• Gilets Jaunes / Témoignage de la mère d’un jeune mutilé NRobin

    https://francais.rt.com/france/58184-vos-sbires-mutilent-nos-jeunes-mere-gilet-jaune-eborgne-rennes-in

    « Vos sbires mutilent nos jeunes » : la mère d’un Gilet jaune éborgné interpelle Macron (VIDEO)

    20 janv. 2019
    « Vos sbires mutilent nos jeunes » : la mère d’un Gilet jaune éborgné interpelle Macron (VIDEO)© POOL Source : Reuters
    Emmanuel Macron (image d’illustration).

    Depuis le hall de l’hôpital où est pris en charge son fils, grièvement blessé à Rennes lors de l’acte 10 des Gilets jaunes, une enseignante bretonne s’est adressée au président de la République. La vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux.

    Une internaute, qui se présente comme la sœur d’un manifestant grièvement blessé à l’œil lors de l’acte 10 des Gilets jaunes à Rennes, a publié sur Facebook une vidéo tournée très tôt dans la matinée de ce 20 janvier, depuis le hall d’un hôpital. Elle explique avoir filmé sa mère, Marie-Laure Leroy, qui, pendant près de six minutes, interpelle le chef de l’Etat sur les violences subies ces dernières semaines par les Gilets jaunes.

    Le fils de cette dernière a été opéré après la manifestation du 19 janvier, après avoir reçu un éclat de grenade lacrymogène, selon Ouest-France, qui écrit que le Gilet jaune aurait « perdu son œil », information que n’a pas voulu confirmer la préfecture. L’auteur de la vidéo diffusée sur Facebook affirme pour sa part : « Mon frère [...] s’en sort "par chance" (je pense à toutes les autres victimes de cette violence disproportionnée) avec la perte de son œil gauche. »

    Monsieur Macron, pendant que vous faites le malin [...] vos sbires mutilent nos jeunes [et] agressent des personnes âgées.

    Marie-Laure Leroy explique être professeur de lettres et exercer en Bretagne. Choquée par le sort de son fils, elle n’hésite pas à critiquer ouvertement Emmanuel Macron, dont elle juge le comportement inapproprié dans le contexte actuel. « Monsieur Macron, pendant que vous faites le malin en bras de chemise dans les gymnases, pendant des heures, en soliloquant [...] vos sbires mutilent nos jeunes [et] agressent des personnes âgées », déclare-t-elle après avoir relaté les faits qui lui ont été rapportés concernant les blessures de son fils.

    L’enseignante affirme par ailleurs être consciente de sortir du devoir de réserve qui lui incombe en tant que fonctionnaire. De fait, elle n’hésite pas à multiplier les allusions aux récents propos de Luc Ferry, ancien ministre de l’Education qui appelait les forces de l’ordre à se servir « de leurs armes une bonne fois » contre les Gilets jaunes, ou encore à ceux de Christophe Castaner, actuel ministre de l’Intérieur, qui avait nié tout cas de violence policière contre des manifestants.

    « Mon crime, s’il y a crime, n’est pas pire que celui d’un ancien ministre de l’Education nationale qui appelle au meurtre sur les ondes, [il] n’est pas pire que celui de quelqu’un qui s’obstine à considérer que ni les gendarmes, ni les CRS, ni les gens de la BAC, n’attaquent sans être agressés », affirme la mère de famille.

    Il serait digne [...] de finir par présenter ses excuses aux familles, et peut-être de rendre visite aux gens qui ont été blessés

    Plusieurs fois, Marie-Laure Leroy explique assumer ses propos, rappelant même à son interlocuteur qu’elle ne se cache pas : « Vous n’aurez aucun mal à me retrouver puisque j’ai donné mon nom. » Ironie du sort pour le destinataire de cette phrase qui, au mois de juillet dernier, lançait lui-même à ses détracteurs, dans le cadre de l’affaire Benalla : « Qu’ils viennent le chercher. »

    Affirmant être solidaire des autres Gilets jaunes blessés, Marie-Laure Leroy se dit écœurée par l’attitude du chef de l’Etat. « Monsieur Macron [...] vous n’êtes ni digne de ma colère, ni digne de ma haine », affirme-t-elle par exemple, avant de lancer une suggestion directement adressée au président de la République : « Il serait digne, de la part de quelqu’un qui dirige un pays, de finir par présenter ses excuses aux familles, et peut-être de rendre visite aux gens qui ont été blessés. »

    Selon les chiffres de la préfecture pour l’acte 10 du mouvement à Rennes, transmis le soir du 19 janvier à Ouest-France, 16 personnes ont été blessées au cours de la manifestation, dont 10 manifestants et six membres des forces de l’ordre. Le rassemblement a en effet été émaillé de heurts entre police et Gilets jaunes.

    Le témoignage de Marie-Laure Leroy a été relié par le journaliste indépendant David Dufresnes, qui répertorie sur Twitter les cas de violences policières et les signale au ministère de l’Intérieur, à une vidéo réalisée le 19 janvier à Rennes. Sur ces images, on voit une grenade lacrymogène éclater, puis un homme hurler de douleur en se tenant le visage.

    Lire aussi : Le gouvernement exclut l’idée d’abandonner l’usage des LBD dans les manifestations


  • Mai 68
    Macron : un modèle pour les anciens soixante-huitards ?

    Un article de Russia Today France !

    Cohn-Bendit, Rocard, Glucksmann, Kouchner, Geismar...
    Ils ont ont largement contribué aux mouvements contestataires de mai 68, ils sont anti-gaullistes, se disent de gauche, ils sont maouiste ou trotskistes et capitalistes, pour certains va-en-guerre (exception faite pour le Vietnam et la Tchétchénie), ils sont mitterrandistes, sarkozystes ou macronistes, ils sont pro-américains, russophobes et pour le droit d’ingérence.
    Ils sont globalement profondément sionistes et pro-israéliens. NRobin

    Lire l’article d’RT France :
    https://francais.rt.com/france/50850-mai-68-de-cohn-bendit-a-kouchner-que-sont-devenues-ces-figures-qu

    De Cohn-Bendit à Kouchner, que sont devenues ces figures de Mai 68 ?
    21 mai 2018,
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.05/article/5afedb8c09fac2fb618b4568.jpg
    Archives Source : AFP
    De gauche à droite, trois leaders de la contestation étudiante en mai 68 : Alain Geismar, Jacques Sauvageot et Daniel Cohn-Bendit
    Issus de la gauche parfois radicale, de Daniel Cohn-Bendit à Bernard Kouchner, ils ont marqué à leur manière Mai 68. S’ils ont suivi un parcours politiquement sinueux, reniant globalement leurs racines, leur évolution suit une certaine logique.

    Il y a 50 ans, le mouvement social Mai 68 était à son paroxysme. Véritable onde de choc de la protestation en France, il avait alors ébranlé le pouvoir gaulliste mais pas que... En effet, Mai 68 marquait aussi une révolution dans les idées. Une jeunesse qui aspirait alors à bouleverser les conservatismes, les traditions et les cadres qu’ils soient politiques, institutionnels ou moraux.

