Au nom de la lutte contre le terrorisme,les Etats-Unis ont l’intention de saisir le pétrole syrien

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  • http://arretsurinfo.ch/qui-est-responsable-des-crimes-en-syrie
    Qui est responsable des crimes en Syrie ?
    Par Nadia Khost — 04 octobre 2014
    Mis à jour le 01.09.2017
    A l’heure où les forces gouvernementales sont en passe de gagner la guerre menée contre l’Etat syrien par des groupes radicaux, ce texte de Mme Khost devrait être pris en considération par la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie. Il devrait appeler Mme Carla del Ponte – qui se disait encore tout récemment « convaincue » que les preuves sont suffisantes pour condamner le président syrien pour crimes de guerre – à nuancer son propos. L’Etat syriele nom’eurovision.’Eurovision’eurovisionn ne massacrait pas son propre peuple ; le président Assad défendait son peuple ![ASI, 01.09.2017]
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    Nadia Khost
    Ce texte accablant de vérités occultées a été publié initialement en mars 2012. Vérités bafouées mettant en accusation les élites politiques et médiatiques qui, depuis 2011 ont délibérément masqué les atrocités perpétrées par les « rebelles ». Il est indécent de les entendre aujourd’hui parler de l’EI comme d’un phénomène circonscrit. Il est indécent de les entendre affirmer que le président Assad est « l’allié objectif des terroristes de l’EI » alors que son armée et le peuple syrien n’ont cessé de les combattre au prix de grandes pertes. [Silvia Cattori, 4 octobre 2014]
    Qui est responsable des crimes en Syrie ? [11 mars 2012]
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    Laurent Fabius partisan d’une intervention militaire en Syrie à la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de sécurité, 30 août 2012. Crédit photo : afp.com
    Il y a un an seulement [mars 2011], les Syriens vivaient en sécurité. Ils ignoraient tout des armements qu’ils découvrent chaque fois que l’armée les saisit dans les cachettes des milices ou lorsqu’elles entrent depuis la Turquie ou le Liban. Ils n’avaient jamais vu les obus, les fusils et mitrailleuses de toutes sortes, les bombes assourdissantes, les obus anti-char, les revolvers, les appareils d’espionnage, les lunettes de vision nocturne, les charges explosives, les gilets pare-balles.
    Maintenant, nous savons que la mort peut venir des bonbonnes de gaz, ou des galons d’huile ! Nous savons que chacun d’entre nous peut mourir dans une explosion ou lors d’une attaque des bandes armées si son nom figure sur leur liste des gens à abattre ! Malgré cela, le Conseil des Droits de l’Homme à Genève refuse de reconnaître que ce qui se passe ici est l’assassinat de notre sécurité, l’abolition de notre rythme de vie. Et va chercher les accusés parmi les victimes ! Or, nous qui vivons en Syrie, et non dans un pays occidental, nous connaissons la vérité que l’Occident et ses institutions « humanitaires » ne veulent pas connaître.
    Nous avons en tête deux images. L’image -passée une seule fois à la télévision syrienne- d’une famille à Baba Amro, près de la table dressée, dont tous les parents, enfants, oncles avaient était tués ; sur le mur, leurs assassins avaient écrit, avec le sang des victimes, le nom de la brigade qui avait commandité ce crime. L’autre image est celle d’une femme habitant à Douma, [une banlieue de Damas] qui racontait que les milices avaient conduit un jeune homme ligoté sur la place publique, pointé leur mitrailleuse, et obligé les gens à assister à son exécution. Et que le lendemain, ils en avaient tué d’autres, de la même manière. À la même époque, simultanément, Ayman et Fahd Arbini – en compagnie de Zaher Qweider d’Al-Qaïda – ont tiré des obus RPG sur l’église d’Arbin, [banlieue de Damas] et sur le collège islamique. Ces crimes ont eu lieu dans des zones sous contrôle des bandes armées. Dans quel projet s’inscrit ce terrorisme ? Qui est responsable de ces crimes ?
    Un des criminels arrêtés à Baba Amro raconte – comme on raconte une histoire banale – qu’il a tué et violé des femmes. Que des cheikhs du conseil militaire lui avaient signifié par fatwa que le meurtre et le viol étaient licites. Ce n’est pas étonnant : les cheikhs wahhabites d’Arabie Saoudite qui appellent de leur tribune au Jihad contre le gouvernement syrien, ainsi que Kardawi, le cheikh d’Al-Jazeera, prononcent des fatwas légalisant l’assassinat d’alaouites, de chrétiens, de druzes et de sunnites favorables au gouvernement. Les bandes armées qui exécutent ces fatwas reçoivent de l’argent du Qatar et de l’Arabie Saoudite, ainsi que des drogues que l’armée syrienne confisque en quantités avec les armes. Faisaient partie du butin trouvé à Baba Amro : des armes et des devises occidentales et israéliennes, des passeports divers – parmi lesquels un « passeport pour le paradis » – du matériel de communication sophistiqué. Ces cheikhs ne connaissent pas la recommandation formulée, au début de l’Islam, par le Calife Omar bin el Khattab : « Ne tuez pas de femmes ni d’enfants ni de vieillards, ne coupez pas d’arbres, et laissez les moines dans leurs couvents. »
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    Combattants d’une prétendue Armée Syrienne Libre (ASL)
