/2015

  • Trois minutes avant la fin du monde, il est temps d’agir
    http://www.reporterre.net/Trois-minutes-avant-la-fin-du-monde-il-est-temps-d-agir

    Ce webdocumentaire de douze épisodes montre ce qu’on peut faire à l’échelle d’une ville comme Marseille pour lutter contre le dérèglement climatique. Douze, comme les douze personnes et douze structures actives dans douze champs de la transition citoyenne et écologique. Lever de rideau samedi 30 janvier au soir !

    #On_en_parle

    « http://www.liberation.fr/monde/2015/01/22/dans-trois-minutes-c-est-la-fin-du-monde_1186540 »
    « http://www.fokus21.org »
    « http://www.23h57.net »


  • CADTM - Deux ou trois choses que je sais de la dette publique, par Michel Husson
    http://cadtm.org/Deux-ou-trois-choses-que-je-sais

    -"C’est pourquoi on dit que l’on fait « rouler » la dette (roll over en anglais) et c’est une différence fondamentale avec la dette d’un particulier ou d’un ménage. La dette d’un Etat est potentiellement éternelle, et ce constat a deux implications importantes :

    – le fait de transposer à la dette de l’Etat les préceptes applicables à un individu (« il faut payer ses dettes », « l’Etat doit gérer son budget en bon père de famille », etc.) est un argument idéologique qui ne correspond pas à la réalité. Ce genre d’argument relève de l’ignorance ou de la tromperie.

    – puisque le dette « tourne », elle est l’héritière de tous les dérapages du passé et c’est pourquoi toute procédure d’audit doit remonter loin dans le temps." ;

    –"La première piste à examiner était suggérée par le discours dominant qui répète que « nous avons vécu au-dessus de nos moyens », un peu comme un ménage surendetté. Mais ce n’est pas le cas, comme le montre le graphique 3 : les dépenses publiques (hors intérêts) n’ont pas augmenté en proportion du PIB, la tendance étant au contraire à la baisse. La tendance est la même pour les recettes, mais avec un « retard » systématique " ;

    –"Autrement dit, la stratégie néolibérale de réduction des dépenses de l’État fonctionne de la manière suivante : une récession provoque une augmentation temporaire du ratio dépenses/PIB ; les recettes chutant du fait de la récession, on laisse se gonfler le déficit. Dans un second temps, on justifie le freinage des dépenses par la nécessité de les ajuster aux recettes." ;

    –"Les idéologues invoquent souvent la dette « que nous laissons à nos enfants ». C’est doublement absurde : d’abord « nos enfants » hériteront aussi les fruits de l’investissement public, par exemple des hôpitaux, des écoles et des universités, etc. Ensuite les enfants ne naissent pas égaux et certains héritent de titres financiers, parmi lesquels ceux de la dette publique. Ces arguments démagogiques servent à dissimuler la signification sociale de la dette publique : ce sont les mêmes catégories sociales qui bénéficient à la fois des cadeaux fiscaux et d’une sorte de rente d’Etat à des taux d’intérêt longtemps exorbitants." ;

    –"La crise dans la zone euro

    La crise ouverte en 2008 a rapidement pris la forme d’une crise des dettes souveraines dans la zone euro. Ce phénomène n’est pas apparu, ni aux Etats-Unis, ni au Royaume-Uni, ni au Japon. Il s’explique par deux particularités essentielles de la zone euro.

    – Les banques centrales n’ont pas le droit de financer le déficit public. Le financement public doit passer exclusivement par les marché financiers.

    – Il n’y a pas de mutualisation des dettes publiques au sein de la zone euro. Autrement dit, il existe des dettes allemande, française, portugaise, grecque, etc. mais pas de dette publique européenne.

    C’est l’application de ces règles qui a déclenché la crise des dettes. Les marchés financiers ont exigé des taux d’intérêt exorbitants aux pays qui ne leur inspiraient pas confiance" ;

    –"L’objectif de ces politiques est double : il s’agit d’abord de « profiter » de la crise pour faire passer en force les « réformes structurelles » visant en pratique à alléger le « coût du travail » et à rétablir la rentabilité des entreprises, même si cela passe par une phase de faible croissance. Mais, plus fondamentalement, le principe essentiel de cette gestion de la crise est de préserver le capital fictif et les droits de tirage sur la richesse produite qu’il incarne . Et cela s’est fait notamment par le transfert des dettes privées vers les dettes publiques.

    Le résultat est que les « aides » aux banques et aux entreprises, destinées à préserver ou rétablir leur bonne santé sont en fin de compte payées par la majorité des citoyens d’un pays sous forme de réduction des dépenses sociales ou d’augmentation des impôts, sans parler des effets de l’austérité salariale." ;

    –"il faut que le déficit public soit couvert autrement que par les marchés financiers. Ces derniers disposent en effet d’une arme redoutable pour sanctionner des mesures qui ne leur conviendraient pas : il leur suffit d’augmenter leurs taux d’intérêt. Il n’est pas besoin d’inventer de nouveaux dispositifs pour échapper à leur emprise : ces dispositifs existent ailleurs ou ont été mis en oeuvre par le passé, avant que l’Europe néo-libérale les interdise. Citons un quota de titres publics imposé aux banques privées ou tout simplement le financement par la Banque centrale. Mais le recours à ces instruments impose de désobéir aux règles du jeu actuellement en vigueur dans la zone euro.

    Reste l’encours de dette qu’il est nécessaire d’annuler en tout ou partie. Là encore, il existe toute une gamme de procédés (...).

    Les enjeux sont importants et on peut les résumer ainsi : accepter l’héritage de la dette revient à obérer l’avenir en prolongeant indéfiniment l’austérité"

    #Dette #Dette_publique #Austérité #Dette_publique_France #Grèce #UE #Zone_euro #Discours_orthodoxes #Réformes_structurelles #Orthodoxie #FMI
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3965

    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la dette (sans jamais oser le demander)
    https://www.franceculture.fr/economie/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-la-dette-sans-jamais-o

    "Ces mêmes hauts fonctionnaires qui ont mis en marché la dette, vont être aussi ceux qui vont penser l’architecture européenne. Ils considèrent que se mettre dans les mains des marchés financiers revient à rechercher la vertu, parce que ces marchés vont sanctionner les États s’ils décident de mener une politique « déraisonnable » de relance budgétaire."

    « Tenir le marché revient à tenir l’État. Il y a une forme de jeu de donnant-donnant, de services rendus entre l’État et les banques. Ces banques tiennent le marché de la dette. L’État doit rendre service à ces banques, il doit les ménager. »

    « Les gouvernements nous expliquent que ce ne serait pas bon qu’on connaisse les détenteurs finaux de la dette, parce qu’on risquerait d’affoler les marchés. »

    « Si un pool d’investisseurs décident collectivement de vendre la dette publique française, la France ne pourra s’endetter de nouveau qu’en promettant un taux d’intérêt nettement supérieur, Il faut se prémunir contre des investisseurs étrangers qui décideraient de saborder la dette publique française, parce qu’ils ne seraient pas d’accord avec notre politique publique. »

    « Les investisseurs n’aiment pas révéler leurs positions, pour des raisons de stabilité financière et de secret commercial. Je ne veux pas que la dette française soit positionnée avec un désavantage compétitif par rapport aux autres dettes. »

    L’État vit au-dessus de ses moyens ! - Les argumentaires contre les idées reçues
    http://argumentaires.lilas.org/dette/letat-vit-au-dessus-de-ses-moyens

    "Ces baisses d’impôt ont, de plus, entraîné une véritable « redistribution à l’envers ». En s’endettant auprès des ménages riches qu’il défiscalisait, l’État a ainsi opéré un transfert à leur profit, et leur a permis de gagner deux fois : en payant moins d’impôts, et en se voyant offrir un placement sûr"

    Comment récupérer 200 milliards d’euros sans imposer aux Français une cure d’austérité - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-recuperer-200-milliards-d-euros-sans-imposer-aux-Francais-une-cure
    #Alternatives

    "La fraude fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du déficit public annuel (75,9 milliards en 2016)"
    "Un contournement de l’impôt parfois réalisé avec la complicité des autorités : l’UEFA, qui a organisé le championnat d’Europe des nations en 2016, n’a payé aucun impôt en France. « C’est en quelque sorte une double peine en termes de finances publiques : les investissements réalisés par les pouvoirs publics français pour l’organisation du tournoi auraient coûté 2 milliards d’euros"

    "Au nom de la rigueur budgétaire, on a créé ainsi les conditions d’un maintien à haut niveau de la fraude fiscale"

    "Fillon s’était, en tant que député, prononcé contre le renforcement de la TTF. L’ensemble des parlementaires LR et UDI avaient voté contre"

    "La France compte... 451 niches fiscales ! Elles constituent un manque à gagner total de 89,9 milliards d’euros pour les finances publiques."

    "le crédit impôt recherche accordé aux entreprises dépasse 5 milliards d’euros, « alors que son efficacité n’a pas été démontrée et qu’il sacrifie la recherche publique »"

    (CICE) "une subvention indirecte de… 400 000 euros par emploi ! Pourtant, 40 milliards, c’est l’équivalent de 600 000 emplois au salaire moyen (un salarié payé 2200 euros nets)"

    Comment trouver 50 milliards sans casser les protections sociales ni taxer les classes moyennes : notre plan alternatif - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-trouver-50-milliards-sans-casser-les-protections-sociales-ni-taxer

    http://zinc.mondediplo.net/messages/3965

    CADTM - La dette comme outil de domination et de transfert des richesses : est-ce un phénomène nouveau ? par Nathan Legrand
    http://www.cadtm.org/La-dette-comme-outil-de-domination

    L’épouvantail de la dette publique, par Bruno Tinel & Franck Van de Velde (Le Monde diplomatique, juillet 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/TINEL/16109
    #PS

    "Une connaissance même rudimentaire de la comptabilité obligerait les redresseurs du « bilan de l’entreprise France » à ne pas tenir compte du seul passif."

    "De plus, il convient de ne pas confondre l’endettement des administrations avec celui du pays pris dans son ensemble"

    "l’Etat est une entité économique et financière différente des autres. Il ne meurt pas, il ne fait pas faillite. On ne peut le comparer ni à un ménage ni à une entreprise"

    "entre 1991 et 1996, où le ratio gagne plus de 20 points en cinq ans, passant de 36 % à 58 % (M. Nicolas Sarkozy fut ministre du budget entre 1993 et 1995...)"

