Saad Hariri — Wikipédia

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  • Y aurait-il un nouveau Pascal Boniface ?

    https://www.youtube.com/watch?v=dcf1SzdICpU



    https://lh3.googleusercontent.com/L_bT-wc_5zlBgAeBPzZWKH-k85KC63_gsUG8pAXpFBTkVChgCy8UYoW9CGcly

    Celui qui a beaucoup de mal à s’intéresser à la guerre au Yémen menée par une coalition occidentalo-saoudienne plus que douteuse, alliée du milliardaire Hariri et autrefois des émirs du Qatar,
    Celui jadis qui dénonçait la Kouchnerisation et la BHLsation de la société française,
    Celui qui s’était tu depuis quelques années déjà sur les massacres et les horreurs au quotidien commis par l’Etat d’Israël en Palestine, à Gaza notamment,
    Celui dont j’ai lu avec beaucoup d’intérêt "Les intellectuels faussaires" puis "Les intellectuels intègres",
    Celui dont j’ai soutenu avec ferveur Les Géopolitiques de Nantes et à qui j’ai reproché le manque de débat contradictoire lors des conférences sur les questions se rapportant à la Russie et à l’OTAN ces dernières années ainsi que le conflit avec l’Ukraine,
    Celui qui se souvient évidemment de ce complot de la guerre menée en Irak en 2003 puisqu’il en parle sans complexe et sans être taxé de "complotiste" dans ses conférences à l’IRIS dont il est le Directeur, ou aux Géopolitiques de Nantes dont il est co-organisateur,
    Celui qui aurait été malmené par les lobbies sionistes en France pour avoir écrit un livre à charge contre l’Etat sioniste, sa politique de colonisation​ et d’apartheid en Palestine (1),
    Celui qui a contribué à l’essor de Radio Orient (excellente radio sauf sur les questions syrienne, libanaise et saoudienne. En effet, puisque rachetée par le milliardaire Saad Hariri, l’allié des saoudiens (2),

    Celui qui...
    ​....voilà que je l’entends soutenir dans l’émission "C’est dans l’air" du jeudi 6/4/2017​ (3) que c’est bien Assad qui est à l’origine des attaques à l’arme chimique sur son peuple, sans lui accorder le moindre bénéfice du doute et sans attendre les conclusions d’une enquête internationale libre et indépendante ! Il valide ainsi et sans attendre, l’action de Trump et son interventionisme démonstratif par une réplique ultra rapide et unilatérale en bombardant quelques bases militaires du "régime syrien" nous dit-on. C’est une imposture. ​Elle prend de nos jours des formes multiples que M. Boniface semble ne pas voir.

    Une émission, une fois de plus, de la pensée unique !

    Ce que j’en retiens et que je dénonce avec force :

    1. Absence de débat contradictoire.
    ​M. Boniface rejoindrait-il le clan des va-t-en-guerre qui évitent toujours les débats contradictoires ?
    Nous ​y étions habitués dans nos médias ​sous les règnes​ Sarkozy puis Hollande, que ce soit à l’émission "C’est dans l’air" ou ailleurs. Les anti-guerre, communément assimilés en ce moment à des"Pro-Assad","​Pro-russes", « complotistes » ou « conspirationistes » de tout poil, ​ceux qui sont en fait ​en faveur d’un changement radical de notre politique étrangère va-en-guerre, pro-sioniste, pro-américaine et ultralibérale, n’y sont que rarement Invités ("Ce soir ou jamais" fut une exception à la règle, hélas ballotée d’une chaîne à une autre, prélude à sa disparition programmée)​.

