• Facebook expérimente la disparition du nombre de « j’aime » en Australie afin d’alléger la « pression » sociale.
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2614655-20190927-australie-facebook-experimente-disparition-nombre-aime

    Facebook a annoncé vendredi avoir commencé à cacher le nombre de mentions « j’aime » récoltées par les publications sur son réseau en Australie. Cette mesure à l’essai vise à alléger la « pression » sociale et pourrait être étendue à l’échelle mondiale.

    Depuis vendredi, les utilisateurs australiens ne peuvent plus voir le nombre de « j’aime » récoltés par une publication ni le nombre de fois où une vidéo a été visionnée sur le réseau social. Seul l’auteur de la publication sait combien de personnes l’ont appréciée. [Les #CM sont rassurés]

    « Nous ne voulons pas que [les utilisateurs de] Facebook se sentent en compétition », a expliqué le géant américain des réseaux sociaux dans un communiqué. « C’est un test destiné à étudier comment les gens réagissent à ce nouveau format », souligne Facebook qui souhaite « tirer les leçons » de cette expérience, « afin de voir si nous allons la déployer plus largement ».

    Cette modification majeure a pour objectif d’alléger quelque peu la pression sociale liée au besoin de gagner l’approbation des autres, et de concentrer davantage l’#attention sur la publication elle-même, plutôt que sur sa popularité. Plus d’un milliard de personnes utilise Facebook à travers la planète, mais le géant des réseaux sociaux est accusé d’avoir un impact sur la santé mentale, notamment des jeunes.

    En Australie, un enfant sur cinq serait victime de harcèlement en ligne, selon le délégué australien à la cybersécurité. L’an dernier, le suicide d’une adolescente de 14 ans, star des publicités d’une célèbre marque australienne, après avoir été harcelée en ligne, avait particulièrement sensibilisé la population à ce problème. Facebook a décrit cette mesure, sans en préciser la durée, comme « un test limité afin d’en tirer rapidement des enseignements ».

    L’essai intervient près de trois mois après celui conduit sur Instagram, son réseau de partage d’images comptant un milliard d’utilisateurs dans le monde.

    Instagram a fait disparaître le nombre de « j’aime » de ses publications d’abord au Canada avant d’étendre l’expérience à l’Australie et au Brésil entre autres. « Bien que cela ait été essayé sur Instagram, Facebook et [Instagram] sont des plateformes différentes et nous observerons probablement des résultats différents », a précisé Facebook.

    Jocelyn Brewer, chercheuse spécialiste de cyberpsychologie, a accueilli cette annonce avec « un mélange de scepticisme et d’intérêt ». Si elle se félicite que Facebook étudie l’impact des « indicateurs de vanité » sur le bien-être des gens, elle s’attend aussi à ce que les utilisateurs trouvent vite d’autres moyens d’exprimer leurs appréciations.

    https://seenthis.net/messages/804793 via tbn


  • Louis Joinet, la liberté et les raisons d’État
    https://www.lemonde.fr/justice/article/2013/12/20/louis-joinet-la-liberte-et-les-raisons-d-etat_5995548_1653604.html

    « Casamayor savait s’en prendre à l’arrogance sociale de certains de ses collègues, si souvent couchés devant la pire déraison d’Etat », écrit Joinet dans ses Mémoires. Il disait aux juges que « l’#attention ne suffit pas » : il y fallait aussi « l’#inquiétude ».

    https://seenthis.net/messages/804633 via tbn


  • Sco pa tu manaa, le « #mème de l’été »
    https://www.marianne.net/societe/sco-pa-tu-manaa-le-premier-meme-de-l-ete-que-personne-ne-comprend

    Et sur le fond, que veut signifier l’internaute qui partage une photo avec l’expression « sco pa tu manaa » ?

    Albin Wagener, enseignant-chercheur en sciences du langage à l’unversité de Nantes, spécialisé dans l’étude des réseaux sociaux : Chacun y met un peu ce qu’il veut, mais je comprends ça comme un moyen d’attirer l’#attention de ses suiveurs sur quelque chose. C’est une invitation au questionnement, parfois au troisième ou quatrième degré. Chacun peut mettre son grain de sel, ça met du lien, sans se prendre au sérieux, et c’est ça qui fait du bien.

    Sait-on comment est apparu ce mème ?

    Non, et c’est un peu la marque de fabrique des phénomènes viraux sur internet. Mais grosso modo, le processus est toujours le même. La phrase est d’abord lancée sur un forum anglophone comme 4Chan, Reddit ou 9Gag, puis quelque temps plus tard, elle bifurque sur Twitter, où elle rencontre un grand succès, parfois après avoir été traduite en français. Mais comment savoir pourquoi, parmi des milliers de mèmes, c’est celui-là qui finit par percer ? Il y a là un mystère. Parfois, ils représentent des figures de la pop culture, facilement identifiables, comme Keanu Reeves, qui fait l’objet d’énormément de mèmes. Dans le cas de « sco pa tu manaa », c’est tout le contraire. On peut supposer que justement, parce que chacun peut se l’approprier, ce mème a une portée plus universelle, ce qui favorise sa diffusion.

