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  • Marcel Proust soudoyait des titres de presse pour de bonnes critiques
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    Hi, hi hi, bravo l’artiste... les moyens ont certainement changé, mais pas la méthode ;-)

    Proust écrit ainsi à son éditeur Louis Brun, chez Grasset, pour lui demander de dactylographier un mot, « afin qu’il n’y ait aucune trace de mon écriture » et ainsi l’éloigner « de tout ce qui pourrait relier à cet échange d’argent ». Tel un vulgaire acheteur de critiques positives sur Amazon, Proust aurait manigancé depuis son chez-lui, en laissant à l’éditeur le soin de transmettre l’argent avant « bien sûr, de le rembourser intégralement ».

    Pire encore, les lettres font apparaître les différents montants versés : 300 francs pour Le Figaro et une mention positive en Une, ou 660 francs pour une critique enjouée, rédigée par un de ses amis, bien sûr, sur la première page du Journal des Débats. Des sommes conséquentes, que l’écrivain n’hésitait pas à débourser malgré tout. Pour s’assurer que tout ce qui concernait son livre était de bon aloi, Proust transmettait même une base sur laquelle la critique devait être écrite, un texte signé par son ami le peintre Jacques Émile-Blanche.

    Proust proposait même quelques formules bien choisies, qu’un attaché de presse studieux n’aurait pas reniées : La Recherche du Temps perdu « chasse comme un coup de vent les vapeurs soporifiques », tandis que les écrits de Marcel Proust « sont presque trop lumineux pour le regard », tout simplement.

    https://seenthis.net/messages/633692 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier