• Israel/Palestine : Les prisonniers palestiniens entament une grève #de la faim
    https://nantes.indymedia.org/articles/45242

    Aujourd’hui, 120 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim collective dans les #prisons israéliennes pour demander la fin de la répression en cours dans les prisons. Il est prévu que la grève s’intensifie le 17 avril, en Palestine et à l’échelle internationale à l’occasion de la Journée des prisonniers palestiniens. Les prisonniers sont représentés par un groupe de dirigeants représentant toutes les forces politiques dont Ahmad Sa’adat, dirigeant national palestinien et secrétaire général emprisonné du FPLP. La grève a été lancée suite au renoncement par le Service pénitentiaire d’Israël aux accords convenus dans le but d’atténuer le niveau de répression imposé aux (...)

    #Resistances #/ #centres #rétention #libérations #nationales #anti-repression #israel/palestine #Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,libérations,nationales,anti-repression

    https://seenthis.net/messages/773370 via nantes.indymedia.org


  • Discussion avec une des personnes arrêtées sur la ZAD #de notre-dame des landes en avril
    https://nantes.indymedia.org/articles/44496

    la temporalité de cet article et de sa diffusion diffèrent

    #Répression #Resistances #aéroport #notre-dame-des-landes #/ #prisons #centres #rétention #anti-repression #Répression,Resistances,aéroport,notre-dame-des-landes,/,prisons,centres,de,rétention,anti-repression

    https://seenthis.net/messages/759045 via nantes.indymedia.org


  • [Nantes - du 7 au 10 fev] Contre les répressions : se rencontrer, s’informer, s’organiser
    https://nantes.indymedia.org/articles/44445

    CONTRE LES RÉPRESSIONS : SE RENCONTRER, S’INFORMER, S’ORGANISER ;Du 7 au 10 février 2019, à La Dérive / 1, rue du Gué Robert, #Nantes.

    ACTE I – Jeudi 7 février / 19 heures -> Faire face à la prison ACTE II – Vendredi 8 février / 19 heures -> Faire face aux frontières ACTE III – Samedi 9 février / 19 heures -> Faire face à la police et à la justice ACTE IV – Dimanche 10 février -> Faire face au dimanche

    #/ #prisons #centres #de #rétention #culture #anti-repression #art #immigration #sans-papieres #frontieres #/,prisons,centres,de,rétention,culture,anti-repression,art,immigration,sans-papieres,frontieres

    https://seenthis.net/messages/758137 via nantes.indymedia.org


  • # intox du Communiqué sur les arrestations survenues sur la #ZAD #
    https://nantes.indymedia.org/articles/44268

    Ce que le communiqué sur les arrestations survenues sur l’ex ZAD passe sous silence et réécrit à son avantage.

    #Médias #Répression #Resistances #aéroport #notre-dame-des-landes #/ #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #prisons #centres #de #rétention #précarité #antifascisme #anti-repression #exclusion #chômage #Médias,Répression,Resistances,aéroport,notre-dame-des-landes,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,prisons,centres,de,rétention,précarité,antifascisme,anti-repression,exclusion,chômage

    https://seenthis.net/messages/754485 via nantes.indymedia.org


  • La lutte dans les centre de rétention continue et s’amplifie !

    Depuis le 3 janvier des luttes collectives dans les centre de rétention (Vincennes et Mesnil Amelot) et sont relayés et soutenue a l’extérieur ! Depuis le 11 janvier, une trentaine de retenus du centre de rétention de Oissel près de Rouen ont rejoint la lutte ! A bas les cra ! Besoin de soutien à l’extérieur !

    Communiqué des prisonniers en lutte de Oissel (Rouen) !

    Aujourd’hui 11 janvier, nous rejoignons nous aussi la lutte dans les centres de rétention contre les conditions d’enfermement et les violences policières quotidiennes. Nous sommes déjà presque 40 en grève de la faim.
    Sur les conditions d’enfermement ici y a beaucoup à dire. Déjà la bouffe n’est pas bonne, rien n’est propre. Quand on mange, les policiers ils nous regardent et utilisent leurs smartphones. On a l’impression qu’ils nous snap, ce qui est sûr c’est qu’ils se moquent de nous.
    /.../ Pour boire de l’eau c’est aux toilettes. Si tu tombes malade, c’est qui qui te soigne ? Pas la police en tout cas !
    On nous traite comme des animaux, et pendant les visites la porte continue d’être ouverte et les policiers continuent de nous écouter. Ils continuent de nous empêcher tout contact avec nos proches, même de faire la bise à ta femme.
    Ici il y a eu des histoires de viols pendant la fouille.
    On a décidé de pas tout casser. Parce qu’on veut pas se faire accuser « d’ancien taulard vener », pourtant y a de quoi ici. Ici tu peux même pas cantiner et la bouffe est vraiment dégueulasse. /.../

    Plus d’infos sur : https://abaslescra.noblogs.org
    Pour nous contacter pour s’organiser : anticra@riseup.net
    A bas les cra !

