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    Election présidentielle française : l’intrus et l’ovni
    Par Jean Bricmont
    17 avr. 2017
    https://cdni.rt.com/french/images/2017.04/article/58f4a895c4618828498b4614.jpg
    François Asselineau, président du parti UPR et candidat à l’élection présidentielle française de 2017
    Le parti de François Asselineau, l’Union Populaire Républicaine, peut espérer un bel avenir après cette élection française, qui subit « l’intrusion » de la question européenne, juge l’essayiste Jean Bricmont.

    Il y a un intrus dans l’élection présidentielle française, la question européenne, et un ovni, Francois Asselineau, président de l’Union populaire républicaine dont le programme se fonde avant tout sur la « triple sortie » de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

    La question européenne fait surface parce que les Français, comme les autres peuples européens, se rendent compte petit à petit qu’ils vivent dans un autre pays que le leur, à savoir en « Europe ». La grande force de la « construction européenne » est d’être restée jusque récemment relativement invisible aux yeux des citoyens des divers pays européens. Mais la crise grecque et la crise des migrants ont forcé les citoyens européens à se rendre compte qu’ils étaient gouvernés, en ce qui concerne les grandes orientations, par des entités non élues, comme la Commission européenne ou la Cour de justice de l’Union européenne. De plus, toute la politique économique des gouvernements européens est déterminée par le caractère commun de la monnaie, l’euro, et par les traités de libre échange.

    Le libre échange entre pays de même niveau de développement ne pose pas les mêmes problèmes que le libre échange généralisé imposé par les traités européens

    Le problème de l’euro est simple : avant son introduction les monnaies des différents pays ont évolué dans des directions assez constantes, en dehors des fluctuations boursières : par exemple, le mark allemand augmentait sa valeur par rapport aux monnaies des pays du sud, et cela non pas de quelques pourcents, mais par des facteurs 3 ou 4 au cours des décennies. L’introduction de l’euro signifiait qu’on allait arrêter ces évolutions par une décision politique, dans des économies qui restaient néanmoins soumises aux « lois du marché ». Or ces évolutions étaient en partie la conséquence des lois du marché et reflétaient les différences de compétitivité ou d’efficacité des différents pays.

    Comment allait-on accomplir le miracle consistant à abolir les divergences entre monnaies ? On pouvait soit construire un véritable super-état européen, avec transferts entre régions riches et pauvres, soit faire en sorte que les différences entre pays s’estompent. Mais la crise grecque a montré que la première solution était politiquement inacceptable aux yeux des Allemands et des citoyens d’autres pays du Nord. La deuxième solution suppose ce qu’on appelle les politiques d’austérité : si on veut rendre une économie plus compétitive sans en laisser fluctuer la monnaie, il faut baisser les salaires directs et indirects. Mais les deux méthodes n’ont pas les mêmes effets, parce qu’une dévaluation progressive de la monnaie est une forme de protectionnisme économique, qui peut stimuler la production intérieure, tandis que les politiques d’austérité peuvent avoir un effet déflationniste.

    Si l’Union européenne disparaissait demain, pourquoi l’Allemagne attaquerait-elle la France, puissance nucléaire ?

    Les traités de libre échange, qui interdisent toute limitation aux délocalisations, non seulement en Europe mais même en dehors de l’Europe (voir l’Article 63 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne : Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers sont interdites), ainsi que la libre circulation des travailleurs à l’intérieur de l’Europe posent un autre problème. Le libre échange entre pays de même niveau de développement ne pose pas les mêmes problèmes que le libre échange généralisé imposé par les traités européens, parce qu’il met en concurrence directe des travailleurs relativement bien payés ici et d’autres qui le sont très mal.

    Cette situation crée une nouvelle sorte de lutte des classes entre ceux qui bénéficient à la fois d’un emploi stable et bien payé et de l’afflux de biens et de travailleurs à bas coût et ceux qui sont mis en concurrence la plus directe possible avec ces producteurs de biens et ces travailleurs. Il est plus facile de voir la mondialisation comme étant heureuse quand on est notaire, fonctionnaire ou professeur d’université que lorsqu’on est plombier, paysan, restaurateur ou femme de ménage.

    Cela n’a aucun sens de « sortir des traités » comme le propose Mélenchon

    La gauche, qui est en fait dominée par des intellectuels, a accepté cette « mondialisation heureuse » au nom de slogans trompeurs sur la paix, l’antiracisme ou l’internationalisme. Mais il n’y a rien de raciste ou de nationaliste à vouloir une forme de protectionnisme économique ou de souveraineté nationale, à moins de considérer tous les pays indépendants du monde (en dehors de l’Europe) comme racistes.

    Pour ce qui est de la paix, elle dépend avant tout d’un équilibre des forces. Si l’Union Européenne disparaissait demain, pourquoi l’Allemagne attaquerait-elle la France, puissance nucléaire, ou l’inverse ? Par ailleurs, que ce soit dans les guerres coloniales ou dans les guerres humanitaires récentes, divers pays européens ont participé à des guerres en dehors de l’Europe. L’Union Européenne, liée à l’OTAN, pousse constamment à la confrontation avec la Russie.

    Le mécontentement face à l’Union européenne s’est d’abord exprimé surtout à droite, à travers le Front national, puis à gauche, d’abord avec le référendum de 2005, et aujourd’hui avec le mouvement des « insoumis ». On a longtemps parlé de « changer l’Europe » et plus récemment, de « renégocier les traités ». Mais, et c’est là que l’on voit que ces traités représentent une véritable perte de souveraineté nationale, ils ne peuvent être modifiés qu’avec l’accord unanime des Etats membres. La situation est radicalement différente de ce qui se passe dans des contrats privés entre deux parties ou des traités bilatéraux entre Etats souverains.

    C’est là qu’intervient notre ovni, Francois Asselineau : avec une maîtrise spectaculaire des dossiers, une connaissance approfondie de l’histoire et de la géo-politique, il rappelle à tout le monde que cette renégociation des traités est simplement impossible. Imagine-t-on la Pologne par exemple accepter une modification des règles européennes qui permettrait de limiter soit les délocalisations vers ce pays, soit la possibilité pour les Polonais de venir proposer leurs services à bas coût en France ?

    Si l’UPR ne se décourage pas après le premier tour, probablement décevant, elle gardera un bel avenir devant elle

    De plus, cela n’a aucun sens de « sortir des traités » comme le propose Mélenchon dans son plan B. On renégocie des traités (c’est son plan A, qui ne peut pas marcher) ou on dénonce des traités, ce qui revient à sortir de l’Union européenne, mais que veut dire « sortir des traités » ? Ne pas les respecter ? Mais cela revient à s’attirer des sanctions qui, si elles sont à leur tour rejetées, amènent à la sortie de l’Union Européenne.

    En fin de compte, il n’y a que deux solutions : on reste dans l’Union européenne et on en accepte les règles ou on en sort en invoquant l’article 50, qui permet cette sortie, comme viennent de le faire les Britanniques. Le grand mérite d’Asselineau est d’avoir mis cette évidence sur la table.

    Il est néanmoins évident qu’Asselineau ne sera pas élu. Si la campagne durait six mois, les choses seraient différentes, mais un candidat qui a été totalement ignoré des grands médias pendant les dix années d’existence de son parti et dont les idées sont encore tournées en ridicule par la plupart des journalistes ne peut pas espérer faire un score électoral spectaculaire.

    De plus, des décennies d’endoctrinement sur la nécessité et le caractère irréversible de la construction européenne risquent de faire élire le plus européiste de tous les candidats, Emmanuel Macron.

    Mais cette élection aura au moins le mérite d’avoir mis la question européenne au centre des débats. Si les votes « euro-sceptiques » (en gros, ceux pour Le Pen, Dupont-Aignan, Asselineau et une partie des votes pour Mélenchon et Fillon) totalisent un bon score, les instances européennes seront dans une impasse : en effet, soit elles reculent et se mettent d’accord pour démanteler pacifiquement l’euro, ce qui serait une façon de sortir temporairement de la crise, ou elles ignorent les mesures protectionnistes que certains pays pourraient prendre (les traités sont déjà violés de différentes façons : voir à ce sujet le livre de Coralie Delaume et David Cayla, La Fin de l’Union européenne, Edition Michalon, 2017), mais alors que devient leur rêve de construction d’un état supra-national ? Soit elles vont de l’avant vers un tel état, mais elles se heurteront alors à la colère des peuples. Soit encore, ce qui est le plus probable, elles font du sur place et aucun problème ne sera réglé.

    Quoi qu’il en soit, elles resteront confrontées au problème fondamental de leur construction : en l’absence d’un sentiment collectif d’appartenance à un « peuple européen », qui n’existe simplement pas, la construction européenne ne peut qu’être une construction élitiste et bureaucratique qui rencontrera de plus en plus d’opposition.

    Si l’UPR ne se décourage pas après le premier tour, probablement décevant, elle gardera un bel avenir devant elle.

    Du même auteur : Le monde à l’envers
    https://francais.rt.com/opinions/33290-monde-envers

    Tous les articles de cet auteur :
    https://francais.rt.com/opinions/auteurs/jean-bricmont


  • Notre Dame de Paris : qui a allumé le feu ?
    https://lundi.am/Notre-Dame-de-Paris-qui-a-allume-le-feu

    4 hypothèses

    #17_juin

    / #Avec_une_grosse_photo_en_haut, #Positions, #Littérature, #2

    « https://www.youtube.com/watch?time_continue=760&v=Fb9vp3qa1pg

     »
    « https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/l-ancien-architecte-en-chef-de-81336 »
    « https://www.europe-israel.org/2019/04/incendie-de-notre-dame-un-expert-doute-de-la-these-de-laccident-il-fa »
    « https://francais.rt.com/international/61088-esplanade-mosquees-jerusalem-victime-d-incendie »
    « http://www.letribunaldunet.fr/tv/notre-dame-de-paris-cette-etrange-coincidence-avec-une-emission-de-n »
    « https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/l-homme-arrete-a-la-cathedrale-de-new-york-avec-de-l-essence-projetait- »
    « http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/parodie/article/les-drones-sur-les-centrales-c-est-160823#commentaires »
    « https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/le-mysterieux-envol-des-150-204707 »
    « https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/parodie/article/notre-dame-dieu-est-sacrement-en-214354 »
    « https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/19/notre-dame-le-gouvernement-a-t-il-interdit-aux-architectes-des-monuments- »
    « https://www.amc-archi.com/photos/l-ile-de-la-cite-a-paris-revue-par-dominique-perrault,6162/projet-de-dominique-perrault-p.1 »
    « http://avcparcours1combattant.over-blog.com/2019/04/l-incendie-de-notre-dame-tombe-a-pic-pour-realiser »
    «  https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/57451155_614702202326996_612323626145808384_n.jpg?_nc_cat=102&_nc_eui2=AeHQgLbJDjpt4Rc25l7xV5IAy2V83bwk04hTI0W8tzSgyGlIad79dsXVw61cq9rHjqdJfo5n6ARNVXSJvraII70p1mpetEIlhJfOaugJhP2-YA&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&oh=fa826c7c50ef12a5f3c156bb786e0db2&oe=5D370D18  »
    « http://www.panamza.com/190419-notre-dame-exceptionnellement »
    « https://web.archive.org/web/20190415184121/http:/www.tours-notre-dame-de-paris.fr »
    « https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/23/pourquoi-les-tours-de-notre-dame-ont-elles-ferme-plus-tot-le-jour-de-l-in »
    « http://www.gillesclement.com/fichiers/_communique_02518_macron-et-son-crepuscule-3.pdf »
    « http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/emmanuel-macron-et-son-harcelement-191829 »
    « https://www.youtube.com/watch?v=zjs80ynE5hE
     »


  • L’Equateur retire l’asile à Julian Assange, la police britannique l’arrête dans l’ambassade (VIDEO) — RT en français
    https://francais.rt.com/international/60877-equateur-retire-asile-julian-assange-police-britannique-arrete-am
    https://www.youtube.com/watch?v=7Z00wtysST4

    Le lanceur d’alerte Julian Assange, réfugié depuis près de sept ans dans l’ambassade d’Equateur à Londres, a été arrêté ce 11 avril par la police britannique après que Quito a révoqué son asile.