    "Plus l’économie stagne, plus la dette publique rapportée à la production nationale s’accroît."

    "L’accroissement de l’endettement public donne effectivement lieu à des transferts — non pas entre générations, mais au sein d’une même génération."

    "Autre monstre fantasmatique, le mythe de l’explosion des dépenses publiques"

    "Lorsque l’Etat s’endette pour financer des dépenses supplémentaires, il évite que cet excès d’épargne ne trouve un débouché stérile ou spéculatif. D’une certaine façon, il s’endette à la place des entreprises, qui n’investissent pas assez, pour dépenser cette épargne, utilement, dans la production de biens publics.

    En définitive, l’endettement public vient répondre à la demande de bons du Trésor découlant de l’accroissement de l’épargne placée. "

    "Depuis 1997, à l’initiative de M. Dominique Strauss-Kahn, alors ministre des finances, il existe même des obligations d’Etat indexées sur l’inflation (les OATi) : le gouvernement à direction socialiste a accordé aux rentiers l’assurance anti-inflation qu’il avait lui-même retirée aux salariés "

    "Les investisseurs institutionnels, qui interviennent sur les marchés financiers pour le compte des épargnants, raffolent des titres de la dette publique. Ils n’accordent d’ailleurs aucun crédit aux discours ambiants sur la « faillite » imminente de nos administrations"

    " la financiarisation, laquelle requiert pour préalable un ensemble de dispositions légales et institutionnelles, comme, par exemple, la libéralisation de la circulation des capitaux mise en place par l’Acte unique européen, signé en 1986, sous la houlette de M. Jacques Delors"

    "Ce qu’autrefois l’Etat obtenait de la part des ménages aisés sous la forme d’un prélèvement fiscal, il ne peut désormais l’escompter qu’en échange d’un taux d’intérêt payé par l’ensemble des contribuables"

    "Les riches bénéficient alors d’une double récompense : le cadeau fiscal d’un côté, et le paiement d’intérêts de l’autre"

    Commentaires sur la dette publique (Le Monde diplomatique, juillet 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/A/16078

    « Le constat [de la commission Pébereau sur la dette] n’est ni de gauche ni de droite. Il s’impose à tout gouvernement. »

    « incapacité de l’Etat à se réformer ; la préférence française pour la dépense. »

    La « servitude volontaire » de la dette
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/le-journal-des-idees-du-mercredi-31-octobre-2018

    "Bel effet paradoxal de l’intervention de la troïka – BCE, Union européenne et FMI. Derrière l’inefficacité des mesures imposées aux populations pour « sortir de la crise » et l’injonction à résorber les déficits publics se cache peut-être un projet : que l’État se désengage des politiques sociales. « La dette de la sécurité sociale sera bientôt remboursée et les taux d’intérêts actuels sont l’occasion pour l’État de mettre plusieurs milliards de côté. La dette n’est donc pas ce que l’on en dit. Elle sert d’arme de dissuasion sociale massive » conclut Jacques Rigaudiat."


  • Cauchemars et facéties #4
    https://lundi.am/Cauchemars-et-faceties-4

    Balade sur l’internet

    « http://lci.tf1.fr/jt-20h/videos/2015/policiers-en-colere-insultes-et-violences-le-quotidien-des-fonctionnaires-86 »
    « http://www.liberation.fr/politiques/2015/10/11/la-justice-ouvre-grand-ses-nouvelles-oreilles_1401980 »
    « http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/xavier-mathieu-au-grand-journal-jai-ete-un-pacifiste-toute-ma-vie-mais-j »
    « https://www.francebleu.fr/infos/societe/rennes-lance-rencitezen-un-dispositif-dedie-la-tranquilite-publique-14434 »
    « http://metropole.rennes.fr/actualites/institutions-citoyennete/citoyennete/rencitezen-un-centre-dappel-tranquilite-publique »
    « https://e-demarches.rennes.fr/Rennes/workflow_url?ECITIZ_ACTIVITY_PATH=Demandeur&USAGER_PROCESS=SADP »
    « http://www.latribune.fr/technos-medias/les-fournisseurs-d-acces-a-internet-vont-enfin-chiffrer-les-emails-510951. »
    « http://www.liberation.fr/monde/2015/10/16/les-grecs-se-serrent-un-peu-plus-la-ceinture_1405320 »
    « http://www.liberation.fr/monde/2015/10/16/disney-cherche-stagiaire-pour-lutter-contre-le-terrorisme-maitriser-inter »
    « http://www.leparisien.fr/insolite/suede-un-club-de-barbus-confondu-avec-une-reunion-de-daech-12-10-2015-517 »
    « http://lci.tf1.fr/videos/2015/les-cabines-telephoniques-vont-disparaitre-d-ici-deux-ans-8671817.html »
    « http://www.lepoint.fr/monde/a-new-york-les-pauvres-vivent-11-ans-de-moins-que-les-riches-14-10-2015-1973 »


  • Cauchemars et facéties #3
    https://lundi.am/Cauchemars-et-faceties-3

    C’est plaisant de se balader sur l’internet.

    « http://www.liberation.fr/monde/2015/06/11/negociations-climat-le-petit-degre-qui-fera-toute-la-difference_1327240 »
    « http://www.lesenrages.antifa-net.fr/trouve-petit-appareillage-electronique-d-amateurs-de-communica »
    « http://www.liberation.fr/futurs/2015/10/09/une-bibliotheque-anarchiste-espionnee-par-une-camera-cachee-dans-une-ecol »
    « http://www.liberation.fr/direct/element/apres-les-fruits-et-legumes-les-biscuits-moches_20036 »
    « http://www.franceinfo.fr/emission/tout-info-tout-eco/2015-2016/apres-les-legumes-et-les-fruits-les-biscuits-moches-09-10-2015-06-53 »
    « http://www.economiematin.fr/news-gaspillage-alimentaire-distribution-cause-consommateurs-faute-tts »
    « http://blogs.afp.com/makingof/?post/reunion-mouvementee-chez-air-france »
    « http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/air-france-20-suspects-identifies-dont-3-impliques-directement-dans-les-agressio »
    « http://www.liberation.fr/politiques/2015/10/06/air-france-la-presse-internationale-reactive-des-cliches-sur-l-hexagone_1 »
    « http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/prism-apple-livre-sa-version-enjolivee-de-l-affaire-261569 »
    « http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/08/11/chiffrement-des-telephones-le-procureur-de-paris-rejoint-la-lutte-contre-app »
    « http://www.nytimes.com/2015/08/12/opinion/apple-google-when-phone-encryption-blocks-justice.html?_r=0 »
    « http://www.lexpress.fr/actualite/societe/francois-molins-les-nouveaux-telephones-rendent-la-justice-aveugle_1711458. »
    « http://www.dailymail.co.uk/news/article-3263714/Destroyed-man-reclaimed-nature-Amazing-images-reveal-exclusion-zone-Fuk »
    « http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2015/10/06/31006-20151006ARTFIG00162-la-legion-au-larzac-le-chant-du-cygne-de-l-antimi »
    « http://style.lesinrocks.com/2015/10/09/urban-outfitters-demande-a-ses-salaries-de-travailler-gratuitement »
    « http://www.konbini.com/fr/tendances-2/en-images-shooting-mode-refugies-fait-polemique »
    https://lundi.am/IMG/png/panoramanon.png
    https://lundi.am/IMG/png/panoramanon-2.png
    https://lundi.am/IMG/png/panoramanon-3.png


  • (1) Perturbateurs endocriniens : comment les lobbys ont gagné - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/10/07/perturbateurs-endocriniens-comment-les-lobbys-ont-gagne_1399272
    http://md1.libe.com/photo/815228-perturbendoc2jpg.jpg?modified_at=1444272382&width=750

    Menace majeure pour la santé, et notamment la fertilité, les agents hormonaux sont l’objet d’une âpre bataille à Bruxelles. Un livre décrit les méthodes des industriels qui ont obtenu de la Commission européenne qu’elle impose l’inaction.



  • La Banque Mondiale à la gauche du Parti Socialiste français ?

    "La Banque mondiale dénonce la “corruption” des grandes entreprises" | BusinessBourse
    http://www.businessbourse.com/2015/10/05/la-banque-mondiale-denonce-la-corruption-des-grandes-entreprises

    "La dette mondiale atteint 286% du PIB de la planète
    http://www.express.be/business/fr/economy/la-dette-mondiale-atteint-286-du-pib-de-la-planete/213518.htm

    -"Le dirigeant a estimé qu’une taxation “plus équitable” permettrait de faire entrer dans les caisses de pays pauvres des sommes qui “éclipseraient” les montants reçus au titre de l’aide au développement."

    –"nous sommes dans une situation bien pire que celle dans laquelle nous nous trouvions juste avant la crise financière, affirme Michael Snyder du blog économique The Economic Collapse."

    –"D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ».

    « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il.

    Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes."

    #IFI #Banque_Mondiale #Dette #Politique_monétaire


  • "Extrême droite en Grèce : « Il ne faut plus avoir peur de dire qu’on est fascistes »"
    Par Maria Malagardis - Libération

    http://www.liberation.fr/monde/2015/09/22/extreme-droite-en-grece-il-ne-faut-plus-avoir-peur-de-dire-qu-on-est-fasc

    -Pour Adonis Georgiadis, de Nouvelle Démocratie : « Il ne faut plus avoir peur de dire qu’on est d’extrême droite ou fasciste ! »

    –"Giorgiadis est un éditeur adepte du télé-achat devenu célèbre pour avoir publié en 2006 un livre antisémite Les Juifs : toute la vérité, écrit par le fondateur du national-socialisme à la sauce hellène, Constantin Plevris, dont le fils Thanos est également député de Nouvelle Démocratie. Voridis a longtemps dirigé un mouvement de jeunesse fasciste, à la tête duquel il succédait à Nikos Michaloliákos, leader actuel et fondateur du mouvement neonazi Aube dorée. Voridis avait ensuite lui-même fondé le Front hellénique qui se voulait le cousin grec du Front national, mais qui n’a jamais réussi à percer."

