#banque_mondiale

  • #Georges_Corm. La mainmise du #FMI et de la #Banque_mondiale se rapproche
    http://magazine.com.lb/index.php/fr/component/k2/item/19346-georges-corm-la-mainmise-du-fmi-et-de-la-banque-mondiale-se-rappr
    http://www.magazine.com.lb/media/k2/items/cache/844086d53d3be27b38b0fabf1b9b4f1d_L.jpg

    La sortie de crise qui se rapproche c’est la mainmise du FMI et de la Banque mondiale et encore plus de politique d’#austérité, ce qui réduit d’autant plus les recettes de l’Etat. Les conférences de Paris I, Paris II, Paris III, Paris IV ont contribué à engager l’économie libanaise dans la mauvaise voie

    Les manifestants réclament la démission du gouvernement et la constitution d’un gouvernement de #technocrates susceptibles de sauver l’économie. Qu’en pensez-vous ?
    Un gouvernement technocrate est un mythe, pas une solution. Derrière les technocrates, il y a toujours un #politique.

    #Liban

    https://seenthis.net/messages/808798 via Kassem


  • Suite mexicaine (III)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Suite-mexicaine-III

    La guerre sociale au Mexique
    Première partie : un survol de la question

    La guerre sociale apparaît comme une constance de la vie mexicaine, elle n’est pas la « révolution qui vient », elle est un acharnement : acharnement à défendre ce qui a été construit dans l’ombre, acharnement à reconstruire une vie sociale entre les uns et les autres. Cette vie sociale qui s’est construite dans les marges de la civilisation de l’argent se trouve menacée par l’irrésistible ascension de la civilisation de l’argent. Ce mouvement irrépressible de la domination est en passe de coloniser les derniers noyaux, les derniers bastions, de la vie communale, d’une vie sociale autonome reposant sur la réciprocité et non sur la séparation entre ceux qui auraient la pensée dans sa fonction sociale (les capitalistes) et ceux qui en seraient dépossédés — vaste histoire de l’humanité à laquelle j’ai consacré par ailleurs quelques notes brouillonnes.

    Cette extension de la civilisation de l’argent, qui est la forme qu’a pu prendre le mouvement de la domination à son apogée, a pris des proportions énormes, à tel point qu’elle a suscité des réactions et des guerres à caractère religieux avec le fondamentalisme musulman ; pourtant la religion des clercs est déjà l’expression d’une pensée séparée, un moment de l’aliénation, et, en ce sens, facilement récupérable, quand elle ne se présente pas comme l’avant-garde du mouvement de la domination et de la séparation. (...)

    #Mexique #domination #aliénation #capitalisme #Taibo_II #États-Unis #banques #dette #FMI #Banque_mondiale #Chiapas #Oaxaca #résistance

    https://seenthis.net/messages/797331 via la voie du jaguar


  • Pauvreté: la misère des indicateurs

    Alors que l’#ONU s’était félicitée de la diminution de l’#extrême_pauvreté de moitié, la pauvreté, elle, aurait au contraire augmenté depuis 1990. Tout dépend des critères retenus.

    Eradiquer l’extrême pauvreté et réduire de moitié la pauvreté dans le monde. Tels sont les deux premiers buts que se sont fixés les Nations Unies d’ici à 2030 dans le cadre des Objectifs du développement durable (#Agenda_2030). Est-ce réaliste ? Tout dépend de la façon dont seront calculés les résultats !

    En 2015, l’ONU avait annoncé avoir atteint sa cible fixée en l’an 2000 : l’extrême pauvreté avait été réduite de moitié. Pourtant, son mode de calcul est largement contesté aujourd’hui. Non seulement, il n’est pas aisé de mesurer la pauvreté, mais la méthode choisie peut répondre avant tout à des considérations idéologiques et politiques.

    Selon le multimilliardaire #Bill_Gates, s’appuyant sur les chiffres de l’ONU, le monde n’a jamais été meilleur qu’aujourd’hui. Selon d’autres voix critiques, la pauvreté a en réalité progressé depuis les années 1980. Où est la vérité ?

    Le Courrier a voulu en savoir davantage en interrogeant #Sabin_Bieri, chercheuse au Centre pour le développement et l’environnement de l’université de Berne. La spécialiste était invitée récemment à Genève dans le cadre d’une table ronde consacrée à la lutte contre la pauvreté, organisée par la Fédération genevoise de coopération.