    A différents niveaux de la société, plusieurs personnalités ont été les chantres de cette révolte. De manière étonnante, la plupart ont vécu une destinée politique presque commune : passés de révoltés à proches des cercles de pouvoir, ces soixante-huitards ont réussi à faire triompher certaines de leurs idées.

    Certains observateurs pointent un paradoxe : les nostalgiques de Mai 68, les révoltés d’aujourd’hui – qu’ils soient dans la rue contre les réformes ou bloquant les universités – s’opposent désormais aux anciens soixante-huitards, pour la plupart convertis au macronisme. Certains éléments de leur vie et de leur parcours dénotent pourtant une certaine logique dans l’évolution de ces soixante-huitards, devenus les conservateurs de 2018.

    Daniel Cohn-Bendit, de gauchiste à pro-Macron, la suite libertaire logique ?
    Daniel Cohn-Bendit est l’une des figures les plus marquantes du mouvement de protestation étudiante. Antitotalitaire et libertaire se revendiquant de l’anarchisme en 1968, il était surnommé « Dany le Rouge ». Le militant disait alors s’opposer tant au capitalisme qu’au communisme. Interviewé le 14 mai 1968, Daniel Cohn-Bendit refusait en tant qu’étudiant, « la fonction qui leur était assignée par la société, c’est à dire le refus d’être un futur cadre de la société qui exploiterait plus tard la classe ouvrière et la paysannerie ».
    https://youtu.be/IKazzSRLb6o

    En témoigne l’ouvrage qu’il écrivit en 1968, Le gauchisme remède à la maladie sénile du communisme, Daniel Cohn-Bendit était déjà hostile au Parti communiste (PCF) et à la CGT. Ce que lui rendait bien le patron du PCF Georges Marchais, qui, en 1968, tenait des propos virulents contre les étudiants menés par « Dany le Rouge » : « Ces faux-révolutionnaires doivent être énergiquement démasqués car, objectivement, ils servent les intérêts du pouvoir gaulliste et des grands monopoles capitalistes. »

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    Emmanuel Macron joue son propre rôle dans un film coréalisé par Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit Festival de Cannes

    Devenu écologiste dans les années 80, proche des Verts allemands, il est élu député au Parlement européen sous cette étiquette en 1994. Il promeut avec ardeur l’Union européenne et l’idée d’une Europe fédérale. En ce sens, il se prononce notamment pour le « oui » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Malgré le camouflet infligé au fédéralisme par la victoire du « non » en France, il restera par la suite un fervent partisan des institutions européennes.

    Concernant sa ligne politique personnelle, il confesse en 1999 défendre un positionnement « libéral-libertaire ». Les positions de Daniel Cohn-Bendit agacent d’ailleurs une certaine gauche. Il publie en 1998 un livre, Une envie de politique, qui éclaircira ses positions libérales, se déclarant pour « pour le capitalisme et l’économie de marché ». « Une flexibilité contrôlée et négociée peut apporter aussi bien aux salariés qu’aux entreprises », avance-t-il, entre autres, dans une interview dans Libération en 1999.

    « [Daniel Cohn-Bendit] est passé de l’anarchisme au libéralisme, c’est un peu le représentant des élites mondialisées [...], un partisan de l’anarchisme mercantiliste, c’est-à-dire ceux qui voient dans le marché la ruse anarchiste de l’Histoire », critique Jean-Pierre Chevènement en 1999, alors qu’il est ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de la gauche plurielle.

    Peu surprenant donc qu’en 2017, Daniel Cohn-Bendit soutienne publiquement, dès le premier tour, Emmanuel Macron, n’hésitant pas à participer à ses meetings. A Nantes le 20 avril, l’ancien député européen explique d’ailleurs que c’est « le petit Emmanuel » qui l’a rallié au sujet de l’Europe, et non l’inverse. « Une société ouverte, pour l’Europe, voilà ce qu’il faut défendre », a notamment ajouté l’ancien eurodéputé.

    Dans la peau d’un réalisateur, Daniel Cohn-Bendit donne même un rôle à Emmanuel Macron pour son film, La Traversée, sorti en 2018, et co-réalisé avec un autre soixante-huitard lui aussi converti au macronisme, Romain Goupil.

    Michel Rocard, une « nouvelle gauche » pour dicter la marche social-libérale
    Michel Rocard ne fut pas forcément la personnalité la plus emblématique de Mai 68, et pourtant, il partageait avec les soixante-huitards des positions opposées à celles du PCF, prônant par exemple l’autonomie face à l’étatisme de la « vieille gauche ».

    Participant à la fondation du PSU, un parti souhaitant se situer entre la SFIO et le PCF, il inscrivait son combat à gauche dans un parti opposé à la guerre d’Algérie, antistalinien et antigaulliste. Si les positions du PSU tranchaient avec celles qui étaient défendues par les communistes, en 1968, Michel Rocard s’opposaitégalement ouvertement au capitalisme néolibéral (avant de se convertir plus tard, à l’économie de marché). Avec son parti, il soutenait sans réserves, contrairement aux autres formations de gauche, la révolte de Mai 68, défendant, par exemple, l’autogestion dans les entreprises. Michel Rocard participa ainsi à la tribune au rassemblement contestataire au stade Charlety de Paris, le 27 mai 1968, marquant une unité, dans la lutte, entre certains syndicats étudiants, partis politiques et travailleurs. En juin 1968, préparant sa campagne présidentielle, Michel Rocard, dans un discours retransmis à la télévision, s’en prit, du reste, au « régime gaulliste et au patronat » qui ont pour « principes de décider seuls et de n’écouter personne ».
    https://youtu.be/t_-qsw5I5PA


    Avec 3,61% des suffrages lors de l’élection présidentielle de 1969, Michel Rocard ne s’imposa pas encore dans le paysage politique. Néanmoins, pour avoir incarné des positions novatrices – prônant la décentralisation, le régionalisme et pourfendeur de la domination de l’Etat – il fut considéré comme l’un des fondateurs de « la nouvelle gauche », face au PCF et au PS.

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    Peu après, dans les années 70, Michel Rocard tenta tout de même d’amener le PSU à une alliance avec le nouveau Parti socialiste de François Mitterrand en vue de l’élection présidentielle. Mis en minorité sur cette proposition, Michel Rocard quitta le PSU et rejoignit le Parti socialiste. A l’image de son discours au congrès de Nantes de 1977, il tenta naturellement d’influer le PS vers le courant de « la nouvelle gauche ».

    Par ailleurs, il essaya d’insuffler au PS une acceptation de l’économie de marché. Logiquement, il combattait une union politique entre les socialistes et le PCF, union qui verra finalement le jour avec le programme commun de 1972. Selon plusieurs auteurs, c’est d’ailleurs bel et bien Michel Rocard et son courant qui importèrent les principes de l’économie néolibérale en France, en traduisant notamment les ouvrages de l’économiste Friedrich Hayek en langue française. Pour certains, Michel Rocard a introduit le ver dans le fruit socialiste.

