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  • Le déplacement de caractères
    La biologie évolutive a longtemps présenté un caractère Panglossien, tout est au mieux dans le meilleur de mondes. En fait, toute morphologie était considérée comme une adaptation dont on rendait compte à l’envers. Puisque qu’elle était là, c’est qu’elle avait forcément un rôle.
    Mais les études ont peu à peu nuancées ces propos conquérants et de nombreuses exceptions sont apparues. Certes, la morphologie, la couleur et les traits comportementaux s’avèrent efficace dans un environnement donné mais la plupart des recherches montraient que les espèces n’évoluaient pas seules. Un caractère biologique dérive de l’expression d’une hérédité. Et justement, ces caractères changent.
    On nomme cela le déplacement ou le relâchement de caractères. Mais sait-on que ces modifications résultent bien souvent de la simple présence des autres. L’écologie évolutive nous démontre combien chaque espèce est interdépendante des autres. Bien plus encore, c’est la présence des autres espèces qui entraîne le changement, la transformation des espèces. Une incroyable évolution se dessine chez les salamandres et les pinsons, et chrysopes et poissons-volants vont jouer les perturbateurs d’une théorie qui ronronnait. Car c’est l’association des déplacements reproducteurs et écologique qui fonde la spéciation, la formation de nouvelles espèces.
    Et parfois, il suffit de très peu de choses pour réaliser un tel bouleversement des anatomies.
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    #biologie #radio


  • 8 avril 2019 La biodiversité de Guyane
    Le vaste plateau amazonien garde tellement de secrets biologiques que les chercheurs ne connaissent pas encore. Et cependant, plus de 381 espèces nouvelles ont été identifiées entre 2014 et 2015. Un oiseau, 20 mammifères, 32 grenouilles, 93 poissons ont depuis rejoints l’inventaire initial.
    Bien sûr, nous allons parler de la Guyane pour son exploitation aurifère, évoquer le massacre à la tronçonneuse de la forêt primitive, raconter l’histoire et les luttes sociales qui se poursuivent, parler de la détresse humaine des amérindiens et des pauvres. Jamais les multinationales n’ont favorisée le développement des peuples ni leur libération prétendument économique.
    Alors, l’avenir de l’Amazonie est bien noir. Devant les méfaits du capitalisme et les destructions de leur culture, le taux de suicide des indiens est 10 à 20 fois supérieur au reste de la population. Pourtant la faune incroyable qui survit encore démontre combien la richesse du monde est ailleurs. Une diversité inouïe existe dans d’inextricables réseaux de faune et de flore. Cette immensité biologique reste fragile et convoitée. Que dire du regard de l’atèle à face rouge devant les bulldozers ? Comment peut-il savoir qu’il existe un danger capable de le tuer sans le voir, sans même savoir qu’il existe. La Guyane aujourd’hui est un immense trésor de vie à protéger.
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons_sc/60_8avril2019.mp3


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    #biologie #Guyane #radio