    L’ONU s’était félicitée de la réduction de l’extrême pauvreté de moitié (Objectifs du millénaire). Est- ce que cela correspond à la réalité des faits ?

    Sabin Bieri : Si l’on prend le critère qu’elle a choisi pour l’évaluer (élaboré par la #Banque_mondiale), à savoir un revenu de 1,25 dollar par jour pour vivre (1,9 à partir de 2005), c’est effectivement le cas, en pourcentage de la population mondiale. Mais pour arriver à ce résultat, la Banque mondiale a dû modifier quelques critères, comme considérer la situation à partir de 1990 et pas de 2000.

    Ce critère de 1,9 dollar par jour pour évaluer l’extrême pauvreté est-il pertinent justement ?

    Ce chiffre est trop bas. Il a été choisi en fonction de quinze pays parmi les plus pauvres du monde, tout en étant pondéré dans une certaine mesure par le pouvoir d’achat dans chaque pays. Ce seuil n’est vraiment pas adapté à tous les pays.

    Et si une personne passe à trois dollars par jour, cela ne signifie pas que sa qualité de vie se soit vraiment améliorée. De surcroît, la majeure partie de cette réduction de l’extrême pauvreté a été réalisée en #Chine, surtout dans les années 1990. Si on enlève la Chine de l’équation, la réduction de l’extrême pauvreté a été beaucoup plus modeste, et très inégale selon les continents et les pays. On ne peut donc plus s’en prévaloir comme un succès de la politique internationale ! L’extrême pauvreté a beaucoup augmenté en #Afrique_sub-saharienne en particulier.

    Tout cela est-il vraiment utile alors ?

    Il est pertinent de parvenir à une comparaison globale de la pauvreté. Je vois surtout comme un progrès le discours public qui a émergé dans le cadre de ces Objectifs du millénaire. La réduction de l’extrême pauvreté est devenue une préoccupation centrale. La communauté internationale ne l’accepte plus. Un débat s’en est suivi. Accepte-t-on de calculer l’extrême pauvreté de cette manière ? Comment faire autrement ? C’est là que j’y vois un succès.

    Dans ses travaux, le chercheur britannique #Jason_Hickel considère que la Banque mondiale et l’ONU ont choisi ces chiffres à des fins idéologiques et politiques pour justifier les politiques néolibérales imposées aux pays du Sud depuis la fin des années 1980. Qu’en pensez-vous ?

    Ce n’est pas loin de la réalité. Ce sont des #choix_politiques qui ont présidé à la construction de cet #indice, et son évolution dans le temps. La Banque mondiale et le #Fonds_monétaire_international ont mené des politiques d’#austérité très dures qui ont été vertement critiquées. Si on avait montré que la pauvreté avait augmenté dans le même temps, cela aurait questionné l’efficacité de ces mesures. Au-delà, ces #chiffres sur l’extrême pauvreté sont utilisés par nombre de personnalités, comme le professeur de l’université d’Harvard #Steven_Pinker pour justifier l’#ordre_mondial actuel.

    Certains experts en #développement considèrent qu’il faudrait retenir le seuil de 7,4 dollars par jour pour mesurer la pauvreté. A cette aune, si l’on retire les performances de la Chine, non seulement la pauvreté aurait augmenté en chiffres absolus depuis 1981, mais elle serait restée stable en proportion de la population mondiale, à environ 60%, est-ce exact ?

    Oui, c’est juste. Nombre de pays ont fait en sorte que leurs citoyens puissent vivre avec un peu plus de 2 dollars par jour, mais cela ne signifie pas qu’ils aient vraiment augmenté leur #standard_de_vie. Et le plus grand souci est que les #inégalités ont augmenté depuis les années 1990.

    Une mesure plus correcte de la pauvreté existe : l’#Indice_de_la_pauvreté_multidimensionnelle (#IPM). Qui l’a développé et comment est-il utilisé aujourd’hui dans le monde ?