    Ces fatwas expliqueraient pourquoi, le 7 mars 2012, un homme a raconté, sans peine ni remord, qu’il a tué cinquante hommes et violé des dizaines de femmes. C’est ce qu’on appelle communément de la conquête. Les bandes armées ont « conquis » les femmes et l’argent des victimes, ont pillé les institutions publiques, volé les ambulances et les voitures des municipalités et des particuliers. Hier, un citoyen de Homs se plaignait d’un sniper qui avait conquis les rues qu’il contrôlait depuis le haut de sa terrasse. Parmi les tués, il y avait un enfant de 11 ans, Malek El Aktaa. L’objectif de ce terrorisme ? Briser la société syrienne, infliger des pertes à l’armée, morceler la Syrie, paralyser la production agricole, industrielle et artisanale. Bref, détruire la structure de l’État. Dans les quartiers qu’elles contrôlaient, les bandes armées ont empêché les enfants d’aller à l’école, les étudiants de se rendre à leur examens universitaires. Elles ont tué les ouvriers sur le chemin de leur usine, elles ont empêché les paysans d’aller semer sur leurs terres et les centrales électriques de s’approvisionner, elles ont assassiné des hommes d’affaires et des professeurs d’université. Elles ont détruit la vie là où elles se sont installées. Le 11 mars 2012, elles ont kidnappé le politicien Mosbah Al Chaar à Homs, et elles ont assassiné le champion de boxe Ghiath Tayfour à Alep, comme elles avaient assassiné un champion de natation et fait sauter un pont dans la région d’Al Ghab.
    Le rapport de la Commission des observateurs arabes – qui ont visité les lieux où ces événements se sont produits et rencontré les victimes – a relevé que le mandat de la Ligue Arabe adressé à la Syrie ne mentionnait pas les bandes armées. Et que ces bandes attaquaient les civils et les institutions publiques et privées, obligeant l’armée régulière à riposter. La Ligue Arabe, dirigée aujourd’hui par le Qatar et l’Arabie Saoudite, s’attendait à ce que la Syrie refuse de recevoir la Commission des observateurs. Puis elle a imaginé que le rapport rédigé par les observateurs irait dans le sens de son projet de légaliser une intervention militaire. Mais l’atrocité des crimes, l’ardeur des victimes à exprimer leur douleur, et la conscience politique des Syriens, a permis aux honnêtes personnes de la Commission de transmettre la vérité. C’est pourquoi la Ligue Arabe a par la suite négligé le rapport et a exigé la démission du chef de mission, cet homme loyal [1]qui a refusé le chèque en blanc proposé par le Qatar.
    Pourquoi donc les dirigeants occidentaux et les institutions internationales n’ont-ils pas adopté ce rapport rédigé par des spécialistes en sécurité et des militaires qui documentaient les évènements tels qu’ils se déroulaient sur le lieu même ? Ils ont préféré adopter ce que concocte l’ « Organisation syrienne des droits de l’homme », basée à Londres ; une organisation représentée par un unique individu appartenant aux Frères musulmans, qui ne fait qu’inventer les« informations » diffusées à leur demande.
    Le problème ne réside pas uniquement dans le fait que ces dirigeants occidentaux qui soutiennent la guerre contre la Syrie ne veulent pas savoir qui sont les véritables auteurs des crimes et des violations des droits de l’Homme. Le fond du problème est qu’ils exécutent une stratégie qui vise à détruire l’État Syrien. Ceci montre que les politiciens occidentaux sont devenus des vassaux aveugles du projet américano-sioniste ! Et que Sarkozy et Bernard Henri Lévy en France ont réussi à enterrer la politique de la France vis-à-vis des Arabes instaurée par De Gaulle. Lorsque nous entendons M. Alain Juppé, cela ne nous évoque nullement le Général De Gaulle. Nous avons plutôt l’impression d’entendre Oliva-Roget qui avait ordonné le bombardement de Damas en 1945 [2].C’est pourquoi, il nous semble que la lettre de M. Laulan à Juppé [3] – lui rappelant que la guerre contre la Syrie ne sert pas les intérêts de la France – suggère aussi que la dignité de la France suppose qu’elle ne soit pas la vassale du projet américano-sioniste.
    Mettons donc de côté ces termes qui trahissent leur sens : « les droits de l’Homme, les révolutionnaires, l’armée syrienne libre, la défense des citoyens syriens ». Les dirigeants occidentaux doivent savoir que les « révolutions », supposent un programme politique national, que c’est la cause des hommes de grande envergure, penseurs et poètes. Une cause basée sur la loyauté à la Patrie, qui naît de cette Patrie ; et non pas une cause initiée par une décision extérieure. Comme l’histoire des luttes arabo-israéliennes est marquée par les guerres d’agression israéliennes, un des premiers principes des révolutionnaires patriotes est de ne pas recevoir d’aides ou d’armes israéliennes. Et de respecter les principes fondamentaux qui leur imposent de ne pas oublier que l’ennemi n’est pas la confession d’en face, mais que l’ennemi, l’agresseur c’est Israël, ainsi que l’impérialisme Occidental qui, lui, veille sur la sécurité d’Israël et se moque de celle des Arabes. Les dirigeants occidentaux savent ces vérités, mais ils consacrent leurs efforts au morcellement des pays arabes et à l’embargo contre l’Iran ; leur projet vise la Russie, la Chine, et les pays de l’ex-Union soviétique. Ils ont enfreint les lois internationales, leurs agents secrets se sont infiltrés à Homs, où ils ont dirigé la guerre de l’« Émirat islamique de Baba Amro », avec les bandes salafistes et Al-Qaïda ! Ils ont tenté par trois fois, au Conseil de Sécurité, d’autoriser l’ingérence en Syrie. Mais le fait que l’aviation israélienne bombarde Gaza, qu’elle ait tué, rien que le 10 mars, dix huit personnes dont des enfants, et que les colons israéliens détruisent les monuments palestiniens islamiques et chrétiens, et judaïsent la Jérusalem historique, tout cela n’a pas retenu leur attention.