    Et pour cause : 1983 marqua le tournant de la rigueur et la fin d’un rêve socialiste jusque-là majoritaire, celle d’un Etat qui régulerait l’économie par une politique de relance. Depuis 1983, le Parti socialiste n’a plus remis en cause l’économie de marché et la rigueur est devenue le dénominateur commun de toute la politique macro-économique, gauche et droite confondues au pouvoir. Michel Rocard sera notamment Premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991.

    André Glucksmann, un maoïste devenu pro-américain
    André Glucksmann est l’un des soixante-huitards qui aura placé les relations internationales au cœur de son combat intellectuel. Ecrivain pour le journal militant Action, lors des événements de 1968, il se définissait comme maoïste et défendait alors la révolution culturelle chinoise. Il fit partie de la Gauche prolétarienne (GP), créée en France en septembre 1968, un groupuscule se revendiquant du marxisme-léninisme, soutenant les actions violentes et s’opposant au PCF. Il estimait que Mai 68 était une révolution antitotalitaire, prenant inspiration dans la révolution hongroise de 1956 contre le pouvoir soviétique.

    Dans les années 70, André Glucksmann opéra un virage idéologique à travers son livre, La Cuisinère et le mangeur d’homme, réflexion sur l’État, le marxisme et les camps de concentration, qui fit scandale au sein de la gauche. S’il s’opposatoujours vertement au Parti communiste français, il mit dos à dos la doctrine de Marx et le nazisme pour leur vision jugée totalitariste. Grand lecteur d’Alexandre Soljenitsyne, l’intellectuel se fit le porte-voix de la figure du dissident, aux antipodes des positions défendues par les communistes de l’époque.
    https://youtu.be/UG6NDwWKHpM


    Toujours au nom de l’idéologie antitotalitaire, il appela les puissances occidentales à l’ingérence afin de soutenir les opposants des pays sous la coupe soviétique. Au milieu des années 70, il intégra le courant des nouveaux philosophes aux côtés de Bernard Henri-Lévy. Ainsi, le sociologue Claude Grignon décrivit André Glucksmann comme un « révolutionnaire conservateur ».

    Impliqué sur les enjeux internationaux, André Glucksmann, avec Jean-Paul Sartre et Raymond Aron, lança une opération de sauvetage, en 1979, « Un bateau pour le Vietnam » pour venir en secours aux réfugiés vietnamiens qui tentèrent de fuir leur pays à bord des boat people.

    A partir des années 80, André Glucksmann enchaîne les prises de position atlantistes : soutien à l’intervention des Etats-Unis lors de la première guerre du Golfe en 1991 et, par conséquent, à la deuxième guerre du Golfe de 2013, menée par les Etats-Unis de George W. Bush contre Saddam Hussein. Le philosophe va aussi soutenir les bombardements de l’Otan en Serbie en 1999. Par ailleurs, il défendra l’action militaire en Libye en 2011, ayant mené à la chute de Mouammar Kadhafi. Parallèlement, il développera une critique sévère contre la Russie de Vladimir Poutine. C’est donc comme une suite logique qu’il rejoindra pour la présidentielle de 2007 Nicolas Sarkozy, qui remettait pourtant en cause l’« absence de valeurs » dans l’héritage... de Mai 68.

    Bernard Kouchner : un gréviste devenu socialiste, sarkozyste puis macroniste
    Comme celle d’André Glucksmann, la trajectoire de Bernard Kouchner atteste elle aussi de l’influence des soixante-huitards sur l’évolution de la politique étrangère française. Gréviste en Mai 1968, il participa au comité de grève de la faculté de médecine de Paris. Auparavant, il écrivit pour Clarté, le journal de l’Union des étudiants communistes, et s’engagea au sein du Comité Vietnam national, protestant contre l’intervention américaine au Vietnam.
    https://youtu.be/OdsRJqqCZ5M


    Après 68, il s’engagea dans plusieurs missions humanitaires dans le monde et contribua à la création de Médecins sans frontières. Il se rendit notamment en 1975 au Vietnam, durant le conflit. En 1979, comme André Glucksmann, il participa à l’opération « Un bateau pour le Vietnam ». Il devint alors le promoteur d’un auto-proclamé « droit d’ingérence » : celui de permettre à un Etat de violer la souveraineté nationale d’un autre Etat pour répondre à une urgence humanitaire, toujours au nom de l’antitotalitarisme.

    En 1988, appelant à voter François Mitterrand (PS) lors de l’élection présidentielle, Bernard Kouchner cible l’évolution du Parti socialiste : « [Et si la gauche] s’apprêtait à rompre pour de bon avec ce corpus philosophique et culturel poussiéreux, qui la tenait prisonnière du siècle précédent et qu’on appelait le socialisme ? », s’interroge-t-il notamment.

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    A partir de 1988, sous le gouvernement de Michel Rocard, il participe pratiquement à toutes les compositions ministérielles de la gauche jusqu’en 2001, en tant que secrétaire d’Etat ou ministre.

    Non encarté au PS, il rejoint le Parti radical en 1996 et soutient les mesures du Premier ministre RPR Alain Juppé sur la sécurité sociale (généraliser à la fonction publique, les mesures imposées aux salariés du secteur privé). En 1998, il rejoint le Parti socialiste. Après avoir soutenu la campagne PS en 2007, il intègre le gouvernement de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sakozy en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes. Il assume ce revirement dans Le Monde, se proclamant « social-démocrate » et « militant d’une gauche ouverte ». Si en 2012, il déclare avoir voté pour François Hollande (PS), il soutient en 2017 Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle. Dans un entretien pour le journal Le Parisien, en janvier 2017, le French doctor déclare notamment : « S’il y a quelqu’un qui fait naître l’espoir, c’est bien lui. » Emmanuel Macron est « un homme qui ouvre le jeu, qui ne dit pas du mal des gens par goût électoral [...] C’est l’homme qui ne s’arrête pas au clivage droite-gauche et il reste humaniste. C’est une belle aventure. Et j’aime l’aventure et la solidarité », analyse l’ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

    Alain Geismar, (encore) un maoïste macroniste
    Le parcours d’Alain Geismar est assez classique pour un révolté de Mai 68. A l’instar des militants soixante-huitards, il s’opposa à la ligne du PCF. Il fut secrétaire général adjoint du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) et appela dès le 3 mai 1968 à la grève générale dans l’enseignement supérieur pour réformer l’université, souhaitant une « petite révolution culturelle » à l’intérieur de celle-ci. Lui qui avoua « ne jamais avoir rêvé d’être révolutionnaire », co-dirigea, malgré tout, par la suite, le mouvement maoïste de la Gauche prolétarienne.

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    Alors que le mouvement de Mai 68 fut dissout par le pouvoir, Alain Geismar, entendait, à travers le journal La Cause du peuple, prolonger le combat de la Gauche prolétarienne en appelant à des actions et participant à des manifestations violentes (notamment à travers des attaques au cocktail molotov). Arrêté en 1970, il fut incarcéré pendant 18 mois pour « provocation directe, suivie d’effets, à violence et voies de fait contre les agents de la force publique ».