    https://abaslescra.noblogs.org/post/2019/01/12/communique-des-prisonniers-en-lutte-de-oissel-rouen

    Pour rappel il y a quelques semaines un communiqué était déjà sortit de ce même centre de rétention (disponible ici : http://abaslescra.noblogs.org/post/2018/12/28/communique-des-prisonniers-du-centre-de-oissel). Les prisonniers avaient des revendications très clair que nous recopions ici :

    Nous revendiquons :

    La fermeture de ce centre de rétention qui n’est plus en état d’accueillir des humains dignement.
    Le changement de l’équipe de policiers de jours, présente depuis trop longtemps et qui se comporte comme une mafia.
    La fin des violences policières au centre de rétention et pendant les déportations.
    La fin des condamnations inutiles a de la prison, comme quand on est condamné pour avoir refusé d’aller voir le consul.
    Un véritable accès aux soins.
    Respect de l’intimité des parloirs, et des parloirs qui durent plus longtemps pour respecter le besoin de voir ses proches.
    Un accès permanent à la cour.
    La fin de l’isolement, qui est un moyen de pression à l’intérieur. C’est un endroit où on nous torture moralement et physiquement.
    La fin des actes racistes de l’administration ou de la police.

    Des retenus du centre d’Oissel, le 27/12/2018

    Rassemblement de soutien au CRA de Mesnil-Amelot

    Depuis mardi, près de 70 détenus du CRA de Mesnil-Amelot sont en grève de la faim.
    Pour montrer notre solidarité aux retenus du CRA de Mesnil-Amelot en grève de la faim, rendez-vous lundi à 19h à la station du RER B Roissy-Charles de Gaulle 1, sortie gare routière. Pour celleux qui partent de Paris, rendez-vous à gare du Nord sur le quai du RER B direction Roissy-Charles de Gaulle pour un départ collectif.

    Ce rassemblement est dans la continuité de celui de lundi dernier devant le CRA de Vincenne, également en lutte : https://abaslescra.noblogs.org/post/2019/01/05/appel-a-se-rassemblement-devant-le-cra-de-vincennes-ce-lundi-7-j

    On se réunit pour s’organiser en soutien aux retenus qui luttent dans les CRA, le mercredi 16 à 18h30 à l’Echarde (m9 - Robespierre).

    ++ en pdf les communiqué des détenus du CRA de Mesnil-Amelot & Vincennes à retrouver sur @paris : https://paris-luttes.info/la-lutte-dans-les-centre-de-11478 et https://paris-luttes.info/rassemblement-de-soutien-au-cra-de-11481

    #sans-papiers | #centres_de_rétention | #migrants | #exils | #Répression | #prisons

    https://seenthis.net/messages/751671 via ¿’ ValK.


  • Les agents des impôts aux premières loges du ras-le-bol fiscal , Benoît Floc’h, Le Monde
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/27/les-agents-des-impots-aux-premieres-loges-du-ras-le-bol-fiscal_5402530_3224.
    https://img.lemde.fr/2018/12/27/151/0/4211/2101/1440/720/60/0/8a93e77_JcwSyArDuANomSzBI6nCXdA4.jpg

    Les agents des impôts aux premières loges du ras-le-bol fiscal
    Selon la direction générale des finances publiques, 250 incidents se sont produits dans des #centres_des_impôts depuis le début du mouvement des « #gilets_jaunes ».

    Le ras-le-bol fiscal, ce sont les agents des impôts qui en parlent le mieux. Eux qui sont quotidiennement confrontés à cette colère sourde, qui s’est manifestée de manière spectaculaire avec le mouvement des « gilets jaunes ». « On le ressent constamment, presque tous les jours », constate Laurent Hutin, représentant syndical Solidaires finances publiques. Pour ce contrôleur des impôts, qui travaille à Cambrai (Nord), le ras-le-bol fiscal a pris le visage de « cette petite mémé qui pleurait dans mon bureau, il y a quelques mois, parce qu’elle n’arrivait plus à payer ses impôts ». « Je n’avais jamais vu ça, soupire-t-il. On essaie de se blinder, mais la souffrance des gens, ça désarçonne… »

    Les Français, qui détiennent le record d’Europe de la pression fiscale, ne veulent plus de taxes. Et pour que le message soit bien clair, certains « gilets jaunes » ont joint le geste à la parole en s’en prenant physiquement aux centres des impôts. Selon les chiffres transmis au Monde par Bercy, 250 incidents se sont produits en France depuis le début du mouvement, fin octobre. Cela va « des #dégradations de serrures à la pose de murs devant les entrées, plus quelques cas d’#incendies de poubelles et vitres brisées », détaille Bercy. Solidaires, le premier syndicat du secteur, en a dénombré « 136, dont 55 avec des dégradations matérielles importantes ».