    Ces drames nous permettent de conclure que la politique occidentale ne reflète pas seulement un effondrement moral en adoptant le mensonge et les falsifications, mais aussi un effondrement politique et la cécité de la pensée. Cette politique conspire contre la Syrie. Un pays qui se distingue par un tissu social où se mêlent dans une unité nationale les religions, les confessions et les « ethnies ». Un pays qui se distinguait il y a peu par une sécurité rarement rencontrée en Occident, et par une culture humaine fière de ce qu’ont apporté les grandes révolutions à l’humanité. Un pays qui traduit les œuvres de la littérature mondiale, qui écoute la musique classique comme il écoute la musique locale, et dont les femmes participent à la vie productive et publique que le peuple cherche à améliorer. La politique occidentale utilise dans sa guerre, la diplomatie, les médias, les organisations internationales, et les armes sophistiquées ; elle s’appuie sur des régimes despotiques qui n’ont pas de Constitution ni de Parlement, qui accueillent sur leur territoire des bases militaires états-uniennes, et qui tuent les manifestants à Bahreïn et à Qatif en Arabie Saoudite.
    Comment expliquer la collaboration de l’Occident avec des combattants d’Al-Qaïda qui sont sur les listes du terrorisme international, et que le Qatar et l’Arabie Saoudite financent pour leur guerre contre la Syrie ? Comment expliquer la feinte ignorance occidentale de la position des chrétiens syriens présents sur le devant de la scène pour défendre la structure sociale, et qui condamnent l’intervention occidentalo-sioniste ? Pourquoi l’Occident n’écoute-t-il pas le Patriarche maronite du Liban, mais encadre-t-il les bandes takfiristes qui assassinent les chrétiens syriens, et attaquent leurs monastères et églises, que les musulmans respectent et honorent ? Al Zawahiri [leader d’Al-Qaïda] a revendiqué les attentats de Damas et d’Alep par Al-Qaïda. Des rapports officiels témoignent de rencontres entre les services secrets français et britanniques avec les combattants libyens d’Al-Qaïda. Les Syriens ont appris que les services secrets français et britanniques se trouvaient à Baba Amro aux côtés des bandes d’Al-Qaïda. Leurs médias se sont abstenus de montrer à l’écran ces infiltrés étrangers, laissant ainsi refroidir la colère ressentie vis-à-vis de ce non respect occidental de la souveraineté syrienne. La sagesse syrienne a préféré la maîtrise de la situation à Baba Amro, à une telle exposition. Des centaines d’hommes armés se sont rendus à l’armée syrienne lorsque la protection occidentale s’est retirée. Ceci confirme la responsabilité de l’Occident dans les crimes que commettent les bandes armées. Et il ne s’agit pas uniquement des assassinats et des enlèvements, mais également de la destruction des équipements de base dont le peuple syrien paie le prix : l’explosion des oléoducs et des gazoducs, des pylônes électriques, des stations d’eau, l’incendie des écoles, la destruction des hôpitaux, le pillage des édifices publics [par les bandes armées].Nous affirmons donc que l’Occident se moque de la protection des chrétiens, des monastères et des églises, car les chrétiens sont patriotes, refusent l’ingérence et condamnent le complot occidentalo-sioniste, Il ne leur échappe pas que les prétendus « révolutionnaires » sont des bandes de criminels, et que les sanctions européennes visent à se venger du peuple syrien, dont les chrétiens sont partie intégrante. Bizarre que ces vérités ne parviennent pas aux ministères des affaires étrangères occidentaux ?
    En tous cas les instructions données par l’opposition extérieure sont : ne regardez pas la télévision syrienne, ni la chaîne al-Dounia, ne votez pas pour la Constitution ! Il semble que Madame et Messieurs Clinton, Juppé et Cameron ne veuillent pas voir non plus les funérailles des milliers de soldats et officiers de l’armée que les bandes armées ont tués [4] ; ni voir les honneurs rendus à ces martyrs par les villageois. N’ont-ils pas vu non plus que des millions de Syriens ont envahi les places, manifestant ainsi leur avis à l’égard du complot de l’Occident sioniste contre la Syrie ? N’ont-ils pas vu le niveau de conscience politique qui distingue le peuple syrien ? N’ont-ils pas entendu la clameur des femmes, voilées ou pas, et leur refus de l’ingérence dans les affaires internes de la Syrie ? Ils ne le voient pas, car seul celui qui a la conscience éveillée, et qui est libre, peut être ému par les douleurs humaines, et apprécier la dignité nationale syrienne. Est-il concevable que les « défenseurs de la démocratie » n’aient pas remarqué que la nouvelle Constitution interdit les partis fondés sur une base religieuse ou ethnique, et qu’elle garantit le respect des libertés personnelles et religieuses ? Le grand débat national n’a-t-il pas été remarqué ? Dans quel autre pays un projet de Constitution a-t-il été débattu dans des meetings, dans les centres culturels, à l’université, à la télévision, dans des réunions ? J’ai vu un exemplaire de la Constitution entre les mains de collégiens et d’étudiants universitaires ; les gens ont exprimé leur avis, et devant le Parlement se sont manifestés les politiciens en désaccord avec l’article 3 [de la Constitution].
    Syrie Conseil de sécurité janvier 2012
    Réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie, à New York le 30 janvier 2012. DR