    2. Une amnésie collective
    ​M. Boniface accepte-t-il​ les politiques de guerres menées par l’OTAN et ses supplétifs, validées très souvent par l’ONU à la solde des grandes puissances capitalistes militaro-industrialisées qui ont décidé de faire des pays non-alignés, riches en pétrole en gaz et en matières première, un enfer permanent et surtout le laboratoire de toutes les armes de pointes, y compris chimiques, celles-ci fabriquées au passage par ceux-là même qui diabolisent Assad et Poutine ?​

    3. La Diplomatie de connivence (parlons-en !)
    ​C’est celle qui consiste à dominer des peuples dignes, ​stables, dotés d’une grande culture, par l’argent roi, la Finance et le capital.
    ​Dans son livre La diplomatie de connivence (4 et 5), M Bertrand Badie décrit les instances internationales capitalistes qui ​sèment le chaos dans ce bas-monde et qui tentent de contrôler ses richesses. Il y pointe du doigt l’oligarchie diplomatique.
    M. Boniface se souvient-il encore du prix que les Géopolitiques de Nantes ont attribué à ce diplomate et analyste en 2014 pour son œuvre Le temps des humiliés-Pathologie des relations internationales (6) ?
    Ses analyses sont par ailleurs soigneusement rangées dans un placard par bon nombre d’intellectuels comme ceux de Mediapart, ​ou les journalistes du journal Le Monde ! Et Monsieur Boniface ?

    Aux oubliettes, les mensonges et les histoires des Armes de destruction massives et des Bébés-éprouvette de Saddam Hussein, qui ont permis l’invasion de l’Irak par les soldats américains et la destruction de toute une civilisation, la Mésopotamie ? (suivront un bon nombre de pays africains dont la Libye... puis le Yémen, la Syrie, des pays d’Amérique latine, bientôt la Turquie et l’Iran, quant à la Russie, nous y sommes déjà !)

    Jean de Gliniasty, directeur de recherche de l’IRIS, spécialisé dans les questions russes, y répond si bien dans la « La diplomatie au péril des valeurs » (7).
    « La diplomatie au péril des valeurs » – 3 questions à Jean de Gliniasty, par Pascal Boniface

    4. Assad mis au banc des accusés
    Assad serait-il suicidaire ?
    ​M. Boniface a-t-il été aveuglé au point de ne pas constater le succès grandissant de la diplomatie russe dans cette région mise à mal par les politiques de guerre du trio EU/France/GB, aidé en sous main par l’Allemagne​ ?
    Une diplomatie russe qui contrôle désormais des zones intégristes rebelles mettant fin à l’aventure de quelques mercenaires financés et sur-armés par les vassaux du Triplet alliés à l’Arabie Saoudite, à ​la Turquie, à ​Israël et autrefois au Qatar, a​lors qu’une coalition avec la Russie, pratiquement ignorée des médias,​ est menée par ailleurs étroitement avec l’Iran et ​la Turquie confrontée au risque de sécession kurde, et avec sur place ​les combattants Kurdes malmenés et bombardés par notre allié turc​ Erdogan quand il en a l’occasion et qui joue double jeu.

    Alors que des négociations de paix étaient en passe d’être signées en y intégrant le principal concerné, celui que les Syriens dans leur majorité ont choisi comme Président. Rappelons que 86% des votants ont confirmé leur Président le 2 juin 2014 à son poste, par delà toutes les accusations d’irrégularités proférées par les pays de l’OTAN. Au 2 juin 2014, la Syrie comptait environ 15 millions d’habitants sur les 22 que comptait le pays avant la campagne de déstabilisation.

    Pourquoi ce dernier larguerait-il des bombes chimiques, à ce moment précis ?
    Une question qui relève du bon sens,​ d’une évidence telle ​que n’importe quel citoyen ordinaire pourrait se la ​poser !
    ​Ceci alors que la coalition russo-syro-iranienne était en train de rétablir l’ordre et de contrôler les villes syriennes conquises par des groupuscules fanatiques, des recalés des temps modernes, lourdement armés par les industries pétrolières du Cac 40 et de Wall Street...​

    Pourquoi Assad ​irait-il se jeter dans la gueule du loup ?