    #WikiLeaks

    https://seenthis.net/messages/773800 via Loutre


  • Interdit d’interdire !
    L’antisionisme et l’antisémitisme excellemment expliqués par Rony Brauman et Michèle Sibony chez Taddéï.
    Très bonne question de Michèle Sibony : « Qu’est-ce qui produit l’antisémitisme en France ? »
    NRobin

    https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/59319-interdit-d-interdire-antisionisme-est-il-antisemitisme-comme-les-

    Interdit d’interdire : L’antisionisme est-il un antisémitisme comme les autres ?

    Frédéric Taddeï reçoit Rony Brauman, Aurélien Enthoven, Georges-Elia Sarfati, Martine Gozlan et Michèle Sibony

    Avec Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontières, Aurélien Enthoven, youtubeur, Georges-Elia Sarfati, professeur des universités, psychanalyste, Martine Gozlan, rédactrice en chef à Marianne et écrivain ainsi que Michèle Sibony, ancienne vice-présidente de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

    • Je viens de voir qu’Aurélien Enthoven est le fils de Carla Bruni !
      Je comprends mieux ses positions ! NRobin

      Aurélien Enthoven, né le 21 juillet 2001, est un vidéaste et militant politique français.

      Fils de Carla Bruni et Raphaël Enthoven, il est connu pour sa chaîne YouTube, M - Gigantoraptor, qui traite principalement des dinosaures, des animaux et de la théorie de l’évolution. Il milite par ailleurs à l’Union populaire républicaine...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lien_Enthoven



  • RT France / Interdit d’interdire

    Interdit d’interdire

    La crise vénézuélienne : le débat

    Frédéric Taddeï reçoit Gabriel Giménez-Roche, économiste, Renaud Girard, géopoliticien, Maurice Lemoine, journalist et Romain Migus, sociologue et journaliste

    https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/58600-interdit-d-interdire-crise-venezuelienne-le-debat

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Lemoine

    https://www.wikiberal.org/wiki/Gabriel_Gim%C3%A9nez-Roche

    https://www.les-crises.fr/coup-detat-en-cours-au-venezuela-par-romain-migus

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaud_Girard


  • Gilets Jaunes / Témoignage de la mère d’un jeune mutilé NRobin

    https://francais.rt.com/france/58184-vos-sbires-mutilent-nos-jeunes-mere-gilet-jaune-eborgne-rennes-in

    « Vos sbires mutilent nos jeunes » : la mère d’un Gilet jaune éborgné interpelle Macron (VIDEO)

    20 janv. 2019
    « Vos sbires mutilent nos jeunes » : la mère d’un Gilet jaune éborgné interpelle Macron (VIDEO)© POOL Source : Reuters
    Emmanuel Macron (image d’illustration).

    Depuis le hall de l’hôpital où est pris en charge son fils, grièvement blessé à Rennes lors de l’acte 10 des Gilets jaunes, une enseignante bretonne s’est adressée au président de la République. La vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux.

    Une internaute, qui se présente comme la sœur d’un manifestant grièvement blessé à l’œil lors de l’acte 10 des Gilets jaunes à Rennes, a publié sur Facebook une vidéo tournée très tôt dans la matinée de ce 20 janvier, depuis le hall d’un hôpital. Elle explique avoir filmé sa mère, Marie-Laure Leroy, qui, pendant près de six minutes, interpelle le chef de l’Etat sur les violences subies ces dernières semaines par les Gilets jaunes.

    Le fils de cette dernière a été opéré après la manifestation du 19 janvier, après avoir reçu un éclat de grenade lacrymogène, selon Ouest-France, qui écrit que le Gilet jaune aurait « perdu son œil », information que n’a pas voulu confirmer la préfecture. L’auteur de la vidéo diffusée sur Facebook affirme pour sa part : « Mon frère [...] s’en sort "par chance" (je pense à toutes les autres victimes de cette violence disproportionnée) avec la perte de son œil gauche. »

    Monsieur Macron, pendant que vous faites le malin [...] vos sbires mutilent nos jeunes [et] agressent des personnes âgées.

    Marie-Laure Leroy explique être professeur de lettres et exercer en Bretagne. Choquée par le sort de son fils, elle n’hésite pas à critiquer ouvertement Emmanuel Macron, dont elle juge le comportement inapproprié dans le contexte actuel. « Monsieur Macron, pendant que vous faites le malin en bras de chemise dans les gymnases, pendant des heures, en soliloquant [...] vos sbires mutilent nos jeunes [et] agressent des personnes âgées », déclare-t-elle après avoir relaté les faits qui lui ont été rapportés concernant les blessures de son fils.

    L’enseignante affirme par ailleurs être consciente de sortir du devoir de réserve qui lui incombe en tant que fonctionnaire. De fait, elle n’hésite pas à multiplier les allusions aux récents propos de Luc Ferry, ancien ministre de l’Education qui appelait les forces de l’ordre à se servir « de leurs armes une bonne fois » contre les Gilets jaunes, ou encore à ceux de Christophe Castaner, actuel ministre de l’Intérieur, qui avait nié tout cas de violence policière contre des manifestants.

    « Mon crime, s’il y a crime, n’est pas pire que celui d’un ancien ministre de l’Education nationale qui appelle au meurtre sur les ondes, [il] n’est pas pire que celui de quelqu’un qui s’obstine à considérer que ni les gendarmes, ni les CRS, ni les gens de la BAC, n’attaquent sans être agressés », affirme la mère de famille.

    Il serait digne [...] de finir par présenter ses excuses aux familles, et peut-être de rendre visite aux gens qui ont été blessés

    Plusieurs fois, Marie-Laure Leroy explique assumer ses propos, rappelant même à son interlocuteur qu’elle ne se cache pas : « Vous n’aurez aucun mal à me retrouver puisque j’ai donné mon nom. » Ironie du sort pour le destinataire de cette phrase qui, au mois de juillet dernier, lançait lui-même à ses détracteurs, dans le cadre de l’affaire Benalla : « Qu’ils viennent le chercher. »

    Affirmant être solidaire des autres Gilets jaunes blessés, Marie-Laure Leroy se dit écœurée par l’attitude du chef de l’Etat. « Monsieur Macron [...] vous n’êtes ni digne de ma colère, ni digne de ma haine », affirme-t-elle par exemple, avant de lancer une suggestion directement adressée au président de la République : « Il serait digne, de la part de quelqu’un qui dirige un pays, de finir par présenter ses excuses aux familles, et peut-être de rendre visite aux gens qui ont été blessés. »

    Selon les chiffres de la préfecture pour l’acte 10 du mouvement à Rennes, transmis le soir du 19 janvier à Ouest-France, 16 personnes ont été blessées au cours de la manifestation, dont 10 manifestants et six membres des forces de l’ordre. Le rassemblement a en effet été émaillé de heurts entre police et Gilets jaunes.

    Le témoignage de Marie-Laure Leroy a été relié par le journaliste indépendant David Dufresnes, qui répertorie sur Twitter les cas de violences policières et les signale au ministère de l’Intérieur, à une vidéo réalisée le 19 janvier à Rennes. Sur ces images, on voit une grenade lacrymogène éclater, puis un homme hurler de douleur en se tenant le visage.

    Lire aussi : Le gouvernement exclut l’idée d’abandonner l’usage des LBD dans les manifestations


  • Syrie / Un débat d’une toute autre nature sur la Syrie mais il aura fallu attendre la fin de la guerre civile !

    Le grand absent dans le débat : Israël et le Golan ! NRobin

    Interdit d’interdire : Comment la guerre en Syrie va-t-elle se terminer ? — RT en français

    https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/57910-interdit-d-interdire-comment-guerre-syrie-va-se-terminer

    Interdit d’interdire : Comment la guerre en Syrie va-t-elle se terminer ?

    14 janv. 2019, 19:08

    Frédéric Taddeï reçoit Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontières, Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, Frédéric Pichon, historien et spécialiste de la Syrie


  • Avec un peu de retard...
    L’excellent discours de Lavrov à l’ONU.
    Sergueï Lavrov est à la tribune lors de la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU
    https://www.youtube.com/watch?v=mqHpC6cKSEg&feature=youtu.be


    NRobin

    https://francais.rt.com/international/54267-lavrov-onu-il-faut-aider-syriens-sans-appliquer-politique-deux-po
    Lavrov à l’ONU : « Il faut aider les Syriens sans appliquer la politique du deux poids deux mesures »

    28 sept. 2018, 20:14

    Devant la 73e Assemblée générale des Nations unies, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a notamment évoqué la situation en Syrie, en Ukraine et en Palestine.
    https://youtu.be/mqHpC6cKSEg

    Devant la 73e Assemblée générale des Nations unies, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a évoqué la situation en Syrie. Il a notamment appelé à se concentrer sur la reconstruction syrienne : « L’idée aujourd’hui est de rétablir les infrastructures et de reconstruire le pays afin de permettre le retour des millions de réfugiés qui ont fui la Syrie. C’est ce qui devrait être la priorité des efforts internationaux. » « Il faut aider les Syriens sans appliquer la politique du deux poids deux mesures », a-t-il ajouté.