    Mais la question n’est pas celle des droits de l’Homme car, si c’était le cas, MM. Juppé, Cameron et Mme Clinton auraient dû voir l’agression permanente dont est victime le peuple palestinien, et le mépris d’Israël à l’égard des décisions internationales qui interdisent la judaïsation de la terre occupée et la métamorphose de ses caractéristiques. Ils auraient dû condamner les crimes qu’a commis Israël au Liban, et méditer sur les violations des droits de l‘Homme en Libye. La « communauté internationale » aurait dû examiner les déclarations des officiels israéliens qui menacent de bombarder les installations nucléaires iraniennes, et les juger pour menaces de guerre. Mais la logique s’est évanouie. L’État d’Israël, qui possède des bombes atomiques, qui refuse de laisser visiter ses installations nucléaires, n’est pas condamné. L’Iran qui ne possède pas d’armes nucléaires, qui accepte de faire visiter ses installations nucléaires, est lui menacé par Israël. Tandis que l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique communique les noms des scientifiques iraniens, ce qui facilite leur assassinat…
    On a vu le président Obama se tenir comme un écolier docile devant Netanyahou, garantissant le « droit d’Israël à assurer sa sécurité », (cette sécurité s’étendant d’Israël à l’Égypte, à la Lybie et à l’Iran !) et garantissant son engagement à assurer la suprématie militaire d’Israël. Nous avons ainsi vu, sur le plan symbolique, la concordance entre le projet occidental et le projet sioniste. C’est pourquoi, M. Juppé ne diffère guère de Mme Clinton. Son arrogance n’est pas sans rappeler celle d’un gouverneur pendant la période d’occupation. Ces événements ont permis de mettre une fois de plus en lumière l’influence sioniste au sein du parti communiste et du parti socialiste français. N’est-il pas ironique que Bernard Henri Lévy, le sioniste, se définisse comme socialiste ? Et qu’il cite Marx dans son livre sur ses missions dans l’invasion de la Lybie où il se déclare « fidèle à son judaïsme et son sionisme » ! Le parti communiste français n’a-t-il pas remarqué ce qu’est le système politique de l’Arabie et du Qatar, et ce que sont les bandes takfiristes utilisées dans la guerre contre la Syrie ? Il s’ensuit que l’Occident ne collabore plus qu’avec ceux qui ont des liens avec Israël et qui privilégient la sécurité de cette dernière, sur la sécurité nationale arabe. C’est pourquoi Basma Kodmani [5] a avoué qu’« Israël est une nécessité » ! Certains membres du Conseil d’Istanbul ont assuré qu’ils établiront des liens avec Israël. Dans cette concordance, s’inscrit la collaboration des services secrets israéliens, qataris, et saoudiens, ainsi que les bandes armées munies d’armes israéliennes découvertes dans des cachettes à Douma, dans la banlieue de Damas, et à Baba Amro. Ce Conseil, appuyé par Juppé et Clinton, a commis ce que le peuple syrien ne pardonne pas : le fait d’avoir facilité l’ingérence étrangère politique et militaire en Syrie, d’avoir des liens avec Israël et le sionisme. Dans ce climat, l’Occident accuse les victimes des crimes qu’il a lui-même commis par le biais de ses bandes armées. Cela ne nous étonne pas qu’il voie AbdelKarim Belhaj, Al Mahdi Harati, Al Zawahiri, l’émir du Qatar, et le roi Saoudien comme autant de « révolutionnaires démocrates », et qu’il efface de sa mémoire Che Guevara et Manolis Glezos !
    Est-il possible de changer la stratégie occidentale pour dissiper le danger d’un embrasement du proche Orient ? Le point lumineux est que des puissances ayant des stratégies différentes, essaient, avec force et courtoisie, de stabiliser les relations internationales ; ce sont de grandes puissances économiques avec des intérêts, une vision, et une structure. Le discours prononcé par Poutine le 10 février 2007 à la 43e Conférence sur la sécurité à Munich, ainsi que son dernier article, montrent que la Russie n’est plus le pays que l’Occident a sauvagement violé après avoir démantelé l’Union soviétique. Elle fait partie maintenant de l’union du BRICS, bien décidée à l’établissement de nouvelles relations internationales. Dans cette union, beaucoup de peuples voient la libération du joug du monde unipolaire, la sortie du chaos, et du déni du droit humain et international. Nous lisons l’espoir dans l’appel de Theodorakis qui indique la Russie pour sortir de la crise. Son appel « La vérité sur la Grèce » [6] dénonce la stratégie dessinée par Zbigniew Brzeziński : « Ce n’est plus l’État-nation qui fait le progrès mais les banques. » Il faut reformuler cette expression autrement : ce sont les banques et la guerre qui fabriquent la misère des peuples et qui tuent les identités nationales. En témoigne la parole de Sarkozy à la délégation du Conseil de transition Libyen : « Nous devons apprendre au peuple grec à vivre ». Les banques occidentales non seulement dépouillent les peuples, mais elles les humilient. Que n’avions nous pas découvert plus tôt que la Russie, la Chine, l’Iran le Brésil, l’Afrique du Sud, et l’Amérique Latine, sont des espaces humains et économiques, remplaçant l’Occident !
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    Les toits de Damas, une église et une mosquée, se côtoient paisiblement dans le crépuscule
    Le sang des victimes avec lequel les Libyens d’Al-Qaïda ont écrit sur le mur de la famille assassinée, « de Misrata nous sommes venus pour libérer la Syrie », et les décombres de Baba Amro -là où les services secrets français et britanniques ont dirigé la guerre- dessinent un tableau réunissant Al-Qaïda, les cheikhs despotiques du pétrole (qui interdisent à la femme de conduire), les bandes de mercenaires, les dirigeants occidentaux, les services secrets occidentaux, les régimes coupeurs de têtes saoudiens, et l’opportuniste qatari. Un tableau très significatif, qui ne permet pas à ceux-là de donner aux Syriens des leçons sur les droits de l’Homme ou sur la démocratie ! Mais qui impose de juger les dirigeants de l’Occident et du Golfe qui ont planifié et financé les crimes en Syrie !
    Dr Nadia KHOST | Damas, 11 mars 2012
    Article publié initialement par silviacattori.net [Traduit de l’arabe par Anis El ABED]