    Cet indice a été créé à l’université d’Oxford. Adapté par l’ONU en 2012, il est composé de trois dimensions, #santé, #éducation et #standard_de_vie, chacune représentée par plusieurs indicateurs : le niveau de #nutrition, la #mortalité_infantile, années d’#école et présence à l’école, et le #niveau_de_vie (qui prend en compte l’état du #logement, l’existence de #sanitaires, l’accès à l’#électricité, à l’#eau_potable, etc.). L’indice reste suffisamment simple pour permettre une #comparaison au niveau mondial et évaluer l’évolution dans le temps. Cela nous donne une meilleure idée de la réalité, notamment pour les pays les moins avancés. Cela permet en théorie de mieux orienter les politiques.

    https://lecourrier.ch/2019/06/13/pauvrete-la-misere-des-indicateurs
    #indicateurs #pauvreté #statistiques #chiffres #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

    ping @reka @simplicissimus

    https://seenthis.net/messages/787633 via CDB_77


  • Multinationale contre Etat : la loi du plus fort - 16 novembre 2017 (France 2) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=fLFOeJa8p8w&t=1865s


    #Traités_commerciaux_ISDS #Conflits_d'intérêts #Démocratie #Ploutocratie #Vidéos #Documentaires #Banque_Mondiale #Multinationales #TAFTA

    En finir avec les tribunaux d’arbitrage d’investissement | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/finir-tribunaux-darbitrage-dinvestissement/00087149?fbclid=IwAR0HCF5T8BYpvC_0xX0Kz0MXMnTSMDuy60KmeDW33

    Grand marché transatlantique (Tafta), le dossier (Le Monde diplomatique, mai 2014)
    https://www.monde-diplomatique.fr/dossier/GMT

    Accords de libre-échange : l’Europe veut-elle accorder plus de droits aux investisseurs qu’à ses propres citoyens ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/Accords-de-libre-echange-l-Europe-veut-elle-accorder-plus-de-droits-aux

    • Comment la menace d’arbitrage a permis aux lobbys de détricoter la loi Hulot. Maxime Vaudano
      http://transatlantique.blog.lemonde.fr/2018/09/04/comment-la-menace-darbitrage-a-permis-aux-lobbys-de-det
      #CETA

      « la note détaille surtout la jurisprudence du Traité sur la charte de l’énergie de 1994, un accord multilatéral peu connu dont la France est signataire, et qui est souvent invoqué par les entreprises pour déclencher des arbitrages internationaux (c’est sur ce traité que Vattenfall s’est appuyé pour réclamer des indemnités après la sortie du nucléaire en Allemagne). »
      « Le message semble avoir été reçu cinq sur cinq par le Conseil d’Etat qui, dans son avis du 1er septembre 2017, a demandé à Nicolas Hulot de revoir sa copie, en autorisant les renouvellements de concessions et de permis miniers jusqu’en 2040. Pour se justifier, la juridiction administrative s’appuie elle aussi sur la notion d’attentes légitimes des exploitants d’hydrocarbures (dont la reconnaissance est pourtant contestée dans le droit français). »
      « Les documents révélés par les Amis de la Terre sont bien entendu insuffisants pour conclure que c’est précisément la menace de l’arbitrage qui a guidé la main du Conseil d’Etat. Toutefois, ils permettent pour la première fois de mettre en évidence la pression exercée sur le législateur français par une entreprise étrangère à l’aide d’une menace d’arbitrage. »


  • Vingt ans après : de la crise asiatique à la crise financière globale, et la prochaine
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/010717/vingt-ans-apres-de-la-crise-asiatique-la-crise-financiere-globale-et-la-pr

    Le 2 juillet 1997, le décrochage brutal de la devise thaïlandaise, le bath, précipitait le « #miracle_asiatique » dans le fossé. Retour sur cet événement majeur, annonciateur de la crise financière globale survenue en 2007-2008, avec #Michel_Camdessus, son acteur principal, à la tête du Fonds monétaire international.

    #Economie #Banque_mondiale #banques_centrales #Bretton_Woods #chaebols #FMI #Kim_Dae_Jung #Lee_Kuan_Yew #liquidité #Suharto #système_monétaire_international


  • The World Bank’s Poverty Statistics Lack Median Income Data, So We Filled In the Gap Ourselves — Download Available | Center For Global Development
    http://www.cgdev.org/blog/world-bank-poverty-statistics-lack-median-income-data-so-we-filled-gap-oursel
    http://www.cgdev.org/sites/default/files/median-income-data.png

    PovcalNet, the World Bank’s global poverty database, provides all kinds of country statistics, including mean income, the share (and number) of the population living in absolute poverty ($1.90), the poverty gap and several measures of income inequality, such as the Gini coefficient. But one thing it doesn’t provide is median income or consumption. The median is a better measure of “typical” well-being than the mean, which is always skewed to the right.