    Sur les #mèmes et leur #viralité, voir @fil en 2001 dans le @mdiplo : https://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/RIVIERE/8153

    Grand biologiste néodarwinien, Richard Dawkins nomme « mèmes » ces fragments d’idées ou de discours dotés, à l’instar des gènes de la biologie, d’une faculté de reproduction. Pour les théoriciens modernes de l’évolution des espèces, les êtres vivants ne sont que des véhicules pour les gènes, conduisant ceux-ci d’une génération à la suivante. Les gènes montés à bord d’un « bon » véhicule — soit par chance, soit par leur implication directe dans la conduite de ce véhicule — seront, de génération en génération, plus nombreux, et sortiront gagnants de l’évolution.

    Dans le cyberespace (la partie numérique du monde dans lequel évoluent les mèmes) et la noosphère (l’ensemble des pensées humaines, selon une expression trouvant son origine chez Teilhard de Chardin), un mème sort gagnant s’il est capable de monter rapidement à bord d’un grand nombre de « bons véhicules ». Spécialistes de ce type d’infection sans intervention humaine, les « vers » et autres virus informatiques exploitent les failles des logiciels les plus répandus, s’exécutent sur la machine cible qui les répercute vers des centaines de nouvelles cibles, dans une boucle exponentielle.

    https://seenthis.net/messages/801117 via tbn


  • America’s elderly seem more screen-obsessed than the young : seniors spend nearly ten hours a day in front of televisions, smartphones and computers https://www.economist.com/graphic-detail/2019/08/14/americas-elderly-seem-more-screen-obsessed-than-the-young
    https://www.economist.com/sites/default/files/20190817_WOC480.png

    MANY PARENTS and grandparents will grumble about today’s screen-obsessed youth. Indeed, researchers find that millennials look at their phones more than 150 times a day; half of them check their devices in the middle of the night; a third glance at them immediately after waking up. And yet, when all screens are accounted for, it is in fact older folk who seem most addicted.

    According to Nielsen, a market-research firm, Americans aged 65 and over spend nearly ten hours a day consuming media on their televisions, computers and smartphones. That is 12% more than Americans aged 35 to 49, and a third more than those aged 18 to 34 (the youngest cohort for whom Nielsen has data).

    Most of that gap can be explained by TV. American seniors—three-quarters of whom are retired—spend an average of seven hours and 30 minutes in front of the box, about as much as they did in 2015 (this includes time spent engaged in other activities while the television is blaring in the background). They spend another two hours staring at their smartphones, a more than seven-fold increase from four years ago (see chart).

    The amount of time that millennials devote to their mobile devices has also grown in the same period, from about one hour and 30 minutes to three hours and 30 minutes. But that has been largely offset by their dwindling interest in traditional TV. In fact, Nielsen reckons that daily screen time among 18- to 34-year-olds has increased by barely an hour in the last four years, the smallest rise of any age cohort that it tracks.

    And what about teenagers? Recent data on this group are scarce. However, a report published in 2015 by Common Sense Media, a non-profit group, found that American teens aged 13-18 spent about six hours and 40 minutes per day on screens: slightly more than Nielsen recorded for 18- to 34-year-olds that year, but less than older generations. Today youngsters may waste hours scrolling through Instagram and shooting zombies on Fortnite. But probably no more than their elders fritter on chat-shows and repeats of soaps.

    #écrans #attention

    https://seenthis.net/messages/797760 via tbn


  • Harvard Just Discovered that PowerPoint is Worse Than Useless | Inc.com
    https://www.inc.com/geoffrey-james/harvard-just-discovered-that-powerpoint-is-worse-than-useless.html
    https://www.incimages.com/uploaded_files/image/970x450/getty_675949746_399378.jpg

    Intuitively, we all know that PowerPoint is a horrible time-suck. (Admit it: don’t you groan inside when the first slide pops up?) And anecdotally, the world’s top entrepreneurs (like Jeff Bezos, Jack Dorsey and Mark Cuban) avoid it like the proverbial plague.

    At least two peer-reviewed studies buttress the anecdotes.

    A study conducted at the University of New South Wales in 2007 by John Sweller (the psychologist who invented Cognitive Load Theory) found that showing audiences the same words that are being spoken reduces, rather than increases, audience comprehension.

    In other words, when you throw up bullet points and then run through them, you’re guaranteeing that whatever you say will be quickly forgotten. Not because you’re bloody boring, but because people can’t read and listen at the same time.

    The entire concept of PowerPoint is apparently misbegotten, according to a recent Harvard study cited in Forbes, which found that

    “PowerPoint was rated (by online audiences) as no better than verbal presentations with no visual aids. (Ouch.)”

    Consider that for a second. You audience will be just as happy with your presentation if you do it without your slides. Which means the time you spent building the deck was basically wasted.

    #Powerpoint #Attention

    https://seenthis.net/messages/797668 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • « On assiste à une perte de pouvoir des designers face au marketing » - Digital Society Forum
    https://digital-society-forum.orange.com/fr/les-actus/1189-on-assiste-a-une-perte-de-pouvoir-des-designers-f
    https://digital-society-forum.orange.com/revo_vignettes/800x800/28722989563-f7aa50b6cb-z.jpg

    Vous écrivez que vous ne vouliez pas céder à cette « panique attentionnelle ». Mais il y a quand même une vraie anxiété qui s’exprime, un même sentiment de dépossession. Est-ce qu’on sait, au vu des études, des recherches, s’il est fondé ?