    Cela couvait depuis longtemps

    Le 17 décembre, le centre des impôts de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) a été vandalisé : des vitres ont été brisées et un feu a été allumé. « Dix impacts de jets de pierre ou de coups de masse » ont été relevés sur la devanture, a constaté France Bleu Pays de Savoie. A Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), « une balle de foin pourri » a été placée devant l’entrée du bâtiment, a relaté La Dépêche. Des actions plus violentes avaient eu lieu à Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône), Castres (Tarn) ou Falaise (Calvados)…

    Mais, en réalité, cela couvait depuis longtemps. « Le mouvement des “gilets jaunes” met sur la place publique un sentiment que l’on ressentait depuis longtemps », explique Laurent Hutin. Les agents des impôts sont aux premières loges, surtout lorsqu’ils sont à l’accueil, pour observer les affres du « consentement à l’#impôt ».
    « Oui, on le vit, le ras-le-bol fiscal, témoigne Sophie, en poste dans la région parisienne, qui souhaite conserver l’anonymat. Les gens disent qu’ils ne veulent plus d’impôts. Or, c’est notre métier de les recouvrer… » D’où cette colère à laquelle ils sont parfois confrontés.
    Même si certains contribuables font la part des choses : « On est le réceptacle d’une rancœur, mais pas la cible, relativise Sylvain, fonctionnaire en Corse. Le ras-le-bol fiscal, il existe, mais il n’est pas dirigé contre nous. On nous dit “on paie trop d’impôt, mais vous êtes logés à la même enseigne que nous…’’ »

    Subtilités byzantines de la #fiscalité

    Pour Sylvain, la complexité administrative accroît considérablement l’exaspération de citoyens considérant déjà qu’ils sont trop taxés. « J’ai en mémoire le cas d’une personne, raconte-t-il, qui avait obtenu gain de cause [après une réclamation]. Mais elle ne comprenait pas le courrier qu’on lui avait envoyé… Les gens ne comprennent plus le langage de l’administration. C’est frappant chez les jeunes : ils ne comprennent rien à ce qu’on leur dit. »

    Mais, au-delà du langage, c’est surtout la complexité même de la fiscalité qui pollue les relations entre fonctionnaires et contribuables. « Ce sont les #impôts_locaux les plus compliqués à comprendre, déplore Yves Peyras, contrôleur des finances publiques à Toulouse. Selon que vous disposez d’une douche ou d’une baignoire, vous ne payerez pas le même montant de taxe sur votre logement… »
    Sur ce point, la volonté du gouvernement de supprimer progressivement la #taxe_d’habitation devrait satisfaire ceux qui se perdent dans les subtilités byzantines de la #fiscalité_locale… Même si cette annonce a, elle aussi, embrouillé les contribuables. C’est ce qu’Arlette Crouzet, responsable du service des impôts des particuliers Grenoble-Chartreuse, a expliqué à Olivier Dussopt, le 19 novembre, lors d’une visite du secrétaire d’Etat. Elle évoque « beaucoup de réactions épidermiques. Certaines personnes avaient compris qu’elles auraient droit à une exonération à 100 % d’un coup. D’autres avaient bien saisi qu’elles n’auraient droit qu’à un tiers cette année, mais elles ont vu leur taux augmenter à cause des collectivités locales… Bref, les agents ont dû faire face à des entretiens parfois délicats et même houleux. Il y avait un gros décalage entre ce que les gens entendaient dans les médias et ce que nous étions alors en mesure de leur expliquer . »

    Trop d’impôts, trop complexes, et « il y a toujours des gens révoltés contre l’injustice de la fiscalité », note Sandrine, contrôleuse qui travaille dans le Val-d’Oise. L’image du « président des riches » qui réduit l’impôt sur la fortune mais augmente la contribution sociale généralisée (#CSG) des #retraités a visiblement fait des ravages dans les trésoreries…

    « Rendre l’accueil sur place pénible »

    De multiples restrictions administratives nourrissent également ce ras-le-bol qu’un rien suffit à faire déborder. « Les personnes âgées ne comprennent pas qu’elles ne puissent plus payer par chèque », même si ce n’est plus financièrement pénalisé, relate par exemple Yves Peyras, le contrôleur de Toulouse, également représentant syndical Solidaires.

    L’impossibilité de payer en espèces pour des sommes inférieures à 300 euros est visiblement un sujet. Lors de la visite de M. Dussopt en Isère, la question est très vite arrivée dans la discussion qu’il a eue avec les responsables des services : « Avec la baisse de la taxe d’habitation, on a une recrudescence de gens qui viennent payer en liquide. Mais comme ce moyen de paiement est aujourd’hui interdit au-dessus de 300 euros, cela pose problème », a relevé Philippe Vasseur, responsable de la trésorerie de Saint-Martin-d’Hères.
    La crispation a semble-t-il été aiguë : « A cause du paiement en numéraire, a complété Philippe Leray, directeur départemental des finances publiques, on était au bord de la révolution au centre Rhin-et-Danube. Mais c’est un problème général dans le département et ça, on ne l’avait pas vu venir… »