    Le chef de la diplomatie russe est également revenu sur les frappes aériennes occidentales menées en Syrie le 14 avril dernier, justifiées selon lui par « un prétexte totalement absurde », dressant un parallèle avec les « faux prétextes qui ont permis de recourir à la force » en Yougoslavie, en 1999, en Irak, en 2003, ou encore en Libye, en 2011. Et de poursuivre : « Le conflit en Syrie dure depuis sept ans. On a essayé de renverser un régime légitime en s’appuyant sur des extrémistes ce qui a presque conduit à l’émergence d’un califat terroriste dans ce pays. » Il a ensuite loué les mesures prises dans le cadre du processus d’Astana, affirmant qu’elles avaient empêché « la réalisation d’un tel scénario destructeur ».
    https://youtu.be/Shovtte3_YU
    « Kiev semble vouloir imposer des solutions militaires »

    Sergueï Lavrov s’est par ailleurs inquiété de constater qu’en Ukraine « le radicalisme, le nationalisme, ainsi que le néo-fascisme connaissent un essor ».

    « Des criminels de guerre sont proclamés héros alors qu’ils avaient combattu sous la bannière SS et c’est là l’un des facteurs de la perpétuation de ce conflit ukrainien », a-t-il jugé.

    « La seule façon de sortir de ce conflit est de réaliser pleinement les mesures du processus de Minsk [...] mais au lieu de mettre en œuvre ces accords, au lieu de dialoguer avec Donetsk et Lougansk, Kiev semble vouloir imposer des solutions militaires et se berce d’illusions », a-t-il déploré. « Ceux qui souhaitent appuyer les autorités de Kiev doivent les obliger à cesser le blocus du Donbass et la discrimination qui pèse sur les minorités dans ce pays sur le territoire entier de l’Ukraine », a-t-il ajouté.
    « Garantir une paix pérenne tant pour Israël que pour la Palestine »

    Abordant la question palestinienne, Sergueï Lavrov a considéré « qu’il fallait trouver des solutions mutuellement acceptables entre les parties [...] pour garantir une paix pérenne tant pour Israël que pour la Palestine ».

    « La primauté du droit semble aujourd’hui supplantée [...] par l’ordre mondial fondé sur des règles [...] qui sont élaborées dans le cadre d’un opportunisme politique évident, manifeste », a encore regretté le chef de la diplomatie russe d’une façon plus générale. « Des accusations sans fondement sont proférées contre tel ou tel pays, on essaie d’ébranler, de renverser, des gouvernements démocratiquement élus », a-t-il dénoncé. « D’autres pays sont menacés de représailles lorsqu’ils choisissent leurs propres partenaires alliés », a-t-il encore souligné.

    Le ministre russe des Affaires étrangères a aussi jugé que « les agressions [étaient] également de plus en plus nombreuses contre les institutions internationales ». « On essaie de privatiser leur structure administrative en leur donnant des droits ou des prérogatives qui normalement relèvent des organes inter-gouvernementaux », a-t-il ajouté.

    Lire aussi : La 73e assemblée générale de l’ONU se poursuit à New-York
    https://francais.rt.com/international/54133-73eme-assemblee-generale-onu-debute-new-york


  • Ce Soir où Jamais est de retour. Enfin ! Merci Poutine ! NRobin

    Interdit d’interdire Culture : numéro 12 — RT en français

    Dans l’émission de Frédéric Taddéï sur Russia Today, du 8 nov. 2018, 19h
    https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/55226-interdit-dinterdire-culture-numero-12

    Découvrez le livre d’ Ingrid Riocreux, sur les médias-mensonges et totalitaires

    A lire : « Les Marchands de nouvelles » par Ingrid Riocreux

    Frédéric Taddeï reçoit Kamel Dafri, Edgar Sekloka, Ingrid Riocreux, Noëlle Chabert et Frédéric Sojcher.

    Frédéric Taddeï reçoit le directeur du Festival Ville des Musiques du Monde, Kamel Dafri pour le 2ème prix des musiques d’ici, l’auteur, compositeur et interprète Edgar Sekloka, le professeur de Lettres moderne Ingrid Riocreux pour son livre « Les Marchands de nouvelles » aux éditions de l’Artilleur, la directrice du Musée Zadkine, Noëlle Chabert pour l’exposition « Ossip Zadkine – L’instinct de la matière » ainsi que le cinéaste et professeur à la Sorbonne Frédéric Sojcher pour son livre « Ecrire un film » aux éditions Les Impressions Nouvelles.

    https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/55226-interdit-dinterdire-culture-numero-12

    https://nouveautes-editeurs.bnf.fr/annonces.html?id_declaration=10000000439553&titre_livre=Les_
    https://nouveautes-editeurs.bnf.fr/image.html?app=NE&idImage=340971&maxlargeur=374&maxhauteur=4

    Les Marchands de nouvelles : Médias, le temps du soupçon

    Ingrid Riocreux

    Éditeur : L’Artilleur

    Prix de vente au public (TTC) : 22 €

    528 pages ; 22 x 14 cm ; broché

    Résumé : Les citoyens français, les sondages l’indiquent avec toujours plus de netteté, accordent de moins en moins de crédit aux médias. Ils les soupçonnent de mille maux : déformation des faits, oublis volontaires, choix éditoriaux contestables. D’où vient cette méfiance ? Les nouvelles technologies et l’irruption du web sous toutes ses formes, y sont-elles pour quelque chose ?
    Ou bien les médias eux-mêmes ont-ils effectivement des comportements et des façons de donner à voir le réel parfois étranges ?
    Spécialiste du langage mais aussi chroniqueuse régulière pour la magazine Causeur, Ingrid Riocreux tente dans ce livre de comprendre les origines du trouble et de savoir comment l’information va évoluer.

    Ingrid Riocreux est agrégée de grammaire et chercheur associé à l’Université Paris-Sorbonne.
    Elle est l’auteur, en 2016, d’un essai très remarqué, La Langue des medias


  • Tsahal censure un article sur l’armement par l’armée israélienne de groupes rebelles en Syrie/ 6 sept. 2018
    https://francais.rt.com/international/53739-tsahal-censure-article-annoncant-que-armee-israelienne-arme-group

    Le directeur de la publication du Jerusalem Post confirme que l’armée israélienne a exigé et obtenu, pour « des raisons évidentes de sécurité », la dépublication d’un article relatant l’aide militaire fournie par Tsahal à des rebelles en Syrie.

    L’armée israélienne a bel et bien demandé au Jerusalem Post de retirer de son site internet une information pour le moins explosive : selon le quotidien israélien, Tsahal aurait fourni des armes à des rebelles syriens.

    Lire aussi
    Un avion de combat israélien F15 en exercice, novembre 2017
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8fa12809fac2e57b8b4567.jpg
    L’armée israélienne reconnaît avoir mené plus de 200 frappes en Syrie en deux ans
    https://francais.rt.com/international/53728-armee-israelienne-admet-mene-plus-200-frappes-syrie-deux-ans

    Interrogé par RT, l’un des responsables éditoriaux du journal israélien a confirmé que l’armée était intervenue. « Le censeur militaire de l’armée nous a demandé de retirer cette partie de l’histoire », explique David Brinn, directeur de la publication du Jerusalem Post. L’article en question, toujours accessible par le cache des moteurs de recherche quelques heures après sa dépublication avant d’être entièrement supprimé, s’intitulait : « L’armée israélienne confirme : Israël a fourni des armes légères a des rebelles syriens. »

    David Brinn invoque « des raisons évidentes de sécurité » pour justifier sa dépublication. Quant à l’armée israélienne, elle se refuse pour l’heure à tout commentaire.

    Cet article, quelque peu gênant pour l’Etat hébreux, affirme que l’armée israélienne a procédé à des transferts d’argent, d’armes et de munitions à des combattants syriens basés près de la frontière syro-israélienne. Ces aides auraient été décidées dans le cadre de l’opération « Bon voisin », officiellement présentée comme une « opération d’aide humanitaire massive à la Syrie » par le gouvernement israélien et de nombreux médias.

    Au total, pas moins de sept groupes rebelles auraient reçu de l’aide militaire israélienne. L’article affirme que les militaires israéliens considéraient cette opération comme une « décision appropriée » afin d’endiguer l’influence du Hezbollah et de l’Iran dans la région, notamment en les maintenant à distance du plateau du Golan.

    Ces révélations ont eu lieu quelques jours après une autre annonce fracassante : lors d’une conférence de presse, le 4 septembre, l’armée israélienne avait annoncé qu’elle avait frappé à 202 reprises le territoire syrien depuis 2017. Selon cette déclaration, ces frappes avaient pour cibles des positions iraniennes. De l’aveu même de Tsahal, un total de 792 missiles et bombes auraient été larguées en Syrie.

    Lire aussi : Tempête diplomatique : l’ambassade du Paraguay en Israël retrouve Tel-Aviv


  • FIS/GIA même combat, pourquoi ça serait différent pour les "rebelles" jihadistes et mercenaires en Syrie ? NRobin
    https://francais.rt.com/international/53701-rebelles-armee-syrienne-libre-nexistent-plus-idleb-front-al-nosra
    « Les rebelles de l’Armée syrienne libre n’existent plus. A Idleb, c’est le Front al-Nosra » (VIDEO)
    3 sept. 2018, 21:29
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8d7a00488c7b89378b4567.jpg
    IllustratiOn : djihadistes du Hayat Tahrir al-Cham, émanation du Front al-Nosra
    Alors qu’une offensive d’envergure semble se préparer dans le nord de la Syrie, le reporter de guerre Pierre Piccinin rappelle que les « rebelles » syriens sont en réalité un conglomérat de rebelles emmenés par Fatah al-Cham, alias le Front al-Nosra.

    La tension monte à Idleb alors qu’une offensive des forces gouvernementales semble se préparer contre les djihadistes retranchés dans la ville. Pierre Piccinin, reporter de guerre et écrivain, est revenu sur le plateau de RT France sur les craintes d’une attaque chimique.

    « Jusqu’à présent, il n’a pas été possible d’identifier l’origine des attaques. Le gouvernement [de Damas] de son côté n’a pas vraiment intérêt à mener des attaques chimiques », a-t-il souligné. Et de poursuivre : « Ce serait tout simplement mettre ses alliés en difficulté au Conseil de l’ONU [...] D’un autre côté, je pense que les rebelles ont bien compris qu’une attaque chimique n’entraîne plus de ripostes de l’Occident, ou alors des ripostes très symboliques », référence référence aux frappes occidentales contre la Syrie d’avril 2018.