    Comme dirait la chercheuse américaine danah boyd … « c’est compliqué » . Je ne dis pas ça pour faire une pirouette, mais parce qu’elle pointe depuis le début une ambiguïté. On a l’impression que ces outils, par des techniques diverses et variées, transforment nos relations — alors qu’à mon avis, ce qui est transformé, c’est le fait que ces outils amènent de nouvelles possibilités sociales. Si les enfants restent sur Facebook et Messenger pendant des heures, ce n’est pas parce que tel bouton est devenu plus efficace — c’est surtout parce qu’ils cherchent à discuter avec des copains avec qui ils ne peuvent pas discuter autrement.
    Derrière la panique morale sur la façon dont on utilise nos outils, il y a une panique sociale, qui se focalise sur les bons et les mauvais comportements. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de cas d’abus, de harcèlement. Mais il ne faut pas tout pathologiser. Une méta-étude américaine montrait que l’impact des réseaux sociaux sur le bien-être des adolescents était grosso modo le même que celui de manger des patates…

    Vous relativisez donc l’impact de ces dispositifs de captation d’attention ?

    On ne connaît pas le réel impact des technologies déployées, car il y a peu d’études disponible sur la question. Nous nous étions fixés comme objectif de produire un label de l’attention. Mais nous nous sommes aperçus que c’était impossible, principalement parce qu’on ne sait pas bien ce qui marche, et comparativement à quoi. Comment mesurer l’impact des trois petits points de Facebook Messenger, sur deux heures de conversation, par rapport à l’impact émotionnel de cette conversation ?
    Je pense qu’on survalorise beaucoup ces dispositifs, en partie parce que les départements marketing leur donnent beaucoup d’importance.
    Pour le marketing web traditionnel, faire passer le nombre de gens qui cliquent sur une newsletter de 0,001 % à 0,003 % , c’est une énorme victoire. Or ça veut dire que 99,999 % de gens qui ne cliquent pas ! Il faut rester mesuré sur l’efficacité réelle de ces techniques.

    Vous critiquez beaucoup l’influence des métriques utilisées par le marketing…

    Les métriques du marketing, qui se focalisent sur des résultats très immédiats, de quelques points d’engagement de quelques utilisateurs, ont pris une importance démesurée. La pratique de l’A/B testing , qui s’est démultipliée dans les entreprises numériques, en est un exemple frappant. Dès que vous introduisez une nouvelle petite fonction, vous la testez sur cent utilisateurs. Et vous regardez si c’est l’ancienne ou la nouvelle qui fonctionne le mieux. Ce sont ces techniques qui ont validé des opérations de capture très immédiates de l’attention : les trois petits points sur Facebook qui indiquent que quelqu’un est en train d’écrire, le « validé » qui indique que quelqu’un a vu votre message…
    Or cela détruit la fonction même du designer. Les équipes marketing peuvent faire elles-mêmes leurs choix de design, faire valider par les utilisateurs ce qui marche ou pas, selon des métriques très immédiates, centrées sur ce qui permet d’impliquer les gens au plus vite. Ce que cela montre, au fond, c’est la perte de pouvoir du design et de la montée de métriques très opérationnelles et marketing.

    Donc paradoxalement, votre étude du design de l’attention vous conduit à dire que les designers n’ont pas tant de pouvoir que ça ?

    Oui c’est ça. Et je pense que c’est un problème. Les designers amènent la question du respect de l’usager. Ils ne sont pas là pour fabriquer uniquement un produit marketing, ils imbriquent le rapport aux sciences sociales, l’expérience client et la diversité des utilisateurs. Or si le designer est chassé, l’éthique qu’il apporte l’est en même temps. Il y a là un enjeu important, sur la place de la conception et la façon dont elle est complètement instrumentalisée par le marketing. Et ça pose des problèmes à très court terme.

    La question de l’attention pose donc la question des modèles économiques utilisés : elle ne se résume pas à une question d’interface à améliorer.

    #Attention #Econolie_attention #Design #Design_ethique

    https://seenthis.net/messages/760404 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Toujours intéressant les professions de foi : ici celle de Netflix, chapitre « Competition ».
    https://www.netflixinvestor.com/ir-overview/long-term-view/default.aspx

    We compete for a share of members’ time and spending for relaxation and stimulation, against linear networks, pay-per-view content, DVD watching, other internet networks, video gaming, web browsing, magazine reading, video piracy, and much more. Over the coming years, most of these forms of entertainment will improve.

    If you think of your own behavior any evening or weekend in the last month when you did not watch Netflix, you will understand how broad and vigorous our competition is. [sic, flippant.]

    We strive to win more of our members’ “moments of truth”. Those decision points are, say, at 7:15 pm when a member wants to relax, enjoy a shared experience with friends and family, or is bored. The member could choose Netflix, or a multitude of other options.

    (…)

    Video piracy is a substantial competitor for entertainment time in many international markets. [Et merci bien.] It is free and offers very broad selection. Were video piracy to become easy, reliable, and socially acceptable, it could become our largest competitor. Global music revenues have been falling for 15 years due to large scale music piracy. Great inexpensive services like Netflix will hopefully help prevent video from following the decline of music.