    Il y a plus grave. Selon les agents interrogés, dans le souci de prendre le tournant du numérique et de faire des économies, Bercy voudrait que les usagers perdent l’habitude de venir dans les centres des impôts au profit des démarches en ligne. Concrètement, cela implique de « rendre l’#accueil sur place pénible , explique Sylvain. L’an passé, par exemple, la direction a fait enlever toutes les chaises de la salle d’attente… Mais chez nous, on reçoit beaucoup de personnes âgées, donc on a demandé à ce qu’elles soient réinstallées. »

    En revanche, lorsque son tour est arrivé, il faut se remettre debout, et le rester. « On les reçoit à la chaîne, poursuit l’agent corse, sur des sièges où l’on est mi-assis mi-debout. Mais c’est tellement inconfortable que personne ne s’en sert. Des voltigeurs, une tablette accrochée au bras, comme chez Orange, passent des uns aux autres et essaient de traiter ce qu’ils peuvent. »

    « Temps d’entretien mesuré »

    La direction générale des finances publiques « récuse formellement que des consignes ont été données pour forcer les gens à être debout ou limiter la durée des entretiens », indique-t-on à Bercy. L’administration centrale assure qu’elle ne privilégie aucun « moyen de contact » par rapport à d’autres. Le cabinet de M. Darmanin rappelle que celui-ci veut « augmenter le nombre de points de contacts physiques de 30 % ».

    Reste que le témoigne de Sylvain n’est pas isolé. La situation est comparable à Toulouse. Ou dans le Val-d’Oise : « Il y a quelques années, on recevait encore les gens dans des bureaux, rappelle Sandrine. On prenait le temps de leur expliquer. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. On les reçoit debout pour que ça aille plus vite et qu’ils ne reviennent pas. Enfin, nous, on est assis et eux restent debout. On a pour consigne que l’entretien ne dépasse pas cinq minutes. On les incite à faire leurs démarches sur Internet. Mais là, du fait de la fracture numérique, vous perdez un quart des gens. »

    A Cergy, dans le même département, le dispositif est même un peu plus sophistiqué : « Notre temps d’entretien, explique Myriam Lebkiri, secrétaire départemental de la CGT, est mesuré automatiquement par un outil informatique : le gestionnaire de fil d’attente. Quand le temps est écoulé, ça passe au rouge. Quand on reçoit des #étrangers, qui ne maîtrisent pas le français, leur dire au bout de quelques minutes qu’ils doivent aller sur Internet, ça n’a aucun sens. Or, ces gens ont besoin de leur #avis_de_non-imposition : c’est le sésame pour obtenir leurs prestations, leur titre de séjour, la cantine des enfants, etc. »

    Toutes ces tracasseries rendent la communication difficile. « Quand ils viennent aux impôts, poursuit Mme Lebkiri, les gens pleurent, s’énervent… L’accueil du public est de plus en plus compliqué et on est de plus en plus tiraillé entre ce qui nous semble juste et ce que l’on nous demande de faire. » Sophie donne un exemple : « Certains attendent une heure, relate l’agente en région parisienne, et quand on les reçoit, on se rend compte que leur problème est complexe. Alors, on leur dit qu’ils doivent prendre rendez-vous… Les gens ne sont pas contents, mais on ne peut plus faire autrement… »

    Frustration des agents

    « Les gens ne comprennent pas que l’on soit injoignable au téléphone », constate Yves Peyras, qui invoque, comme d’autres le manque de personnels. « Allez sur Google Maps et regardez les commentaires associés à mon centre des impôts. Vous verrez… » Certains, en effet, sont sans ambiguïté : « C’est très dur de les avoir au téléphone, peste l’un. Ah, les impôts ! Ils adorent qu’on leur passe de l’argent, mais n’aiment pas qu’on leur pose des questions ou que l’on aille les voir… » Mais de nombreux autres témoignages évoquent un « service téléphonique efficace et très sympathique ».

    Pas sûr que cela suffise à remonter le moral des troupes, passablement affecté si l’on en croit les agents des impôts contactés. Beaucoup de fonctionnaires expriment de la frustration : « On n’est plus en mesure de remplir nos missions fiscales », déplore M. Peyras. Le contrôleur évoque le retard qui s’accumule dans le traitement des courriels. Un autre prévient : « Les collègues sont très consciencieux et l’administration compte là-dessus. Mais là, le seau est percé de partout et on n’arrive plus à accomplir toutes nos missions correctement. Par exemple, on ne fait presque plus de contrôle fiscal allégé : on prend pour argent comptant ce que nous déclarent les gens… Le régime des #autoentrepreneurs n’est plus du tout contrôlé chez nous. »
    Rien de tel, pourtant, que le sentiment que certains passent entre les gouttes du fisc pour nourrir… le ras-le-bol fiscal. Là encore, l’administration centrale dément en bloc, en mettant notamment en avant la dernière loi sur la lutte contre la #fraude_fiscale. « C’est une priorité qui ne subit aucun fléchissement », assure-t-on à Bercy.

    https://seenthis.net/messages/747366 via colporteur


  • Le mall est mort, vive le mall !
    https://www.demainlaville.com/mall-mort-vive-mall
    https://www.demainlaville.com/content/uploads/2018/07/1.jpg

    Aux États-Unis, près de 25% des centres commerciaux pourraient disparaître dans les cinq années à venir. Temples de la consommation, points de ralliement iconiques des teen movies et accélérateurs de l’étalement urbain, ces « #malls » doivent entre autre faire face à la concurrence des sites de #vente_en_ligne. De l’autre côté de l’Atlantique, le modèle français traverse les mêmes difficultés. Pourtant, déjà championne d’Europe du nombre de #centres_commerciaux par habitant, la France continue à distribuer les autorisations de construire, dans une fuite en avant inquiétante.