    Désormais, Alain Geismar a peut-être tourné la page d’homme révolté, en témoignent ses quelques sorties médiatiques. A la question de savoir s’il se revendique comme un soixante-huitard, Alain Geismar répond en mars 2018 sur France inter : « Non, ma vie ne se résume pas à trois semaines de 68. »

    En 1986, il adhère au parti socialiste. Il déclare rétrospectivement en mars 2018 pour Le Point : « Le PS, tel que je l’ai rencontré, avait absorbé énormément d’anciens militants gauchistes. » En 1990, Alain Geismar devient inspecteur général de l’éducation nationale et membre des cabinets ministériels sous Michel Rocard et Edith Cresson. De 2001 à 2004, il sera également conseiller du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

    En 2018, l’homme politique n’a rien perdu de son opposition au PCF et à la vieille gauche. Il qualifie ainsi les insoumis de Jean-Luc Mélenchon de mouvement « ringard » qui rappelle les « anciens mouvements communistes et l’Union soviétique ».

    Il avoue aussi avoir voté en 2017 Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle, « avec détermination et sans aucune hésitation [...] car il nous a épargné Fillon, Le Pen ». « Je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’il réussisse », ajoute-t-il entre autres.
    https://youtu.be/FARzk3o4XXk


    Auteur : France inter
    Macron : un modèle pour les anciens soixante-huitards ?
    Si ces cinq figures témoignent toutes des diverses influences du mouvement de Mai 68, et de ses évolutions, sur la politique française, la liste pourrait être étendue. Parmi les personnalités centrales du mouvement, on pourrait citer Romain Goupil ou Serge July, deux des anciens cadres de l’agitation de Mai 68. Le premier était trotskyste, le second maoïste.

    Près de 50 ans plus tard, tous deux ont voté pour Emmanuel Macron, un président que Romain Goupil va jusqu’à assimiler à « un rebelle contre le système ». Aucun d’entre eux ne se sent en revanche concerné par les mouvements sociaux en cours dans le pays, notamment celui des cheminots.

    Mais c’est avec une certaine cohérence que tous les deux ont rallié l’actuel chef de l’Etat, fervent partisan de l’Europe fédérale. En effet, le rêve politique de ces deux personnalités est fermement lié à la construction européenne. Comme l’est celui de tant d’autres anciens soixante-huitards, bien loin de l’idéal autogestionnaire de l’époque.


  • https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/04/544e22f6-c0b1-4a8a-9335-c91e32ec039b/738_000_par8166832_1.jpg
    Frappes en Syrie. L’Excellent Emmanuel Todd. Je partage tout à fait sa position ! NRobin

    https://francais.rt.com/france/49918-emmanuel-todd-tout-que-disent-russes-russie-satan-poutine

    Emmanuel Todd : « Tout ce que disent les Russes est considéré comme la parole de Satan »
    16 Apr 2018 | 16 avr. 2018Em
    manuel Todd le 7 mai 2015 à Paris.
    Emmanuel Todd le 7 mai 2015 à Paris. (image d’illustration)ERIC FEFERBERG / AFP
    https://goo.gl/images/2xYUfr
    L’historien et essayiste français Emmanuel Todd a analysé pour France Culture le traitement médiatique dont fait l’objet en ce moment la Russie. Entre « irrationalité » et « russophobie », il dénonce la vision négative qu’ont les Occidentaux de Moscou.
    Pour Emmanuel Todd, invité de France Culture ce 14 avril, soit quelques heures après les frappes conjointes de Paris, Washington et Londes contre Damas, la presse occidentale entretient « la vision d’une Russie hyper-puissante, menaçante, tentaculaire, totalitaire : une vision hallucinatoire ». Mais si la Russie est une « démocratie autoritaire », estime-il, Vladimir Poutine est « élu », les Russes sont informés, même s’il y a « un certain type de contrôle des organes de presse ». Comment alors expliquer l’obsession de la Russie dans la presse occidentale ?

    Emmanuel Todd dénonce la « vision extrêmement négative de la Russie » qu’ont les Occidentaux
    Selon Emmanuel Todd, une des raisons est d’ordre militaire. Car dans ce domaine, les Russes « sont revenus à parité » avec les Occidentaux, ils ont effectué une « remontée technologique ». « C’est le seul pays qui est aujourd’hui capable de faire face aux Etats-Unis sur le plan militaire », poursuit l’essayiste qui avait prédit dans les années 1970 la chute de l’URSS.

    « L’idée qu’un seul pays au monde [les Etats-Unis] serait capable de faire ce qu’il veut n’est pas un bon concept d’un point de vue libéral », dogme cher aux Américains, selon lui. « Si on pense en termes d’équilibre des pouvoirs, on peut se dire que c’est mieux ! Même si l’on n’aime pas la Russie, l’existence d’un pôle de stabilité qui n’a pas de possibilité d’extension [au vu de sa population] devrait réjouir », poursuit-il.

    « [Pourtant] il y a cette vision extrêmement négative de la Russie et donc tout ce que disent les Russes est considéré comme la parole de Satan, on dit que Poutine est un monstre », s’indigne Emmanuel Todd. Rapportant ses entretiens avec des officiels russes, il confie : « Le niveau intellectuel des diplomates russes est très supérieur à celui des Occidentaux. Ils ont une vison de l’Histoire, du monde, de la Russie : un contrôle de soi qu’ils appellent "professionnalisme". »

    J’ai dû aller sur le site de RT France, le truc russe, pour comprendre à peu près ce qu’il se passait en Syrie. C’était beaucoup plus détaillé, il y avait toutes les informations qu’il y avait dans les autres [médias], plus d’autres

    Tentant d’interpréter, avec difficultés, la russophobie qu’il estime poindre chez le Premier ministre Theresa May et le président américain Donald Trump, il concède « ne pas comprendre ». « Comment la Russie menace-t-elle l’Angleterre ? C’est plutôt Barnier [négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit] qui les menace avec son jeu sur la frontière irlandaise. Pour Trump, chaque fois qu’il tire des missiles et qu’il dit des choses anti-russes, il a constaté que le Washington Post et le New York Times lui lâchent les baskets. »

    Emmanuel Todd recommande également « à tout le monde la lecture des textes de Lavrov [ministre russe des Affaires étrangères] et de Poutine s’ils veulent lire des choses intelligentes sur la géopolitique ».

    Il dresse en revanche un portrait sévère de la presse occidentale sur ces questions : « Je vous jure que ce matin [le 14 avril] les exposés du Guardian, du Daily Telegraph et du Monde sur ce qu’il se passait [en Syrie] étaient tellement mauvais, que j’ai dû, ce que je n’ai jamais fait de ma vie, j’ai dû aller sur le site de RT France, le truc russe, pour comprendre à peu près ce qu’il se passait en Syrie. C’était beaucoup plus détaillé, il y avait toutes les informations qu’il y avait dans les autres, plus d’autres. »

    Lire aussi : Syrie : Emmanuel Macron accuse la Russie d’être « complice » de l’utilisation d’armes chimiques


  • Grève SNCF : même son de cloche sur toutes les chaînes françaises.
    " Les grévistes perturbent et martyriser les travailleurs" NRobin

    RT France
    https://francais.rt.com/france/49410-greve-sncf-quand-presse-francaise-choisit-camp

    Grève SNCF : quand la presse française choisit son camp
    3 avr. 2018, 21:42
    Grève SNCF : quand la presse française choisit son camp© Ludovic Marin Source : AFP
    Passagers entrant dans un train
    Certains articles publiés par différents médias en ce premier jour de mouvement social à la SNCF ont eu recours à des éléments de langage, des arguments ou des rapprochements qui laissent parfois deviner un parti pris plus ou moins subtil.