    Le 22 août, le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, avait brandi la menace d’une frappe américaine, prévoyant déjà une utilisation supposée d’armes chimiques par Damas dans le cadre d’opérations militaires à Idleb. Le 30 août, l’envoyé de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, s’était, lui aussi, inquiété d’un possible usage d’armes chimiques par l’armée syrienne, ainsi que par les combattants rebelles. Moscou, enfin, avait également mis en garde contre une possible mise en scène d’attaque chimique par les rebelles, qui servirait à pointer du doigt la culpabilité du gouvernement syrien et à provoquer une intervention militaire américaine.
    https://youtu.be/GGsKAUkPRtI

    Pierre Piccinin a en outre rappelé ce que recouvrait le terme de « rebelles » dans le conflit syrien, et plus précisément dans la région d’Idleb. Ça fait très longtemps que la révolution syrienne est terminée, que les rebelles de l’Armée syrienne libre n’existent plus [...] à Idleb, c’est le Front al-Nosra », a-t-il précisé. Après avoir changé de nom pour Fatah al-Cham, le Front al-Nosra a fusionné avec d’autres groupes armés islamistes pour former le Hayat Tahrir al-Cham, qui tient actuellement Idleb.

    Damas a expliqué son intention de libérer la ville d’Idleb et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a estimé que le gouvernement syrien était fondé à combattre et éliminer les groupes terroristes. « Il reste encore la tâche de liquider les foyers restants de terrorisme, avant tout dans la zone de désescalade d’Idleb », avait-t-il souligné le 31 août.

    Lire aussi : Syrie : formé par al-Qaïda, un groupe djihadiste recrute des étrangers et sévit en ce moment à Idleb


  • Dès que vous lisez " affaire Skripal", attendez-vous à lire "Armes chimiques du régime d’Assad" dans les heures qui suivent ! Deux affaires bizarrement liées ! La 1ère n’annonce rien de bon pour Damas ! NRobin
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-affaire-skripal-nouvelle-usine-a-202806
    https://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH200/7792635053_theresa-may-et-vladimir-poutine-f47e3.jpg
    Il faut avouer que la passion de la propagande occidentale pour les gaz toxiques a quelque chose de fascinant. Des attaques chimiques imaginaires du gouvernement syrien au double empoisonnement de Salisbury, la thématique accusatoire brille par sa répétition, et la mauvaise foi otanienne s’illustre par sa constance. Dans “l’affaire Skripal”, on veut donc nous faire croire que Moscou a tenté d’assassiner un ex-espion russe et sa fille sur le sol britannique. Des preuves ? Pas le moindre commencement. Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre cette tentative d’homicide. La meilleure façon de le savoir serait de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire.

    De même, les Russes ont immédiatement dit qu’ils étaient prêts à participer à une enquête internationale, mais les Britanniques n’en veulent pas. Pourquoi ? Inutile de se le demander. Faute de preuves matérielles, le dossier de l’accusation a l’épaisseur d’un papier à cigarettes. Une semaine à peine après les faits, au terme d’une pseudo-enquête, le gouvernement britannique a déclaré que la Russie était coupable. Une telle précipitation ferait rougir de honte n’importe quel service d’investigation judiciaire normalement constitué. Et elle est d’autant plus suspecte que la charge anti-russe a été orchestrée en Occident avec un acharnement qui fleure la préméditation. Il fallait traîner la Russie dans la boue. On l’a fait, avec une grossièreté sans précédent.

    Ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Serguei Skripal a été trouvé inconscient sur un banc, ainsi que sa fille, aux abords d’un centre commercial de Salisbury. Curieux procédé pour des services secrets ! L’amateurisme du “modus operandi” devrait au moins faire douter de leur implication. Et puis, qui est Skripal, au juste ? Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995, il est condamné à 13 ans de prison pour trahison en 2004 par la Russie. Au terme d’un échange d’agents de renseignement russo-américain, il obtient l’asile au Royaume-Uni en 2010. Pour quelle raison Moscou aurait supprimé ce paisible retraité ? Exilé depuis huit ans, rien ne dit qu’il ait conservé des secrets compromettants, ni qu’il ait représenté le moindre danger pour la Russie.

    Ajoutée à l’inexistence de preuves matérielles, cette absence désespérante de mobile ridiculise l’accusation occidentale. Mais rien n’y fait. Pour les Occidentaux, hurler à l’assassin vaut démonstration de culpabilité. Le problème, c’est que cette arrogance dissimule difficilement l’essentiel : Theresa May et ses collègues mentent comme des arracheurs de dents. Qui peut croire que le pouvoir russe a fait exécuter un de ses ex-agents sur le sol d’un pays-clé de l’OTAN, alors que règne un climat de tension sans précédent avec cette organisation ? Qui peut croire que cette décision, déjà invraisemblable quant à ses motifs et grossière quant à son “modus operandi”, a été prise quinze jours avant l’élection présidentielle russe ? Qui peut penser, enfin, que Moscou s’est tiré une balle dans le pied sur la scène internationale à la veille d’un succès majeur - et prévisible - de politique intérieure ?

    Véritable château de cartes, cette accusation ne tient pas une seconde. Pour en comprendre les motifs, il faut appliquer la preuve par les effets. On quitte alors le domaine des procès fumeux pour rejoindre le terrain des réalités. Malgré l’encerclement militaire dont elle fait l’objet, la Russie a conservé son sang-froid, et certains pays européens sont prêts à reprendre le dialogue avec Moscou. La provocation de Salisbury vise précisément à doucher ces velléités, à couper la Russie de l’Europe en accusant Moscou de tous les maux. La Russie mène le bal au Moyen-Orient au grand dam d’Israël et des USA. Elle n’a rien cédé sur la Crimée, définitivement retournée dans le giron de la Mère-Patrie. Les néocons qui ont investi le pouvoir à Washington entendent lui faire payer ce double affront. En diabolisant Moscou par Londres interposé, ils soudent leurs vassaux face à l’ennemi moscovite, clairement désigné dans la “Nouvelle stratégie de sécurité des Etats-Unis” de Donald Trump.

    C’est pourquoi le réquisitoire britannique a été repris en chœur par des dirigeants occidentaux empressés de s’acquitter d’une solidarité pavlovienne avec le camp du Bien. Hormis l’Autriche et une poignée de petits Etats-membres, l’Union européenne s’est mise au garde-à-vous, le petit doigt sur la couture du pantalon. Cette Europe vassalisée par les USA, mais qui se prétend ”menacée” par la Russie, a surtout montré, une fois de plus, qu’elle est un nain politique. Obéissant à l’injonction anti-russe, elle s’est rangée comme un seul homme derrière le leadership anglo-saxon. A croire que rien de positif ne sortira jamais de ce grand corps mou, où une France jadis écoutée a commis la faute, sous la direction des “Young Leaders” qui la dirigent au profit d’intérêts qui ne sont pas les siens, de se fondre dans la masse.

    Pour les Occidentaux, l’heure est donc à l’affrontement symbolique - pour l’instant - avec une Russie dont Vladimir Poutine a restauré la fierté. L’affaire Skripal est la nouvelle usine à gaz occidentale. Comme les couveuses de Koweit-City, la fiole chimique de Colin Powell ou les pseudo-gazages de l’armée syrienne, le coup monté de Salisbury est aussi un coup de clairon. Ses auteurs entendent perpétuer la confrontation politique et la surenchère militaire avec Moscou. Ils veulent justifier le durcissement de sanctions économiques destinées à entraver le redémarrage de la Russie et la montée d’un monde multipolaire. En faisant tourner les rotatives de la propagande, ils comptent diviser le monde en deux blocs, comme si le monde était encore celui de la guerre froide et n’avait pas entamé - de manière inexorable - son déport vers l’Est. Ce n’est pas un hasard si ce coup fourré intervient au moment où Trump défie Moscou dans l’Est syrien, déclenche une guerre commerciale avec la Chine et nomme ce fou furieux de John R. Bolton comme conseiller à la sécurité nationale.

    • L’escroquerie continue en GB ! NRobin
      https://francais.rt.com/international/53724-skripal-police-britannique-lance-mandat-arret-deux-ressortissants
      Skripal : les noms des « suspects russes » publiés par Londres sont inconnus de Moscou
      5 sept. 2018
      https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8fb2a509fac21c078b4567.jpg
      Les enquêteurs britanniques chargés de l’affaire Skripal ont émis un mandat d’arrêt européen à l’encontre de deux suspects, Alexander Petrov et Ruslan Boshiro. Moscou dit n’avoir pas connaissance de ces deux noms et appelle à la coopération.

      Ce 5 septembre, les autorités britanniques accusent Alexander Petrov et Ruslan Boshiro, deux ressortissants russes selon Londres, d’avoir commis trois tentatives de meurtre dans l’affaire Skripal à l’encontre de l’ex-agent double Sergueï Skripal, sa fille Ioulia et un agent de police britannique.

      Selon les déclarations de la police britannique, qui a émis un mandat d’arrêt européen contre les deux suspects, ceux-ci voyageaient avec d’authentiques passeports russes et étaient arrivés au Royaume-Uni quelques jours avant l’empoisonnement des Skripal qui a eu lieu en mars.
      Moscou appelle à cesser la « manipulation de l’information »
      Lire aussi
      Drapeaux russe et américain Skripal : 5 mois plus tard, l’absence de preuves contre Moscou n’arrête toujours pas les accusations

      « Les noms et les photographies qui ont été publiés dans les médias ne nous disent rien », a réagi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par l’agence de presse publique TASS.

      Elle a ensuite ajouté : « Une nouvelle fois, nous appelons les Britanniques à cesser les accusations publiques et la manipulation de l’information. » Moscou a en outre regretté être tenu à l’écart de l’enquête, estimant que celle-ci nécessiterait une analyse minutieuse ainsi qu’une « coopération pragmatique » entre Londres et Moscou.
      Londres dit avoir « suffisamment de preuves »

      De son côté, la police britannique affirme avoir « suffisamment de preuves » pour inculper les deux suspects. Neil Basu, chef de l’antiterrorisme britannique, a affirmé : « Des tests ont été menés dans la chambre d’hôtel où les suspects ont résidé. Deux prélèvements montrent une contamination au [produit neurotoxique] Novitchok. »

      Interrogé sur le fait de savoir si les deux suspects étaient des « agents russes », Neil Basu a botté en touche, lançant un appel : « Nous aimerions entendre toute personne qui les connais. »

      Néanmoins, le Premier ministre britannique Theresa May, cité par l’AFP, a déclaré que l’attaque chimique avait été organisée par le renseignement militaire russe. « Le gouvernement a conclu que ces deux individus [...] sont des officiers des services de renseignement militaires russes, le GRU », a-t-elle dit devant les députés britanniques.

