• En Rhénanie-du-Nord-Westphalie et dans le Schleswig-Holstein, des centaines d’employé·es des abattoirs sont contaminé·es par le corona. Or le seuil de reconfinement a été fixé à 50 cas pour 100 000 habitant·es pour une région donnée.
    La question est : le déconfinement était-il prématuré en Allemagne ou la misère sociale de ces personnes venant d’Europe de l’Est pour faire des sales boulots sous-payés explique-t-elle ces foyers de contamination ?

    Le ministre de la santé de Rhénanie-du-Nord-Westphalie « a mentionné l’hébergement du personnel des abattoirs, provenant pour la plupart de Roumanie et de Bulgarie, dans des logements collectifs comme une raison possible de l’apparition de l’épidémie. Il se peut que ces foyers ne répondent pas aux normes d’hygiène requises en cas de pandémie. Il faut maintenant examiner cette question. »
    https://www.tagesschau.de/wirtschaft/coronavirus-fleischbetrieb-101.html
    #Allemagne #corona #abattoirs #migration #Europe_de_l'Est #salariat #précarité #exploitation

    https://seenthis.net/messages/851797 via Nepthys


  • « Abattoirs, boîtes noires : » Les barons de l’élevage industriel savent que leur modèle d’activité repose sur l’impossibilité par les consommateurs de voir (ou d’apprendre) ce qu’ils font. « Jonathan Safran Foer - Faut-il manger les animaux ? 2011
     » Il est plus facile de rentrer dans un sous-marin nucléaire que dans un abattoir « - » Les abattoirs sont des lieux totalement clos et cachés. Pour les trouver physiquement, il n’y a jamais de pancarte, même le GPS ne trouve pas... « - Olivier Falorni - Député de Charente Maritime, Président de la Commission d’enquête sur les conditions d’abattage - 2016
     » L’occultation totale du sort réservé aux animaux est le pilier de la consommation de masse de viande " - Paul Bigard, patron de Bigard Charal, premier groupe français, 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

    Le livre de Geoffrey Le Guilcher raconte une plongée dans un des infernaux hachoirs industriels qui broient en France un milliard de volailles par an, 3 millions de bovins, porcs, moutons, volailles... par jour, et plus de 50 000 ouvriers qui s’y abîment la santé. Le style en est alerte, drôle parfois, humain toujours ; l’auteur finira par déjouer la surveillance et traverser le mur infranchissable de la tuerie pendant quelques minutes. Avant de quitter en fin de mission l’abattoir, où resteront derrière lui les maliens, les tunisiens, les roumains qui tentent leur chance hors de leurs pays frappés de misère, et les sous-prolétaires bretons des élevages hors-sol et de l’industrie du bâtiment au chômage. Clairement, l’option abattoir n’est pas une vocation professionnelle. Après son immersion dans la broyeuse Machine à steaks, Geoffrey Le Guilcher se déclare désormais « flexitarien » : végétarien chez lui, omnivore en société. Allez, encore un effort...

    http://hypathie.blogspot.fr/2017/02/steak-machine-souffrance-animale.html

    https://3.bp.blogspot.com/-jLQmpPy2Jtk/WKX8A7hwo3I/AAAAAAAAEto/jz20OcMM91w_iergN-pVCnr6WqXRlG05wCLcB/s1600/steak%2Bmachine.jpg

    #animaux #abattoirs #viande

    https://seenthis.net/messages/571424 via Hypathie Blogueuse


  • Trois ans après leur licenciement, les Gad du Finistère reclassés dans la précarité
    https://www.mediapart.fr/journal/france/121216/trois-ans-apres-leur-licenciement-les-gad-du-finistere-reclasses-dans-la-p

    Laurent, 45 ans, la double peine, handicapé et au chômage © Rachida El Azzouzi C’était un des plans de licenciement les plus violents et médiatiques du quinquennat Hollande, qui donnera naissance à un mouvement #social improbable : les #bonnets_rouges. L’abattoir porcin de Gad dans le Finistère était liquidé, laissant sur le carreau 900 ouvriers dans une Bretagne ébranlée par la crise de l’agroalimentaire. Trois ans plus tard, la majorité a été reclassée dans la précarité.