    Dr Nadia Khost, écrivaine syrienne — auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe — vit à Damas.
    Notes :
    [1] Le général soudanais Mohamed Ahmed Moustapha al-Dabi était le chef de la mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie.
    [2] Le Général Frenand Olive, dit Oliva-Roget, a bombardé Damas sous mandat français, le 29 mai 1945.
    [3] « Lettre ouverte à Alain Juppé sur la Syrie », d’Yves-Marie Laulan, 10 février 2012.
    http://www.laulan.fr/2012/lettre-ouverte-a-alain-juppe-sur-la-syrie
    [4] Plus de 3000 soldats et officiers tués.
    [5] Le Conseil national syrien (CNS) demande l’intervention étrangère et des armes. Créé en août, il a été lancé début octobre 2011 à Istanbul. Il est censé coordonner les opposants et leurs actions contre Bachar el-Assad, aussi bien en Syrie que dans des pays tiers. Le CNS a tout de suite était reconnu par Sarkozy, puis Cameron et Obama.
    [6] http://www.silviacattori.net/article2870.html
    (*) Voir l’article précédent : http://arretsurinfo.ch/la-syrie-sous-le-feu-des-grands-reporters-aux-ordres
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    François Hollande et Laurent Fabius reçoivent les (faux) amis de la Syrie à l’Elisée
    Source : http://www.silviacattori.net/article2975.html
    URL de cet article : http://arretsurinfo.ch/qui-est-responsable-des-crimes-en-syrie