    –"Pourtant c’est l’alliance d’Aléxis Tsípras avec ce petit parti de droite souverainiste (et surtout anti-austérité) que Martin Schultz a cru bon de dénoncer lundi sur France inter. Des propos largement répercutés et commentés en Grèce, où certains s’indignent de cette nouvelle ingérence dans les affaires internes du pays. Alors que d’autres se demandent si le président du Parlement européen suit avec autant d’inquiétude les évolutions internes au sein de Nouvelle Démocratie. Personne en tout cas ne se rappelle l’avoir entendu protester en 2012, lorsque Samarás avait accueilli dans ses rangs deux antisémites notoires, proches du national-socialisme grec et du Front national."

    –"Voridis et Georgiadis sont devenus membres de Nouvelle Démocratie en 2012 après un passage au Laos (l’Alerte populaire orthodoxe), parti d’extrême droite, aujourd’hui disparu, qui avait été le seul avec les socialistes du Pasok à voter en faveur des premières mesures d’austérité en 2010. "

    #Grèce #UE


  • Au #Costa_Rica, la ponte des #tortues olivâtres ruinée pour quelques #selfies - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/09/21/au-costa-rica-la-ponte-annuelle-des-tortues-olivatres-ruinee-pour-quelque

    Mais cette année, la ponte ne s’est pas déroulée comme d’habitude : des centaines de touristes, dépêchés sur place par des tour-opérateurs (comme celui-ci), ont envahi les lieux et dérangé les bêtes, bloquant leur avancée, parfois en posant des enfants sur leur dos, certains en profitant pour voler des œufs. Beaucoup des tortues, apeurées, ont fait demi-tour. Un « vrai désastre », selon un guide local cité par le New York Times. « La chance pour les tortues de mer d’éviter l’extinction détruite par un selfie », titre le Daily Mail. On pourrait ajouter, « un selfie et une mauvaise photo avec un filtre instagram » (exemple ici ou encore là).

    #environnement #écologie #connerie_humaine

    http://seenthis.net/messages/410919 via AF_Sobocinski




  • [Liberation] Assange : la Suède et l’Equateur négocient un accord
    https://www.laquadrature.net/fr/node/9487

    Des représentants suédois et équatoriens se rencontrent aujourd’hui à Stockholm pour discuter d’un « accord de coopération judiciaire » qui pourrait notamment permettre au parquet suédois d’interroger à Londres le chef de file de WikiLeaks. [...] Assange, qui clame son innocence, a toujours dit craindre qu’une extradition vers la Suède ne le mène in fine aux Etats-Unis, où un grand jury enquête depuis 2010 sur WikiLeaks. http://www.liberation.fr/monde/2015/08/31/assange-la-suede-et-l-equateur...

    #liberté_d'expression #revue_de_presse



  • Ces entreprises allemandes mêlées à des affaires de corruption en Grèce - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/08/25/ces-entreprises-allemandes-melees-a-des-affaires-de-corruption-en-grece_1
    http://md1.libe.com/photo/801820-siemens-daimler-rheinmetall-ces-fleurons-industriels-qui-ont-fait-la-reputation-de-l-economie-allema.jpg?modified_at=1440507910&width=750

    Siemens, Daimler, Rheinmetall : ces fleurons industriels qui ont fait la réputation de l’économie allemande sont englués dans des affaires de corruption à grande échelle en Grèce, pays dont l’Allemagne ne cesse pourtant de dénoncer certaines pratiques frauduleuses.


  • "Quand les promesses ne suffisent plus, les candidats ont recours à des performances moins subtiles.

    Ted Cruz, amoureux des armes à feu, a dans une vidéo cuit du bacon sur le canon surchauffé d’un fusil semi-automatique. Le sénateur Rand Paul a découpé à la tronçonneuse le code des impôts (à ce sujet, le candidat Ben Carson a proposé une réforme inspirée de « la personne la plus juste du monde », Dieu, et proposé l’équivalent d’une dîme, à taux unique compris entre 10 et 15%)."

    http://www.liberation.fr/monde/2015/08/05/la-folle-premiere-journee-d-un-futur-president-republicain-des-etats-unis


  • Juifs ultras, le péril terroriste - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/08/02/juifs-ultras-le-peril-terroriste_1357892
    http://md1.libe.com/photo/796679-fca34a0b91b790f6a706700ed323610184jpg.jpg?modified_at=1438536730&width=750

    Mais il existe également de nombreux extrémistes juifs en Israël même. « Nous sommes en guerre contre les Arabes, contre les laïcs, contre les gays, les gauchistes et les drogués. Bref, contre tous ceux qui portent atteinte à la nature juive et sacrée d’Israël », nous a déclaré Adir Yossef (26 ans)

    Vaste programme

    http://seenthis.net/messages/395140 via Agnès Maillard


  • –"Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum"
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-vraie-nature-du-troisieme-memorandum-492098.html

    –"Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent »" http://www.liberation.fr/monde/2015/07/14/jeffrey-sachs-les-etats-puissants-seront-rattrapes-par-les-souffrances-qu

    –"Le fonds à la sauce allemande imposé à la Grèce"
    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/13/le-fonds-a-la-sauce-allemande-impose-a-la-grece_1347249

    –"UE-Grèce : la gauche européenne face à ses responsabilités"
    http://www.politis.fr/UE-Grece-la-gauche-europeenne-face,31909.html

    –"Les parlementaires se prononcent sur l’asservissement d’une nation"
    http://www.politis.fr/Les-parlementaires-se-prononcent,31911.html

    –"Cinq preuves que le plan de réformes imposé à la Grèce n’est pas réaliste"
    http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/cinq-preuves-que-le-plan-de-reformes-impose-a-la-grece-n-est-pas-realis

    –"GRÈCE / RÉFORMES : 900 PAGES "QUE PERSONNE NE LIRA JAMAIS" ?"
    http://www.arretsurimages.net/breves/2015-07-23/Grece-reformes-900-pages-que-personne-ne-lira-jamais-id19095

    –"PILLER LA GRÈCE
    Par Julien Mercille"
    http://iris-recherche.qc.ca/blogue/piller-la-grece

    –« La Grèce est mise au même régime sec que l’Afrique »
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues-dafriques/2015/07/21/la-grece-est-mise-au-meme-regime-sec-que-lafrique-234810

    –"L’Europe impose à la Grèce un plan de privatisation punitif" (YÁNIS VAROUFÁKIS)
    http://www.alterecoplus.fr/grece/leurope-impose-a-la-grece-un-plan-de-privatisation-punitif-201507231651

    -J.Sachs : " Il y a juste un choix politique, idéologique, de casser la Grèce. Il y a un choix économique, fondamentaliste, de soumettre ce pays. Il n’y a aucune raison pour que le pays s’en sorte avec la batterie de « réformes » passées en force. "

    –Kako Nubukpo, économiste togolais, ancien ministre de la Prospective (DR) :« Cela étant dit, quel est l’agenda caché derrière ces mesures ? Pourquoi fait-on tout cela à la Grèce, un petit pays dont on pourrait facilement effacer la dette sans rien changer à la vie de l’Europe ? En fait, l’Allemagne envoie un signal clair à la France, pour lui dire de faire attention à ses dérapages budgétaires, à son Etat providence, etc. La guerre est déclarée : on doit casser l’Etat social. » ;
    « Par les économistes hétérodoxes, oui. Le fameux « cercle de la raison » des néolibéraux vit sans doute ses dernières heures. La réalité va les obliger à revoir leur doctrine. On l’a bien vu avec la réponse qu’ont apporté les Etats occidentaux à la crise des subprimes, fin 2008... On l’oublie souvent, mais cette crise de la dette est due au fait que l’Etat est allé à la rescousse des banques fin 2008, partout en Europe.
    On est dans la socialisation des pertes (les Etats nationalisent ou renflouent les banques en perdition) et la privatisation des bénéfices : c’est le modèle politique du néo-libéralisme... »

    -Varoufakis : « Notre proposition a été accueillie par un silence assourdissant. Plus précisément, l’Eurogroupe et la troïka ont continué à laisser entendre à la presse mondiale que les autorités grecques n’avaient aucune proposition novatrice et crédible à fournir – leur rengaine habituelle. »

    Quand Varoufakis dévoile les coulisses de l’Europe
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/030420449881-quand-varoufakis-devoile-les-coulisses-de-leurope-2099055.php#
    #PS #Grèce #Allemagne

    • Premiers plaisirs ?
      –"La Grèce contrainte d’augmenter le prix des préservatifs"
      http://www.marianne.net/grece-contrainte-augmenter-prix-preservatifs-100235615.html

      Pinocchio, menace, marche arrière, film d’horreur (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/A/56891

      « Inflexibles défenseurs de la propriété privée contre les réquisitions d’appartements en Union soviétique, les pères fondateurs de l’Union européenne auraient-ils frémi à la lecture de cet article du New York Times ? »

      « En dépit d’un inquiétant pic de contaminations au sida depuis 2010, la Grèce a augmenté ce lundi le prix des préservatifs dans ses pharmacies. Cette mesure, exigée par les créanciers, frappera — c’est devenu une habitude — les populations les plus démunies. »

    • « Grèce : rions un peu avec les producteurs d’armes français et allemands »
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2015/07/16/grece-rions-un-peu/#more-1354

      « La Grèce et ses créanciers s’opposent sur le niveau de taxation des plus riches » http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/31/grece-les-negociations-avec-les-creanciers-achoppent-sur-la-question-des-imp

      -"Dans le secteur des dépenses militaires aussi, les choses sont sensibles. Des économies à hauteur de 200 millions d’euros sont prévues pour 2015 et de 300 millions pour 2016.

      Les créanciers aimeraient que ces efforts portent surtout sur les coûts de fonctionnement (salaires et volume du personnel) et non sur les achats d’armes."

      –"Plongés dans la soi-disant « crise des dettes souveraines » depuis 2009, les pays européens n’ont pourtant pas l’air de s’inquiéter de cette énorme ponction sur leurs budgets.

      Peu est fait pour lutter contre l’évasion fiscale"

      _"Les créanciers exigent notamment que l’impôt sur la solidarité soit ramené de 8 % à 6 % maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Car, selon eux, le taux actuel encouragerait l’évasion fiscale." (belle illustration de l’expression "foutage de gueule")

      –"Les premiers veulent forcer les Grecs à adopter de nouvelles réformes dans les tout prochains jours, en préalable à la conclusion de l’accord global portant sur une aide de 86 milliards d’euros sur trois ans.
      Afin de lancer ce cycle de négociations, le premier ministre, Alexis Tsipras, a pour tant déjà fait adopter, les 15 et 22 juillet, de difficiles mesures au Parlement grec. Il ne souhaite pas aller plus loin à ce stade. « Nous nous y étions engagés lorsque nous avons accepté l’accord du 13 juillet, explique-t-on au gouvernement. Nous avons donc rempli notre part du contrat et maintenant on veut nous imposer de nouveaux préalables ? »"

      "Ils veulent accélérer la suppression des retraites anticipées ou celle d’une prime spéciale aux faibles retraites, l’EKAS."