    We’ve been waiting for the World Bank to add these medians to its PovcalNet database, but we got impatient and did it ourselves. By manually running a few hundred queries in PovcalNet, we now have (and can share with you) the latest median income/consumption data for 144 countries (using 2011 PPPs — more on our methods below).

    Download: country-median-data-2011-PPP-Diofasi-Birdsall.xls

    #revenu_médian #scraping #banque_mondiale #statistiques #data

    https://seenthis.net/messages/521896 via Fil


  • La #Tunisie livrée à ses faux amis du FMI
    http://orientxxi.info/magazine/tunisie-les-faux-amis-du-fmi,1353

    Une nouvelle fois, la Tunisie s’endette à l’extérieur. Ce ne serait pas inquiétant si cet argent servait à investir et à développer la production. Hélas, les dépenses courantes en engloutissent l’essentiel, on sacrifie l’avenir pour satisfaire des clientèles intéressées d’abord par un statu quo politique et social. Pour la seconde fois en à peine trois ans, la Tunisie vient de s’endetter encore un peu plus auprès du Fonds monétaire international (FMI). Le 20 mai, le conseil d’administration lui a accordé le (...)

    #Magazine

    / Tunisie, Fonds monétaire international (FMI), #Économie, #Banque_mondiale, #Dette_publique, (...)

    #Fonds_monétaire_international_FMI_ #Finance
    « http://africanmanager.com/tunisie-fmi-la-feuille-de-route-economique-contre-29-milliards »
    « http://www.maghrebemergent.com/economie/tunisie/54233-degradation-du-niveau-de-vie-des-tunisiens-pauvrete-et-endett »
    « http://www.leaders.com.tn/article/8976-hassine-dimassi-ministre-des-finances-pourquoi-j-ai-demissionne »
    « http://www.academia.edu/7446041/Histoire_generale_tunisie_tome3 »
    « http://www.leaders.com.tn/article/19808-meriem-kebiri-une-economie-naphtaline-dans-un-pays-de-jasmin »


  • #Christine_Lagarde rempile pour cinq ans au #FMI : affligeant
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/220216/christine-lagarde-rempile-pour-cinq-ans-au-fmi-affligeant

    Christine Lagarde rempile pour cinq ans à la tête du FMI. Ni son premier mandat ni surtout la qualification judiciaire de son rôle dans l’affaire Tapie (« incurie ») ne justifient cette reconduction.

    #Economie #Affaire_Tapie #Agustin_Carstens #Banque_mondiale #Crise #DSK #Michel_Camdessus #Olivier_Blanchard #taux_de_changes #troïka


  • CADTM - Deux ou trois choses que je sais de la dette publique, par Michel Husson
    http://cadtm.org/Deux-ou-trois-choses-que-je-sais

    -"C’est pourquoi on dit que l’on fait « rouler » la dette (roll over en anglais) et c’est une différence fondamentale avec la dette d’un particulier ou d’un ménage. La dette d’un Etat est potentiellement éternelle, et ce constat a deux implications importantes :

    – le fait de transposer à la dette de l’Etat les préceptes applicables à un individu (« il faut payer ses dettes », « l’Etat doit gérer son budget en bon père de famille », etc.) est un argument idéologique qui ne correspond pas à la réalité. Ce genre d’argument relève de l’ignorance ou de la tromperie.