      Les autorités ont déclaré qu’elles n’allaient pas remplir de demande d’extradition pour ces deux suspects pour le moment. Cependant, un mandat d’arrêt européen a été émis et si les suspects étaient interpellés en Europe, ils seraient déférés à la justice britannique.

      Pour mémoire, l’affaire Skripal a débuté au mois de mars 2018 lorsqu’un ex-agent double et sa fille ont été empoisonnés dans la ville de Salisbury au Royaume-Uni. Le dossier a connu un retentissement international lorsque le gouvernement britannique a dénoncé l’implication supposée de Moscou. La fédération russe a quant à elle toujours nié toute implication dans cette affaire.

      Lire aussi : Skripal : Washington accuse Moscou d’être responsable de l’empoisonnement et annonce des sanctions


  • Sortir du dolar et vite ! NRobin

    https://francais.rt.com/economie/53680-iran-irak-se-debarassent-dollar-americain-%C3%A9changes-commercia
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8bff5e09fac216768b4567.jpg
    Déplorant l’exclusion des systèmes bancaires iranien et irakien lors des transactions effectuées en dollars entre les deux pays, le chef de la Chambre de commerce irano-irakienne a annoncé renoncer à la devise américaine pour les échanges bilatéraux.

    Selon Yahya Ale-Es’haq, ancien ministre iranien du Commerce et actuel président de la Chambre de commerce irano-irakienne, dont les propos ont été rapportés le 1er septembre par l’agence de presse iranienne Mehr News, Téhéran et Bagdad ont décidé d’abandonner la devise américaine pour leurs transactions financières bilatérales.

    « Le dollar américain a été retiré de la liste des monnaies utilisées par l’Iran et l’Irak dans leurs transactions commerciales », a-t-il annoncé avant de préciser que les deux pays utiliseraient dorénavant à sa plac « le rial iranien, l’euro et le dinar irakien ».

    Yahya Ale-Es’haq a notamment expliqué cette décision par le fait que, jusqu’alors, seule une petite partie des échanges commerciaux effectués entre les deux pays (qui correspondent à un volume minimum de huit milliards de dollars annuels) était réalisée via les institutions bancaires iraniennes et irakiennes.

    Il a par ailleurs fait savoir que les entreprises des deux pays conserveraient le système d’échange existant leur permettant de troquer des marchandises contre des produits de base. Cette décision intervient un peu plus de trois mois après l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le programme nucléaire iranien.

    Le porte-parole du gouvernement irakien, selon des propos rapportés par le quotidien Tehran Times, avait de son côté annoncé début août que son pays cherchait activement « un nouveau mécanisme » afin de soutenir ses relations commerciales avec l’Iran.

    Grâce à l’utilisation du dollar américain lors des transactions financières à l’international, les Etats-Unis peuvent engager des poursuites hors de leur territoire. La simple utilisation du dollar permet à Washington de poursuivre toute partie à une transaction libellée en dollars qui contreviendrait à la législation américaine. Les Etats-Unis ont par exemple utilisé cet argument pour attaquer en justice plusieurs entreprises françaises (dont Alstom, qui a finalement été rachetée par General Electric au terme de longues procédures judiciaires) sur certaines de leurs transactions réalisées en dollars, bien qu’effectuées en dehors des Etats-Unis.

    Lire aussi : L’Europe en attente d’un système inter-bancaire et financier indépendant du dollar

    • Pour la Russie, le temps est venu de se débarrasser du dollar américain
      25 août 2018
      https://francais.rt.com/economie/53536-sanctions-russie-temps-est-venu-abandonner-dollar-americain
      https://cdni.rt.com/french/images/2018.08/article/5b81900909fac23e318b4567.jpg
      En réponse aux nouvelles sanctions venues des Etats-Unis, Moscou a fait part de sa volonté de redoubler d’efforts pour abandonner la monnaie américaine dans ses transactions commerciales. Un souhait qui ne s’arrête pas aux frontières de la Russie.

      Visé par une liste grandissante de sanctions américaines, Moscou est prêt à contre-attaquer. « Le temps est venu de passer des mots aux actions, et de se débarrasser du dollar comme moyen de règlements mutuels et de rechercher d’autres alternatives », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov dans un entretien avec le magazine russe International Affairs publié le 23 août.

      Lire aussi : Moscou considérera de nouvelles sanctions américaines comme une « déclaration de guerre économique »

      « Dieu merci, c’est ce qui se produit et nous allons accélérer ce processus », a ajouté le vice-ministre, expliquant qu’il s’ajouterait à d’autres « mesure de représailles » contre les sanctions prises par Washington.
      Plus tôt, en avril, le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak avait fait remarquer qu’un nombre grandissant de pays réfléchissaient à remplacer le dollar comme monnaie de référence du commerce mondial.

      « Il est communément admis que nous devons nous diriger vers l’utilisation de monnaies nationales pour nos règlements », avait-il déclaré. « Nous réfléchissons à une option de paiement en monnaie nationale avec [l’Iran et la Turquie] », avait-il encore affirmé, précisant : « Cela nécessite certains ajustements dans les secteurs financier, économique et banquier. »

      Le Kremlin a notamment fait savoir qu’il était intéressé par l’utilisation du rouble et de la livre turque pour ses échanges avec Ankara. De son côté, l’Inde, se penche sur la possibilité de payer une partie de ses achats de pétrole iranien en roupies. La Chine, seconde économie mondiale, a elle lancé en mars dernier ses premiers contrats à terme sur le pétrole, cotés en yuans.

    • Bonne nouvelle ! NRobin
      La Russie et la Chine renforcent leur coopération monétaire contre le dollar
      31 oct. 2017
      https://francais.rt.com/economie/45167-russie-chine-renforcent-leur-cooperation-monetaire-contre-dollar
      https://cdni.rt.com/french/images/2017.10/article/59f8b28009fac2162a8b4567.jpg
      Au moment où Dmitri Medvedev se rend à Pékin pour une visite officielle de deux jours, le vice-Premier ministre russe Sergueï Prikhodko annonce plusieurs initiatives, pour remplacer le dollar par le yuan et le rouble dans leurs échanges commerciaux.

      « En ce moment, les autorités financières des deux pays [la Chine et la Russie] travaillent à la prolongation pour trois ans de l’accord bilatéral d’échange de devises », a déclaré le 31 octobre Sergueï Prikhodko, vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, au moment où le Premier ministre Dmitri Medvedev s’envolait pour une visite officielle de deux jours en Chine.

      En 2014, la Russie et la Chine avaient conclu un premier accord d’échange de devises pour une durée de trois ans et pour un montant équivalent à 25 milliards de dollars (21,5 milliards d’euros). Cette opération qui revient à créer une chambre de compensation yuan/rouble, permet aux deux pays de libeller les montants de leurs échanges de biens et services en monnaies nationales, rouble et yuan, sans passer par le dollar ou l’euro. Selon les informations données par Sergueï Prikhodko, la part des échanges commerciaux de la Russie libellée en roubles augmente de manière continue. Ainsi, de 2016 à 2017, elle serait passée de 13% à 16% pour les importations, et de 16% à 18% pour les exportations.
      Des échanges commerciaux en hausse et passant de moins en moins par le dollar.
      La Chine et la Russie, dont les échanges économiques croissent à un rythme soutenu, cherchent à multiplier les initiatives pour faciliter les paiements en rouble et en yuan dans l’espace eurasiatique. Ainsi, selon le vice-Premier ministre russe, plusieurs banques russes ont déjà rejoint le China International Payment System (CIPS), un système de paiement interbancaire international en yuan garanti par la Banque populaire de Chine, (la banque centrale chinoise). Par ailleurs les deux systèmes nationaux de paiement par cartes bancaires russe NSPK et chinois Union Pay, se sont rapprochés pour permettre le paiement d’achats en Russie avec des cartes bancaires chinoises.

      En 2016 les échanges commerciaux entre la Chine et la Russie ont atteint l’équivalent d’environ 70 milliards de dollars. Mais les deux pays se sont fixés pour but de porter ces échanges à 80 milliards dès 2018 et 200 milliards d’ici 2020. Cité par le portail web chinois en plusieurs langues le Quotidien du peuple, le premier vice-Premier ministre russe, Igor Chouvalov, a laissé entendre que ce résultat pourrait être atteint en intégrant l’initiative chinoise de développement stratégique Une ceinture, Une route avec l’Union économique eurasiatique (UEE).

    • Réussir là où Kadhafi a échoué : un expert soutient que le yuan peut mettre fin au pétrodollar
      31 mars 2018

      https://francais.rt.com/economie/49339-reussir-la-ou-kadhafi-a-echoue-expert-soutient-yuan-fin-petrodoll
      Alors que la Chine pourrait commencer à acheter du pétrole en yuan dès 2018, un expert interrogé par RT juge que Pékin a toutes les cartes en main pour réussir à briser le monopole du pétrodollar, ce qu’avait tenté en vain Mouammar Kadhafi.

      « L’idée d’acheter du pétrole avec d’autres monnaies que le dollar n’est pas nouvelle » : Alexandre Egorov, stratégiste chez Teletrade, a fait part à RT de son analyse sur un changement économique majeur en gestation, à savoir l’émergence du pétroyuan.
      Le stratégiste souligne que cette idée de se passer du dollar pour régler ses factures énergétiques a toujours été combattue avec force par les Etats-Unis. « Un exemple est Mouammar Kadhafi, qui a proposé d’émettre le dinar-or, une monnaie régionale basée sur le métal précieux et qui avait vocation à être utilisée pour acheter du pétrole », rappelle-t-il ainsi.

      Mais la tentative chinoise de se passer du pétrodollar pourrait bien a contrario être couronnée de succès, Pékin disposant de nombreux atouts de plus que l’ancien dirigeant libyen. « Avec le rôle chinois dans l’économie mondiale et l’intérêt croissant pour le yuan, la Chine est protégée par un "bouclier nucléaire" », analyse Alexandre Egorov, qui estime que Pékin peut se permettre d’essayer de briser le monopole du pétrodollar, et que cela donnerait « encore plus de poids au yuan ».

      « De plus, la Chine est le plus grand consommateur de pétrole au monde et, par conséquent, tous les producteurs mondiaux de matières premières devront compter avec la stratégie des autorités chinoises », fait-il encore valoir. Alexandre Egorov juge en outre le timing du lancement du pétroyuan comme étant parfait, des exportateurs clés de pétrole tels que l’Iran, le Venezuela ou encore la Russie subissant actuellement la pression des sanctions américaines.

      Le stratégiste reconnaît cependant qu’il faudra beaucoup de temps avant que le pétroyuan ne devienne une véritable menace pour le pétrodollar, et que pour cela, il sera nécessaire de recueillir le soutien des plus gros producteurs comme la Russie, mais aussi l’Arabie saoudite.

