• Le déplacement de caractères
    La biologie évolutive a longtemps présenté un caractère Panglossien, tout est au mieux dans le meilleur de mondes. En fait, toute morphologie était considérée comme une adaptation dont on rendait compte à l’envers. Puisque qu’elle était là, c’est qu’elle avait forcément un rôle.
    Mais les études ont peu à peu nuancées ces propos conquérants et de nombreuses exceptions sont apparues. Certes, la morphologie, la couleur et les traits comportementaux s’avèrent efficace dans un environnement donné mais la plupart des recherches montraient que les espèces n’évoluaient pas seules. Un caractère biologique dérive de l’expression d’une hérédité. Et justement, ces caractères changent.
    On nomme cela le déplacement ou le relâchement de caractères. Mais sait-on que ces modifications résultent bien souvent de la simple présence des autres. L’écologie évolutive nous démontre combien chaque espèce est interdépendante des autres. Bien plus encore, c’est la présence des autres espèces qui entraîne le changement, la transformation des espèces. Une incroyable évolution se dessine chez les salamandres et les pinsons, et chrysopes et poissons-volants vont jouer les perturbateurs d’une théorie qui ronronnait. Car c’est l’association des déplacements reproducteurs et écologique qui fonde la spéciation, la formation de nouvelles espèces.
    Et parfois, il suffit de très peu de choses pour réaliser un tel bouleversement des anatomies.
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