    #industrie_culturelle en guerre pour capter des parts du marché mondial de l’#attention, du #divertissement et des plate-formes de #SVOD pour lutter contre le #téléchargement_illégal ou #piratage — qu’il est loin le temps où l’on réfléchissait à une licence globale.

    Comme le disait @calimaq je ne sais plus où, le rêve de licence globale a pour l’heure été réalisé par le privé, Netflix et autres GAFAM.

    https://seenthis.net/messages/753812 via tbn


  • Rétro-design de l’attention : une responsabilité sans responsabilisation
    http://www.internetactu.net/2019/01/18/retro-design-de-lattention-une-responsabilite-sans-responsabilisation

    Dans le traitement de la question attentionnelle, les acteurs qui l’exploitent, renvoie toujours l’utilisateur à sa propre responsabilité. Si les écrans semblent les boucs émissaires idéaux de tous les troubles attentionnels, reconquérir sa liberté cognitive, elle, relève toujours de la seule responsabilité de l’usager. Qu’importe si une multitude de développeurs (...)

    #Articles #Enjeux #attentionbydesign #design #économie_de_l'attention #retrodesign

    https://seenthis.net/messages/753020 via InternetActu [RSS]


  • Rétro-design de l’attention : dépasser le temps
    http://www.internetactu.net/2019/01/15/retro-design-de-lattention-depasser-le-temps

    Le premier constat et la première piste sur laquelle nous avons travaillé dans le cadre du groupe de travail retro-design de l’attention animé par la Fing s’est intéressé aux limites de la réponse que proposent les plateformes à la question attentionnelle : celle d’apporter aux utilisateurs des outils de mesure et (...)

    #Articles #Services #attentionbydesign #économie_de_l'attention #retrodesign

    https://seenthis.net/messages/752123 via InternetActu [RSS]


  • Rétro-design de l’attention : c’est compliqué !
    http://www.internetactu.net/2019/01/14/retro-design-de-lattention-cest-complique

    « C’est compliqué ! » La formule – célèbre – est facile. Dans le travail que nous avons lancé à la Fing depuis un an pour aborder la question attentionnelle, nous pensions que le design serait un angle intéressant pour observer et faire levier sur les transformations induites par le numérique. (...)

    #Articles #Débats #attentionbydesign #économie_de_l'attention #retrodesign

    https://seenthis.net/messages/751760 via InternetActu [RSS]


  • Ce n’est pas la demande d’information en tant que telle qui a rendu les #médias puissants. Ce qui les a rendus puissants et qui continue d’assurer leur croissance, c’est l’idée ingénieuse d’offrir au public de l’information pour obtenir son #attention. Sans le revenu d’attention que la diffusion publique garantit, le secteur de l’#édition n’aurait pas pu se développer de façon significative. Si seul ce qui promettait un succès commercial avait été publié dans les livres et les revues, le paysage littéraire serait très différent de ce qu’il est aujourd’hui. C’est seulement parce que les auteurs espèrent se faire payer en revenus d’attention qu’on peut expliquer leur acceptation de salaires de misère pour se tourmenter l’esprit dans la recherche des mots justes. L’ingéniosité du commerce éditorial tient à la division des recettes en #revenu_monétaire et en #revenu_d'attention. La condition de production de notre culture littéraire consiste, pour schématiser, en ce que l’éditeur reçoit l’argent et l’auteur l’attention. Si, en outre, l’éditeur gagne en réputation et l’auteur en richesse, alors cela entraîne, économiquement parlant, un profit supplémentaire, qui n’est toutefois pas indispensable à la bonne marche de ce commerce.

    #Georg_Franck, « Économie de l’attention », 1993 (version abrégée pour l’ouvrage collectif éponyme, dirigé par Yves Citton et publié à La Découverte en 2014, http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_economie_de_l_attention-9782707178701.html)

    Très bonne analyse du « #droit_d'auteur » , ou plutôt du #droit_d'éditeur comme le nomme @philippe_de_jonckheere.

    https://seenthis.net/messages/727839 via intempestive


  • Et si la #régulation de la question attentionnelle n’était pas là où l’on croit ?
    http://www.internetactu.net/2018/09/25/et-si-la-regulation-de-la-question-attentionnelle-netait-pas-la-ou-lon

    Dans Les marchands d’attention (The Attention Merchants, 2017, Atlantic Books, non traduit), le professeur de droit, spécialiste des réseaux et de la régulation des médias, Tim Wu (@superwuster), 10 ans après avoir raconté l’histoire des télécommunications et du développement d’internet dans The Master Switch (où il expliquait la tendance de (...)

    #Articles #Enjeux #attentionbydesign #économie #économie_de_l'attention #Economie_et_marchés

    https://seenthis.net/messages/724514 via InternetActu [RSS]


  • De la démocratie aux médiarchies
    http://www.internetactu.net/2018/06/21/de-la-democratie-aux-mediarchies

    Comme le remarquait Nicolas Vanbremeersch (@versac), directeur du Tank et co-organisateur de la 23e édition des rencontres Aux sources du numérique, le dernier livre d’Yves Citton, Médiarchies, est un livre qui fabrique de la théorie. C’est même un manuel de médiologie ajouterais-je, qui saisit les différentes couches qui organisent notre (...)