      Selon plusieurs sources citées par Reuters le 30 mars, la Chine pourrait lancer un programme pilote visant à payer son pétrole en yuan dès la seconde moitié de 2018. Une action qui s’inscrit dans une véritable dynamique de fond : dès 2012, l’Iran a commencé à accepter de vendre son gaz et son pétrole en yuan, suivi par la Russie en 2015. En réponse aux sanctions financières décrétées par Washington contre Caracas, le Venezuela a fait de même le 15 septembre dernier.

      Lire aussi : La Russie et la Chine renforcent leur coopération monétaire contre le dollar


  • Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW) — RT en français

    https://francais.rt.com/international/53750-alain-gresh-gouvernement-israelien-espionne-citoyens-americains

    Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW)

    6 sept. 2018, 14:25
    Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW)© Jonathan Ernst Source : Reuters
    Préparatifs de la conférence politique du Comité américain des affaires publiques israéliennes (AIPAC) à Washington, le 2 mars 2015.

    Dans un article paru dans Le Monde Diplomatique, le journaliste Alain Gresh relate le contenu d’un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. La chaîne qatarie al-Jazeera, qui l’avait réalisé, a finalement décidé de l’interdire.

    Pour RT France, le journaliste Alain Gresh a accepté de raconter le contenu du documentaire auto-censuré d’al-Jazeera sur le lobby pro-israélien et les coulisses de son interdiction. L’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatiquefait partie des rares personnes qui ont pu voir les quatre épisodes de 50 minutes chacun du documentaire car celui-ci a été interdit de diffusion par al-Jazeera elle-même.

    Un jeune journaliste britannique d’al-Jazeera a infiltré, à la demande de la chaîne qatarie, le lobby pro-israélien aux Etats-Unis et en a tiré un documentaire édifiant. Brillant, avenant, chaleureux et efficace, il gagne la confiance des principaux acteurs des groupes de pression, organisations et associations qui ont fait de la défense inconditionnelle de l’Etat hébreux leur leitmotiv.

    Les côtoyant au quotidien, le jeune homme filme leurs confidences en caméra cachée. Et le résultat est, selon Alain Gresh, « explosif ». Le Qatar, propriétaire de la chaîne n’aurait finalement pas voulu s’aliéner le soutien des Etats-Unis dans le conflit qui l’oppose à l’Arabie Saoudite. Etant donnée l’influence du lobby pro-israélien dans la politique américaine au Moyen-Orient, le Qatar a jugé plus raisonnable de renoncer à diffuser ce documentaire jugé trop gênant pour les réseaux pro-israéliens.

    Lire aussi : Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion

    • Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion

      https://francais.rt.com/international/53700-al-jazeera-mene-enquete-explosive-lobby-pro-israelien-avant-geler
      3 sept. 2018, 21:03
      https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8d2ecc488c7b650f8b4567.jpg

      Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion
      © Brian Snyder Source : Reuters
      Préparatifs pour la conférence politique de l’Aipac à Washington, Etats-Unis, le 6 mars 2018 (illustration)

      Le Monde diplomatique évoque les méthodes des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis mises au jour par un documentaire. Cette enquête a été menée par la chaîne qatarie Al-Jazeera, mais Doha aurait finalement décidé de suspendre sa diffusion.

      James Anthony Kleinfeld, dit « Tony », jeune Britannique juif, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, s’investit et côtoie durant cinq mois « le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël » aux Etats-Unis, comme The Israel Project (TIP) ou l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), explique Le Monde diplomatique de septembre.

      Le jeune homme devient ainsi un familier des cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants pro-israéliens. « Avenant, chaleureux, efficace, il [Tony] gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les éléments de langage convenus. Et leurs confidences sont explosives », prévient Alain Gresh, ancien rédacteur en chef de la publication, dans son article. Selon ses dires, il est lui-même le seul journaliste français à avoir pu voir ce documentaire grâce à l’un de ses amis basé dans le Golfe.

      Comme dans les meilleurs films d’espionnage, Tony est en réalité un infiltré, en mission pour la chaîne quatarie Al-Jazeera, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Alain Gresh explique : « Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. »

      Mais, alors que le contenu du documentaire pourrait mettre à mal les pratiques des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis, la chaîne qatarie a finalement gelé sa diffusion pour ne pas attirer leurs foudres sur le Qatar. Depuis plus d’un an, l’émirat est déjà dans une position difficile en raison de la crise qui l’oppose à l’Arabie saoudite.

      Même si, selon Alain Gresh, la diffusion du documentaire aurait constitué un événement médiatique, le Qatar aurait toutefois choisi de la reporter sine die, « obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble ».

      Selon les informations du journaliste, Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de Steve Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire lors d’un déplacement qu’il a effectué à Doha. « Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient », analyse Alain Gresh.

      Lire aussi : Les Etats-Unis annulent 200 millions de dollars d’aide aux Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza
      Le gouvernement israélien viole-t-il les lois américaines ?

      Toujours selon l’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, les acteurs du lobby pro-israélien qui se confient à Tony dans le documentaire ne sont pas avares de confidences et racontent leurs méthodes : délation, harcèlement, guerre psychologique, calomnie, pressions professionnelles, tous les moyens seraient bons pour intimider les personnes hostiles à la politique israélienne ou favorables à la cause palestienienne dans les entreprises ou sur les campus américains.
      Lire aussi
      Illustration : Nigel Farage, ex-dirigeant du parti eurosceptique UKIP, photo ©Hannibal Hanschke/Reuters Nigel Farage juge le « lobby juif » américain « très puissant », une organisation exige des excuses

      Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes

      « Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des Affaires stratégiques israélien », explique Alain Gresh qui cite la directrice générale du ministère. « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux », avait déclaré Sima Vaknin-Gil lors d’une conférence à l’Israeli American Council (IAC), avant d’ajouter : « Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » la directrice générale allait même jusqu’à affirmer : « Nous avons la FDD [Fondation pour la défense des démocraties] et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La FDD est un think tank néoconservateur basé à Washington. Or, comme le précise Alain Gresh, selon la loi américaine, « les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches », se demande-t-il.

      Lire aussi : Selon Noam Chomsky, l’ingérence dans la politique américaine vient surtout d’Israël et non de Russie

    • Le Monde diplomatique
      https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047
      > Septembre 2018, pages 1, 6 et 7, en kiosques

      Espionnage et intimidations
      Lobby israélien, le documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.
      par Alain Gresh

      https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L650xH867/img007-5-8cf9c.jpg?1535473207
      Nadia Jelassi. – « Vista lil 9albèn » (Retourner sa veste), 2010

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en (...)

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  • https://www.france.tv/image/vignette_16x9/800/450/n/n/n/33db53d6-phpzvennn.png
    Excellente nouvelle en ce qui me concerne en tout cas !
    Le retour du débat contradictoire, c’est pour bientôt !
    Avec mon animateur préféré et pas n’importe lequel, et en plus sur une chaîne de qualité, RT France ! Yes !
    Frédéric Taddeï animera quatre émissions hebdomadaires sur RT France, type Ce Soir où Jamais, n’en déplaise aux censeurs ! NRobin

    Frédéric Taddeï sur RT France : « En 2018, il faut aller sur une chaîne russe » pour de vrais débats
    18 juil. 2018
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.07/article/5b4f7a2a488c7ba1708b4568.jpg
    Frédéric Taddeï en 2016, photo JOEL SAGET / AFP

    Dans une interview accordée au Parisien, l’animateur emblématique Frédéric Taddeï détaille les motivations qui l’ont décidé à rejoindre l’équipe de RT France. Au menu de cet entretien, la question centrale de la liberté d’expression.

    Répondant à une interview du Parisien publiée ce 18 juillet, Frédéric Taddeï en a dit un peu plus sur les circonstances de son arrivée sur l’antenne de RT France. « C’est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je préfère à la télévision : une vraie émission culturelle avec de vrais débats, comme à l’époque de Ce soir (ou jamais !) », a-t-il fait valoir. Et d’ajouter : « La question que l’on devrait se poser, c’est pourquoi, en 2018, il faut aller sur une chaîne russe pour pouvoir le faire. »

    Quand on lui a demandé s’il ne serait pas inquiet de « perdre [sa] liberté », Frédéric Taddeï a renversé la perspective. « Pas du tout. J’ai animé Ce soir (ou jamais !) pendant 10 ans sur une chaîne d’Etat [France 3 puis France 2]. Je n’ai pas fait la propagande du gouvernement pour autant », a-t-il argumenté.

    Les gens qui me reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout

    « Ça ne vous pose pas un problème de travailler pour un média financé et contrôlé par le Kremlin ? », lui a demandé Le Parisien. Ce à quoi le présentateur emblématique de Paris Première et de l’audiovisuel public a répliqué : « Les gens qui me reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout. »

    « Le jour où il y aura un débat sur la Russie, j’inviterai des pro-Poutine, ce que j’ai toujours fait et que mes confrères ne font pas, et, bien entendu, des anti-Poutine », a encore taclé Frédéric Taddeï, rappelant qu’il avait une totale liberté dans le choix de ses intervenants.

    Frédéric Taddeï rejoindra l’antenne de RT France à la rentrée prochaine. Du lundi au jeudi à partir de 19h, il animera une émission d’une heure où alterneront actualité culturelle et débats de société. Les spectateurs qui regrettent la disparition d’émissions telles que Ce soir (ou jamais !) ou Hier, aujourd’hui, demain, devraient être comblés par cette nouvelle émission de Frédéric Taddeï.

    Lire aussi : Frédéric Taddeï animera quatre émissions hebdomadaires sur RT France
    https://francais.rt.com/communiques-de-presse/frederic-taddei-animera-quatre-emissions-hebdomadaires-rt-france
    16 juil. 2018
    Communiqué de presse RT FRance
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.07/article/5b4c67e3488c7b59448b4567.jpg

    Le journaliste Frédéric Taddeï animera une émission d’une heure quatre fois par semaine sur l’antenne de RT France dès la rentrée.

    RT France est heureuse d’annoncer l’arrivée de Frédéric Taddeï sur son antenne à la rentrée prochaine. Du lundi au jeudi, il animera une émission d’une heure où alterneront actualité culturelle et débats de société.

    C’est la seule chaîne de télévision qui m’ait donné carte blanche

    « Je suis ravi d’être sur RT France à la rentrée. Dans un paysage télévisuel sinistré, où les intellectuels, les chercheurs, les savants, les contestataires n’ont plus la parole et où les vrais débats ont totalement disparu, c’est la seule chaîne de télévision qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je faisais dans "Ce soir ou jamais" : des émissions intelligentes, sans parti pris, dans lesquelles on pourra discuter de tout, entre gens qui savent de quoi ils parlent, qu’on ne voit pas ailleurs, et qui ne sont pas d’accord entre eux », explique Frédéric Taddeï.