    5- L’ingérence américaine et les manigances de Trump
    Gare aux armes chimiques !
    Le fait que le l’ultra-libéral, l’ultra-capitaliste, le populiste, le fasciste, le raciste anti-musulman, l’allié d’Israël et des Émirs et dernier Président des États-Unis d’Amérique ait retourné sa veste de milliardaire, qu’il ait déclaré avant son investiture que la paix en Syrie ne se fera pas sans Assad, qu’il ait trahi à son tour ses engagements avec le peuple qui l’a élu pour une autre politique étrangère, qu’il ait trahi son nouvel allié Poutine avec lequel il était sensé mener la guerre contre ce faux État qu’est Daech, ne pose pas de problème à Pascal Boniface qui soutient l’intervention de Trump contre une base militaire d’un État souverain, la Syrie d’Assad, me laisse perplexe !

    Le risque, à la suite de cette posture insupportable, n’est-il pas de donner carte blanche au complexe militaro-industriel occidental et Israélien pour l’utilisation de toute​s les ​autres armes de pointe et de destruction massives ?
    En clair, "ne nous préoccupons pas de qui a semé le chaos", mais "V​ous pouvez tout détruire avec des armes conventionnelles ou non, armes à Uranium appauvri, à phosphore, à fragmentation, au laser, etc., pourvu qu’elle​s ne soient pas chimiques ! Une​ limite à ne pas dépasser sous peine de bombardement intensif unilatéral dans les heures qui suivent !"

    Bien ! Il ne reste plus qu’à attendre qu’il soit démontré que les palestiniens soient victimes d’armes chimiques pour espérer l’intervention d’une coalition occidentale "démocratique" contre les bases militaires i​sraéliennes à haut risque, avec quelques bavures, pourquoi pas, sur des civils bien identifiés par les drones ! Une intervention qui serait "sans aucun doute" soutenue par les jubilateurs, BHL, Kouchner, Enselme, Barbier, Finkielkraut, Gluksmann fils, Fitoussi, Hollande, Sarkozy, Estrosi, Ménard et cie, Field, nos médias en général...​et maintenant Boniface, pour espérer enfin ​un arrêt total des crimes de guerre à Gaza, de la colonisation en Palestine, du pillage et de l’expropriation des paysans palestiniens, de la déportation de ces populations depuis la création de l’état sioniste et enfin le retour des réfugiés et expatriés, la restitution des territoires volés, du commerce des oliviers et l’application du droit international et de toute les résolutions de ce machin qu’est l’ONU.​ Kouchner pourrait enfin revendiquer son droit d’ingérence​ (8-9) pour la Palestine !

    ​Une mise en garde tout de même à M. Boniface : Dans les terres palestiniennes serait enfo​uie une arme d’une toute autre nature, la bombe H qui équivaudrait à 40 fois celles de Hiroshima et Nagasaki (10-11) .
    ​De Gaulle et JFK avant son assassinat, avaient dénoncé le programme nucléaire israélien.
    Il ne faut pas se tromper de priorité, la menace nucléaire israélienne est tout aussi condamnable que la détention d’armes chimiques, pour ne pas parler des dégâts occasionnés par leurs usages respectifs (12-13).
    Lire le livr​e Dénucléariser l’Iran et Israël, guide de l’AIEA

    6-La règle du​ "​deux poids deux mesures"​
    Le deux poids deux mesures dans le règlement des conflits des crises diplomatiques, et ​dans l’application du droit est tellement​ flagrante qu’elle semble ne même plus faire l’objet de débat parmi nos intellectuels, dont M. Boniface ?
    Ce qui s’applique aux pays pauvres ne s’applique pas aux pays riches, ce qui s’applique à l’Irak, la Syrie, le Yemen, l’Iran, les pays africains et d’Amérique latine, à la Yougoslavie, ne s’applique pas à Israël, à l’Arabie Saoudite et aux pays capitalistes destructeurs de civilisations.