    #Articles #Débats #attentionbydesign #Médias

    https://seenthis.net/messages/703593 via InternetActu [RSS]


  • L’attention, une question politique ?
    http://www.internetactu.net/2018/06/04/lattention-une-question-politique

    Le concepteur éthique Américain Tristan Harris (@tristanharris) était l’un des invités du sommet Tech for Good, réuni par Emmanuel Macron à l’Élysée. Il était l’un des rares représentants d’une « société civile » dans un quarteron exclusivement entrepreneurial qui a surtout servi à faire des annonces sur le développement de (...)

    #Articles #Débats #attentionbydesign #design #économie_de_l'attention

    https://seenthis.net/messages/699525 via InternetActu [RSS]


  • Why (almost) everything reported about the Cambridge Analytica Facebook ‘hacking’ controversy is wrong
    https://medium.com/@CKava/why-almost-everything-reported-about-the-cambridge-analytica-facebook-hackin
    https://cdn-images-1.medium.com/max/1200/1*f94DPIbjmjMpuG-3uN3vhQ.png

    First, There was no hack.

    The data collected was scraped from #Facebook user profiles, after users granted permission for a third party app to access their data. You know those little confirmation windows that pop up when someone wants to play Candy Crush or use Facebook to log in, rather than make a new password, for a random site? Yeah those.

    A Cambridge academic called Aleksandr Kogan — NOT Cambridge Analytica and NOT the whistleblower Christopher Wylie — made a ‘Test Your Personality’ app, helped to promote it by paying people $2–4 to install it on Amazon’s Mechanical Turk crowdsourcing site, and used the permissions granted to harvest profile data. 270,000 users installed the app, so you might expect that 270,000 profiles were collected but the app actually collected data from 50 million profiles.

    50 million?!?

    Yes. You see back in the heady days of 2014, Facebook had a feature called ‘friends permission’ that allowed developers to access the profiles of not only the person who installed their app but all their friends too. The only way to prevent this from happening was to have toggled a privacy setting, which few Facebook users even knew existed (here is a blog from 2012 explaining how to do so). The friends permission feature is how Kogan multiplied 270,000 permissions into 50 million profiles worth of data.

    (…)

    The real story then is not that Kogan, Wylie, and Cambridge Analytica developed some incredibly high tech ‘hack’ of Facebook. It is that, aside from Kogan’s data selling, they used methods that were common place and permitted by Facebook prior to 2015. Cambridge Analytica has since the story broke been outed as a rather obnoxious, unethical company- at least in how it promotes itself to potential clients. But the majority of what is being reported in the media about its manipulative power is just an uncritical regurgitation of Cambridge Analytica (and Chris Wylie’s) self-promotional claims. The problem is that there is little evidence that the company can do what it claims and plenty of evidence that it is not as effective as it likes to pretend; see the fact that Ted Cruz is not currently president.

    No one is totally immune to marketing or political messaging but *there is little evidence that Cambridge Analytica is better than other similar PR or political canvassing companies at targeting voters. Political targeting and disinformation campaigns, including those promoted by Russia, certainly had an impact on recent elections but were they the critical factor? Did they have a bigger impact than Comey announcing he was ‘reopening’ the Hillary email investigation the week before the US election? Or Brexiteers claiming that £250 million was being stolen from the NHS by the EU every week? Colour me skeptical.

    To be crystal clear, I’m not arguing that Cambridge Analytica and Kogan were innocent. At the very least, it is clear they were doing things that were contrary to Facebook’s data sharing policies. And similarly Facebook seems to have been altogether too cavalier with permitting developers to access its users’ private data.

    What I am arguing is that #Cambridge_Analytica are not the puppet masters they are being widely portrayed as. If anything they are much more akin to Donald Trump; making widely exaggerated claims about their abilities and getting lots of #attention as a result.

    https://seenthis.net/messages/682010 via tbn


  • Extrait de « The Phantom Public » (Le public fantôme), de Walter Lippmann (1889-1974) http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/14545/HERMES_2001_?sequence=1

    (…) Il n’y a rien de particulièrement nouveau dans le désenchantement qu’exprime le #citoyen, dans la sphère privée, en ne votant pas du tout, en votant seulement pour la tête de liste, en étant indifférent aux primaires, en ne lisant pas les discours et les documents électoraux et par toute la liste des péchés par omission pour lesquels il est critiqué. Je ne le critiquerai pas davantage. Mes sympathies lui sont adressées, dans la mesure où je crois qu’il a été chargé d’une tâche impossible et qu’on lui demande de mettre en pratique un idéal inaccessible. J’en suis d’autant plus convaincu que je n’ai pas moi-même, alors que les affaires publiques sont mon principal intérêt et que je passe le plus clair de mon temps à les observer, pu trouver le temps pour faire ce qu’on attendait de moi dans la théorie de la #démocratie : savoir ce qui se passe et avoir une opinion méritant d’être exprimée sur chaque question relative à une communauté s’auto-gouvernant. Et je n’ai jamais rencontré personne, du président des Etats-Unis à un professeur de science politique, qui soit parvenu à incarner, même partiellement, l’idéal admis d’un citoyen omni-compétent et souverain.