    – puisque le dette « tourne », elle est l’héritière de tous les dérapages du passé et c’est pourquoi toute procédure d’audit doit remonter loin dans le temps." ;

    –"La première piste à examiner était suggérée par le discours dominant qui répète que « nous avons vécu au-dessus de nos moyens », un peu comme un ménage surendetté. Mais ce n’est pas le cas, comme le montre le graphique 3 : les dépenses publiques (hors intérêts) n’ont pas augmenté en proportion du PIB, la tendance étant au contraire à la baisse. La tendance est la même pour les recettes, mais avec un « retard » systématique " ;

    –"Autrement dit, la stratégie néolibérale de réduction des dépenses de l’État fonctionne de la manière suivante : une récession provoque une augmentation temporaire du ratio dépenses/PIB ; les recettes chutant du fait de la récession, on laisse se gonfler le déficit. Dans un second temps, on justifie le freinage des dépenses par la nécessité de les ajuster aux recettes." ;

    –"Les idéologues invoquent souvent la dette « que nous laissons à nos enfants ». C’est doublement absurde : d’abord « nos enfants » hériteront aussi les fruits de l’investissement public, par exemple des hôpitaux, des écoles et des universités, etc. Ensuite les enfants ne naissent pas égaux et certains héritent de titres financiers, parmi lesquels ceux de la dette publique. Ces arguments démagogiques servent à dissimuler la signification sociale de la dette publique : ce sont les mêmes catégories sociales qui bénéficient à la fois des cadeaux fiscaux et d’une sorte de rente d’Etat à des taux d’intérêt longtemps exorbitants." ;

    –"La crise dans la zone euro

    La crise ouverte en 2008 a rapidement pris la forme d’une crise des dettes souveraines dans la zone euro. Ce phénomène n’est pas apparu, ni aux Etats-Unis, ni au Royaume-Uni, ni au Japon. Il s’explique par deux particularités essentielles de la zone euro.

    – Les banques centrales n’ont pas le droit de financer le déficit public. Le financement public doit passer exclusivement par les marché financiers.

    – Il n’y a pas de mutualisation des dettes publiques au sein de la zone euro. Autrement dit, il existe des dettes allemande, française, portugaise, grecque, etc. mais pas de dette publique européenne.

    C’est l’application de ces règles qui a déclenché la crise des dettes. Les marchés financiers ont exigé des taux d’intérêt exorbitants aux pays qui ne leur inspiraient pas confiance" ;

    –"L’objectif de ces politiques est double : il s’agit d’abord de « profiter » de la crise pour faire passer en force les « réformes structurelles » visant en pratique à alléger le « coût du travail » et à rétablir la rentabilité des entreprises, même si cela passe par une phase de faible croissance. Mais, plus fondamentalement, le principe essentiel de cette gestion de la crise est de préserver le capital fictif et les droits de tirage sur la richesse produite qu’il incarne . Et cela s’est fait notamment par le transfert des dettes privées vers les dettes publiques.

    Le résultat est que les « aides » aux banques et aux entreprises, destinées à préserver ou rétablir leur bonne santé sont en fin de compte payées par la majorité des citoyens d’un pays sous forme de réduction des dépenses sociales ou d’augmentation des impôts, sans parler des effets de l’austérité salariale." ;

    –"il faut que le déficit public soit couvert autrement que par les marchés financiers. Ces derniers disposent en effet d’une arme redoutable pour sanctionner des mesures qui ne leur conviendraient pas : il leur suffit d’augmenter leurs taux d’intérêt. Il n’est pas besoin d’inventer de nouveaux dispositifs pour échapper à leur emprise : ces dispositifs existent ailleurs ou ont été mis en oeuvre par le passé, avant que l’Europe néo-libérale les interdise. Citons un quota de titres publics imposé aux banques privées ou tout simplement le financement par la Banque centrale. Mais le recours à ces instruments impose de désobéir aux règles du jeu actuellement en vigueur dans la zone euro.

    Reste l’encours de dette qu’il est nécessaire d’annuler en tout ou partie. Là encore, il existe toute une gamme de procédés (...).

    Les enjeux sont importants et on peut les résumer ainsi : accepter l’héritage de la dette revient à obérer l’avenir en prolongeant indéfiniment l’austérité"

    #Dette #Dette_publique #Austérité #Dette_publique_France #Grèce #UE #Zone_euro #Discours_orthodoxes #Réformes_structurelles #Orthodoxie #FMI
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3965

    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la dette (sans jamais oser le demander)
    https://www.franceculture.fr/economie/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-la-dette-sans-jamais-o

    "Ces mêmes hauts fonctionnaires qui ont mis en marché la dette, vont être aussi ceux qui vont penser l’architecture européenne. Ils considèrent que se mettre dans les mains des marchés financiers revient à rechercher la vertu, parce que ces marchés vont sanctionner les États s’ils décident de mener une politique « déraisonnable » de relance budgétaire."