    #Europacity

    https://seenthis.net/messages/732100 via odilon


  • Lettres depuis la taule des femmes #de #Rennes
    https://nantes.indymedia.org/articles/39972

    Voici 3 lettres écrites depuis la taule des femmes de Rennes pendant ce mois de janvier 2018, qui viennent parler de la situation actuelle à l’intérieur (avant et pendant la grève des maton.ne.s).Dans cette période où les maton.ne.s (et leurs syndicats) prennent toute la place avec leurs discours réacs et sécuritaires, dans la rue comme dans les médias (qui relaient allègrement leur vomi), on voulait rendre visible ces lettres de Maïté et Marina, enfermées au Centre Pénitentiaire pour Femmes. On publie ces lettres, parce qu’au delà de ce contexte particulièrement dégueu, on voit toujours du sens à briser le silence, à exprimer notre rage et notre solidarité directe, avec les moyens qui nous semblent pertinents et par l’auto-organisation, pour la destruction de toutes les #prisons et du monde qui en a (...)

    #contrôle #social #aéroport #notre-dame-des-landes #/ #centres #rétention #transports #gratuits #contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,/,prisons,centres,de,rétention,transports,gratuits

    https://seenthis.net/messages/665736 via nantes.indymedia.org


  • The ’Retail Apocalypse’ Has a Silver Lining - CityLab

    https://www.citylab.com/design/2017/12/the-great-retail-retrofit/548753

    https://cdn.citylab.com/media/img/citylab/2017/12/AP_080501043469/facebook.jpg?1513701359

    In late October of this year, the office-sharing startup WeWork announced that it was buying Lord & Taylor’s flagship store in New York City. Coming as this did in the wake of the bankruptcies of such long-established retailers as The Limited and Toys “R” Us, it was widely viewed as the latest harbinger of the “retail apocalypse.”

    It isn’t just chain stores in economically distressed suburbs that are going belly up, but high-end luxury goods purveyors along the retail corridors of America’s leading cities, such as New York’s Madison Avenue, Rodeo Drive in Beverly Hills, and Chicago’s Miracle Mile. All told, roughly 100,000 retail jobs were lost between October 2016 and April 2017. In the next five years, one out of every four malls is projected to close, according to an analysis by Credit Suisse. The square footage of America’s already dead malls covers more land than the city of Boston.

    #it_has_begun #shrinking_cities #ghost_town #centres_commerciaux #décadence #états_unis

    https://seenthis.net/messages/656215 via Reka


  • La France toujours plus moche | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/144466/france-zone-commerciale-geante

    Cernées par les zones commerciales, les villes moyennes se meurent. Les élus s’en inquiètent. Les médias s’y intéressent. Le groupe Casino demande un moratoire. Et pourtant, les promoteurs de centres commerciaux l’affirment haut et fort : il y a encore de la place en France pour des zones supplémentaires. Mais où ?

    #centres_commerciaux

    https://seenthis.net/messages/598416 via Lydie


  • Comment la France a tué ses #villes - URBIS le mag
    http://www.urbislemag.fr/comment-la-france-a-tue-ses-villes-billet-356-urbis-le-mag.html
    http://www.urbislemag.fr/photos_blog/blog-bbed96b5ee2606c19b7309ceb4b47017.JPG

    - Pour moi, c’est la méconnaissance autour du sujet qui est véritablement la cause de l’inertie actuelle. Il faut arrêter de croire que la création d’une activité économique crée des emplois nets. C’est sur la base de cet argument de l’#emploi que les élus acceptent la construction de centres commerciaux. Or, si des emplois sont bien créés, davantage encore sont détruits dans les #centres-villes ! Continuer à construire en #périphérie des commerces soi-disant situés « au cœur de l’agglomération », mais uniquement accessibles en voiture, c’est un laisser-faire, une facilité, un manque de responsabilité.

    Il n’y a pas de grand complot… Il s’agit juste d’une pensée à court terme d’hommes et de femmes élus pour 5 ans, de représentants de la grande distribution mais aussi de nous tous, collectivement. Si tous les Français décidaient d’aller dans les #commerces de proximité plutôt que d’aller faire leurs courses uniquement au centre commercial, cela aurait un réel impact positif. La qualité de vie, c’est aussi de pouvoir aller acheter son pain à pied…

    https://seenthis.net/messages/545845 via Agnès Maillard


  • Chez #Free, la « guerre » contre #Sud
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/011116/chez-free-la-guerre-contre-sud

    Le syndicat se plaint d’être la cible de pressions dans plusieurs centres d’appels de l’entreprise. Trois de ses représentants ont été récemment sanctionnés. La direction dément tout acharnement, mais l’ambiance est tendue avant les élections professionnelles.