    Ce 3 avril avait lieu le premier jour de « grève perlée » à la SNCF, ayant pour but de mettre en échec le projet de réforme de l’entreprise publique porté par le gouvernement. L’exécutif maintient le cap, les syndicats comptent mobiliser : jusque-là, chacun semble dans son rôle. Mais quel rôle entendent jouer les médias alors que s’amorce ce mouvement social appelé à durer ?

    Au-delà du simple travail d’information dont se chargent les journalistes dans ce contexte, certains articles ou éditoriaux parus ce 3 avril soulèvent de vraies questions quant à leur angle, qui semble parfois même calqué sur le discours de la majorité présidentielle ou de la direction de la SNCF. Leur influence sur l’opinion publique et son potentiel impact sur la perception de la grève, et donc sur le succès du mouvement social, font dès lors émerger une autre question : certains journalistes n’essaieraient-ils pas de faire passer un message, de manière plus ou moins subtile ?

    La France « championne du monde » de la grève
    Grand classique du journalisme en temps de grève : le thème de la France présentée comme pays de la « chienlit », dont la grève serait le sport national, manie d’un monde du travail arc-bouté sur ses acquis et enclin à la grogne pour un oui ou pour un non. Si la publication d’une telle analyse n’est bien sûr pas condamnable en soi, le fait de la mettre en avant en convoquant une cohorte d’experts en ce premier jour de grève n’est pas totalement neutre.

    Lire aussi
    Passagers attendant un train pour Londres après une grève du Southern Rail (Rail du Sud), le 10 janvier 2017.Privatisation du rail ? La Grande Bretagne l’a fait... et c’est un échec pour les usagers
    Tel est le choix éditorial fait par La Croix. Et qu’importe si « la grève n’est pas une spécificité française », comme l’affirme un ancien dirigeant de la fédération CGT cheminots interrogé et cité par le quotidien, le titre de l’article maintient le cap en assurant le contraire : « Grève, l’exception française. » Non sans s’empresser de mettre en lumière le fameux modèle allemand, « contre-exemple parlant ». « Comme l’ont bien compris l’Allemagne ou le Canada, une négociation, ça se fait à deux. Il faut former et responsabiliser les acteurs, pour qu’ils soient tournés vers l’intérêt général », insiste La Croix en citant le même ancien syndicaliste, aujourd’hui reconverti en consultant. De là à sous-entendre que les grévistes français ne sont pas « tournés vers l’intérêt général », il n’y a qu’un pas.

    Même son de cloche dans les colonnes des Echos, dont le titre de l’édito d’Etienne Lefebvre résume sans ambiguïtés le contenu : « Au pays des grèves. » Après avoir soigneusement rappelé que la France est le pays « où le nombre de journées de travail perdues par salarié est le plus élevé », le journaliste précise que tout espoir n’est pas perdu, puisque « la conflictualité recule » en France. Le quotidien économique est formel quant au peu d’enthousiasme suscité par les grands mouvements sociaux comme celui qui vient de débuter : « Les fonctionnaires, constatant l’inefficacité des mobilisations générales, préfèrent des grèves plus ciblées. » A ce titre, la grève de la SNCF est présentée comme le seul « point noir ».

    La grève vouée à l’échec, dangereuse et coûteuse
    Le 17 mars dernier, la députée des Hauts-de-Seine, Céline Calvez qualifiait le mouvement de « facteur d’espoir » et « d’innovation ». L’élue de La République en marche (LREM) s’enthousiasmait alors : « On peut imaginer qu’on va avoir du covoiturage ! » Un argument quelque peu nouveau dans la rhétorique politique, qui semble conjuguer optimisme et symboles de la « start-up nation ». Les usagers des transports en commun comme les salariés de la SNCF en lutte savent pourtant que la pratique du covoiturage n’a jamais permis de compenser les effets d’une grève. Mais Le Monde est là pour les convaincre du contraire. « Les transports alternatifs, grands gagnants de la grève à la SNCF », annonce un article publié dès 11 heures. Le quotidien du soir ne fait pas le pari d’une grève couronnée de succès et ne s’en cache pas : « [...] 2018 n’est pas 1995. Entre-temps, la révolution des plates-formes numériques et des "applis" a bouleversé le monde des transports. » Rappelant que le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, a « pris la mesure depuis longtemps » de ces évolutions, Le Monde renvoie de fait les grévistes à l’ancien monde dont il semblent être les archaïques défenseurs.



  • Le neveu du Premier ministre Edouard Philippe aurait été poignardé en Israël —
    RT en français – 9 janv. 2018
    https://francais.rt.com/france/47126-neveu-premier-ministre-edouard-philippe-aurait-ete-poignarde-isra

    Les trois touristes auraient été agressés le 3 janvier dernier par « trois Israéliens » selon la télévision israélienne i24 News. Le consul de France à Tel-Aviv a été « dépêché sur place de toute urgence », selon Yediot Aharonot. Deux d’entre eux auraient été légèrement blessés. Le troisième plus grièvement – on ignore cependant s’il s’agit du neveu du Premier ministre français.

    Selon le Times of Israel, les trois Français auraient été retrouvés « gisant sur la promenade » du bord de mer avant d’être hospitalisés à l’hôpital Yosseftal d’Eilat. Ils auraient rejoint la France deux jours plus tard grâce à l’aide du consul de France qui les aurait « assisté dans leurs démarches », toujours selon i24 News.

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    Le neveu d’Edouard Philippe parmi les touristes français poignardés à Eilat
    Par Sue Surkes Aujourd’hui, 11:30
    https://fr.timesofisrael.com/le-neveu-dedouard-philippe-parmi-les-touristes-francais-poignardes

    Les vacanciers ont été retrouvés gisant sur le sol après qu’un gang les aurait provoqués puis attaqués avant de prendre la fuite

    https://seenthis.net/messages/658249 via Loutre


  • Baisse des APL : les opposants au projet manifestent à Paris (PHOTOS, VIDEOS)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13927-baisse-des-apl-les-opposants-au-projet-manifestent-a-paris-photos-v

    FRANCE :..petites manif APL, policiers = confirmation de mon propos d’hier

    https://francais.rt.com/france/42671-baisse-apl-opposants-projet-manifestent-paris https://policeetrealites.wordpress.com/2017/08/31/paris-manifestation-des-policiers-en-colere-ffoc-mpc-upn

    Les manifestations seront petites, ultra-violentes mais vont se multiplier car :

    Les syndicats sont divisés et corrompus alors que si c’était Sarko, front uni gauche+étudiant+syndicat+fonctionnaire, simple constat et non une approbation politique

    lL privé manifeste pas ou peu traditionnellement

    Une partie de la population considère que la loi travail ne s’appliquera qu’aux « fainéants » sans penser qu’elle les touchera aussi – licenciement massif, job 500€/mois (...)