    Animateur de radio et de télévision, intellectuel érudit et amateur d’art, Frédéric Taddeï a toujours privilégié l’éclectisme et le débat d’idées dans les programmes qu’il a animés tout au long de sa carrière, en radio comme en télévision.

    « Nous sommes heureux d’accueillir Frédéric Taddeï dans l’équipe RT France ! Sa personnalité à part, son ouverture d’esprit, son engagement pour la liberté d’expression correspondent au style de RT et à notre mission principale : Osez Questionner », a fait savoir Xenia Fedorova, présidente et directrice de l’information de RT France.

    Communiqués de presse


  • Frédéric Taddeï animera quatre émissions hebdomadaires sur RT France
    RT en français
    https://francais.rt.com/communiques-de-presse/frederic-taddei-animera-quatre-emissions-hebdomadaires-rt-france

    Le journaliste Frédéric Taddeï animera une émission d’une heure quatre fois par semaine sur l’antenne de RT France dès la rentrée.

    RT France est heureuse d’annoncer l’arrivée de Frédéric Taddeï sur son antenne à la rentrée prochaine. Du lundi au jeudi, il animera une émission d’une heure où alterneront actualité culturelle et débats de société.

    C’est la seule chaîne de télévision qui m’ait donné carte blanche

    « Je suis ravi d’être sur RT France à la rentrée. Dans un paysage télévisuel sinistré, où les intellectuels, les chercheurs, les savants, les contestataires n’ont plus la parole et où les vrais débats ont totalement disparu, c’est la seule chaîne de télévision qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je faisais dans "Ce soir ou jamais" : des émissions intelligentes, sans parti pris, dans lesquelles on pourra discuter de tout, entre gens qui savent de quoi ils parlent, qu’on ne voit pas ailleurs, et qui ne sont pas d’accord entre eux », explique Frédéric Taddeï. (...)

    https://seenthis.net/messages/708577 via Loutre



  • Mai 68
    Macron : un modèle pour les anciens soixante-huitards ?

    Un article de Russia Today France !

    Cohn-Bendit, Rocard, Glucksmann, Kouchner, Geismar...
    Ils ont ont largement contribué aux mouvements contestataires de mai 68, ils sont anti-gaullistes, se disent de gauche, ils sont maouiste ou trotskistes et capitalistes, pour certains va-en-guerre (exception faite pour le Vietnam et la Tchétchénie), ils sont mitterrandistes, sarkozystes ou macronistes, ils sont pro-américains, russophobes et pour le droit d’ingérence.
    Ils sont globalement profondément sionistes et pro-israéliens. NRobin

    Lire l’article d’RT France :
    https://francais.rt.com/france/50850-mai-68-de-cohn-bendit-a-kouchner-que-sont-devenues-ces-figures-qu

    De Cohn-Bendit à Kouchner, que sont devenues ces figures de Mai 68 ?
    21 mai 2018,
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.05/article/5afedb8c09fac2fb618b4568.jpg
    Archives Source : AFP
    De gauche à droite, trois leaders de la contestation étudiante en mai 68 : Alain Geismar, Jacques Sauvageot et Daniel Cohn-Bendit
    Issus de la gauche parfois radicale, de Daniel Cohn-Bendit à Bernard Kouchner, ils ont marqué à leur manière Mai 68. S’ils ont suivi un parcours politiquement sinueux, reniant globalement leurs racines, leur évolution suit une certaine logique.

    Il y a 50 ans, le mouvement social Mai 68 était à son paroxysme. Véritable onde de choc de la protestation en France, il avait alors ébranlé le pouvoir gaulliste mais pas que... En effet, Mai 68 marquait aussi une révolution dans les idées. Une jeunesse qui aspirait alors à bouleverser les conservatismes, les traditions et les cadres qu’ils soient politiques, institutionnels ou moraux.

    A différents niveaux de la société, plusieurs personnalités ont été les chantres de cette révolte. De manière étonnante, la plupart ont vécu une destinée politique presque commune : passés de révoltés à proches des cercles de pouvoir, ces soixante-huitards ont réussi à faire triompher certaines de leurs idées.

    Certains observateurs pointent un paradoxe : les nostalgiques de Mai 68, les révoltés d’aujourd’hui – qu’ils soient dans la rue contre les réformes ou bloquant les universités – s’opposent désormais aux anciens soixante-huitards, pour la plupart convertis au macronisme. Certains éléments de leur vie et de leur parcours dénotent pourtant une certaine logique dans l’évolution de ces soixante-huitards, devenus les conservateurs de 2018.

    Daniel Cohn-Bendit, de gauchiste à pro-Macron, la suite libertaire logique ?
    Daniel Cohn-Bendit est l’une des figures les plus marquantes du mouvement de protestation étudiante. Antitotalitaire et libertaire se revendiquant de l’anarchisme en 1968, il était surnommé « Dany le Rouge ». Le militant disait alors s’opposer tant au capitalisme qu’au communisme. Interviewé le 14 mai 1968, Daniel Cohn-Bendit refusait en tant qu’étudiant, « la fonction qui leur était assignée par la société, c’est à dire le refus d’être un futur cadre de la société qui exploiterait plus tard la classe ouvrière et la paysannerie ».
    https://youtu.be/IKazzSRLb6o

    En témoigne l’ouvrage qu’il écrivit en 1968, Le gauchisme remède à la maladie sénile du communisme, Daniel Cohn-Bendit était déjà hostile au Parti communiste (PCF) et à la CGT. Ce que lui rendait bien le patron du PCF Georges Marchais, qui, en 1968, tenait des propos virulents contre les étudiants menés par « Dany le Rouge » : « Ces faux-révolutionnaires doivent être énergiquement démasqués car, objectivement, ils servent les intérêts du pouvoir gaulliste et des grands monopoles capitalistes. »

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    Emmanuel Macron joue son propre rôle dans un film coréalisé par Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit Festival de Cannes

    Devenu écologiste dans les années 80, proche des Verts allemands, il est élu député au Parlement européen sous cette étiquette en 1994. Il promeut avec ardeur l’Union européenne et l’idée d’une Europe fédérale. En ce sens, il se prononce notamment pour le « oui » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Malgré le camouflet infligé au fédéralisme par la victoire du « non » en France, il restera par la suite un fervent partisan des institutions européennes.

    Concernant sa ligne politique personnelle, il confesse en 1999 défendre un positionnement « libéral-libertaire ». Les positions de Daniel Cohn-Bendit agacent d’ailleurs une certaine gauche. Il publie en 1998 un livre, Une envie de politique, qui éclaircira ses positions libérales, se déclarant pour « pour le capitalisme et l’économie de marché ». « Une flexibilité contrôlée et négociée peut apporter aussi bien aux salariés qu’aux entreprises », avance-t-il, entre autres, dans une interview dans Libération en 1999.

    « [Daniel Cohn-Bendit] est passé de l’anarchisme au libéralisme, c’est un peu le représentant des élites mondialisées [...], un partisan de l’anarchisme mercantiliste, c’est-à-dire ceux qui voient dans le marché la ruse anarchiste de l’Histoire », critique Jean-Pierre Chevènement en 1999, alors qu’il est ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de la gauche plurielle.

    Peu surprenant donc qu’en 2017, Daniel Cohn-Bendit soutienne publiquement, dès le premier tour, Emmanuel Macron, n’hésitant pas à participer à ses meetings. A Nantes le 20 avril, l’ancien député européen explique d’ailleurs que c’est « le petit Emmanuel » qui l’a rallié au sujet de l’Europe, et non l’inverse. « Une société ouverte, pour l’Europe, voilà ce qu’il faut défendre », a notamment ajouté l’ancien eurodéputé.

    Dans la peau d’un réalisateur, Daniel Cohn-Bendit donne même un rôle à Emmanuel Macron pour son film, La Traversée, sorti en 2018, et co-réalisé avec un autre soixante-huitard lui aussi converti au macronisme, Romain Goupil.

    Michel Rocard, une « nouvelle gauche » pour dicter la marche social-libérale
    Michel Rocard ne fut pas forcément la personnalité la plus emblématique de Mai 68, et pourtant, il partageait avec les soixante-huitards des positions opposées à celles du PCF, prônant par exemple l’autonomie face à l’étatisme de la « vieille gauche ».

    Participant à la fondation du PSU, un parti souhaitant se situer entre la SFIO et le PCF, il inscrivait son combat à gauche dans un parti opposé à la guerre d’Algérie, antistalinien et antigaulliste. Si les positions du PSU tranchaient avec celles qui étaient défendues par les communistes, en 1968, Michel Rocard s’opposaitégalement ouvertement au capitalisme néolibéral (avant de se convertir plus tard, à l’économie de marché). Avec son parti, il soutenait sans réserves, contrairement aux autres formations de gauche, la révolte de Mai 68, défendant, par exemple, l’autogestion dans les entreprises. Michel Rocard participa ainsi à la tribune au rassemblement contestataire au stade Charlety de Paris, le 27 mai 1968, marquant une unité, dans la lutte, entre certains syndicats étudiants, partis politiques et travailleurs. En juin 1968, préparant sa campagne présidentielle, Michel Rocard, dans un discours retransmis à la télévision, s’en prit, du reste, au « régime gaulliste et au patronat » qui ont pour « principes de décider seuls et de n’écouter personne ».
    https://youtu.be/t_-qsw5I5PA


    Avec 3,61% des suffrages lors de l’élection présidentielle de 1969, Michel Rocard ne s’imposa pas encore dans le paysage politique. Néanmoins, pour avoir incarné des positions novatrices – prônant la décentralisation, le régionalisme et pourfendeur de la domination de l’Etat – il fut considéré comme l’un des fondateurs de « la nouvelle gauche », face au PCF et au PS.

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    L’ancien Premier ministre juge sévèrement les syndicats. Michel Rocard : « La France est un pays à explosions et à crises »

    Peu après, dans les années 70, Michel Rocard tenta tout de même d’amener le PSU à une alliance avec le nouveau Parti socialiste de François Mitterrand en vue de l’élection présidentielle. Mis en minorité sur cette proposition, Michel Rocard quitta le PSU et rejoignit le Parti socialiste. A l’image de son discours au congrès de Nantes de 1977, il tenta naturellement d’influer le PS vers le courant de « la nouvelle gauche ».