    #Economie #Angélique_Gérard #centres_d'appels #entreprises #Iliad #licenciements #prud'hommes #social #Xavier_Niel


  • #Mobilité et #précarité, deux enjeux très liés pour les #femmes
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/10/14/mobilite-et-precarite-deux-enjeux-tres-lies-pour-les-femmes_5014158_4355770.
    http://s1.lemde.fr/image/2016/10/14/644x322/5014157_3_1a9e_un-quai-du-rer-a-en-decembre-2009_f177f341442dceba089277f793ba3eff.jpg
    Une fois de plus, des #transports pensés par les hommes et pour les hommes… et empruntés par les femmes, comme elles peuvent.

    Mais cet usage très important des transports en commun par les femmes apparaît cependant contradictoire avec leurs besoins. « Alors que les services de transport public (transport collectif public ou privé, mais aussi taxis) sont le plus souvent conçus pour des déplacements vers les #centres-villes, aux heures de pointe, les femmes ont aussi besoin de services de transport de proximité, en dehors des heures de pointe et permettant des trajets en chaîne. »

    Ces besoins sont liés à une répartition encore très genrée des rôles sur le plan professionnel et familial. Elles ont encore souvent pour tâche quotidienne l’accompagnement des enfants (ce qui constitue 18 % de leurs déplacements, contre 11 % pour les hommes en Ile-de-France, selon le STIF), qu’elles enchaînent parfois avec des achats domestiques ou le travail. A l’opposé des traditionnels allers-retours vers le centre des villes, ces déplacements dessinent les « trajets en chaîne » évoqués par l’OCDE.

    #ruralité

    https://seenthis.net/messages/533564 via Agnès Maillard


  • #CCI France : Le réseau continue à s’appauvrir - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250271458111&jid=1250271468223&nl=1

    Le projet de loi de finances [#PLF_2017] pour 2017, présenté en Conseil des ministres le 28 septembre 2016, prévoit une coupe drastique de 60 millions d’euros de la #taxe affectée aux CCI, soit une baisse de 6,7% par rapport à 2016. Et cette diminution fait suite à des précédentes baisses : en quatre ans, entre 2012 et 2016, la taxe affectée aux CCI a été réduite de 35%. [...] « l y a eu 2.500 suppressions d’emplois sur deux ans, a précisé André Marcon, la CCI Paris Ile-de-France étant la plus touchée, et ce chiffre ne prend pas en compte l’année 2016, il est possible que l’on approche voire que l’on dépasse les 3.000 suppressions d’emplois. » [...] L’#investissement des CCI a également pâti de ces coupes budgétaires. Depuis 2013, il est en chute dans les territoires. Les investissements annuels des CCI correspondaient ainsi à 628 millions d’euros en 2013. Ils s’élèvent à 350 millions d’euros seulement en 2016. [...] Côté équipements et #infrastructures, les CCI avaient sonné l’alarme dès fin 2014, annonçant un risque de « casse territoriale » avec 300 équipements menacés de fermeture, ou, tout au moins, mis en difficulté, comme les #aéroports_régionaux d’Albi, Castres, Nevers, Besançon, les #ports_maritimes ou fluviaux de Morlaix, Roscoff, Lille ou encore les #centres_de_formation_d'apprentis (#CFA)

    #emploi #apprentissage #ports_fluviaux

    https://seenthis.net/messages/532307 via AF_Sobocinski


  • Chez #Free, des #licenciements un peu trop libres
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/071016/chez-free-des-licenciements-un-peu-trop-libres

    Le siège du groupe #Iliad-Free, en 2014 © Reuters - Charles Platiau Anciens salariés du groupe Iliad, syndicalistes et avocats s’accordent sur un constat : dans le groupe fondé par #Xavier_Niel, on risque d’être rapidement écarté si on est identifié comme une tête dure. En 2015, des centaines de licenciements ont eu lieu, et des contestations sont en cours devant les prud’hommes.

    #Economie #Angélique_Gérard #centres_d'appels #prud'hommes #social


  • Chez #Free, des #licenciements un peu trop libres / Free, ou la liberté de licencier
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/071016/chez-free-des-licenciements-un-peu-trop-libres-free-ou-la-liberte-de-licen

    Anciens salariés du groupe #Iliad, syndicalistes et avocats s’accordent sur un constat : dans le groupe fondé par #Xavier_Niel, on peut être rapidement écarté si on est identifié comme une tête dure. En 2015, des centaines de licenciements ont eu lieu, et des contestations sont en cours devant les prud’hommes.