  • Quand la presse française se laisse piéger par un hoax sur les baignades républicaines en Algérie
    https://francais.rt.com/france/41790-quand-presse-francaise-se-laissee-pieger-hoax-baignades-republica

    Les médias français se passionnent depuis un mois pour les baignades républicaines organisées en Algérie. A tel point qu’ils ont survendu la première d’entre elles, organisée en juillet, avant d’en inventer une seconde... Source : RT en français

    https://seenthis.net/messages/621212 via Rezo


  • Quand la presse française se laisse piéger par un hoax sur les baignades républicaines en Algérie — RT en français
    https://francais.rt.com/france/41790-quand-presse-francaise-se-laissee-pieger-hoax-baignades-republica

    A en croire les gros titres de la presse française, la révolution du bikini est en marche en Algérie et va agiter la plage de Tichy en Kabylie, le 7 août. Le journal Marianne avance qu’une « baignade républicaine géante » y est organisée, BFMTV titre sur une « Nouvelle opération bikini en Algérie », alors que 20 minutes assure que 3 000 femmes sont attendues pour cette baignade républicaine.

    La presse française voit dans cet évènement singulier la suite logique du mouvement parti de la ville d’Annaba en juillet dernier. Un groupe de jeunes féministes, dont le nombre dépasserait 2 800 sur les réseaux sociaux, avait décidé de réunir le plus de femmes possible pour se baigner en maillot de bain sur les plages de la ville, selon le journal local algérien Le Provincial. Histoire de faire un pied de nez aux jeunes qui avaient mené une croisade anti-bikini sur les réseaux sociaux durant le mois du ramadan. Une information à laquelle les médias français, dont RT France, avaient donné un large écho.
    Le « hoax » du 7 août

    Si une baignade républicaine initiée à Annaba a bien eu lieu, le média Observatoire Algérie rapporte en revanche qu’il n’y pas de traces d’un évènement similaire prévu le 7 août. Interrogées par le média, les initiatrices des baignades républicaines nient d’ailleurs avoir eu connaissance de cette action.

    La parenté en reviendrait en fait à un jeune homme, qui aurait profité de l’agitation créée en juillet pour diffuser une fausse information sur Facebook, sur laquelle les médias hexagonaux se sont précipités.

    Mais au-delà même de la diffusion de cette information, le journaliste Mohamed Mehdi du Huffpost Maghreb estime que l’histoire elle-même n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. Il note, bien à propos, que dans l’unique image publiée de la baignade à Annaba qui a fait tant de bruit, on ne dénombre que 24 femmes en bikini, dont la moitié sont en short ou enfilent une serviette de plage au niveau de la taille. Mais les nombreux articles de la presse française – sans compter le journal télévisé de France 3 – ont donné au sujet un retentissement disproportionné.

    Pour le journaliste, l’histoire rassemblait simplement trop d’éléments à même de passionner les médias : « Il n’en fallait pas plus pour faire baver la presse française. Il faut dire que tous les mots-clés y sont : Algérie, femme, bikini, protester, agression (verbale et "pourquoi pas" physique), mais surtout... religion ! »

    Et le sixième jour, les médias créaèrent le monde à leur image.

    #burkini #bikini #maillot #voile #algérie

    https://seenthis.net/messages/620955 via gonzo


  • Faits Vs Fakes ? Anthrax, artillerie lourde et épicerie fine : chacun ses « preuves » ! (VIDEO) — RT en français
    https://francais.rt.com/france/41481-faits-vs-fakes-anthrax-artillerie-pates-melenchon

    https://cdn.rt.com/french/images/2017.07/article/5979eac209fac2313e8b4567.jpg

    Alors que la démonstration des Insoumis est devenue virale, la pratique semblerait toutefois ne pas pouvoir se généraliser au sein de l’Hémicycle. En effet, le règlement de l’Assemblée nationale précise que « l’utilisation [...] à l’appui d’un propos, de graphiques, de pancartes, de documents, d’objets ou instruments divers est interdite ».

    https://cdn.rt.com/french/images/2017.07/original/5979f3e409fac2c95c8b4567.jpg

    #APL

    https://seenthis.net/messages/619018 via Simplicissimus


  • Abandon du casier vierge : le garde des Sceaux évoque... la déclaration des droits de l’Homme
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13794-abandon-du-casier-vierge-le-garde-des-sceaux-evoque-la-declaration-

    POLITIQUE :...la Ministre du travail a touché 1,13 millions de stock-options pendant que Danone licenciait

    https://www.humanite.fr/stocks-options-la-ministre-du-travail-touche-le-pactole-sur-le-dos-des-empl

    https://www.humanite.fr/la-journee-1-million-deuros-de-muriel-penicaud-639459

    2...abandon du casier vierge pour les députés tellement la corruption est grande

    https://francais.rt.com/france/41332-moralisation-vie-publique-lrem-abandonne-casier-vierge-elus

    Le ministre de la Justice Nicole Belloubet

    Un amendement au projet de loi de moralisation de la vie publique, notamment porté par Richard Ferrand, a été adopté. L’obligation d’un casier judiciaire vierge pour les élus a été écartée pour être remplacée par une peine complémentaire.

    Le projet de loi de moralisation de la vie (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • No comment !

    https://francais.rt.com/france/40935-revirement-macron-sur-syrie-recente-liberation-valmy

    Revirement de Macron sur la Syrie ? Une lettre ouverte répond à celle parue dans Libération
    13 juil. 2017
    Revirement de Macron sur la Syrie ? Une lettre ouverte répond à celle parue dans Libération Source : AFP
    Le 2 juillet, Emmanuel Macron était ciblé par une tribune l’accablant pour ne pas voir en Assad l’« ennemi de l’humanité ». Onze jours plus tard, le président français est interpellé par une autre lettre ouverte, diamétralement opposée à la première.

    Le site du Comité Valmy (association pluraliste défendant essentiellement l’indépendance nationale de la France) a publié le 13 juillet une tribune appelant Emmanuel Macron à « une politique française en Syrie indépendante et respectueuse du droit [international] ».

    Après avoir déclaré en juin dernier qu’il ne voyait pas en Bachar el-Assad un ennemi de la France, Emmanuel Macron a été interpellé dans une première tribune, parue début juillet dans Libération. Qualifiant l’actuel président syrien d’« ennemi de l’humanité tout entière », ses auteurs (une centaine d’intellectuels et spécialistes français ou syriens) demandaient littéralement au locataire de l’Elysée de se positionner en faveur du « départ nécessaire de Bachar al-Assad ».

    Ce 13 juillet, les auteurs de la seconde tribune dénoncent « un appel à la guerre [qui] cautionne la tentative de déstabilisation d’un Etat souverain, au mépris du droit international ».