    Par ailleurs, il essaya d’insuffler au PS une acceptation de l’économie de marché. Logiquement, il combattait une union politique entre les socialistes et le PCF, union qui verra finalement le jour avec le programme commun de 1972. Selon plusieurs auteurs, c’est d’ailleurs bel et bien Michel Rocard et son courant qui importèrent les principes de l’économie néolibérale en France, en traduisant notamment les ouvrages de l’économiste Friedrich Hayek en langue française. Pour certains, Michel Rocard a introduit le ver dans le fruit socialiste.

    Et pour cause : 1983 marqua le tournant de la rigueur et la fin d’un rêve socialiste jusque-là majoritaire, celle d’un Etat qui régulerait l’économie par une politique de relance. Depuis 1983, le Parti socialiste n’a plus remis en cause l’économie de marché et la rigueur est devenue le dénominateur commun de toute la politique macro-économique, gauche et droite confondues au pouvoir. Michel Rocard sera notamment Premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991.

    André Glucksmann, un maoïste devenu pro-américain
    André Glucksmann est l’un des soixante-huitards qui aura placé les relations internationales au cœur de son combat intellectuel. Ecrivain pour le journal militant Action, lors des événements de 1968, il se définissait comme maoïste et défendait alors la révolution culturelle chinoise. Il fit partie de la Gauche prolétarienne (GP), créée en France en septembre 1968, un groupuscule se revendiquant du marxisme-léninisme, soutenant les actions violentes et s’opposant au PCF. Il estimait que Mai 68 était une révolution antitotalitaire, prenant inspiration dans la révolution hongroise de 1956 contre le pouvoir soviétique.

    Dans les années 70, André Glucksmann opéra un virage idéologique à travers son livre, La Cuisinère et le mangeur d’homme, réflexion sur l’État, le marxisme et les camps de concentration, qui fit scandale au sein de la gauche. S’il s’opposatoujours vertement au Parti communiste français, il mit dos à dos la doctrine de Marx et le nazisme pour leur vision jugée totalitariste. Grand lecteur d’Alexandre Soljenitsyne, l’intellectuel se fit le porte-voix de la figure du dissident, aux antipodes des positions défendues par les communistes de l’époque.
    https://youtu.be/UG6NDwWKHpM


    Toujours au nom de l’idéologie antitotalitaire, il appela les puissances occidentales à l’ingérence afin de soutenir les opposants des pays sous la coupe soviétique. Au milieu des années 70, il intégra le courant des nouveaux philosophes aux côtés de Bernard Henri-Lévy. Ainsi, le sociologue Claude Grignon décrivit André Glucksmann comme un « révolutionnaire conservateur ».

    Impliqué sur les enjeux internationaux, André Glucksmann, avec Jean-Paul Sartre et Raymond Aron, lança une opération de sauvetage, en 1979, « Un bateau pour le Vietnam » pour venir en secours aux réfugiés vietnamiens qui tentèrent de fuir leur pays à bord des boat people.

    A partir des années 80, André Glucksmann enchaîne les prises de position atlantistes : soutien à l’intervention des Etats-Unis lors de la première guerre du Golfe en 1991 et, par conséquent, à la deuxième guerre du Golfe de 2013, menée par les Etats-Unis de George W. Bush contre Saddam Hussein. Le philosophe va aussi soutenir les bombardements de l’Otan en Serbie en 1999. Par ailleurs, il défendra l’action militaire en Libye en 2011, ayant mené à la chute de Mouammar Kadhafi. Parallèlement, il développera une critique sévère contre la Russie de Vladimir Poutine. C’est donc comme une suite logique qu’il rejoindra pour la présidentielle de 2007 Nicolas Sarkozy, qui remettait pourtant en cause l’« absence de valeurs » dans l’héritage... de Mai 68.

    Bernard Kouchner : un gréviste devenu socialiste, sarkozyste puis macroniste
    Comme celle d’André Glucksmann, la trajectoire de Bernard Kouchner atteste elle aussi de l’influence des soixante-huitards sur l’évolution de la politique étrangère française. Gréviste en Mai 1968, il participa au comité de grève de la faculté de médecine de Paris. Auparavant, il écrivit pour Clarté, le journal de l’Union des étudiants communistes, et s’engagea au sein du Comité Vietnam national, protestant contre l’intervention américaine au Vietnam.
    https://youtu.be/OdsRJqqCZ5M


    Après 68, il s’engagea dans plusieurs missions humanitaires dans le monde et contribua à la création de Médecins sans frontières. Il se rendit notamment en 1975 au Vietnam, durant le conflit. En 1979, comme André Glucksmann, il participa à l’opération « Un bateau pour le Vietnam ». Il devint alors le promoteur d’un auto-proclamé « droit d’ingérence » : celui de permettre à un Etat de violer la souveraineté nationale d’un autre Etat pour répondre à une urgence humanitaire, toujours au nom de l’antitotalitarisme.

    En 1988, appelant à voter François Mitterrand (PS) lors de l’élection présidentielle, Bernard Kouchner cible l’évolution du Parti socialiste : « [Et si la gauche] s’apprêtait à rompre pour de bon avec ce corpus philosophique et culturel poussiéreux, qui la tenait prisonnière du siècle précédent et qu’on appelait le socialisme ? », s’interroge-t-il notamment.

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    A partir de 1988, sous le gouvernement de Michel Rocard, il participe pratiquement à toutes les compositions ministérielles de la gauche jusqu’en 2001, en tant que secrétaire d’Etat ou ministre.

    Non encarté au PS, il rejoint le Parti radical en 1996 et soutient les mesures du Premier ministre RPR Alain Juppé sur la sécurité sociale (généraliser à la fonction publique, les mesures imposées aux salariés du secteur privé). En 1998, il rejoint le Parti socialiste. Après avoir soutenu la campagne PS en 2007, il intègre le gouvernement de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sakozy en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes. Il assume ce revirement dans Le Monde, se proclamant « social-démocrate » et « militant d’une gauche ouverte ». Si en 2012, il déclare avoir voté pour François Hollande (PS), il soutient en 2017 Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle. Dans un entretien pour le journal Le Parisien, en janvier 2017, le French doctor déclare notamment : « S’il y a quelqu’un qui fait naître l’espoir, c’est bien lui. » Emmanuel Macron est « un homme qui ouvre le jeu, qui ne dit pas du mal des gens par goût électoral [...] C’est l’homme qui ne s’arrête pas au clivage droite-gauche et il reste humaniste. C’est une belle aventure. Et j’aime l’aventure et la solidarité », analyse l’ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

    Alain Geismar, (encore) un maoïste macroniste
    Le parcours d’Alain Geismar est assez classique pour un révolté de Mai 68. A l’instar des militants soixante-huitards, il s’opposa à la ligne du PCF. Il fut secrétaire général adjoint du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) et appela dès le 3 mai 1968 à la grève générale dans l’enseignement supérieur pour réformer l’université, souhaitant une « petite révolution culturelle » à l’intérieur de celle-ci. Lui qui avoua « ne jamais avoir rêvé d’être révolutionnaire », co-dirigea, malgré tout, par la suite, le mouvement maoïste de la Gauche prolétarienne.

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    Alors que le mouvement de Mai 68 fut dissout par le pouvoir, Alain Geismar, entendait, à travers le journal La Cause du peuple, prolonger le combat de la Gauche prolétarienne en appelant à des actions et participant à des manifestations violentes (notamment à travers des attaques au cocktail molotov). Arrêté en 1970, il fut incarcéré pendant 18 mois pour « provocation directe, suivie d’effets, à violence et voies de fait contre les agents de la force publique ».

    Désormais, Alain Geismar a peut-être tourné la page d’homme révolté, en témoignent ses quelques sorties médiatiques. A la question de savoir s’il se revendique comme un soixante-huitard, Alain Geismar répond en mars 2018 sur France inter : « Non, ma vie ne se résume pas à trois semaines de 68. »

    En 1986, il adhère au parti socialiste. Il déclare rétrospectivement en mars 2018 pour Le Point : « Le PS, tel que je l’ai rencontré, avait absorbé énormément d’anciens militants gauchistes. » En 1990, Alain Geismar devient inspecteur général de l’éducation nationale et membre des cabinets ministériels sous Michel Rocard et Edith Cresson. De 2001 à 2004, il sera également conseiller du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

    En 2018, l’homme politique n’a rien perdu de son opposition au PCF et à la vieille gauche. Il qualifie ainsi les insoumis de Jean-Luc Mélenchon de mouvement « ringard » qui rappelle les « anciens mouvements communistes et l’Union soviétique ».

    Il avoue aussi avoir voté en 2017 Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle, « avec détermination et sans aucune hésitation [...] car il nous a épargné Fillon, Le Pen ». « Je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’il réussisse », ajoute-t-il entre autres.
    https://youtu.be/FARzk3o4XXk


    Auteur : France inter
    Macron : un modèle pour les anciens soixante-huitards ?
    Si ces cinq figures témoignent toutes des diverses influences du mouvement de Mai 68, et de ses évolutions, sur la politique française, la liste pourrait être étendue. Parmi les personnalités centrales du mouvement, on pourrait citer Romain Goupil ou Serge July, deux des anciens cadres de l’agitation de Mai 68. Le premier était trotskyste, le second maoïste.

    Près de 50 ans plus tard, tous deux ont voté pour Emmanuel Macron, un président que Romain Goupil va jusqu’à assimiler à « un rebelle contre le système ». Aucun d’entre eux ne se sent en revanche concerné par les mouvements sociaux en cours dans le pays, notamment celui des cheminots.

    Mais c’est avec une certaine cohérence que tous les deux ont rallié l’actuel chef de l’Etat, fervent partisan de l’Europe fédérale. En effet, le rêve politique de ces deux personnalités est fermement lié à la construction européenne. Comme l’est celui de tant d’autres anciens soixante-huitards, bien loin de l’idéal autogestionnaire de l’époque.


  • Le futur gouvernement italien sera interdit aux francs-maçons : le Grand Orient s’indigne
    https://www.crashdebug.fr/international/14902-le-futur-gouvernement-italien-sera-interdit-aux-francs-macons-le-gr

    DECRYPTAGE DU JOUR :...l’Italie interdit la FM de tout gouvernement = ILLUSION

    https://francais.rt.com/international/50836-futur-gouvernement-italien-sera-interdit-francs-macons-grand-orie

    https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/italie-interdits-de-gouvernement-les-francs-macons-denoncent-un-mesure-

    1...Concrètement comment vont-ils les déterminer ? une déclaration sur l’honneur ? sanction ?

    2...Pas de FM mais les autres sociétés secrètes acceptées ? idem questions ci-dessus

    3...Donc faut purger 100% de la justice, de la défense, de l’éducation nationale, etc

    4...Admettons que cela soit possible, comme au Vatican si tous vos subordonnées et collaborateurs le sont cela se changent rien car vous n’avez aucune pouvoir réel

    5...Ils (...)