    « Tenir le marché revient à tenir l’État. Il y a une forme de jeu de donnant-donnant, de services rendus entre l’État et les banques. Ces banques tiennent le marché de la dette. L’État doit rendre service à ces banques, il doit les ménager. »

    « Les gouvernements nous expliquent que ce ne serait pas bon qu’on connaisse les détenteurs finaux de la dette, parce qu’on risquerait d’affoler les marchés. »

    « Si un pool d’investisseurs décident collectivement de vendre la dette publique française, la France ne pourra s’endetter de nouveau qu’en promettant un taux d’intérêt nettement supérieur, Il faut se prémunir contre des investisseurs étrangers qui décideraient de saborder la dette publique française, parce qu’ils ne seraient pas d’accord avec notre politique publique. »

    « Les investisseurs n’aiment pas révéler leurs positions, pour des raisons de stabilité financière et de secret commercial. Je ne veux pas que la dette française soit positionnée avec un désavantage compétitif par rapport aux autres dettes. »

    L’État vit au-dessus de ses moyens ! - Les argumentaires contre les idées reçues
    http://argumentaires.lilas.org/dette/letat-vit-au-dessus-de-ses-moyens

    "Ces baisses d’impôt ont, de plus, entraîné une véritable « redistribution à l’envers ». En s’endettant auprès des ménages riches qu’il défiscalisait, l’État a ainsi opéré un transfert à leur profit, et leur a permis de gagner deux fois : en payant moins d’impôts, et en se voyant offrir un placement sûr"

    Comment récupérer 200 milliards d’euros sans imposer aux Français une cure d’austérité - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-recuperer-200-milliards-d-euros-sans-imposer-aux-Francais-une-cure
    #Alternatives

    "La fraude fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du déficit public annuel (75,9 milliards en 2016)"
    "Un contournement de l’impôt parfois réalisé avec la complicité des autorités : l’UEFA, qui a organisé le championnat d’Europe des nations en 2016, n’a payé aucun impôt en France. « C’est en quelque sorte une double peine en termes de finances publiques : les investissements réalisés par les pouvoirs publics français pour l’organisation du tournoi auraient coûté 2 milliards d’euros"

    "Au nom de la rigueur budgétaire, on a créé ainsi les conditions d’un maintien à haut niveau de la fraude fiscale"

    "Fillon s’était, en tant que député, prononcé contre le renforcement de la TTF. L’ensemble des parlementaires LR et UDI avaient voté contre"

    "La France compte... 451 niches fiscales ! Elles constituent un manque à gagner total de 89,9 milliards d’euros pour les finances publiques."

    "le crédit impôt recherche accordé aux entreprises dépasse 5 milliards d’euros, « alors que son efficacité n’a pas été démontrée et qu’il sacrifie la recherche publique »"

    (CICE) "une subvention indirecte de… 400 000 euros par emploi ! Pourtant, 40 milliards, c’est l’équivalent de 600 000 emplois au salaire moyen (un salarié payé 2200 euros nets)"

    Comment trouver 50 milliards sans casser les protections sociales ni taxer les classes moyennes : notre plan alternatif - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-trouver-50-milliards-sans-casser-les-protections-sociales-ni-taxer

    http://zinc.mondediplo.net/messages/3965

    CADTM - La dette comme outil de domination et de transfert des richesses : est-ce un phénomène nouveau ? par Nathan Legrand
    http://www.cadtm.org/La-dette-comme-outil-de-domination

    L’épouvantail de la dette publique, par Bruno Tinel & Franck Van de Velde (Le Monde diplomatique, juillet 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/TINEL/16109
    #PS

    "Une connaissance même rudimentaire de la comptabilité obligerait les redresseurs du « bilan de l’entreprise France » à ne pas tenir compte du seul passif."

    "De plus, il convient de ne pas confondre l’endettement des administrations avec celui du pays pris dans son ensemble"

    "l’Etat est une entité économique et financière différente des autres. Il ne meurt pas, il ne fait pas faillite. On ne peut le comparer ni à un ménage ni à une entreprise"

    "entre 1991 et 1996, où le ratio gagne plus de 20 points en cinq ans, passant de 36 % à 58 % (M. Nicolas Sarkozy fut ministre du budget entre 1993 et 1995...)"