      "Les créanciers, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), insistent pour assouplir la législation des licenciements collectifs. En décembre 2014, c’est sur ce point précis qu’avaient déjà échoué les négociations avec le précédent gouvernement conservateur, entraînant d’ailleurs sa chute."

    • « Grèce : les créanciers imposeront-ils une grande coalition ? »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-les-creanciers-imposeront-ils-une-grande-coalition-504170.html

      "dans son « discours sur l’état de l’union », le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker l’a clairement réaffirmé :

      « Je veux que le programme soit respecté par tous les futurs gouvernements grecs. »
      Du reste, Jean-Claude Juncker, comme à son habitude avant chaque élection grecque, il est allé de sa petite menace avec des accents dignes de Wolfgang Schäuble :

      « Nous ne garderons pas la Grèce dans la zone euro à n’importe quel prix. Je suis sérieux et je parle pour de vrai », a-t-il ajouté."

    • CADTM - L’économiste James Galbraith raconte les coulisses du plan B grec
      http://cadtm.org/L-economiste-James-Galbraith

      -"colonisation et liquidation. « C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui. Une perte d’indépendance totale et une liquidation de l’État grec. La Grèce est un pays qui n’est plus indépendant. Le gouvernement a perdu toute marge de manœuvre. Il lui est interdit d’introduire la moindre loi sans l’accord préalable de ses créanciers », dit l’économiste américain."

      –"« Ces 48 projets de loi prioritaires sont dictés à Bruxelles et traduits ensuite en grec », dit-il. « Ce ne sont pas des réformes pour améliorer les conditions économiques de la Grèce. Ce sont des réformes construites par les lobbies », poursuit-il."

      –" Les dates de fraîcheur du lait ont été repoussées de 3 à 7 jours pour que les entreprises hollandaises puissent exporter leur lait. Les grands groupes pharmaceutiques se sont arrangés pour être avantagés face à l’industrie locale, en invoquant une concurrence en fait « manipulée au travers des paradis fiscaux et des prix de transfert ». Les privatisations sont conçues pour « créer des monopoles privés pour les entreprises étrangères » sur les biens les plus intéressants, à l’image de l’aéroport d’Athènes, détenu par le groupe allemand de BTP Hochtief."

      –"Car il y aura une prochaine fois, James Galbraith en est persuadé, que ce soit en Irlande, au Portugal, en Grèce ou ailleurs. « J’étais très attaché au projet européen. Je le suis beaucoup moins maintenant. Un système qui n’admet pas la discussion, qui est catégoriquement opposé à tout gouvernement de gauche, qui est catégoriquement engagé dans la déstabilisation, ce n’est pas possible. Que signifie une Europe qui a pour programme de couper les retraites des plus vulnérables, de réduire la syndicalisation à zéro, de libéraliser le marché du travail jusqu’à l’informalisation ? » dit-il. Avant de prédire : « La prochaine fois qu’un gouvernement de gauche est élu, il viendra d’emblée avec un plan B dans la poche. »"

    • « Les créanciers arrivent à Athènes et exigent plus de réformes » | EurActiv.fr
      http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/les-creanciers-arrivent-athenes-et-exigent-plus-de-reformes-318757

      « Grèce : Alexis Tsipras lance un premier train de réformes »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-lance-un-premier-train-de-reformes-513995.html

      Par Romaric Godin

      -"Les créanciers réclament que les prêteurs qui ne peuvent rembourser soient expulsés, afin de pouvoir revendre le bien immobilier concerné et établir précisément l’ampleur des pertes à éponger sur chaque prêt. Jusqu’à présent, les ménages avec des revenus modestes étaient protégés des expulsions lorsque leur résidence principale était évaluée à moins de 250 000 euros. Cette mesure a permis à de nombreuses familles frappées par le chômage de conserver un logement. Mais les créanciers voudraient abaisser cette limite pour pouvoir toucher davantage de prêts bancaires.
      (...)
      Cette question s’était posée à Chypre l’an dernier. Le parlement chypriote avait refusé de durcir les conditions d’expulsion comme l’exigeait la troïka. Finalement, la BCE avait exclu Chypre de son assouplissement quantitatif, faisant de ce durcissement une condition sine qua non pour la réintégration de l’île dans le QE. De son côté, la troïka avait gelé les versements vers Nicosie, plaçant l’île au bord de la faillite. Sous la pression du gouvernement, le parlement avait fini par accepter de rendre les expulsions plus aisées."

    • "Moscovici prévient la Grèce de « décisions lourdes » d’ici fin 2015"
      http://www.boursorama.com/actualites/moscovici-previent-la-grece-de-decisions-lourdes-d-ici-fin-2015-4ec64273

      Le projet de loi qui sera soumis au Parlement grec doit inclure une réforme du système des retraites, avec de nouvelles coupes dans les pensions, et des mesures de dérégulation du secteur des pharmacies. Il pourrait aussi réduire la protection contre les saisies de leur résidence principale dont jouissent les ménages endettés.

    • Grèce : Alexis Tsipras renonce à son plan anti-austérité, par ROMARIC GODIN
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-renonce-a-son-plan-anti-austerite-537005.html

      -"Lundi 14 décembre, un projet de « programme parallèle » a été soumis aux députés grecs. Ce programme avait pour but de compenser les mesures d’austérité réclamées par les créanciers et que le gouvernement avait fait adopter depuis juillet dernier. Ce jeudi 17 décembre, le texte a été retiré. Selon des médias grecs, la cellule technique de l’Eurogroupe, l’Euro working group (EWG) aurait rejeté ce programme. Un rejet qui menaçait de compromettre la libération du milliard d’euros que le vote de mesures par la Vouli, le parlement grec, mardi, permettait d’envisager" ;
      –"Ceci est d’autant plus étonnant que le gouvernement grec en novembre a affiché un excédent primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif de 2,6 milliards d’euros. Autrement dit, le gouvernement d’Alexis Tsipras joue les bons élèves budgétaires et est en passe de faire mieux que les objectifs"

      CADTM - Le grand renoncement social d’Alexis Tsipras. par Angélique Kourounis
      http://cadtm.org/Le-grand-renoncement-social-d

      -"Déjà à l’époque, les créanciers avaient dans un premier temps refusé ce programme mais devant la bronca générale ils avaient dû revenir sur cette décision. En novembre et décembre, ils ont remis le couvert. Pourtant, le gouvernement grec affiche un
      excédent budgétaire primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif fixe de 2,6 milliards.

      On pourrait penser qu’avec cet excédent le programme pour les plus démunis est assuré. C’était compter sans l’obligation faite au gouvernement grec de verser 25% des excédents dégagés au remboursement de la dette. Celle-là même qui plombe l’économie du pays depuis des années et qui est devenue pour Alexis Tsipras la justification à toute mesure d’austérité.

      Pour lui désormais la priorité, et sa planche de salut pour sa survie politique, est d’ouvrir le débat sur la dette. D’où les bouchées doubles mises en pleine trêve des confiseurs pour trouver des alliés et mener à terme la réforme de la sécurité sociale, qui devrait être votée d’ici la fin janvier. C’est le dernier obstacle avant de s’attaquer à la dette." ;

      –"Mais là aussi, ce fut le fiasco car pour les créanciers il fallait faire un exemple et montrer que, en Europe, peu importe la couleur du parti élu, c’est la même politique libérale qui sera suivie. Une politique qui juge contreproductive toute dérive sociale d’où le rejet de ce fameux programme parallèle. Le social est superflu, seule la compétitivité compte."

      Grèce : le gouvernement présente sa réforme des retraites. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-gouvernement-presente-sa-reforme-des-retraites-540424.html

      -"Ce week-end, la Banque de Grèce - dirigée par l’ancien ministre des Finances conservateur Yannis Stournaras - a fait savoir qu’elle jugeait dangereux pour la « compétitivité, l’emploi et la croissance » cette hausse des cotisations. Ceci ne manque certes pas de piquant lorsque l’on se souvient des hausses d’impôts imposées par les créanciers depuis 2010 et encore dans le troisième mémorandum" ;
      –" les partis d’opposition ont faits avoir leur rejet de ces mesures. On a, du reste, vu un spectacle assez singulier : le Pasok, qui avait promu et soutenu les précédentes coupes dans les pensions, a fortement critiqué ces nouvelles baisses"

    • CADTM - Zoé Konstantopoulou : « La Commission de Vérité sur la dette publique subit une chasse politique de la part des nouveaux partisans des memoranda »
      http://cadtm.org/Zoe-Konstantopoulou-La-Commission

      -"Zoé Konstantopoulou a fait en particulier mention des attaques dont la Commission pour la Vérité a récemment fait l’objet de la part de l’actuel gouvernement. Elle a ainsi évoqué la disparition du rapport préliminaire de la Commission du site web du Parlement, la façon dont la fin des travaux de la Commission avait été annoncée- s’apparentant à un véritable« coup d’État », mais aussi l’entrée par infraction dans les bureaux de la Commission, ainsi que dans son propre bureau, sur ordre de l’actuel président du Parlement, N. Voutsis." ;
      –"des initiatives similaires et des demandes d’audit de la dette avaient d’ores et déjà été déposées dans des pays comme l’Argentine, l’Espagne, la Tunisie, la France et le Royaume-Uni.

      Enfin, elle a fait état de la rencontre de la Commission avec l’expert indépendant des Nations Unies sur la dette et les droits humains, lequel a donné une conférence de presse le 08/12/2015 soulignant l’importance de la création de la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque, l’importance de ses travaux, la nécessité de poursuivre l’audit de la dette, la nécessité absolue d’un allègement de la dette pour que les droits des citoyens soient protégés."

    • Le FMI pourrait réduire en miettes l’accord sur la dette grecque. Par Daniel Marans.
      http://www.huffingtonpost.fr/2016/01/28/fmi-accord-dette-grecque_n_9090636.html

      -"D’après une source bien informée sur les négociations entre l’État grec et les créanciers, le #FMI a fait savoir qu’il s’opposerait aux mesures prévues par le gouvernement, qui prévoient de réduire le déficit des retraites en partie par l’augmentation des cotisations patronales. En lieu et place, affirme cette source, le FMI estime que le rééquilibrage du système des retraites ne peut être obtenu que par une réduction moyenne de 15 % des pensions.