    • https://assawra.blogspot.fr/2017/09/syrie-assad-nest-pas-la-solution-selon.html?m=1
      Syrie : Assad n’est pas la solution, selon Paris
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      Des portraits de Bachar al-Assad portés par des militants de l’ONG Reporters sans frontières le 3 mai 2013 à Paris (afp)

      La paix en Syrie ne peut pas se construire avec le président Bachar al-Assad, a estimé vendredi la France, qui tente de reprendre l’initiative sur le dossier syrien en créant un « groupe de contact » aux contours encore flous.
      Le président Bachar al-Assad « ne peut pas être la solution en Syrie » et la transition « ne va pas se faire avec lui », a estimé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian sur la radio privée RTL. « On ne peut pas construire la paix avec Assad », a-t-il dit, dans des déclarations s’inscrivant dans la ligne traditionnelle de Paris.
      Ces propos, que n’auraient pas reniés ses prédécesseurs, interviennent après que le président français Emmanuel Macron eut affirmé peu après son arrivée au pouvoir avoir fait un « aggiornamento » sur la Syrie. En juin, M. Macron avait affirmé qu’il ne voyait pas de « successeur légitime » à Bachar al-Assad, choquant l’opposition syrienne dont Paris était un des principaux soutiens depuis le début de la guerre en 2011.
      M. Macron a réaffirmé à maintes reprises que la lutte contre le terrorisme était sa priorité en Syrie, et qu’il ne faisait pas du départ d’Assad un préalable à toute négociation. Ce virage avait en réalité été pris sous la présidence de François Hollande, après les attentats de Paris en 2015, préparés depuis la Syrie.
      M. Macron, qui veut faire « revenir la France dans le jeu » et revendique un dialogue « pragmatique » avec la Russie, alliée de Damas, pour avancer sur le dossier syrien, a également annoncé au début de l’été la création d’un nouveau « groupe de contact » pour relancer le processus de paix au point mort.
      « La solution, c’est de trouver avec l’ensemble des acteurs un calendrier de transition politique qui permettra d’aboutir à une nouvelle constitution et des élections », a précisé son chef de la diplomatie sur RTL.
      Une feuille de route pour la transition en Syrie a été adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU fin 2015, et c’est sur cette base que des négociations ont été lancées en 2016 à Genève entre le régime et l’opposition syrienne, sans aucune avancée pour le moment.
      Depuis l’annonce de son initiative, Paris est resté très évasif sur la composition du groupe de contact, et notamment sur le fait de savoir si l’Iran, soutien majeur du régime syrien, en ferait partie.
      « Sans l’Iran, autant aller au cinéma », résume une source diplomatique. « Mais en même temps, l’Iran est un chiffon rouge pour l’Amérique de Trump ».
      Selon une autre source diplomatique, ce groupe de contact s’organiserait en fait autour du « P5 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité) et associerait les puissances régionales dans « plusieurs formats de discussion ».
      Depuis 2011, de nombreux groupes, de nombreux formats ont été constitués pour tenter de résoudre le conflit. En 2015, un Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) avait été constitué et pour la première fois il regroupait tous les protagonistes du dossier, dont l’Iran.
      Le groupe s’était délité après l’offensive meurtrière du régime et de son allié russe pour reprendre Alep fin 2016.
      Le conflit en Syrie a fait plus de 320.000 morts et des millions de réfugiés.
      Publié il y a Yesterday par Assawra
      Libellés : France Syrie