    Lire aussi
    Emmanuel Macron au G20, le 8 juilletMacron confirme le changement de la politique française en Syrie et tacle Hollande et Sarkozy
    Déplorant « un chantage moral habituel qui consiste à culpabiliser ceux qui refusent la guerre », les signataires insistent sur « l’échec d’une politique d’ingérence illégitime et désastreuse » ces dernières années en Syrie.

    Venant contrebalancer le discours publié dansLibération, les auteurs de cette seconde tribune affirment leurs positions autour de trois points :

    L’opposition « aux guerres visant à des changements de régime »
    La défiance face à des « humanitaires auto-proclamés [dont les intentions sont] illégales au regard du droit international »
    La volonté de voir « une France [qui comprend] l’intérêt véritable des Français et des peuples du monde entier »
    Les récentes prises de positions d’Emmanuel Macron sur la Syrie constituant un revirement de taille par rapport à la ligne de son prédécesseur, les auteurs de cette tribune interpellent le président français en ces termes : « Nous vous demandons de lever les sanctions qui frappent le peuple syrien et de rétablir les relations diplomatiques avec l’Etat syrien. »

    Plusieurs personnalités françaises et belges sont signataires de cet appel au président de la République, parmi lesquelles des journalistes (Bruno Guigue, Michel Collon), des hauts gradés de l’Armée française (l’amiral Debray, le colonel Corvez) ou encore des universitaires (Bruno Drweski, Jean Bricmont).

    Lire aussi : Un spécialiste du MIT conteste les preuves américaines accusant Damas d’attaque chimique (VIDEO)

    • https://francais.rt.com/france/40749-macron-confirme-changement-politique-francaise-syrie-tacle-hollan
      Macron confirme le changement de la politique française en Syrie et tacle Hollande et Sarkozy
      9 juil. 2017, 13:17
      Macron confirme le changement de la politique française en Syrie et tacle Hollande et Sarkozy © Philippe Wojazer Source : Reuters
      http://img.over-blog-kiwi.com/0/78/07/19/20170709/ob_4f54c5_macron-g20-philippe-wojazer-source.jpg
      Emmanuel Macron au G20, le 8 juillet
      En clôture du G20, le président français a confirmé que le départ de Bachar el-Assad n’était plus « un préalable à tout » pour Paris, justifiant ce choix par l’échec patent des politiques menées Irak et en Libye.

      « Où était la France en mai dernier sur le sujet syrien ? Nulle part, nous n’étions ni à Astana, ni à Genève » : dans le discours qu’il a tenu à la fin du sommet du G20, Emmanuel Macron a critiqué la politique du gouvernement Hollande – parfois difficile à suivre – pour mieux défendre son virage dans le dossier syrien.

      « On peut avec les meilleurs principes dire "Je vais remplacer tel ou tel ou tel dirigeant", nous l’avons déjà testé en Irak et en Libye, on se réveille 5 ou 10 ans plus tard avec une situation qui est encore pire », a poursuivi le chef de l’Etat français, pointant également l’échec de la politique menée par Nicolas Sarkozy. Si la France de Jacques Chirac a obstinément refusé de s’engager dans le conflit irakien en 2003, Nicolas Sarkozy a lui été un acteur majeur de la chute de Mouammar Kadhafi et du chaos qui règne depuis en Libye. Une responsabilité que l’ancien président n’assume pas du tout.

      Une analyse qui pousse donc Emmanuel Macron a réaffirmer avec force et conviction la position qu’il avait déjà laissé entrevoir fin juin : « Le vrai changement que j’assume totalement, c’est de ne plus faire du départ de Bachar el-Assad un préalable à tout. »

      Le président français a cependant tenu à préciser que cela ne faisait pas pour autant de lui l’allié du président syrien, marquant ainsi son opposition « profonde » avec la Russie. Il a enfin rappelé que la France répliquerait en cas d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien.

      Un revirement qui inquiète l’opposition syrienne...et Libération
      La confirmation de cette rupture totale avec le gouvernement précédent ne va pas calmer l’ire d’une centaine d’intellectuels français et syriens, qui s’étaient fendus d’une lettre ouverte parue le 3 juillet dans Libérationtitrée « Monsieur le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme ».

      Face au trouble suscité par ce revirement, l’Elysée avait notamment publié le 5 juillet un communiqué dans lequel Emmanuel Macron assurait l’opposition syrienne de son soutien.

      Lire aussi : Pour Emmanuel Macron, il n’y a pas de successeur légitime à Bachar el-Assad



  • Gestation pour autrui : François Fillon ne veut plus de la Cour européenne des droits de l’Homme — RT en français
    https://francais.rt.com/france/28132-gpa-fillon-fustige-cedh
    https://fr.rt.com/french/images/2016.10/original/58110986c461881b408b462b.jpg

    Le candidat à la primaire de la droite et du centre a fustigé la Cour européenne des droits de l’Homme, qu’il considère comme intrusive dans les questions de société, telles la GPA. Pour François Fillon, c’est aux Français de décider.

    La campagne pour la primaire de la droite et du centre continue et les candidats s’efforcent de marquer leur différences et faire passer leur positions. Pour François Fillon, la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) en 2014 pour avoir refusé d’accorder l’état civil à des enfants nés d’une mère porteuse aux Etats-Unis ne passe pas.

    « Je veux que la CEDH soit réformée pour qu’elle ne puisse pas intervenir sur des sujets qui sont des sujets essentiels, fondamentaux pour des sociétés. S’il y a un refus de nos partenaires européens d’accepter cette réforme de la CEDH, alors oui, je propose qu’on en sorte », a ainsi déclaré le candidat à la primaire lors d’un meeting à Toulouse ce 25 octobre 2016, selon Lelab.europe1.

    « La France doit prendre la tête d’un combat contre la gestation pour autrui », a ajouté François Fillon, que les dernières enquêtes d’opinion placent en troisième position à 12%, loin derrière le duo de tête Juppé-Sarkozy mais devant Bruno Le Maire.

    En août dernier, François Fillon a reçu le soutien du mouvement « Sens commun », une émanation de la Manif pour tous. Parmi les « gros » candidats à la primaire de la droite et du centre, François Fillon est le seul à avoir promis de « réécrire » la loi dite du mariage pour tous.




  • L’armée en alerte après l’apparition d’un drone non-identifié dans l’espace aérien français — RT en français
    https://francais.rt.com/france/16502-rafale-alerte-apres-lirruption-d

    https://pbs.twimg.com/media/CccJwpXW0AA_39j.jpg

    Un drone de grande taille, venu de Belgique et dont les opérateurs ont perdu le contrôle, s’est écrasé lundi après-midi dans l’Aisne, sans faire de dommages, après avoir été suivi à distance par un Rafale, a annoncé lundi l’Armée de l’air française.

    A 14H33, les autorités belges préviennent les autorités françaises qu’un drone de grande envergure, opéré par un organisme privé faisant du contrôle de zone, vient de pénétrer dans l’espace aérien français, a indiqué à l’AFP un porte-parole du Sirpa-Air.