      Même si le refus du FMI n’est pas encore officialisé, poursuit cette source, l’institution de Washington avance que l’augmentation des cotisations pénalisera la compétitivité de l’économie grecque.

      Interrogé sur le sujet, le FMI n’a pas démenti les affirmations de la source en question. Il nous a plutôt renvoyés vers les commentaires de Gerry Rice, porte-parole du Fonds, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée jeudi dernier. Gerry Rice avait alors déclaré que le FMI était « en train d’évaluer attentivement les propositions [de réforme des retraites faites par le gouvernement grec] et n’avait pas encore terminé cette évaluation »." ;
      –"En mai 2014, un tribunal portugais –le #Portugal fait également partie des récipiendaires des fonds de renflouement de l’eurozone– a jugé les baisses des retraites et des salaires inconstitutionnelles. Et les créanciers du pays l’ont autorisé à atteindre par d’autres moyens les objectifs budgétaires qui lui avaient été fixés." ;
      –"Des économistes issus de toutes les chapelles idéologiques ont critiqué l’approche adoptée par les créanciers du pays, avançant que l’austérité budgétaire imposée à la Grèce en échange des prêts avait empêché l’économie du pays de redémarrer. Les créanciers, affirment les critiques, ont de plus refusé d’admettre que ces plans de renflouement avaient pour but premier de sauver les banques allemandes et françaises qui détenaient d’énormes quantités de dette grecque dans leurs comptes." ;
      –"Le Fonds a notamment publié un rapport début juillet –suscitant des objections européennes– affirmant que la Grèce serait incapable de rembourser ses dettes sans une restructuration substantielle. Mais c’est avec réticence que l’institution a rendu ce rapport public, cédant à l’insistance du département américain du Trésor, d’après une source proche de cette décision.

      Peter Doyle, l’ancien cadre du FMI, affirme que les divergences entre le FMI et l’Allemagne n’ont été au final que superficielles, depuis ce moment où le Fonds n’a pas utilisé son poids pour protéger la Grèce d’un accord insoutenable sur la dette. « Penser que le FMI est moins rigide que l’Allemagne est de la pure fiction », affirme Peter Doyle. « S’ils le font croire, c’est uniquement de la com’ »."

      #Austérité

    • CADTM - Et pendant ce temps-là, en Grèce. Par Michel Husson
      http://cadtm.org/Et-pendant-ce-temps-la-en-Grece#nh2

      -"C’est oublier que la Grèce a déjà fait des réformes, saluées par le Fonds monétaire international (FMI) |3| ou par l’OCDE, qui signalait en 2013 que « la Grèce a le taux le plus élevé de l’OCDE de réponse aux réformes structurelles recommandées » |4|. Cela n’a pas empêché le pays de plonger dans une terrible récession, et on voit mal comment le troisième plan pourrait avoir d’autres effets." ;
      –"Les résultats économiques pour 2015 apparaissant moins mauvais que prévu, Alexis Tsipras avait alors préparé un programme d’urgence humanitaire (couverture médicale, soupes populaires, « facture sociale » d’électricité, classes de soutien). Mais le mémorandum stipule qu’aucune mesure budgétaire ne peut être prise sans l’accord des créanciers, et ce projet de « programme parallèle » a été retiré sous la pression de l’eurogroupe, qui menaçait de ne pas assurer son dernier versement d’un milliard d’euros" ;
      –"L’enjeu est clairement politique : en rappelant au gouvernement grec l’étroitesse – sinon l’absence – de marges de manœuvre, les créanciers veulent lui retirer toute possibilité de se faire le garant d’une application moins brutale du mémorandum."

    • Le « retour » de la crise grecque en 7 questions. Par Manuel Borras - regards.fr
      http://www.regards.fr/web/article/le-retour-de-la-crise-grecque-en-7-questions

      Grèce : l’Eurogroupe parle de restructuration de la dette, mais pose ses conditions. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-parle-de-restructuration-de-la-dette-mais-pose-ses-cond

      -"Pour la première fois, l’Eurogroupe évoque aussi le reversement des bénéfices réalisés par la BCE sur la détention de la dette grecque (estimé à 7,7 milliards d’euros), mais seulement à moyen terme et après la bonne réalisation du programme." ;
      –" Les mesures votées dimanche étaient, globalement sinon entièrement, en accord avec les demandes des créanciers"
      –"Les créanciers de la zone euro étant plus que jamais déterminés à obtenir l’entrée du FMI dans le programme, il faut rendre crédible l’objectif d’un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB en 2018. Pour cela, l’Eurogroupe a inventé un nouveau mécanisme des « mesures contingentes ». Si l’objectif est en danger, ces mesures seront mises en œuvre automatiquement sans qu’il soit besoin de repasser devant les institutions grecques. Alexis Tsipras avait refusé toute mesure de ce type, les jugeant contraires à la loi grecque. Finalement, Athènes a proposé un mécanisme proche, ce lundi, incluant des mesures automatiques et non automatiques. "

    • La Grèce obtient un prêt de 7 milliards d’euros… pour rembourser d’autres prêts
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/16/la-grece-beneficiera-d-un-pret-d-urgence-de-7-milliards-d-euros_4685607_3234

      "La Commission européenne a indiqué jeudi qu’Athènes avait « satisfait » aux exigences de l’accord, quelques heures après que le Parlement grec a adopté une première série de réformes."

      "C’est à cette date, le 20 juillet, qu’Athènes doit verser 3,5 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE). Elle pourra également s’acquitter de ses arriérés de paiement auprès du FMI, soit 2 milliards d’euros au total."

      "Le mécanisme de prêt-relais validé jeudi par l’Eurogroupe consiste à prélever 7 milliards d’euros dans le FESM, un fonds européen d’urgence mis en place pendant la crise financière, alimenté par les pays de l’Union européenne et destiné à aider les Etats qui sont en difficulté.
      Le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui sera le plus gros contributeur au prochain plan d’aide à la Grèce (à hauteur de 40 à 50 milliards d’euros, selon une source européenne), remboursera ensuite le FESM, dès que ce troisième plan sera bouclé. Les 7 milliards d’euros de prêt-relais seront ainsi déduits des sommes qu’avancera le MES à Athènes."

      "La Commission propose ainsi que, pour les pays « hors zone euro », les 7 milliards d’euros avancés soient garantis par une partie des profits réalisés par la BCE sur les obligations souveraines grecques. Pour les pays de la zone euro, la garantie proviendra des fonds structurels alloués à la Grèce."

      Grèce : la logique des créanciers, jusqu’au bout de l’absurde. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-logique-des-creanciers-jusqu-au-bout-de-l-absurde-587661.html

      "Dans l’indifférence, la Grèce, qui dégage de forts excédents primaires, vient de rembourser une dette due à la BCE. Alors que l’économie est au plus mal, la logique des créanciers continue d’étrangler le pays."

      " un nouveau plan d’austérité de 5,5 milliards d’euros avec des augmentations d’impôts, de cotisations et de TVA, une douloureuse réforme des retraites et une abdication de sa souveraineté budgétaire par l’acceptation de mesures « automatiques » de baisse des dépenses pour atteindre ces objectifs."

      "Le budget grec a affiché sur le premier semestre un brillant résultat, un excédent primaire, hors service de la dette, de 2,47 milliards d’euros, soit près de 3 % du PIB semestriel, alors que l’on attendait un seul milliard d’euros."

      " les dépenses publiques ont reculé de 3,35 milliards d’euros, ce qui est autant qui ne sera pas versé dans une économie en récession. De plus, ce recul s’explique principalement en raison du renoncement de l’Etat à appliquer son programme d’investissement public. Seul 1,3 milliard d’euros a ainsi été dépensé sur les 6,75 milliards d’euros prévus sur l’année."

      " selon le troisième mémorandum signé en août 2015, un tiers de cet excédent devra automatiquement être consacré à la réduction de la dette et non à l’économie hellénique."

      "alors que la Grèce est décidément un des pays le plus vertueux d’Europe en matière budgétaire, si l’on exclut le poids de la dette, les créanciers de ce pays refusent toujours de lui faire confiance. Pour preuve, ce mécanisme d’ajustement mécanique prévu pour 2018 si le pays n’est pas dans les clous de l’objectif d’un excédent primaire de 3,5 % du PIB. Et, en visite à Athènes en début de semaine, le commissaire européen Pierre Moscovici a prévenu qu’il ne voulait pas rouvrir le dossier sur la pertinence de cet objectif, que le gouvernement grec aimerait bien voir réduit. L’objectif des créanciers, malgré les performances budgétaires, reste donc le même : orienter l’économie grecque non pas vers la croissance, mais vers le remboursement des créanciers."

      "Avec des salaires en recul de 24 % au dernier trimestre de 2015 sur six ans et un chômage en recul, mais demeurant à 23,3 % de la population active, la demande intérieure demeure naturellement faible et sera encore soumis aux conséquences de la baisse des dépenses publiques et à la hausse de la TVA."

      "Résultat de ce sous-investissement : les exportations restent peu performantes sur les marchés internationaux, quoique meilleur marché et les importations demeurent élevées, car l’économie intérieure est incapable de répondre à ses propres besoins."

      " la même logique reste à l’œuvre : ce seront les « réformes structurelles » qui devront relancer l’économie grecque. Peu importe que la Grèce, qui selon l’OCDE est le pays le plus « réformé » de l’organisation, n’ait pas vu les bénéfices de ses efforts après six ans. En réalité, derrière ce glorieux vocable de « réformes », les créanciers dissimulent une version purement comptable de la réalité et a un revers : la volonté d’imposer à la Grèce la priorité au remboursement de ses dettes sur son propre développement. Là encore, l’imposition du mécanisme automatique de baisse des dépenses est l’illustration parfaite de cette logique. Pour éviter d’avoir recours à ce mécanisme, le gouvernement grec devra de toutes façons poursuivre la baisse de ses dépenses. Toute richesse grecque sera donc ponctionnée tant qu’il faudra rembourser la dette."