    #France #Economie #Abattoirs_Gad #chômage_de_longue_durée #crise_de_l'agroalimentaire #licenciements_économiques


  • Abattoirs : « La #protection_animale doit devenir aussi importante que l’hygiène »

    LE MONDE | 31.03.2016 à 14h57
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/31/abattoirs-le-controle-du-respect-de-la-protection-animale-peut-etre-une-vari

    Laurent Lasne, président du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV), reconnaît une « faille » des services.

    Comment expliquer cette défaillance des services d’inspection ?

    Il y a eu une faille des services d’inspection, mais le problème se trouve d’abord du côté de l’entreprise d’abattage, qui n’a pas appliqué les bonnes pratiques [selon la réglementation, l’animal ne doit être mis à mort qu’après étourdissement]. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? Sans doute en raison d’impératifs de rentabilité économique. Quand on augmente la cadence, on travaille moins bien. Cet établissement a probablement été débordé par un afflux de commandes conjoncturel avant Pâques.

    Il y a aussi un aspect sociologique, lié à la formation des ouvriers d’abattoirs. Ils ont longtemps été recrutés sur leurs capacités physiques à porter des charges lourdes, à supporter le froid, des conditions difficiles… Leur sensibilité à la protection animale n’est pas le premier critère de recrutement. L’été, avec le pic de commandes lié aux barbecues, les entreprises recrutent des intérimaires, dont des étrangers qui parfois ne maîtrisent pas très bien le français . La première préoccupation de l’employeur, c’est de les former pour qu’ils soient productifs, pas de les former à la protection animale.

    Est-ce que cette situation évolue ?

    Oui, mais lentement. En vingt ou trente ans, on a constaté une véritable révolution culturelle au niveau de l’hygiène. Les #abattoirs en ont fait une priorité, ils ont compris que c’était un impératif pour vendre leurs produits. Cette révolution n’est pas totalement accomplie concernant le #bien-être_animal , même si la médiatisation de cette question, grâce au travail des associations, peut permettre une prise de conscience des acteurs du secteur.

    Aujourd’hui, il faut que la protection animale devienne pour les abattoirs un enjeu aussi important que les conditions sanitaires, mais aussi que les conditions de travail de l’ouvrier. On ne peut pas demander à un ouvrier de dépasser la durée légale du travail, de travailler douze heures d’affilée pour faire face à un afflux de commandes, et exiger qu’il respecte les règles de protection animale.

    La seconde, que nous défendons, est la mise en œuvre de comités d’éthique dans les abattoirs. Jusqu’à présent, ces entreprises étaient un peu des boîtes noires. Elles ne sont pas glamour, se trouvent en province, dans les périphéries des sous-préfectures… Les seuls qui y vont, ce sont les services vétérinaires. On pourrait imaginer des comités incluant des représentants des éleveurs, des bouchers, d’ associations de défense des animaux , des mairies, de la société civile…

    #carnisme
    #l'offre_et_la_demande
    #schizophrénie
    avec au passage une petite touche de #xénophobie et de mépris pour la #province dans ce pavé de #déni où la #pensée_magique (ah, l’#éthique_de_la_mise_à_mort de la #viande_sur_pied !) se mêle au #réel_mis_cul_par_dessus_tête...

    http://seenthis.net/messages/475271 via Martin Scriblerus


  • Allemagne : la mafia de la viande

    En Allemagne, les éleveurs porcins résistent mieux à la crise que dans d’autres pays comme la France. Parmi les rouages de cette résilience se trouvent des travailleurs venus de l’est de l’Europe, détachés dans le meilleur des cas, exploités bien souvent et payés deux fois moins que le tarif légal. Au cœur du système, des sociétés d’intérim fournissent les #abattoirs en travailleurs précaires, en prélevant sur leurs paies des sommes parfois non justifiées.
    – See more at : http://info.arte.tv/fr/allemagne-la-mafia-de-la-viande#sthash.FK9L4Jha.dpuf

    http://info.arte.tv/fr/allemagne-la-mafia-de-la-viande

    http://tinyurl.com/z4v8c4o

    #viande #mafia #Eu #travail #précarieté

    http://seenthis.net/messages/454882 via albertocampiphoto