    Pour conclure,

    ​Il me semble que M. Boniface devrait revenir aux fondamentaux de la géopolitique au lieu d’en survoler les manifestations les plus grossières, d’autant plus qu’il va aux conclusions sans passer par les preuves dans le cas de l’attaque chimique à Khan Cheikhoun le 4 avril dernier, imputée aux forces gouvernementales syriennes sans aucune preuve de nature impossible à contredire à ce jour, autrement dit sans aucune chaîne causale opposable dans une cour de justice quelle qu’elle soit, comme toutes les attaques précédentes dont nos médias partiaux ont toujours passés sous silence les très nombreux indices qui pointent vers les "rebelles", dont le rapport Postol-Brown cité par LePoint.

    D’ailleurs les accusations contre "le régime syrien" lors de l’attaque de Khan Cheikroun ont été elles aussi invalidées par Le chercheur du MIT Theodor Postol dans son dernier rapport du 18 avril 2017 (14).

    Et parmi ces fondamentaux, comment dire stop à ce "​terrorisme d’Etat" ourdi par l’alliance des pays OTAN-Golfe,​ afin qu’il
    ​s​cessent​de financer et de sur-armer les groupuscules fanatiques sur place ? D’autant que ce n’est pas nouveau : Souvenons-nous des camps afghans américains qui ont formé et entraîné les premiers Émirs du GIA algérien (cf. le​ documentaire de "La Marche du Siècle",​ de Jean-Marie Cavada sur la guerre en Afghanistan), et comment libérer nos sociétés du diktat des industries de l’armement qui nous monte les uns contre les autres ?

    Il est temps que les intellectuels français approfondissent leurs analyses au delà du discours du quai d’Orsay, et renouent avec la tradition française de médiateur avec l’Orient et de défenseur des droits de l’homme en dénonçant au moins autant les massacres initiés par l’OTAN que les exactions de gouvernements forts contre des opposants dont nous ignorons tout des motifs, des financeurs et des actes commis ou planifiés. Ainsi, nous ne savons toujours pas qui sont les snipers qui ont tiré les premiers lors des marches pacifiques depuis la campagne syrienne vers les villes en 2011. Les intellectuels français doivent recoller avec la vérité, par delà les effets de sidération que les médias déclenchent à la suite des gouvernements des pays OTAN."

    Pour toutes ces raisons, il est grand temps de sortir de l’OTAN ! Il existe d’ailleurs en France des partis politiques qui appellent aussi à s’affranchir de l’Atlantisme comme l’UPR de François Asselineau (15) et la FI de Jean-Luc Mélenchon (16-17).

    Pour moi, la solution, celle qui consiste à "libérer" la parole des intellectuels français, pourrait passer par le ralliement progressif des français au parti anti-guerre de Jean-Luc Mélenchon, la seule opposition dans le paysage politique actuel ou à certains "petits candidats" à l’élection présidentielle 2017. C’est ainsi qu’ils sont désignés par les médias de la finance et les
    ​"​nouveaux chiens de garde"​, qui tentèrent de les dissimuler à la société civile française jusqu’à être obligés par le CSA à
    jouer le jeu démocratique en les invitant certes, mais​ à la dernière minute grâce à la loi Urvoas aussi minimaliste qu’inéquitable.

    Le cas Asselineau est flagrant ! Ce "petit candidat", pourtant issu du même sérail que ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, ​serait-il devenu fou pour avoir dénoncé les guerres capitalistes menées par des coalitions fièrement revendiquées par MM. Sarkozy puis Hollande, et ​pour avoir refusé le diktat américain, au point d’être taxé de pro-Assad, pro-russe voire complotiste ?