    "Plus l’économie stagne, plus la dette publique rapportée à la production nationale s’accroît."

    "L’accroissement de l’endettement public donne effectivement lieu à des transferts — non pas entre générations, mais au sein d’une même génération."

    "Autre monstre fantasmatique, le mythe de l’explosion des dépenses publiques"

    "Lorsque l’Etat s’endette pour financer des dépenses supplémentaires, il évite que cet excès d’épargne ne trouve un débouché stérile ou spéculatif. D’une certaine façon, il s’endette à la place des entreprises, qui n’investissent pas assez, pour dépenser cette épargne, utilement, dans la production de biens publics.

    En définitive, l’endettement public vient répondre à la demande de bons du Trésor découlant de l’accroissement de l’épargne placée. "

    "Depuis 1997, à l’initiative de M. Dominique Strauss-Kahn, alors ministre des finances, il existe même des obligations d’Etat indexées sur l’inflation (les OATi) : le gouvernement à direction socialiste a accordé aux rentiers l’assurance anti-inflation qu’il avait lui-même retirée aux salariés "

    "Les investisseurs institutionnels, qui interviennent sur les marchés financiers pour le compte des épargnants, raffolent des titres de la dette publique. Ils n’accordent d’ailleurs aucun crédit aux discours ambiants sur la « faillite » imminente de nos administrations"

    " la financiarisation, laquelle requiert pour préalable un ensemble de dispositions légales et institutionnelles, comme, par exemple, la libéralisation de la circulation des capitaux mise en place par l’Acte unique européen, signé en 1986, sous la houlette de M. Jacques Delors"

    "Ce qu’autrefois l’Etat obtenait de la part des ménages aisés sous la forme d’un prélèvement fiscal, il ne peut désormais l’escompter qu’en échange d’un taux d’intérêt payé par l’ensemble des contribuables"

    "Les riches bénéficient alors d’une double récompense : le cadeau fiscal d’un côté, et le paiement d’intérêts de l’autre"

    Commentaires sur la dette publique (Le Monde diplomatique, juillet 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/A/16078

    « Le constat [de la commission Pébereau sur la dette] n’est ni de gauche ni de droite. Il s’impose à tout gouvernement. »

    « incapacité de l’Etat à se réformer ; la préférence française pour la dépense. »

    La « servitude volontaire » de la dette
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/le-journal-des-idees-du-mercredi-31-octobre-2018

    "Bel effet paradoxal de l’intervention de la troïka – BCE, Union européenne et FMI. Derrière l’inefficacité des mesures imposées aux populations pour « sortir de la crise » et l’injonction à résorber les déficits publics se cache peut-être un projet : que l’État se désengage des politiques sociales. « La dette de la sécurité sociale sera bientôt remboursée et les taux d’intérêts actuels sont l’occasion pour l’État de mettre plusieurs milliards de côté. La dette n’est donc pas ce que l’on en dit. Elle sert d’arme de dissuasion sociale massive » conclut Jacques Rigaudiat."


  • CADTM -" La Banque mondiale sous les feux de la critique du Rapporteur Spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté et les droits humains"
    http://cadtm.org/La-Banque-mondiale-sous-les-feux

    -"La Banque justifie son attitude en prétendant que la prise en compte des droits humains serait d’ordre politique et qu’elle-même ne serait guidée que par des considérations d’ordre économique." ;
    –"Le rapport souligne qu’en dépit d’obligations contractuelles de l’État emprunteur, aucune mention n’est faite de son obligation nationale ou internationale de respecter et promouvoir les droits humains"

    « La SFI investit des milliards de dollars qui contribuent à la violation des droits humains dans le monde » | Oxfam International
    https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2015-04-02/la-sfi-investit-des-milliards-de-dollars-qui-contribuent-la
    #IFI #Banque_Mondiale
    CADTM - Banque mondiale, une zone de non-droit protégée par des juges
    http://www.cadtm.org/Banque-mondiale-une-zone-de-non
    #Réformes_structurelles #Privatisations #Orthodoxie #Libéralisme

    "Le cas de la l’entreprise Dinant au Honduras illustre bien cette situation |5|. En 2010, Dinant avait été impliquée dans un conflit foncier au cours duquel six paysans avaient été abattus par les forces de sécurité privée de la firme. L’enquête subséquente du CAO de la Banque mondiale a démontré que la SFI était au courant des problèmes entourant les activités de Dinant. Mais aucune condamnation n’a suivi."