    #Economie #Angélique_Gérard #centres_d'appels #prud'hommes #social


  • A Rome, les centri sociali ne sont pas à vendre by Mathilde Auvillain | Free Listening on SoundCloud
    https://soundcloud.com/mathilde-auvillain/a-rome-les-centri-sociali-ne-sont-pas-a-vendre

    A Rome, l’administrateur de la ville éternelle a lancé un avis d’expulsion contre les #centres_sociaux_autogérés, dont l’atelier autogéré #ESC. Une pétition - signée par des dizaines d’universitaires, de représentants du monde culturel et associatif italien et européen - demande à l’administration de revenir sur sa décision. Cette décision du préfet Tronca qui administre la ville depuis l’éviction du maire Ignazio Marino s’est abattue sur une dizaine d’autres centres sociaux et associations culturelles, lieux autogérés et associations qui développent et organisent chaque jour, par le bas, ce welfare saccagé par les politiques d’austérité. Reportage à Rome,...

    #radio

    http://seenthis.net/messages/469163 via colporteur


  • A #calais, l’Etat affrète des jets privés pour déplacer les #réfugiés
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/10/19/a-calais-letat-affrete-jets-prives-deplacer-les-refugies-261738

    C’est une histoire ubuesque que relate StreetPress : plusieurs fois par semaines depuis six mois, l’Etat affrète des jets privés de Calais à Rennes, Nîmes ou Metz, pour déplacer les réfugiés. Le système, qui mobilise des dizaines de fonctionnaires de police, coûte à l’Etat 1,5 million d’euros par an pour « la seule location [du] gros coucou ». « Le tout pour une efficacité nulle : selon nos informations, tous les réfugiés transférés en avion ont ensuite été libérés. Souvent au bout de quelques jours à peine. »

    Plus d’une centaine de personnes au total ont ainsi été...

    #centres_de_rétention #immigration #Sans-papiers


  • Nouvelle grève ce 11 juin, des personnels de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (#AP-HP) qui s’opposent au projet de réforme des 35 heures du directeur général, Martin Hirsch
    http://www.lemonde.fr/financement-de-la-sante/article/2015/06/11/nouvelle-journee-de-greve-a-l-ap-hp_4651492_1655421.html
    https://s1.yimg.com/bt/api/res/1.2/.Mdg99xWXk4eGbaU4HZSRA--/YXBwaWQ9eW5ld3M7Y2g9NTExO2NyPTE7Y3c9NzY4O2R4PTA7ZHk9MDtmaT11bGNyb3A7aD00MjA7aWw9cGxhbmU7cT03NTt3PTYzMA--/http://media.zenfs.com/fr_FR/News/AFP/ab1734e2dd39cc7bca1a1925423a25cf09c4d84a.jpg

    Lire aussi Paty Frechani-Maujore, « Les municipalités laissent mourir les centres de santé » (avril 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/04/FRECHANI_MAUJORE/50315

    Après des décennies d’une histoire mouvementée, tout bascule en 2009, lorsque la loi Hôpital, patients, santé et territoire (HPST) assouplit les conditions d’ouverture des centres de santé. Elle étend le droit d’ouvrir et de gérer un centre de santé aux établissements privés (à but lucratif ou non), sans autres conditions que leur viabilité financière et la pratique du tiers payant. La création de maisons de santé associant des médecins libéraux — payés à l’acte — est par ailleurs encouragée.

    Le législateur tire ainsi un trait sur la spécificité des centres de santé, notamment municipaux, qui représentaient 12 % de l’ensemble en 1995 : leur plus-value sociale, apportée par le biais de vaccinations gratuites, de la planification familiale, de diverses expériences de réseaux de soins en alcoologie ou d’accompagnement des femmes victimes de violences, etc. Ceux des centres associatifs et mutualistes qui s’orientent vers la seule rentabilité financière en retirent un avantage compétitif certain, en particulier par rapport aux centres municipaux assurant ce type de soins et tenus à des missions de service public. Rarement un assouplissement aura autant ressemblé à un saccage...

    Mais il restait encore quelques briques à desceller. En 2012, la ministre socialiste de la santé Marisol Touraine annonce un train de mesures destinées à lutter contre les « déserts médicaux ». Sa martingale ? Les #centres_de_santé ! Mais dans leur version gérée par le secteur associatif et les maisons de #santé. Elle montre ainsi son soutien au secteur libéral plutôt qu’aux municipalités et aux caisses d’assurance-maladie. La logique est la suivante : puisqu’on ne saurait entraver le droit des médecins à s’installer où bon leur semble, on tentera de respecter celui des malades à être soignés en encourageant la multiplication de centres de santé « nouvelle version ».


  • La pauvreté se concentre dans les villes-centres plus que dans les périphéries
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/06/02/la-pauvrete-se-concentre-dans-les-villes-centres-plus-que-dans-les-peripheri

    C’est dans les #centres-villes des grands pôles urbains que se concentre la #pauvreté en France, bien plus que dans les banlieues et les couronnes périurbaines. L’Insee livre, dans une étude publiée mardi 2 juin, une image détaillée et actualisée de la pauvreté, déjà esquissée dans son « Portrait social de la France » en novembre 2014. Et confirme qu’à rebours des thèses défendues par le géographe Christophe Guilluy en septembre 2014 dans son ouvrage La France périphérique (Flammarion, 18 euros), « la pauvreté est dans l’ensemble la plus forte dans les villes-centres des grandes aires urbaines ».