    Je constate désormais que le camp des n​on-alignés sur l’OTAN n’a plus la cote ! Pas un film, pas un roman, pas une oeuvre française qui ne démonte les mécanismes de la machine de guerre des pays OTAN maquillée en défenseur des droits de l’homme ! Pas un artiste qui remette en question le chant monocorde des partisans de la guerre !

    ​Faut-il faire ressusciter De Gaulle pour que nous retournions enfin à une diplomatie du bon sens au service d’une
    ​p​aix mondiale durable ? J’y ai cru un instant en assistant à une conférence de M. ​Asselineau à la Cité des
    ​Congrès à Nantes (18) qui présentait son programme présidentiel digne d’un chef d’Etat.​ Etonnant qu’un tel grand "​petit candidat"​soit justement ​méconnu de la "société civile",​ dont pourtant le nouvel élu de l’Elysée nous vante désormais sans cesse les vertus.
    Je constate ça et là une envie partagée du retour à l’intégrité, à la Diplomatie du respect​ et aux vraies valeurs de l’humanité fondées sur une conscience collective guidée par "des intellectuels intègres".

    ​Que ce soit une envie du retour au gaullisme initial issu du CNR, ou une manifestation de plus d’une nostalgie pour un "mythe de l’âge d’or" ​de ma part, une chose est certaine en ce qui me concerne, il faut coûte que coûte que ses détracteurs messieurs Sarkozy et Hollande et leurs hommes-liges) disparaissent de notre paysage politique pour espérer enfin un avenir viable et prometteur, un retour à la paix des braves telle que le préconise le Général (18)

    N Robin


    (1) http://m.leplus.nouvelobs.com/contribution/1152118-conflit-israel-palestine-la-lache-censure-de-mon-livre-p
    Conflit Israël/Palestine : la lâche censure de mon livre par les éditions Robert Laffont - le Plus
    LE PLUS. Est-il possible de critiquer Israël sans être accusé d’antisémite ? C’est la question polémique posée par Pascal Boniface, dans un livre publié en 2003 aux éditions Robert Laffont. Plus de 10 ans après, il a souhaité en rédiger une nouvelle
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9741329129100.jpg
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/5981393495092.jpg

    (2) Saad Hariri — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Saad_Hariri

    (3) https://www.youtube.com/watch?v=dcf1SzdICpU



    (4) Diplomatie de connivence et ordre international
    https://www.monde-diplomatique.fr/2011/10/GRESH/21089
    Diplomatie de connivence et ordre international
    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, octobre 2011) // Il n’est pas facile de déchiffrer l’ordre in...

    (5) "La Diplomatie de connivence", de Bertrand Badie
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/04/26/la-diplomatie-de-connivence-de-bertrand-badie_1513006_3260.html
    https://s.yimg.com/nq/storm/assets/enhancrV2/23/logos/lemonde.png
    "La Diplomatie de connivence", de Bertrand Badie
    L’auteur signe ici en théoricien des relations internationales son ouvrage le plus abouti sur l’évolution des relations internationales...

    (6) Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales
    Le Monde diplomatique, Octobre 2014, page 25
    Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales
    Bertrand Badie
    https://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/GALY/50898
    Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales
    par Michel Galy (Le Monde diplomatique, octobre 2014) // Le politologue Bertrand Badie articule avec bonheur ...

    (7) « La diplomatie au péril des valeurs » – 3 questions à Jean de Gliniasty, par Pascal Boniface
    http://www.les-crises.fr/la-diplomatie-au-peril-des-valeurs-3-questions-a-jean-de-gliniasty-par-pa

    (8) La nomination de Kouchner ulcère Alger - Prochoix, la revue pour le droit de choisir
    http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/05/19/1593-la-nomination-de-kouchner-ulcere-alger-le-soir
    La nomination de Kouchner ulcère Alger - Prochoix, la revue pour le droit ...
    Prochoix est est une revue d’investigation, de réflexion et d’analyse au service de la défense des liber...

