Vingt ans après le début de l’effondrement des colonies, comment se portent les abeilles ?

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  • Vingt ans après le début de l’effondrement des colonies, comment se portent les abeilles ?
    13 juin 2017 de Simon Klein et Mathieu Lihoreau
    Les abeilles sauvages et domestiques pollinisent un tiers des plantes que nous consommons.
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    C’était il y a vingt ans déjà : les apiculteurs français alertaient sur l’utilisation de pesticides comme le Gaucho, responsable selon eux d’une mortalité accrue dans les ruches ; on parle à l’ép unoque de pertes annuelles entre 300 000 et 400 000 abeilles, entraînant une chute de 50 % de la production de miel aux abords de champs de tournesols traités avec ce produit phytosanitaire. Cet épisode a constitué la première prise de conscience du danger auquel sont exposés ces insectes dans nos sociétés industrialisées.

    Dix ans plus tard, c’est au tour des apiculteurs américains de tirer la sonnette d’alarme, après avoir observé des milliers de ruches soudainement vidées de leurs occupantes. Sur 2,4 millions de ruches au total, 1,5 million disparaissent en effet en quelques mois dans une petite trentaine d’États. Ce phénomène appelé « syndrome d’effondrement des colonies » a provoqué une nouvelle prise de conscience planétaire. Contrairement à l’épisode du Gaucho, les pertes concernées sont plus importantes et leurs causes bien moins claires.

    Une préoccupation mondiale

    Depuis, nous avons réalisé que ces pertes ne concernaient pas seulement la France ou les États-Unis : des problèmes similaires ont été observés un peu partout en Europe, en Asie et en Australie. Préoccupation supplémentaire, les abeilles domestiques ne sont pas les seules atteintes : de nombreuses espèces sauvages (comme les abeilles solitaires et les bourdons) sont désormais en danger. Or certaines plantes ne sont pollinisées que par ces espèces, à l’image de certaines Méllitidés qui butinent uniquement les fleurs de lysimaques.

    La perte des abeilles peut avoir de graves conséquences pour la biodiversité et l’humanité. Car les abeilles sauvages et domestiques pollinisent environ un tiers des plantes que nous consommons, participant ainsi à un service écologique évalué à 153 milliards d’euros par an à travers le monde (dont 2,9 milliards d’euros en France)...

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