    • http://www.fr.awdnews.com/index/nom-de-lutte-contre-terrorismeles-etats-unis-ont-lintention-de-saisir-pe

      Au nom de la lutte contre le terrorisme,les Etats-Unis ont l’intention de saisir le pétrole syrien
      1 septembre 2017
      http://www.fr.awdnews.com/index/wp-content/uploads/2017/09/ob_750ccc_petrole.jpg

      Alors que l’Armée arabe syrienne (AAS) progresse vers Deir Ezzor, les Forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis (FDS), composées pour la plupart de Kurdes syriens, ont commencé à préparer une offensive militaire sur la ville syrienne afin d’empêcher les forces gouvernementales de rétablir le contrôle militaire sur ce territoire riche en pétrole.

      Malgré toutes les promesses selon lesquelles les États-Unis n’ont pas l’intention d’étendre leur présence en Syrie après la défaite de l’EI, Washington continue d’augmenter le nombre de militaires étatsuniens et d’établir de nouvelles bases en Syrie.

      Hier, Gulf News a rapporté que la coalition dirigée par les États-Unis avait déposé une équipe d’élite dans l’est de la province de Deir Ezzor. Selon de nombreux experts, son objectif premier est de recueillir des renseignements et de préparer le terrain pour l’offensive des FDS à Deir Ezzor.