    (…) L’auteur du manuel, évoquant, conformément à ses desseins, tous les sujets, des égouts urbains à l’opium indien, passe à côté d’un fait décisif : le citoyen ne consacre que peu de son temps aux affaires publiques, n’a qu’un intérêt épisodique pour les faits et peu d’appétit pour la théorie.

    Il n’est jamais arrivé à ce précepteur du devoir civique de fournir à l’étudiant une règle qui lui permette de savoir s’il est de son devoir de réfléchir, le jeudi, à la question des métros à Brooklyn ou de la voie ferrée en Mandchourie, ni, s’il décide le jeudi d’exprimer sa volonté souveraine sur le problème du métro, comment combler les lacunes de son savoir sur ce point, lacunes qui sont imputables au temps passé, la veille, à réfléchir à l’expression de sa volonté souveraine à propos des crédits ruraux dans le Montana et les droits de la Grande-Bretagne sur le Soudan. Il ne peut pourtant pas tout connaître sur toute chose à tout moment, et, alors qu’il examine une chose, un millier d’autres connaissent des changements importants. À moins qu’il ne découvre des fondements rationnels pour fixer son #attention là où elle sera la plus précieuse et d’une manière adaptée à ses moyens nécessairement amateurs, il sera aussi désorienté qu’un chiot tentant de lécher trois os à la fois.

    #politique #abstention #citoyenneté #médias #temps

    Source : The Phantom Public, Mcmillan & Co, 1925, p. 13-39. Traduit de l’anglais par Sandrine Lefranc pour la revue Hermès

    https://seenthis.net/messages/664573 via tbn


  • Pour un rétro-Design de l’attention | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2017/10/18/pour-un-retro-design-de-lattention
    /assets/images/logo_ia.png

    Trop souvent, la seule réponse qu’obtiennent les utilisateurs à ces problèmes attentionnels est qu’elle relève de leur responsabilité, alors que des milliers de designers agencent toujours plus finement la frontière entre l’incitation et la manipulation, en façonnant chaque boucle de rétroaction du moindre de leurs outils. Les stratégies d’exploitation attentionnelle que produisent les concepteurs vont devenir de plus en plus visibles à mesure que de plus en plus d’outils vont les utiliser. Elles sont donc appelées à être de plus en plus critiquées, pointées du doigt… voire certainement régulées.

    Le problème est que ce qui est important pour l’utilisateur est lié à ce qui est important pour l’entreprise : « la machine sur laquelle vous perdez votre temps est aussi celle que vous utilisez pour savoir si votre enfant est malade, vous ne pouvez donc pas l’éteindre ou la laisser derrière vous ». Effectivement, c’est en cela que la réponse par la déconnexion, qui incite chacun à se doter de pratiques vertueuses, oublie que l’hyperconnexion à laquelle nous avons succombé, malgré ses défauts, permet d’abord de nous libérer, de nous mettre en capacité, d’élargir les formes d’interaction sociale auxquelles nous aspirons. Notre hyperconnexion n’est pas une faute morale, mais est d’abord et avant tout un moyen de gagner en autonomie.

    La fluidité des outils numériques permet de les adapter en permanence aux utilisateurs, de trouver les moyens de les « accrocher », de les « retenir »… d’exploiter et manipuler leurs comportements. « Il semblerait bien que la force de certains conditionnements invisibles logés au sein des programmes numériques soit de plus en plus puissante », comme le note le chercheur Anthony Masure dans sa thèse portant sur « le design des programmes ». Nous sommes désormais cernés de contraintes invisibles et qui s’imposent à nous, qui nous poussent à répondre, à interagir, à nous inscrire dans ce que l’anthropologue Natasha Schüll, l’auteur d’Addiction by Design, appelle « la zone de la machine », ce piège de la conception où le mécanisme lui-même devient le point, le coeur de son objet. Ce design de la dépendance qui nous rend toujours plus vulnérables à des formes de manipulation non conscientes.

    L’exploitation de notre anxiété, les pages sans fin, les flux infinis, les vidéos qui se lancent toutes seules… n’ont pas pour objectifs de vous fournir des informations qui collent à votre personnalité, mais de produire des calculs depuis notre personnalité pour mieux exploiter les contenus et les propositions que nous font ces services.

    #Attention #Design #Plateformes

    https://seenthis.net/messages/644346 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Les ingénieurs de Facebook et Google ont des états d’âme
    https://usbeketrica.com/article/temoignages-ingenieurs-facebook-google-economie-attention-addiction-res

    L’ex-stratège de Google a construit le système qui permet à l’entreprise de mesurer l’impact des publicités vendues dans le monde. Le jeune homme de 35 ans confie au Guardian que l’industrie de la tech est pour lui « la plus importante, la plus standardisée, et la plus centralisée des formes de contrôle de l’#attention de l’histoire de l’humanité ».