    #un_organisme_privé_faisant_du_contrôle_de_zone

    http://seenthis.net/messages/465850 via Simplicissimus


  • En Afrique, le retour des présidents à vie, par Tierno Monénembo (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MONENEMBO/54360

    Le Bénin carbure à la contrebande, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/CESSOU/54506
    #Bénin #Togo #Nigéria #Pétrole #Energies
    #Afrique #Relations_Internationales

    Croissance sans réconciliation en Côte d’Ivoire, par Vladimir Cagnolari (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/CAGNOLARI/53965

    Le Tchad, puissance de circonstance, par Delphine Lecoutre (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/LECOUTRE/55774

    Au Burundi, les racines de la colère, par Pierre Benetti (Le Monde diplomatique, juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/BENETTI/53067

    L’Afrique du Sud lassée de ses libérateurs, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, juin 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/CESSOU/57568

    Métamorphoses de la dette africaine, par Sanou Mbaye (Le Monde diplomatique, mai 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/MBAYE/52950
    #Dette #Dette_publique

    L’Afrique francophone piégée par sa monnaie unique, par Sanou Mbaye (Le Monde diplomatique, novembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/MBAYE/50931

    #DataGueule S5E7 - Le Franc CFA : une monnaie de plomb IRL
    http://irl.nouvelles-ecritures.francetv.fr/datagueule-S5E7-1.html

    Une croissance économique inégale en Afrique de l’Ouest, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, novembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/afrique-francophone
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/Afrique-croissance-2.jpg
    #Monnaie

    Choc pétrolier : les finances des producteurs africains dans le rouge. Par Martin Mateso
    http://geopolis.francetvinfo.fr/choc-petrolier-les-finances-des-producteurs-africains-dans-le-

    L’Angola au secours du Portugal, par Augusta Conchiglia (Le Monde diplomatique, mai 2012)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/CONCHIGLIA/47660
    #Cemac #Tchad #Angola #Portugal

    Cocktail meurtrier en Afrique centrale, par Gérard Prunier (Le Monde diplomatique, février 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/PRUNIER/54746

    La Corne de l’Afrique dans l’orbite de la guerre au Yémen, par Gérard Prunier (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/PRUNIER/56229
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/PRUNIER/56230

    Transition à haut risque en République démocratique du Congo, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/CESSOU/56889

    "pour de nombreux observateurs congolais, la « communauté internationale » pratique une diplomatie à géométrie variable. « Du point de vue de Joseph Kabila, ces pressions relèvent d’une profonde injustice, dans la mesure où la plupart de ses voisins s’éternisent au pouvoir dans une relative impunité », relève une source diplomatique africaine (5).

    Le secrétaire d’État américain John Kerry a maintes fois mis en garde Kinshasa. Pour Washington, il s’agit de préserver des intérêts stratégiques et de ne pas se couper des jeunes Africains, à la fois nombreux (327 millions de 15-24 ans, 32 % de la population totale) et impatients. En août 2014, en marge du premier sommet États-Unis - Afrique à Washington, le chef de la diplomatie américaine a reçu M. Kabila et trois autres présidents en tête-à-tête pour évoquer la nécessité de respecter la limitation du nombre de mandats. Trois mois plus tard, le Burkinabé Blaise Compaoré était chassé du pouvoir par la rue après vingt-sept ans de présidence. En revanche, le Burundais Pierre Nkurunziza s’est fait réélire en juillet 2015 pour un troisième mandat, sans même changer la Constitution, en recourant à une répression massive. De son côté, M. Denis Sassou-Nguesso, au Congo-Brazzaville, a organisé en octobre 2015 un référendum constitutionnel, suivi en mars dernier de sa réélection, avec un score officiel de 60 % des voix. Contesté par l’opposition, le scrutin a été suivi d’une vague de répression."

    Omniprésence des intérêts étrangers en RDC, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/CESSOU/56890

    « Depuis 2003, plusieurs rapports du groupe d’experts des Nations unies sur les causes économiques du conflit dans l’est de la RDC (2) ont mis en lumière le lien entre les milices armées et l’exploitation, pour le compte de sociétés étrangères, de minerais stratégiques indispensables à la fabrication de certains appareils électroniques comme les téléphones portables. »

    Trafics d’influence en Afrique, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/ROBERT/56968
    #Asie #Golfe #Mondialisation #Organisations_internationales #Multinationales

    "Le changement majeur pour l’Afrique contemporaine réside dans une diversification inédite de ses partenaires"

    "Multinationales et puissances étrangères, traditionnellement attirées par les matières premières, sont désormais séduites par la multiplication d’alléchants programmes d’investissement"

    "Grâce aux cours élevé des minerais et des produits de base au début du millénaire, l’Afrique a en effet bénéficié d’une manne suffisante pour entamer son désendettement et lancer de spectaculaires projets financés sur les marchés mondiaux"

    " les pays arabes souhaitent diversifier leurs économies, trop dépendantes du pétrole et du gaz [...]. Dans les années 2000, les États du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, ont pris part au mouvement d’accaparement des terres dans le but d’assurer leur sécurité alimentaire ou de s’inscrire dans la production d’agrocarburants "

    "si cette nouvelle géoéconomie confère des marges de manœuvre aux capitales africaines, leur fournissant des partenaires et des financements, elle demeure le fruit d’une insertion passive dans le concert mondial."

    "Pékin se voit désormais contraint de déroger à sa règle de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays hôtes. Cette réserve, qui contrastait avec le paternalisme des anciens colonisateurs, était plutôt bien perçue. Mais, comme toutes les puissances, la Chine doit protéger ses intérêts et ses expatriés."

    "En 2013, l’opération « Serval », au Mali, a conforté Paris dans son rôle de gendarme du continent. L’ancienne puissance coloniale n’oublie pas les intérêts de groupes tels que celui de M. Vincent Bolloré, souvent sollicité pour assurer la logistique de ses opérations."

    "Les organisations régionales [...] créent des zones de libre-échange sur les bons conseils des institutions financières internationales, mais se révèlent incapables de définir des politiques concertées de développement et une vision des intérêts continentaux. "

    "l’acheminement d’un conteneur du Kenya au Burundi coûte toujours plus cher que de la Belgique ou du Royaume-Uni vers Nairobi "

    Le #Maghreb entre autoritarisme et espérance démocratique, par Hicham Alaoui (Le Monde diplomatique, novembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/ALAOUI/56776

    Les entreprises françaises défiées dans leur pré carré, par Olivier Piot (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/PIOT/57344
    #Economie_Statistiques #Statistiques #Traités_commerciaux_APE #Multinationales

    "Dans son dernier livre (13), Alain Deneault dissèque les mécanismes de « perversion du droit » utilisés par un fleuron français. Ses armes, selon ce professeur de sciences politiques à l’université de Montréal ? « La fixation des cours du pétrole et le partage des marchés ; la collaboration avec des régimes politiques officiellement racistes ; la corruption de dictateurs et de représentants politiques ; la conquête de territoires à la faveur d’interventions militaires ; la délocalisation d’actifs dans des paradis fiscaux ; la pollution de vastes territoires au point de menacer la santé publique... »"