      Ahmed Abu Khawla, un représentant des FDS, en est la preuve. Khawla a déclaré que les FDS pourraient commencer leur assaut sur Deir Ezzor « dans quelques semaines » en parallèle avec une bataille continue pour la ville voisine de Raqqa. M. Khawla a également ajouté que tous les plans militaires étaient tout à fait prêts.

      D’ailleurs, selon des sources proches des FDS, les forces soutenues par les Etats-Unis ont l’intention de mener l’assaut à partir de la province d’Al-Hasakah, où les troupes des forces spéciales étatsuniennes sont placées.

      Considérant que les États-Unis et la coalition ont illégalement envahi le territoire syrien, il n’ y a qu’un seul moyen pour Washington de rester en Syrie – d’établir un contrôle total sur Deir Ezzor. Dans ce cas-ci, les États-Unis sont aidés par les Kurdes, qui sont également intéressés à s’emparer des champs de pétrole.

      A son tour, Talal Silo, porte-parole des FDS, a déclaré que Washington avait « une politique stratégique pour les décennies à venir ».

      De toute évidence, il est peu probable que les actions étatsuniennes en Syrie soient limitées à la lutte contre l’EI. Peut-être, il ne s’agit-il que d’une partie du plan de destruction des infrastructures urbaines et de renversement du gouvernement d’Assad en Syrie. Il est maintenant extrêmement important pour l’AAS de ne pas laisser les forces soutenues par les Etats-Unis prendre l’initiative à Deir Ezzor. L’avenir du pays et de l’équation géopolitique stratégique dépendra de qui contrôlera la région stratégique de la Syrie riche en pétrole.

    • Réalité ou mystification ? NRobin
      http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php
      http://www.lepoint.fr/images/2014/02/19/syrie-armes-chimiques-rapport-mit-attaque-ghouta-b-2441988-jpg_2097230_660x281.JPG
      Actualité International
      Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
      Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.
      PAR ARMIN AREFI
      Modifié le 19/02/2014 à 14:25 - Publié le 19/02/2014 à 13:19 | Le Point.fr
      Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration.
      Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration. © AFP/ Sana
      L’incident est passé relativement inaperçu. Le 4 février dernier, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius est invité par l’école de commerce Essec à s’exprimer sur le dossier syrien. Lors de la séance de questions, un jeune homme se présentant comme journaliste indépendant pour l’Agence Info libre interroge le ministre sur un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) selon lequel, affirme le journaliste, « Bachar el-Assad ne serait pas à l’origine de l’attaque chimique de la Ghouta », survenue le 21 août dernier dans cette banlieue de Damas, faisant des centaines de morts, dont de nombreux civils.
      « Pouvez-vous aujourd’hui devant cette assemblée reconnaître que vous vous êtes trompés sur cette situation et présenter vos excuses ? » demande alors le jeune homme. « Certainement pas », répond Laurent Fabius. L’auditoire s’esclaffe de rire. « Il y a eu une enquête des Nations unies qui ont diligenté beaucoup d’experts et qui ont établi de la façon la plus ferme qu’il y avait eu un massacre chimique (...) qui trouvait son origine dans les gens du régime », souligne le ministre des Affaires étrangères.
      « Mensonges » de Fabius
      Très vite, la vidéo de la scène se répand comme trainée de poudre sur la Toile, présentée comme la « question qui tue d’un journaliste courageux à Laurent Fabius », accusé de « mentir » sur l’attaque au gaz attribuée à Bachar el-Assad. Ces accusations ne sont pas tout à fait sans fondement. Car si le rapport final de l’ONU sur l’attaque, remis le 12 décembre dernier, confirme l’existence de « preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants », dans la région de la Ghouta, il n’accuse nullement le régime syrien, encore moins les rebelles, les inspecteurs onusiens n’étant pas mandatés pour le faire.
      Bachar el-Assad est en revanche incriminé par deux synthèses des services de renseignements américains et français, publiées respectivement le 30 août et le 3 septembre 2013, pour ainsi justifier publiquement des frappes occidentales à venir. « La simultanéité de l’attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède », assure encore aujourd’hui Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la recherche stratégique.