    ​(9) http://www.madaniya.info/2016/12/07/ingerence-humanitaire-droit-ingerence-contre-devoir-ingerence-2-4
    De l’ingérence humanitaire : Droit d’ingérence contre devoir d’ingérence 2/4
    PAR RENÉ NABA DÉCEMBRE 7, 2016

    (10) La bombe israélienne n’est plus un sujet tabou
    http://clesnes.blog.lemonde.fr/2010/04/13/la-bombe-israelienne-nest-plus-un-sujet-tabou

    (11) La bombe H, 10 à 100 fois plus puissante que la bombe A
    http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/01/06/01008-20160106ARTFIG00245-la-bombe-h-10-a-100-fois-plus-puissante-que-la-bo
    Les différences entre une bombe-A et une bombe-H sont profondes, et permettent surtout de gagner en puissance tout en réduisant l’encombrement.

    (12) http://orientxxi.info magazine/denucleariser-le- proche-orient-l-iran-d-abord- israel-ensuite,0517

    (13) http://www.france-palestine. org/Denucleariser-le-Moyen- Orient

    (14) Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
    http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php
    Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
    Par Armin Arefi
    Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone reb...

    (15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_M%C3%A9lenchon
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b8/Melenchon%2C_6%C3%A8me_R%C3%A9publique_-_MG_6513_%28cropped%29.jpg

    (16) http://www.lemonde.fr/personnalite/jean-luc-melenchon/programme
    http://s1.lemde.fr/mmpub/personalities/17.jpg

    (17) Meeting de François ASSELINEAU à Nantes le 19/04/2017
    https://www.youtube.com/watch?v=Pp1one2zTw8

    (18) De Gaulle - La paix des braves.MP4
    https://www.youtube.com/watch?v=YxLf-IKwmRs



    De Gaulle - La paix des braves 23 octobre 1958

    • Pascal Boniface, né le 25 février 1956 à Paris, est un géopolitologue français.
      Fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques, il a traité de l’arme nucléaire, du conflit israélo-palestinien, et de géopolitique du sport — notamment dans le domaine du football...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Boniface

      Pascal Boniface
      Pascal Boniface est Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’Etudes européennes de l’Université de Paris 8.
      Pascal Boniface dirige également La Revue internationale et stratégique (parution trimestrielle depuis 1991) et L’Année stratégique (parution annuelle depuis 1985).
      Il a écrit ou dirigé la publication d’une soixantaine d’ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions nucléaires et de désarmement, les rapports de force entre les puissances, la politique étrangère française, l’impact du sport dans les relations internationales (il a développé le concept de géopolitique du sport), le conflit du Proche-Orient et ses répercussions en France. Nombre d’entre eux sont devenus des classiques réédités régulièrement et traduits dans plusieurs langues...
      http://www.iris-france.org/chercheurs/pascal-boniface
      http://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2014/09/BONIFACE-Pascal-2.jpg

    • Les Crises
      « La diplomatie au péril des valeurs » – 3 questions à Jean de Gliniasty, par Pascal Boniface
      Source : Le Blog Mediapart, Pascal Boniface, 18-05-2017
      http://www.les-crises.fr/la-diplomatie-au-peril-des-valeurs-3-questions-a-jean-de-gliniasty-par-pa

      Jean de Gliniasty est directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste des questions russes. Ancien ambassadeur de France au Sénégal, au Brésil et en Russie, il répond à mes questions à l’occasion de la parution de l’ouvrage : « La diplomatie au péril des valeurs : pourquoi nous avons eu tout faux avec Trump, Poutine et d’autres », aux éditions l’Inventaire.

      En quoi l’invocation des valeurs est-elle incompatible avec la défense de nos intérêts géopolitiques ?