    #dissonance_cognitive #médias_sociaux

    https://seenthis.net/messages/638089 via tbn


  • Médiarchie : ce que (nous) font « lémédias »
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/mediarchie-ce-que-nous-font-lemedias
    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2017/09/997cbba7-fe79-40bf-97dc-43a2e5af9d6c/738_f1.jpg

    http://rf.proxycast.org/1316670779496079360/16260-01.07.2017-ITEMA_21376050-0.mp3

    Notre imaginaire commun nous fait croire que nous vivons dans des « démocraties », alors qu’un regard plus distant sur la réalité de nos régimes de pouvoir suggère que nous vivons dans des « médiarchies ». C’est par cet énoncé aussi fort que lapidaire que s’ouvre le nouvel essai d’Yves Citton, sobrement titré Médiarchie.

    C’est par cette phrase de prime abord provocante et discutable que j’ai eu envie d’ouvrir la 19e saison de La Suite dans les Idées et d’inaugurer, avec vous, ce nouvel horaire, 12h45, juste après le journal de la rédaction de France Culture. Nouvel horaire et nouveau format : l’émission s’allonge de quinze minutes, et après mon entretien – aujourd’hui avec Yves Citton – nous accueillerons chaque samedi un ou une second invité, venue du monde de la culture ou du journalisme pour élargir la conversation, placer les sciences humaines et sociales en résonance avec d’autres modes de connaissance.

    #médias #attention (hygiène mentale, traduction automatique de data (donnée) en capta (prise), Yves Citton toujours intéressant ne serait-ce que parce qu’il lit et voyage beaucoup)

    https://seenthis.net/messages/627894 via tbn


  • John Berger sur l’« #attention créative » chère à Simone Weil
    http://www.monde-diplomatique.fr/1991/12/BERGER/44030
    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L650xH825/insane-72b9e.jpg

    En 1942, la philosophe Simone Weil a écrit : « La charité du prochain, faite d’attention créative, est analogue au génie. » En écrivant ceci, elle ne pensait certainement pas à l’art. « La plénitude de l’amour du prochain, dit-elle, c’est simplement d’être capable de lui demander : “Quel est ton tourment ?”. C’est savoir que le malheureux existe, non pas comme une unité dans une collection, non pas comme un exemplaire dans la catégorie sociale étiquetée “malheureux”, mais en tant qu’homme, exactement semblable à nous, qui a été un jour frappé d’une marque inimitable par le malheur. Pour cela il est suffisant, mais indispensable, de savoir poser sur lui un certain regard. »

    Le portrait, par Géricault, de l’homme aux cheveux ébouriffés, au col défait et aux yeux qu’aucun ange gardien ne protège, représente parfaitement l’« attention créative », et matérialise ce « certain regard » auxquels Simone Weil fait allusion.

    cc @opironet

    https://seenthis.net/messages/557018 via tbn


  • Julien Gracq et la « couche de non-savoir, de non-chaloir, de non-lire, de non-voyager qui [protège] » (1974)

    Tout comme la couche d’air qui nous entoure protège les Terriens contre la continuelle agression cosmique, il existait, il a longtemps existé autour d’eux une couche de non-savoir, de non-chaloir, de non-lire, de non-voyager, qui protégeait leur quiétude d’esprit contre le bombardement tellurique continu des Nouvelles, et qui l’a protégée plus longtemps encore contre celui, plus corrosif encore, des Images. On commence à s’apercevoir, maintenant que notre civilisation la dissipe, que cette couche isolante était vitale. Physiquement, l’homme ne vit pas nu, spirituellement aussi c’est un animal à coquille. Et les effets de ce mortel décapage sont devant nous : érosion continue et intense de toutes arêtes vives, de toute originalité – réduction progressive du refuge central, du for intérieur — contraction frileuse de l’esprit tout – entier exposé sur toute sa surface, comme une pellicule fragile, aux bourrasques cinglantes qui soufflent sur lui de partout, irritation à fleur de peau, état de prurit et de gerçure. On est « mal dans sa peau » : certes c’est bien dit ! à condition de savoir l’entendre. L’esprit longtemps en a eu une, et épaisse, et sainement cornée : il n’a plus qu’une muqueuse.

    Julien Gracq, Lettrines 2, éditions José Corti, 1974, page 66. [Les italiques sont de Gracq]. via @philippe (Arnaud, celui de Zinc)

    #attention #déconnexion #vie #tmi

    https://seenthis.net/messages/556720 via tbn


  • Mes premières méthodes de travail, par Oriane | Haute Résolution
    http://hauteresolution.net/blog/articles/la-these-chez-moi-ou-mes-premieres-methodes-de-travail/11

    après le café, la matinée est dévolue aux lectures théoriques et au travail sur texte. L’ordinateur n’est pas allumé. On travaille hors-ligne (oui, c’est important). Pourquoi le matin ? Tout simplement parce que lire m’est plus agréable le matin avec un café chaud…
    L’après-midi est dévolue, après manger, aux mails, puis au travail qui nécessite l’informatique : recherches bibliographiques, travail sur corpus, travail sur les outils, écriture…

