #Facebook #algorithme #bénéfices #justice #criminalité #données #BigData #data-mining #marketing #profiling (...)

    ##criminalité ##domination

    https://seenthis.net/messages/682021 via etraces


  • La mobilisation étudiante se renforce malgré la répression
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/14668-la-mobilisation-etudiante-se-renforce-malgre-la-repression

    Rappelez-vous, il y a 50 ans, les étudiants, les ouvriers, une chappe de plomb sur la société, cela ne vous rappelle rien ? Merci à Odilon notre reporter bénévole sur Seenthis.net.... ; ))))

    Dans une ambiance de Nuit debout, les étudiants se mobilisent contre la sélection à l’université. Malgré la violence de la répression, ils cherchent la convergence des luttes. Reportage à Paris et analyse d’un mois de mouvement estudiantin.

    Paris, reportage

    L’amphi N est noir de monde. En principe, il peut accueillir jusqu’à 1.500 personnes. Jeudi 26 mars, depuis deux heures que l’assemblée générale de l’antenne de Paris 1 à Tolbiac bat son plein, près d’une cinquantaine de personnes restent debout sur les côtés ou assises au beau milieu des escaliers, tant les gradins fourmillent d’étudiants.

    L’objet de leur attention ? (...)

    http://www.assemblee-nationale.fr/15/dossiers/orientation_reussite_etudiants.asp
    http://www.Parcoursup.fr
    http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article7947
    https://rue89bordeaux.com/2018/03/tensions-coups-matraque-a-luniversite-bordeaux-victoire
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-manifestations-soutien-aux-etudiants-tabass
    https://www.facebook.com/events/363271967509921
    http://www.lepoint.fr/societe/le-lycee-autogere-de-paris-attaque-par-des-militants-d-extreme-droite-24-03-


  • Bernard Benhamou : « La surveillance de masse est devenue le modèle économique de l’Internet »
    http://www.lepoint.fr/technologie/bernard-benhamou-la-surveillance-de-masse-est-devenue-le-modele-economique-d

    Après l’affaire Facebook-Cambridge Analytica, le spécialiste appelle à une nouvelle génération de technologies de protection de la vie privée. Bernard Benhamou est secrétaire général de l’Institut de la souveraineté numérique, un institut privé qui a vocation à réfléchir aux enjeux européens de souveraineté numérique et, plus largement, aux questions de régulations et de relations internationales dans ce domaine. Le Point.fr : Pourquoi le fait que l’entreprise Cambridge Analytica ait utilisé les données (...)

    #CambridgeAnalytica #Facebook #algorithme #élections #thisisyourdigitallife #manipulation #électeurs #marketing #BigData #prédictif #profiling #biométrie #génétique #Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD) (...)

    ##Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_ ##GAFAM

    https://seenthis.net/messages/678688 via etraces


  • Dans le camp Al-Amari, avec les réfugiés palestiniens
    REPORTAGE. À douze kilomètres de Jérusalem vivent plus de 5 000 Palestiniens dont les parents ont été contraints de quitter leur terre à la création d’Israël.
    De notre envoyé spécial dans le camp Al-Amari, Armin Arefi
    Modifié le 11/03/2018
    http://www.lepoint.fr/monde/dans-le-camp-al-amari-avec-les-refugies-palestiniens-11-03-2018-2201450_24.p
    http://www.lepoint.fr/images/2018/03/11/13847490lpw-13847518-article-jpg_5069437.jpg

    Seuls seize kilomètres séparent Ramallah de Jérusalem. Entre les deux villes, la route Al-Bireh Al-Qods mène du siège de l’Autorité palestinienne au checkpoint de Qalandia, à huit kilomètres de là. Tenu par l’armée israélienne, ce poste-frontière permet aux seuls résidents palestiniens de Jérusalem, Arabes israéliens ou détenteurs d’un permis spécial délivré au compte-gouttes de pénétrer de l’autre côté du « mur de sécurité » dressé par les Israéliens et de rejoindre la partie orientale de la ville sainte, occupée et annexée par Israël.

    http://www.lepoint.fr/images/2018/03/11/13847490lpw-13847665-embed-libre-jpg_5069440.jpg

    https://seenthis.net/messages/675612 via Loutre


  • Quand leurs traces numériques dévoilent des agents de la DGSE
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/quand-leurs-traces-numeriques-devoilent-des-agents-de-la-dgse-23-02-2018-219

    « Le Canard enchaîné » révèle que des agents des renseignements extérieurs faisant leur jogging se sont laissé piéger par le logiciel Strava. Explications. Le très indiscret logiciel de géolocalisation Strava a fait de nouvelles victimes, révèle la dernière édition du Canard enchaîné. L’hebdomadaire présente le résultat d’une enquête fouillée, mais certainement pas exhaustive, décrivant les circuits effectués par des joggeurs partant de plusieurs enceintes des services spéciaux français, la DGSE. Extrêmement (...)

    #DGSE #bracelet #Strava #géolocalisation #sport #surveillance

    https://seenthis.net/messages/671793 via etraces


  • Attaque chimique ou pas, y a t-il de bonnes ou de mauvaises guerres ?

    Les guerres menées en Afghanistan, au Yémen, en Palestine et celles menées contre les kurdes, semblent parfaitement convenir à Macron ! NRobin

    Page 1/5
    Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
    http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php
    Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.
    PAR ARMIN AREFI
    Publié le 19/02/2014 à 13:19 | Le Point.fr
    Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armee syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration.
    Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration. © AFP/ Sana

    L’incident est passé relativement inaperçu. Le 4 février dernier, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius est invité par l’école de commerce Essec à s’exprimer sur le dossier syrien. Lors de la séance de questions, un jeune homme se présentant comme journaliste indépendant pour l’Agence Info libre interroge le ministre sur un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) selon lequel, affirme le journaliste, « Bachar el-Assad ne serait pas à l’origine de l’attaque chimique de la Ghouta », survenue le 21 août dernier dans cette banlieue de Damas, faisant des centaines de morts, dont de nombreux civils.

    « Pouvez-vous aujourd’hui devant cette assemblée reconnaître que vous vous êtes trompés sur cette situation et présenter vos excuses ? » demande alors le jeune homme. « Certainement pas », répond Laurent Fabius. L’auditoire s’esclaffe de rire. « Il y a eu une enquête des Nations unies qui ont diligenté beaucoup d’experts et qui ont établi de la façon la plus ferme qu’il y avait eu un massacre chimique (...) qui trouvait son origine dans les gens du régime », souligne le ministre des Affaires étrangères.

    « Mensonges » de Fabius
    Très vite, la vidéo de la scène se répand comme trainée de poudre sur la Toile, présentée comme la « question qui tue d’un journaliste courageux à Laurent Fabius », accusé de « mentir » sur l’attaque au gaz attribuée à Bachar el-Assad. Ces accusations ne sont pas tout à fait sans fondement. Car si le rapport final de l’ONU sur l’attaque, remis le 12 décembre dernier, confirme l’existence de « preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants », dans la région de la Ghouta, il n’accuse nullement le régime syrien, encore moins les rebelles, les inspecteurs onusiens n’étant pas mandatés pour le faire.

    Bachar el-Assad est en revanche incriminé par deux synthèses des services de renseignements américains et français, publiées respectivement le 30 août et le 3 septembre 2013, pour ainsi justifier publiquement des frappes occidentales à venir. « La simultanéité de l’attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède », assure encore aujourd’hui Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la recherche stratégique.

    La suite sur ce lien : 5 pages

    http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php