    Dans ces cœurs d’agglomération, 20 % des ménages en moyenne ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Le taux de pauvreté dans les villes-centres « atteint parfois deux à trois fois celui des banlieues et plus de quatre fois celui des couronnes périurbaines », souligne l’Insee. Plus on s’éloigne du centre, plus ce taux recule : il est de 14 % dans les proches banlieues, de 10 % environ dans les grandes couronnes.

    Dans les grands pôles urbains, les niveaux de vie médians « sont presque toujours plus élevés en banlieue qu’en ville-centre », souligne l’Insee. « Cela recouvre de grandes disparités : ces pôles urbains regroupent des villes hétérogènes, avec des populations aisées et de la pauvreté », précise Luc Brière, chef de la division statistiques régionales, locales et urbaines de l’Insee.

    « Revenu disponible »

    Pour établir ces statistiques basées sur les indicateurs de 2012 – les plus récents disponibles –, l’Insee a pu, pour la première fois, utiliser un fichier de #données_sociales et fiscales exhaustif, baptisé #Filosofi. Celui-ci croise les données fiscales issues de la direction des finances publiques et les données sur les #prestations_sociales fournies par les principaux organismes prestataires. « Ce fichier nous permet de nous baser sur le #revenu_disponible, et non seulement le revenu fiscal. Pour parler correctement de la pauvreté, il faut tenir compte aussi des prestations sociales reçues et des impôts payés, explique Luc Brière. Grâce à Filosofi, nous pouvons aussi travailler au niveau communal, et non plus seulement à une échelle départementale. »

    Alors que Christophe Guilluy, pour souligner la fracture entre des métropoles mondialisées et des territoires périphériques laissés pour compte, assurait que la question sociale se concentrait « de l’autre côté des métropoles, dans les espaces ruraux, les petites villes, les villes moyennes, dans certains espaces périurbains », l’étude de l’Insee montre au contraire une pauvreté limitée dans les communes situées aux portes des grandes aires urbaines.

    Et si les communes isolées, rurales ou peu denses situées en dehors de l’attraction d’un pôle urbain affichent un taux de pauvreté élevé – 17 % –, elles n’hébergent malgré tout que 5 % de la population pauvre en France. « Globalement, 77 % de la population pauvre réside dans les 230 grandes aires urbaines de métropole, dont 65 % dans les grands pôles urbains et 20 % dans l’aire urbaine de Paris » , résume l’Insee.

    De fortes inégalités

    Les villes-centres sont aussi celles qui concentrent les plus fortes inégalités. « Le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 10 % de personnes les plus aisées est en moyenne plus de 4,4 fois supérieur à celui en dessous duquel se trouvent les 10 % les moins aisés », détaille l’Insee. A Paris, ce coefficient est même de 6,7 fois… contre un rapport de 3,5 fois en moyenne sur l’ensemble de la population.

    Dans ces cœurs d’agglomération, la part des revenus du patrimoine représente 30 % du revenu pour les 10 % les plus riches, quand la part des prestations sociales atteint 46 % du revenu des 10 % les plus pauvres.

    Sans surprise, ce sont les ménages jeunes, les familles nombreuses et les familles monoparentales qui sont le plus touchés par la pauvreté. Dans les villes-centres, 27 % des ménages jeunes, 35 % des familles monoparentales et 37 % des ménages de cinq personnes et plus vivent en situation de pauvreté. A l’inverse, là aussi, c’est dans les couronnes des grands pôles urbains que ces taux sont les plus faibles.
    A plus grande échelle, les statistiques issues du fichier Filosofi soulignent une pauvreté très élevée en Corse, Languedoc-Roussillon et Nord - Pas-de-Calais (autour de 20 %), tandis que le taux de pauvreté reste autour de 10 % en Bretagne et Pays de la Loire. L’Ile-de-France compte à la fois les départements ayant le plus fort et le plus faible taux de pauvreté (9 % dans les Yvelines, 27 % en Seine-Saint-Denis).

    Après des décennies d’éviction des prolos et pauvres, Paris est exemplaire de cette forte polarisation sociale des grandes villes, une ville riche faite pour les riches, avec une quantifié phénoménale de pauvres (environ 70 000 #Rsastes et 250 000 #CMU, pour ne prendre que ces deux indices). Bien sûr, la pauvreté n’est pas qu’affaire monétaire ; d’une part la structure des dépenses diffère (moins de bagneule, plus de loyer) et les ressources disponibles aussi. Pas de potager, mais des transports éventuellement gratuits, une "offre culturelle dont une part est gratuite (plus de concert dans plus d’église, plus de musée accessibles aux chômeurs, etc), et souvent plus de facilité à être employé dans ces villes. Bref, le dic de l’’Insee est une saisie partielle. On est pas près de savoir qui sont les « vrais pauvres »...

    http://seenthis.net/messages/376353 via colporteur