    #thèse #écrire #travail #écran #internet #attention

    http://seenthis.net/messages/495899 via Fil


  • How Technology Hijacks People’s Minds — from a Magician and Google’s Design Ethicist — Tristan Harris
    https://medium.com/@tristanharris/how-technology-hijacks-peoples-minds-from-a-magician-and-google-s-design-eth

    living moment to moment with the fear of missing something isn’t how we’re built to live.
    And it’s amazing how quickly, once we let go of that fear, we wake up from the illusion. When we unplug for more than a day, unsubscribe from those notifications, or go to Camp Grounded — the concerns we thought we’d have don’t actually happen.
    We don’t miss what we don’t see.
    The thought, “what if I miss something important?” is generated in advance of unplugging, unsubscribing, or turning off — not after. Imagine if tech companies recognized that, and helped us proactively tune our relationships with friends and businesses in terms of what we define as “time well spent” for our lives, instead of in terms of what we might miss.

    http://timewellspent.io

    #design #temps #attention #soin #piège #fomo #manipulation #réseaux_sociaux #santé_mentale #attention

    https://cdn-images-1.medium.com/max/800/1*7Gt5k-6sigW8e1QoLARuYg.png

    http://seenthis.net/messages/491820 via Fil


  • Le ’Bénévolat valorisé’ | Soutenir Framasoft
    https://soutenir.framasoft.org/node/add/benevalo

    il est capital pour l’association de rendre compte de l’activité des bénévoles et de pouvoir chiffrer cette activité en équivalence financière.
    Cela permet de confirmer que Framasoft, malgré un secteur lucratif important (ventes sur EnVenteLibre, prestations…), reste bien une association majoritairement non lucrative.

    Pour nos bilans moraux et financiers annuels, nous avons besoin de calculer ce bénévolat valorisé.

    Pour cela, le formulaire ci-dessous doit être rempli par tous les bénévoles chaque fois qu’ils terminent une tâche pour l’association (ou au moins de manière régulière).

    Il n’est pas nécessaire d’être hyper précis, vous pouvez notez vos heures à la louche . Mais les informations saisies doivent être – autant que possible – correctes et vérifiables (inutile de « gonfler » les chiffres).

    Il faut juste indiquer :

    – votre pseudo + email (vous pouvez créer un compte pour aller plus vite et pouvoir rectifier si besoin)
    – quand vous avez effectué cette tâche ? combien d’heures ça vous a pris ?
    – quel type de tâche ? pour quel projet ? (éventuellement à détailler en bas du formulaire : URL, commentaire…)
    – quelle qualification vous estimez qu’il faut avoir ? (quel « salaire » vous auriez trouvé juste de recevoir : expert=18€/h ; qualifié=13€/h ; non-qualifié ou je ne sais pas=9€/h)

    #bénévolat #valorisation #bénévalo #temps #attention #soin

    http://seenthis.net/messages/491822 via Fil


  • We Are Hopelessly Hooked | The New York Review of Books (Jacob Weisberg, 25 février 2016)
    http://www.nybooks.com/articles/2016/02/25/we-are-hopelessly-hooked

    Some of Silicon Valley’s most successful app designers are alumni of the Persuasive Technology Lab at #Stanford, a branch of the university’s Human Sciences and Technologies Advanced Research Institute. The lab was founded in 1998 by B.J. Fogg, whose graduate work “used methods from experimental psychology to demonstrate that computers can change people’s thoughts and behaviors in predictable ways,” according to the center’s website. Fogg teaches undergraduates and runs “persuasion boot camps” for tech companies. He calls the field he founded “captology,” a term derived from an acronym for “computers as persuasive technology.” It’s an apt name for the discipline of capturing people’s #attention and making it hard for them to escape. Fogg’s behavior model involves building habits through the use of what he calls “hot triggers,” like the links and photos in Facebook’s newsfeed, made up largely of posts by one’s Facebook friends.

    (…) As consumers, we can also pressure technology companies to engineer apps that are less distracting. If product design has a conscience at the moment, it may be Tristan Harris, a former B.J. Fogg student at Stanford who worked until recently as an engineer at Google. In several lectures available on YouTube, Harris argues that an “attention economy” is pushing us all to spend time in ways we recognize as unproductive and unsatisfying, but that we have limited capacity to control. #Tech_companies are engaged in “a race to the bottom of the brain stem,” in which rewards go not to those that help us spend our time wisely, but to those that keep us mindlessly pulling the lever at the casino.

    Harris wants engineers to consider human values like the notion of “time well spent” in the design of consumer technology. Most of his proposals are “nudge”-style tweaks and signals to encourage more conscious choices. For example, Gmail or Facebook might begin a session by asking you how much time you want to spend with it that day, and reminding you when you’re nearing the limit. Messaging apps might be reengineered to privilege attention over interruption. iTunes could downgrade games that are frequently deleted because users find them too addictive.

    A propos de quatre bouquins :

    Reclaiming Conversation: The Power of Talk in a Digital Age, by Sherry Turkle

    Alone Together: Why We Expect More from Technology and Less from Each Other, by Sherry Turkle

    Reading the Comments: Likers, Haters, and Manipulators at the Bottom of the Web, by Joseph M. Reagle Jr.

    Hooked: How to Build Habit-Forming Products, by Nir Eyal with Ryan Hoover

    #écrans #conversation #commentaires #addiction #critique_techno #temps #déconnexion via @opironet

    http://seenthis.net/messages/475576 via tbn