      Un nouveau plan de sauvetage asséné à une Grèce assommée - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/05/25/un-nouveau-plan-de-sauvetage-assene-a-une-grece-assommee_1455224

      "les 10,3 milliards d’euros concédés à la Grèce par l’Eurogroupe auront vite fait de retourner dans les poches des créanciers. C’est en effet sur cette somme qu’Athènes prélèvera les 7,2 milliards d’euros nécessaires pour rembourser ses prochaines échéances de remboursement de la dette jusqu’en novembre, dont 2,2 milliards à la Banque centrale européenne (BCE) dès juillet."

      "le Parlement a dû valider la création d’un mécanisme qui enclenche une baisse automatique des dépenses de l’Etat, dans le cas où ne serait pas atteint l’objectif budgétaire exigé par les créanciers d’ici à 2018 : à savoir un excédent primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB."

      "Une deuxième mesure adoptée dimanche soir par le Parlement confirme la mainmise des créanciers sur le pays : un nouveau fonds de privatisation devra engranger 13 milliards d’euros d’ici à 2018, sans aucun contrôle parlementaire. Pas besoin d’être expert ou devin pour prédire que les privatisations à venir s’apparenteront à un bradage à vil prix ou affecteront des biens qui auraient pu constituer des recettes importantes pour l’Etat. « Les guerres modernes ne se font plus grâce aux armes, mais par la force de l’argent », répètent souvent les Grecs, qui ne se font plus aucune illusion sur la bienveillance de l’Europe"

      "depuis six ans, l’Etat grec n’a touché que 5 % des 220 milliards d’euros accordés au nom des plans de sauvetage. Les 95 % restant ont servi à recapitaliser les banques grecques, et surtout payer la dette et ses intérêts."

      Grèce : Berlin remporte une victoire décisive sur le dossier de la dette
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-berlin-remporte-une-victoire-decisive-sur-le-dossier-de-la-dette-606

      "Certes, la facture sera plus élevée pour les contribuables allemands et européens puisque c’est le Mécanisme européen de Stabilité (MES) qui devra assumer le versement complet du programme. Mais c’est un moindre mal pour Wolfgang Schäuble dans la mesure où il ne s’agit que d’une garantie donnée au MES. Ce dernier se contentera, grâce à ladite garantie, dans un premier temps, de lever de l’argent sur les marchés pour le reverser à Athènes. Le gouvernement grec utilisera ensuite largement cet argent pour rembourser le FMI (sur les prêts versés dans le cadre des programmes précédents), la BCE et... le MES."

      "La Grèce dégage un excédent budgétaire primaire désormais considérable (3,3 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2016), un excédent obtenu par des rentrées fiscales record, mais ces « efforts » ne paient pas : les créanciers ne sont guère plus « compréhensibles » et ont réclamé en mai un système « d’ajustement automatique » des dépenses en cas de non-respect des objectifs de 2018"

      CADTM - Grèce : le monde sans pitié de l’Eurogroupe
      http://www.cadtm.org/Grece-le-monde-sans-pitie-de-l

      "Rappelons que, hors service de la dette, l’Etat grec a dégagé entre janvier et juin près de 3 milliards d’euros d’excédent « primaire », mais que cet argent ne peut être utilisé pour solder ces arriérés et doit être consacré entièrement au paiement de la dette. Dans la logique du « programme », ces arriérés sont donc payées par de la dette nouvelle afin que la dette ancienne puisse être remboursée. Il ne s’agit donc pas réellement d’un « cadeau » fait aux Grecs."

      Athènes dénonce les demandes « illégales » du FMI sur les droits des travailleurs – EurActiv.fr
      https://www.euractiv.fr/section/europe-sociale-emploi/news/mongreek-labour-minister-unthinkable-that-eu-goes-against-european-social-c

    • Grande braderie en Grèce, par Niels Kadritzke (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/KADRITZKE/55954
      #UE_Privatisations

      "Une étude du Transnational Institute (TNI) sur l’industrie de la privatisation en Europe (1), publiée en février 2016, parvient à la conclusion qu’il « n’existe aucune preuve démontrant que les entreprises privatisées fournissent un service plus efficace »"

      "Exiger d’un État en crise qu’il privatise ses sociétés l’amène nécessairement à les brader, observent les auteurs de l’étude."

      "Ce constat s’impose indépendamment de l’idée que l’on se fait des avantages ou des inconvénients d’un secteur public. En Grèce, ce dernier souffrait de dysfonctionnements incontestables"

      "L’État grec se prive ainsi des loyers qu’il lui restait à encaisser jusqu’au terme de la concession des terminaux, soit au moins 700 millions d’euros, qu’il serait logique par conséquent de soustraire à la valeur totale de la privatisation du Pirée."

      "Par ailleurs, rien ne garantit que Cosco réalisera les investissements promis, puisque l’acte de vente contient une clause interdisant pour cinq ans toute sanction à son encontre en cas de non-respect de ses engagements (4)."

      "Les quatorze aéroports dégagent aujourd’hui déjà un bénéfice annuel de 150 millions d’euros, soit 6 milliards sur la durée entière de la concession. Mais ces revenus sont appelés à augmenter considérablement, de l’aveu même de Fraport"

      " D’abord, il y a cette surprenante décision de céder un réseau aéroportuaire qui rapporte de l’argent. Jusqu’au début de 2013, l’État envisageait une autre façon de procéder : les trente-sept aéroports du pays étaient répartis en deux lots regroupant chacun des installations bénéficiaires et déficitaires. Il s’agissait de faire en sorte que l’acheteur ne se contente pas d’empocher les profits réalisés grâce aux destinations en vogue, mais qu’il en réinvestisse une partie dans le développement des aéroports mal desservis des îles les plus reculées. Ce schéma équilibré, conçu pour éviter un effet d’aubaine trop éclatant, s’est heurté à un refus catégorique de la « troïka ». Laquelle a insisté pour que le « paquet » à privatiser ne contienne que les pièces de choix hautement profitables.

      Il est tentant de supposer que la puissance la plus influente au sein de la « troïka », à savoir l’Allemagne, n’est pas étrangère à cette décision. Et le soupçon se renforce lorsqu’on découvre l’autre bizarrerie du dossier : dans la procédure d’appel d’offres, le Taiped a choisi comme « conseiller technique » Lufthansa Consulting, filiale de la compagnie aérienne allemande fort soucieuse des intérêts de Fraport, puisqu’elle en est coactionnaire à hauteur de 8,45 %… En somme, il y a là les ingrédients d’un conflit d’intérêts flagrant, en violation de toutes les règles européennes en matière d’appels d’offres — sans parler de l’infrac-tion à la décence la plus élémentaire."

      " Fraport appartient majoritairement au Land de Hesse et à la ville de Francfort, qui détiennent ensemble 51,3 % de ses parts. La plus grande partie des profits accumulés grâce à la liquidation des biens publics de la Grèce viendra donc alimenter les recettes de collectivités locales en Allemagne, pays qui, coïncidence, est le principal créancier d’Athènes."

      "l’État grec se retrouve privé d’une source de revenus à long terme qui aurait été bien plus utile à la stabilisation de ses finances que le produit immédiat d’une privatisation au rabais, aussitôt absorbé par les traites de sa dette."

      "Fraport s’exonère non seulement du paiement des taxes foncières et locales, mais aussi de toutes sortes d’autres obligations financières de base. Elle peut par exemple annuler d’un trait de plume les baux et les contrats souscrits par les anciens prestataires des quatorze aéroports (...) sans verser un centime de dédommagement (...) : ce sera à l’État grec d’y pourvoir. Et ce n’est pas tout. Les pouvoirs publics s’engagent aussi à indemniser les employés licenciés par Fraport, à prendre en charge les futures victimes d’accidents du travail, même lorsque la responsabilité de l’entreprise ne fait aucun doute, ou encore à financer les expertises environnementales requises pour les travaux d’extension des aéroports. Il est même prévu que l’État mette la main à la poche au cas où des découvertes archéologiques malencontreuses retarderaient un chantier"

      "Cet usage illimité de fonds publics pour couvrir n’importe quelle dépense du concessionnaire ne trahit pas seulement un cynisme des plus débridés ; il contrevient aussi aux principes édictés par l’Union européenne elle-même"

      "Dans le cas de Fraport, cela se passe un peu différemment : le concessionnaire des quatorze aéroports jouit d’une réserve presque illimitée de subventions, de transferts de fonds et de garanties de la part d’un État grec pris à la gorge."

      "Pour qui se soucie de la stabilisation durable des finances publiques grecques, l’opération Fraport représente de toute évidence la pire des options possibles. On pourrait en dire de même de la plupart des dix-neuf privatisations (gaz, électricité, port de Salonique…) engagées ou programmées"

    • CADTM - Grèce : La mort sociale des retraités. par Stathis Kouvelakis
      http://www.cadtm.org/Grece-La-mort-sociale-des

      « La réforme des retraites votée par la majorité Syriza et Anel de la Vouli est hautement symbolique. Elle est la troisième de ce genre depuis le premier Mémorandum de 2010. Les retraités grecs (27% de la population du pays) ont déjà vu leurs pensions diminuer de 30 à 50% au cours des six dernières années. La pension moyenne en Grèce, avant la mise en œuvre de cette troisième réforme, s’élevait à 882 euros, dans un pays où le coût de la vie hors logement est comparable à celui des pays européens les plus développés. »

      « selon les chiffres communiqués par Savas Robolis, un universitaire expert de la question, proche par ailleurs du gouvernement, 350 000 familles ne disposent d’aucune source de revenu provenant de l’activité de leurs membres, 500 000 familles ne comptent qu’un seul actif et seuls 105 000 parmi les 1,35 million de chômeurs sont indemnisés |1|. »

      « Les retraités qui ont un emploi verront leur retraite diminuer de 60%.
      Hausse brutale cotisations retraites des professions libérales, des indépendants et des auto-entrepreneurs, catégories très développées en Grèce où seulement 66% de la population active est constituée de salariés et dont la plupart ont des revenus moyens et faible. »

      La Grèce commence à expulser ses citoyens les plus endettés | ARTE Info
      http://info.arte.tv/fr/la-grece-commence-expulser-ses-citoyens-les-plus-endettes

      « Jusqu’ici et contrairement à ce qui s’est passé en Espagne, la loi et le gouvernement grecs protégeaient les plus touchés par la crise. La loi protégeait la résidence principale et il y avait un moratoire interdisant de procéder à l’expropriation de personnes endettées et qui ne payent plus leur loyer ou leur prêt, ce qui évitait aux familles de se retrouver à la rue. Sous la pression des créanciers (UE, FMI et BCE), qui veulent éviter l’effondrement des banques en les nettoyant de leurs actifs pourris, le gouvernement est en train de plier. La contestation s’organise. »

      CADTM - Quelques vérités sur les banques, les retraites et la dette grecque. 7 décembre par Anouk Renaud
      http://www.cadtm.org/Quelques-verites-sur-les-banques

      "L’évaluation du bureau indépendant du FMI, IEO (Independent Evaluation Office), publiée en juillet dernier |2| est un document clé, qui ne fait que corroborer les conclusions de la commission, en montrant que le premier programme de mai 2010 n’a en aucun cas été construit dans l’intérêt de la Grèce. Et cela en connaissance de cause."