      Nos valeurs constituent le socle de la société française et une base, à peu près partagée par tous en Europe Occidentale, sur laquelle s’édifie l’Union européenne. Mais cet héritage commun, condition de la construction européenne (les principes de Copenhague), ne permet pas pour autant une action efficace pour la paix et la stabilité dans le monde et plus particulièrement dans notre voisinage. Au contraire l’invocation permanente de nos valeurs dans notre action extérieure est perçue comme une immense hypocrisie camouflant des intérêts de puissance et nous conduit souvent à des erreurs d’analyse, sources d’affaiblissement de notre politique étrangère et de nouveaux troubles dans notre environnement géopolitique (Libye, Syrie, Ukraine…). C’est une véritable idéologie des relations internationales que l’on a appelée « néo-conservatisme » aux États-Unis et qui s’oppose à une vision raisonnée des rapports de force internationaux, des buts que nous devons poursuivre et des moyens pour y parvenir. Le droit d’ingérence, devenu la responsabilité de protéger, est une invention française qui a souvent été perçue, dans le monde arabe notamment, comme un nouvel esprit de croisade dès lors qu’il court-circuitait les processus intergouvernementaux, à l’ONU ou ailleurs, communément admis comme le seul moyen légal de régler les problèmes internationaux. La méfiance qu’il suscite affaiblit le message et risque de discréditer notre politique extérieure car nous sommes souvent obligés d’agir selon l’adage « deux poids, deux mesures » et d’épargner les puissants.

      Cette invocation des valeurs peut-elle être le masque d’une politique de puissance ?

      C’était sans doute le cas des États-Unis sous Georges W. Bush en Irak, qui voulait remodeler le Moyen-Orient au profit de son pays. Cela a été aussi le cas pour la France sous Napoléon où l’idéologie révolutionnaire coïncidait presque totalement avec les intérêts de puissance de la France. À l’heure actuelle, c’est plus ambigu. L’idéologie de l’interventionnisme au nom des droits de l’homme et de la démocratie, exacerbée par l’immédiateté de l’information et par les réactions émotionnelles de l’opinion publique, peut inspirer des actions irréfléchies. C’est aussi que la notion d’intérêt national a perdu de sa clarté : doit-on raisonner en Occidentaux, en Européens, en Français ? Dans l’incertitude, les « valeurs » font office de boussole : la politique qu’elles induisent est défendable devant l’opinion et suscite le consensus auprès de nos alliés. Donc, paradoxalement, l’invocation des « valeurs » peut aussi camoufler une démission, une renonciation par le gouvernement à son autonomie d’analyse et d’action.

      Vous mettez en lumière un danger potentiel de la réintégration dans l’OTAN qui passe inaperçu, « distraire les meilleurs cadres de notre armée d’un théâtre majeur pour la France : l’Afrique ». Pouvez-vous développer ?

      L’Afrique est un des derniers théâtres où les intérêts spécifiques de la France sont évidents et où notre pays a encore les « moyens de sa politique ». La stabilité et le développement de ce continent sont des facteurs importants pour l’avenir de notre pays (terrorisme, francophonie, migrations, relations commerciales…). Nos meilleurs soldats y ont été formés sur le terrain dans la connaissance des réalités locales et souvent dans l’expérience du combat. Traditionnellement, ils constituaient les hauts cadres de l’armée française et le « cursus » africain se retrouvait dans les parcours de nos chefs d’État-Major et de la plupart des titulaires de grands commandements. Il est à craindre que l’immense machine bureaucratique de l’OTAN ne suscite une nouvelle génération de cadres, imprégnés d’une pensée militaire formatée, auréolés d’une prétendue technicité et d’une expérience multilatérale assez standardisée et promis aux carrières les plus brillantes. Cette situation que connaissent la plupart de nos alliés risque de se produire en France. Elle marquerait une étape supplémentaire dans l’uniformisation de notre armée et, contrairement à ce que pensent ceux qui se réjouissent de cette évolution, un obstacle à la construction d’une défense européenne autonome.

      Source : Le Blog Mediapart, Pascal Boniface, 18-05-2017