    "le Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté Philip Alston a présenté devant l’Assemblée générale de l’ONU le 4 août 2015 un rapport cinglant consacré à la Banque mondiale, affirmant que « la Banque mondiale s’assied sur les droits humains, elles les considère davantage comme un maladie infectieuse que comme des valeurs et des obligations universelles |7| »."

    "Ces droits sont aussi sérieusement mis à mal dans le rapport « Doing Business |12| » publié tous les ans par la banque. Dans ce rapport, tous les États sont évalués et classés en fonction de la facilité à y « faire des affaires », sur base d’une batterie d’indicateurs comme l’indicateur « employing workers » qui considère que toute forme de législation protégeant les travailleurs est un obstacle au « business » |13|. Dans le secteur agricole, l’amélioration du « climat des affaires » encourage fréquemment l’accaparement des terres. A titre d’exemple, les réformes ayant permis aux Philippines d’améliorer sa position dans ce classement de la Banque mondiale ont permis aux « investisseurs » dans ce pays de développer des monocultures au préjudice des communautés locales, qui ont été expulsées de leurs terres ancestrales. Dans le domaine agricole toujours, la Banque mondiale publie un autre rapport intitulé « Enabling the Business of Agriculture |14| » qui encourage les gouvernements à privatiser des filières agricoles au détriment notamment des petits producteurs"

    " la Banque mondiale tout comme le FMI n’ont jamais eu à rendre de compte devant la justice, en plus de soixante ans d’existence"


  • La Banque Mondiale à la gauche du Parti Socialiste français ?

    "La Banque mondiale dénonce la “corruption” des grandes entreprises" | BusinessBourse
    http://www.businessbourse.com/2015/10/05/la-banque-mondiale-denonce-la-corruption-des-grandes-entreprises

    "La dette mondiale atteint 286% du PIB de la planète
    http://www.express.be/business/fr/economy/la-dette-mondiale-atteint-286-du-pib-de-la-planete/213518.htm

    -"Le dirigeant a estimé qu’une taxation “plus équitable” permettrait de faire entrer dans les caisses de pays pauvres des sommes qui “éclipseraient” les montants reçus au titre de l’aide au développement."

    –"nous sommes dans une situation bien pire que celle dans laquelle nous nous trouvions juste avant la crise financière, affirme Michael Snyder du blog économique The Economic Collapse."

    –"D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ».

    « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il.

    Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes."

    #IFI #Banque_Mondiale #Dette #Politique_monétaire


  • Groupe de la Banque mondiale : Des détracteurs de projets sont menacés, harcelés et emprisonnés | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2015/06/22/groupe-de-la-banque-mondiale-des-detracteurs-de-projets-sont-menaces-harceles-e

    Le Groupe de la #Banque_mondiale n’a pas pris de mesures suffisantes pour empêcher ou dissuader les gouvernements d’intimider les personnes critiques à l’égard des projets financés par la Banque, ni pour surveiller les éventuelles représailles, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

    Le rapport de 144 pages, intitulé « At Your Own Risk : Reprisals against Critics of World Bank Group Projects » (« À vos propres risques : Représailles contre les détracteurs des projets du Groupe de la Banque mondiale ») expose la façon dont des gouvernements et de puissantes compagnies ont menacé, intimidé et poursuivi de manière abusive des membres des communautés ayant protesté contre les déplacements de personnes ou d’autres effets néfastes apparemment causés par des projets financés par la Banque mondiale et de sa filiale dédiée aux prêts au secteur privé, la Société financière internationale (SFI, ou IFC en anglais). La Banque mondiale et la #SFI ont omis de prendre des mesures appropriées pour aider à créer un environnement sûr dans lequel les personnes puissent exprimer leurs préoccupations ou leurs critiques à l’égard de projets financés par le Groupe de la Banque sans courir le risque de subir des représailles, a constaté Human Rights Watch.

    http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/worldBank0615_4Up.pdf
    #développement #progrès #aide #prédateurs

    http://seenthis.net/messages/383813 via odilon