      " l’explosion des crédits pourris relève bien de la responsabilité des banques qui ont piétiné délibérément plusieurs règles, telle qu’une circulaire de 2005 qui plafonnait le remboursement des prêts octroyés entre 30 et 40% des revenus des ménages |3|.[...] Le cadre de gestion des NPL mis en place sous la tutelle de Troïka entend réduire de 40% ces crédits insolvables…. Mais cette liquidation des NPL va se traduire par des ventes aux enchères massives et donc des expulsions de logements, qui ont déjà d’ailleurs débuté en Grèce dès septembre 2016. [...] ces ventes de logements seront largement insuffisantes pour assainir les comptes des banques amenant sans doute à une énième recapitalisation de ces dernières, avec l’argent du contribuable grec."

      "en plus de ces attaques directes (allongements de l’âge de départ à la retraite, révision du calcul des pensions….), les memoranda successifs ont aussi affaibli indirectement ce système des retraites en mettant en péril sa viabilité"

      "si les banques grecques ont pu profiter « d’adoucisseurs » ce ne fut pas le cas de plusieurs caisses de sécurité sociale, qui avaient investi dans la dette publique"

      " à y regarder de plus près, l’accord |10| conclu entre la Grèce et l’Eurogroupe en mai dernier entérine :
      – qu’un accord potentiel sur la dette ne viendra pas avant 2018 et la fin du 3e mémorandum ;
      – qu’il n’y aurait aucun accord sur la dette non conditionné, c’est-à-dire sans une nouvelle vague de mesures d’austérité ;
      – que le gouvernement grec s’engage à ne pas exiger une décote de la valeur nominale de la dette publique. Il sera question de simples mesures cosmétiques comme l’allongement des durées de remboursement qui, par ailleurs, peuvent avoir un coût… ;
      – que le gouvernement grec s’engage à dégager un excédent budgétaire de 3,5% à partir de 2018"

      "derrière les effets d’annonce d’un allègement de la dette, les mesures validées par l’Eurogroupe restent complètement superficielles et ne vont en rien changer la situation. Par ailleurs, l’Eurogroupe confirme qu’il n’y aura pas d’annulation de la dette grecque"

      "Rappelons que le QE de la BCE est bien entendu conditionné à la mise en place de mesure d’austérité et que malgré le 3e mémorandum qui impose un niveau d’ajustement sans précédent, la Grèce n’est toujours pas intégrée à ce programme de rachat de titres. Et que de toute manière, les grandes gagnantes de ce programme de la BCE demeurent bel et bien les banques privées"

      "En 2010, ELSTAT et EUROSTAT décidèrent le transfert des dettes de 17 entreprises du secteur des entreprises non financières vers le budget de l’État, ce qui augmenta la dette publique de 18,2 Mds d’euros en 2009. Ces entités avaient été considérées comme des entreprises non financières, après qu’EUROSTAT eut approuvé leur classement dans ce secteur. Il convient de souligner que les règles de l’ESA95 en matière de classement n’ont pas changé entre 2000 et 2010.

      Ce reclassement a été effectué sans études préalables ; il a de plus été réalisé en pleine nuit, une fois les membres de la direction d’ELSTAT partis. Le président d’ELSTAT eut alors tout le loisir de procéder à ces modifications sans être confronté aux questions des membres de l’équipe de direction. Ainsi, le rôle des experts nationaux fut complètement ignoré, ce qui est en totale contradiction avec la réglementation ESA95. Par conséquent, l’adoption par l’institution du critère pour rattacher une entité économique au budget de l’État constituait une violation de la réglementation. Un procès est actuellement en cours contre ELSTAT."

    • Moscovici aux Grecs : vous reprendrez bien un peu d’austérité ?
      http://www.marianne.net/moscovici-aux-grecs-vous-reprendrez-bien-peu-austerite-100248222.html
      #PS

      « Encore un effort. C’est ce que demande, sans gêne, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à la population grecque »

      "Des discussions sur la réduction de la dette grecque dont le principe avait pourtant été « collectivement » acté, rappelle Le Monde, il y a 6 mois par les créanciers"

      « Il prévoit également de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites du public, à hauteur de 5,7 milliards d’euros. »

      L’arène nue : [ Vers le Grexit ? 1/3 ] - Grèce : l’impasse économique
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/vers-le-grexit-13-grece-limpasse.html

      L’arène nue : [ Vers le Grexit ? 2/3 ] - Grèce : l’impasse géostratégique
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/vers-le-grexit-23-grece-limpasse.html?m=1
      #Relations_Internationales_UE

      "Or cet effort a participé au premier chef à la « construction de la dette » comme à la corruption de la classe politique, dont les marchés d’armement ont été le moteur essentiel, dont le contribuable grec a supporté le coût et dont les industries de défense allemande et française figurent parmi les principaux bénéficiaires puisque la Grèce est régulièrement leur deuxième et troisième clients."

      Pourquoi la Grèce doit renoncer à l’euro
      http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/03/09/31007-20170309ARTFIG00300-pourquoi-la-grece-doit-renoncer-a-l-euro.php
      #Lectures_livres #UE

      "les statuts du Fonds lui interdisent de renflouer un pays non solvable sans en avoir préalablement restructuré la dette. En 2010, Dominique Strauss-Kahn, alors directeur de l’institution, avait passé outre l’avis de ses experts et imposé un prêt considérable à une économie en déroute. L’urgence était alors de sauver le système bancaire européen, très engagé en Grèce. Depuis, le FMI est tiraillé entre les impératifs politiques de sa direction et les analyses sans concession de ses économistes. En décembre dernier, deux d’entre eux n’ont d’ailleurs pas hésité à affirmer publiquement leurs positions en déclarant que l’institution de Washington « ne demande pas plus d’austérité à la Grèce »."

      "Ce n’est donc pas au nom d’une quelconque rationalité économique que les Européens imposent une austérité mortifère, mais parce qu’ils sont incapables de prendre leurs pertes."

      "une rupture avec les créanciers impliquerait mécaniquement un défaut grec et une sortie de la Grèce de la zone euro. Il n’est en effet pas envisageable pour la BCE d’accepter un défaut unilatéral de la part de la Grèce. Au premier semestre 2015, Mario Draghi avait montré jusqu’où il était capable d’aller dans la défense des intérêts des créanciers en choisissant d’étrangler financièrement le système bancaire grec lors des difficiles négociations"

      "Alors qu’il était conseiller de Yannis Varoufakis, l’économiste américain James Galbraith avait mis au point un plan détaillé de sortie, le plan X, dont il a rendu public les grandes lignes dans un récent ouvrage, Crise grecque, tragédie européenne (Le Seuil, 2016)"

      "La Grèce tire en plus comme un fardeau le taux de change d’une monnaie indexée sur les performances moyennes des principaux pays de l’Union monétaire alors qu’elle-même est entourée de pays hors zone euro."

      "plutôt que de laisser filer son épargne et ses moyens financiers dans les banques étrangères, elle devrait s’attacher à reconstruire un système financier autonome afin de redonner à ses entreprises et aux pouvoirs publics un moyen de se financer sans dépendre des marchés. Depuis 2015, la balance courante de la Grèce est revenue à l’équilibre et le pays ne dépend donc plus de financements externes."

      "La crise de la zone euro de 2011-2013 est souvent présentée comme une crise de l’endettement public. Or, comme nous l’avons montré avec Coralie Delaume dans notre ouvrage La fin de l’Union européenne (Michalon, 2017), celle-ci est surtout la conséquence de l’unification économique engagée dans les années 1980. La constitution du marché unique et la libre circulation des hommes et des capitaux ont contribué à concentrer en Europe du nord les infrastructures industrielles du continent, rendant les pays du Sud dépendants des financements du nord. En l’absence de mécanismes compensatoires, l’endettement du sud a fini par exploser, plongeant l’Union européenne dans la crise."

      "Il est vrai qu’entre 2002 et 2007 l’économie grecque avait largement bénéficié de la monnaie unique via la baisse de ses taux d’emprunt. Malheureusement, comme dans d’autres pays du sud de l’Europe, la faiblesse du coût de l’argent n’a pas profité au capital productif mais à l’immobilier résidentiel et à l’investissement public."

      "En faisant surgir des institutions supranationales toutes puissantes, celle-ci a cherché à effacer juridiquement (par le droit) et économiquement (par le marché) les spécificités nationales sans tenir compte du fait que des différences culturelles, historiques et géographiques persisteraient malgré tout. Il en est résulté un droit, une économie et une monnaie qui furent plaqués sur des réalités nationales profondément hétérogènes."

    • Grèce : Tsípras vote des mesures sociales, la zone euro se fâche - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/12/14/grece-tsipras-vote-des-mesures-sociales-la-zone-euro-se-fache_1535275

      « L’Eurogroupe a annoncé ce mercredi que le minuscule allégement de dette accordé au pays était suspendu après la décision du gouvernement grec d’octroyer, grâce à un excédent budgétaire au-dessus des objectifs, une hausse des pensions pour les retraités modestes. »

      Dette : Athènes ose des mesures sociales, l’UE suspend son aide - Le Point
      http://www.lepoint.fr/monde/dette-athenes-ose-des-mesures-sociales-l-ue-suspend-son-aide-14-12-2016-2090
      La Grèce résistera à ses créanciers sur la prime de Noël | Économie | Reuters
      http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN1442Q1

      Grèce : Alexis Tsipras une nouvelle fois humilié par les créanciers
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-une-nouvelle-fois-humilie-par-les-creanciers-627134.h

      Grèce : le ton monte entre l’Eurogroupe et le gouvernement
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-gele-les-mesures-sur-la-dette-624867.html

      "Dès lors, cette mesure de rétorsion n’est qu’une décision purement politique visant à désarmer entièrement le gouvernement grec, à annihiler toute prétention à une politique sociale et économique autonome, mais aussi à achever de détruire la crédibilité politique d’Alexis Tsipras et de Syriza."

