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    Cette génération précédente savait pouvoir compter sur la sécurité de l’#emploi, pouvait espérer se marier jeune, devenir propriétaire - peut-être même d’une résidence secondaire - et finalement prendre sa retraite en bénéficiant d’une sécurité raisonnable. Globalement, les individus de cette génération pouvaient espérer vivre une existence plus prospère que celle de leurs parents.

    Même si cette #génération passée s’est heurtée à un certain nombre d’embûches, ses attentes ont dans l’ensemble été satisfaites. Ces anciens ont pour certains gagné probablement davantage en richesse de capitaux grâce à leurs biens immobiliers que grâce au fruit de leur travail. Sans doute trouvaient-ils cela étrange, mais ils ont accepté volontiers ce cadeau offert par nos marchés spéculatifs, se félicitant bien souvent d’avoir acheté au bon endroit, au bon moment.

    Les jeunes d’aujourd’hui, où qu’ils se situent dans la pyramide de répartition des #revenus, ne peuvent précisément espérer que le contraire. L’insécurité de l’#emploi les suit tout au long de leur vie. En moyenne, nombre de diplômés de l’université auront à chercher plusieurs mois avant de décrocher un emploi - bien souvent après avoir accepté plusieurs stages non rémunérés.

    Aujourd’hui, les jeunes diplômés de l’université américaine croulent sous les #dettes. Plus ils sont démunis, et plus ils doivent d’argent. Ainsi ne s’interrogent-ils pas sur le métier qu’ils aimeraient exercer, mais se demandent-ils tout simplement quel emploi leur permettra de rembourser leur prêt universitaire, voué à peser sur eux pendant vingt ans, voire plus. De même, l’accès à la propriété est pour eux un lointain rêve.

    Autrement dit, les jeunes d’aujourd’hui entrevoient le monde sous le prisme de l’équité intergénérationnelle. Les enfants de la classe moyenne supérieure s’en sortiront peut-être favorablement au bout du compte, puisqu’ils hériteront de la richesse de leurs parents. Bien que certains d’entre eux puissent regretter cette forme de dépendance, ils craignent encore bien davantage l’éventuelle alternative : celle d’un « nouveau départ », dans lequel les cartes et les atouts seraient redistribués en fonction de leurs actes sur un chemin autrefois considéré comme le mode de vie classique de la classe moyenne.

    #Stiglitz


  • Inde : pas de « ville intelligente » sans égout qui fonctionne ! - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2015/12/21/inde-pas-de-ville-intelligente-sans-egout-qui-fonctionne
    https://asialyst.com/fr/wp-content/uploads/2015/12/INDE-CHENNAI-INONDATIONS1.jpg

    Le désastre de Chennai, où des pluies diluviennes ont fait des centaines de morts et d’énormes dégâts, montre que l’urgence pour les grandes villes indiennes est davantage de mettre en place des services de base opérationnels plutôt que des solutions high-tech hyper sophistiquées.
    L’Inde a-t-elle vraiment besoin de lancer une centaine de programmes de « villes intelligentes » comme le veut le gouvernement de New Delhi ? Ne devrait-elle pas plutôt essayer de rendre les villes existantes « moins stupides » ? C’est le débat suscité dans le pays par le désastre intervenu à Chennai (ex-Madras), début décembre, quand des pluies torrentielles ont dévasté la ville, causant plusieurs centaines de morts. Une tragédie qui, pour de nombreux observateurs, montre qu’il vaudrait mieux donner la priorité en matière d’urbanisme à des problèmes aussi basiques que les réseaux d’égouts et les permis de construire plutôt qu’à des technologies de l’information d’avant-garde.

    #inde

    • Dans un texte de l’urbaniste Shahana Chattaraj publié mi-août dernier au titre révélateur : « Quel genre de ville intelligente voulons-nous ? », cette diplômée de Princeton et du MIT s’interroge : « Les entreprises mondiales font la queue en Inde pour vendre des villes intelligentes sur plans, et les médias listent leurs attributs : salles de commandes centralisées avec des données en temps réel, des capteurs numériques pour localiser les points de stationnement... Ces comptes rendus semblent oublier que les villes sont des agglomérations d’êtres humains ; leurs bâtiments et les infrastructures sont importants, mais accessoires. Et ainsi, d’importantes questions restent sans réponse. Qui va vivre et travailler dans ces nouvelles villes intelligentes ? Les migrants pauvres peuvent-ils trouver un logement avec un salon, ou vont-ils avoir des capteurs numériques pour suivre les empiétements ? »

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