      "Comme cela s’est déjà vu plusieurs fois depuis dix-huit mois, sur les expulsions des résidences principales ou sur le principe de baisses automatiques des dépenses en 2018, une nouvelle humiliation est donc la voie la plus probable. Et comme toujours, les créanciers ne manqueront pas alors de relever leurs exigences, notamment en demandant une nouvelle réforme du marché du travail visant à réduire l’influence des syndicats"

      " la stratégie de l’Eurogroupe qui, rappelons-le, est le conseil d’administration du MES, vise à maintenir le joug de la dette sur la Grèce."

      " pourquoi la France laisse-t-elle faire ? François Hollande ne cesse pourtant de vanter son amitié avec la Grèce et son action pour « sauver la Grèce » en 2015. Il l’a encore répété lors de son discours de non-candidature. Le groupe des socialistes français du parlement européen protestent. Mais dans l’Eurogroupe, depuis janvier 2015, la France est entièrement absente. Elle laisse faire, se contentant de vouloir récupérer le « beau rôle » une fois la pièce jouée sans elle."

      Syriza remettrait peut-être le Grexit à l’agenda selon Médiapart
      L’arène nue - blog sous programme de la Troïka - Journal
      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1309363305774275&id=189537414423542

      ❝"À chaque déboursement de crédits supplémentaire prévus dans le plan, les créanciers se montrent toujours plus exigeants. La dernière réunion de l’Eurogroupe qui s’est tenue le 26 janvier en présence de responsables du FMI, n’a pas échappé à la règle. Alors qu’Athènes attend un déblocage des crédits européens pour l’aider à refinancer environ 6 milliards de dettes en juillet, la discussion a donné lieu aux mantras habituels, où il n’est question dans la novlangue chère aux responsables que « de tenir les engagements, de mettre en œuvre les réformes, de diminuer les déficits, de retrouver une croissance soutenable, etc. ». Elle s’est achevée par une nouvelle humiliation pour la Grèce."

      "La dispute porte comme d’habitude sur ces fameux ratios financiers qui tiennent lieu de politique pour les responsables européens et du FMI. Alors que le gouvernement grec est parvenu, dans un effort budgétaire surhumain, à réaliser un excédent budgétaire (avant paiement de la dette et des frais financiers) de 1,5 % en 2016, les responsables européens ont conditionné leur nouvelle aide de juillet à un surplus budgétaire primaire de 3,5 % à partir de 2018 et ce pendant au moins vingt ans !"

      "L’Allemagne faisant de la présence du FMI au plan de sauvetage grec un préalable à sa propre participation, Berlin est prêt à accepter les conditions imposées par l’institution internationale. D’autant qu’elles ne lui semblent pas exorbitantes. Tous les Européens se sont alignés sur la position allemande"

      La crise grecque a rapporté plus de 1 milliard d’euros aux finances allemandes
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-crise-grecque-a-rapporte-plus-de-1-milliard-d-euros-aux-finances-allema

      Grèce : grève et manifestations contre une réforme du droit à la grève
      http://www.boursorama.com/actualites/grece-greve-et-manifestations-contre-une-reforme-du-droit-a-la-greve-47d
      http://s.brsimg.com/static-000/cache/i/content/images/8/5/3/8534c21c1fc24f09fdb3d326e0eea87d-300x170.jpg


  • « Vae victis ! » malheur aux vaincus - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/14/vae-victis-malheur-aux-vaincus_1347930

    « Les propositions de l’Eurogroupe sont de la folie. Cela va au-delà de la sévérité, vers l’envie de vengeance, la destruction totale de la souveraineté nationale et aucun espoir de soulagement. On peut supposer que c’est conçu pour être une proposition que la Grèce ne peut pas accepter, mais, même ainsi, c’est une trahison grotesque de tout ce que le projet européen était censé représenter. » C’est ainsi que le prix Nobel d’économie Paul Krugman a résumé sur son blog les propositions de l’Eurogroupe devenues un accord conclu dans la nuit du 12 au 13 juillet entre la Grèce et les autres gouvernements de la zone euro.


  • Le penseur allemand Jürgen Habermas juge l’accord grec « toxique » - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/17/le-penseur-allemand-jurgen-habermas-juge-l-accord-grec-toxique_1349327
    http://md1.libe.com/photo/792807--.jpg?modified_at=1437126564&width=750

    Jürgen Habermas, qui avait déjà désavoué la politique d’Angela Merkel par le passé, se montre également très critique vis-à-vis du gouvernement allemand, qui a « dilapidé en l’espace d’une nuit tout le capital politique qu’une Allemagne meilleure avait accumulé depuis un demi-siècle ». Les précédents gouvernements allemands, note-t-il, avaient démontré « une plus grande sensibilité politique ».


  • La Campagne BDS France répond à Roger Cukierman du CRIF

    Le CRIF se pose en donneur de leçon en évoquant un camp de la paix qu’il n’a jamais cessé d’attaquer. Instigateur de manifestations de soutien aux opérations meurtrières de répression contre Gaza, le CRIF a pour seul combat la défense forcenée du régime israélien. Ce qui est devenu une officine pro-israélienne en France est donc fort mal placé pour prétendre éduquer à la solidarité internationale et à la paix. Il veut oublier l’engagement de dizaines d’ organisations membres de BDS France, dans toutes les luttes contre le racisme le fascisme et le colonialisme hier et aujourd’hui dans le monde, et ici leur soutien aux sans papiers, aux migrants, aux Rroms.

    Reprenons les qualificatifs* attribués par Roger Cukierman. Lui qui en 2002 se réjouissait de la percée du FN « un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles" récidivait en janvier 2015, réitérant ses accusations contre les musulmans et son soutien au FN.

    Injuste ? Le BDS relaie l’appel de plus de 170 organisations de la société civile palestinienne lancé il y a exactement 10 ans. A l’instar du boycott international pratiqué contre l’apartheid sud africain, il ne vise que les institutions du régime, et non ses citoyens. Il est l’expression d’une volonté pacifique mais déterminée de faire comprendre à Israël que le régime colonial d’occupation et de discriminations qu’il a mis en place, et renforce tous les jours plus violemment, ne peut rester sans conséquences. Des sanctions devraient être appliquées à aux innombrables violations du droit international et des traités dont Israël est signataires, et ne le sont pas. Pourtant de nombreux États subissent aujourd’hui des sanctions internationales, l’Irak, l’Iran, la Russie, le Soudan (dont les dirigeants sont jugés pour crimes de guerre, comme l’ont été ceux de l’ex-Yougoslavie). Ainsi, la liste des pays subissant des sanctions financières internationales publiée en 2014 montre sans équivoque que bien des États subissent aujourd’hui des sanctions, mais pas Israël : http://www.tresor.economie.gouv.fr/8465_tableau-recapitulatif-des-mesures-restrictives-par-pays .

    Ce qui est injuste aux yeux d’une opinion publique mondiale de plus en plus scandalisée, c’est le régime qu’Israël inflige en toute impunité à ses propres citoyens arabes, et à la population civile des territoires qu’il occupe, colonise, bombarde, emprisonne et tue tous les jours, et le sort des millions de réfugiés palestiniens théoriquement protégés par le droit international que cette volonté de conquête a fabriqués.

    Illégal ? Israël distribue en Europe principalement, les produits illégaux de colonies illégales, dans les secteurs agricole, militaire, industriel et de la haute technologie et refuse jusqu’à présent de signaler la provenance des produits issus des colonies malgré les demandes réitérées de l’Union Européenne. Ces productions sont dénoncées y compris en Israël par les militant-e-s du BDS de l’intérieur « boycott from within » et par le site très documenté « Who profits ? ».

    Contre cette illégalité : Zéro sanction. Pourtant, des « directives européennes », enfin gagnées par la pression des sociétés civiles, recommandent aux entreprises de ne pas travailler avec les entreprises coloniales. Roger Cuckierman cite des articles de loi qui viseraient un boycott de type raciste contre une nation ou une ethnie et pratique l’amalgame. Mais ainsi que la plupart des tribunaux l’ont reconnu, le BDS est un outil politique citoyen et pacifique qui n’entre pas dans cette définition. La circulaire Alliot-Marie qui veut pénaliser le BDS français est unique au monde, pour preuve la campagne qui se déploie en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. La volonté est de détourner la loi de son sens dans un but politique de soutien à l’« allié israélien ».

    Illégitime ? Cuckierman donne ici une vision falsifiée du statut de citoyen palestinien d’Israël, occultant sciemment les multiples lois discriminantes** votées à la Knesset qui réduisent leurs droits dans tous les domaines. Il nie la violence des discours racistes proférés contre les députés arabes « tolérés » dans ce parlement. Il feint d’oublier les expulsions des citoyens israéliens arabes du Néguev et les destructions de leurs villages, afin de les remplacer par des villes réservées aux Juifs.

    Il ne s’agit à aucun moment, ni dans l’appel du BDS palestinien ni dans la campagne internationale du BDS de remplacer une injustice par une autre, un racisme par un autre, il s’agit au contraire de dire stop aux injustices : voici venu le temps des limites, et le temps de la réparation, pour qu’un avenir autre que sanglant soit possible dans cette région du monde. Ainsi, le boycott de l’Afrique du Sud a permis la fin du régime de l’apartheid et non celle de l’État.

    Ce qui est illégitime, c’est la volonté aveugle de poursuivre cette politique qui tue tous les jours, et n’offre aucun horizon aux populations qui vivent sur ce territoire quelque soit leur origine.

    Inefficace ? Quant à l’inefficacité de la campagne internationale du BDS, qu’il nous soit permis de sourire, puisqu’elle est le seul outil qui depuis l’offensive de 2000 a réussi à inquiéter véritablement le régime israélien d’extrême droite. La montée au créneau de ses agences et services dans le monde comme ici le CRIF, en est la preuve la plus flagrante. Nous continuerons à lutter pour le respect et la reconnaissance des droits du peuple palestinien par l’outil citoyen pacifique du BDS qui est le nôtre.

    * : http://www.liberation.fr/monde/2015/06/21/illegal-injuste-inefficace-illegitime-les-quatre-i-du-boycott-d-israel_13

    http://seenthis.net/messages/390395 via Le Bougnoulosophe