• Decathlon, à fond la street | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1558715335-decathlon-fond-la-street
    https://www.streetpress.com/sites/default/files/field/image/2mr_12_0.jpg

    « Ça représente le quartier, c’est nos valeurs. Que je perce ou pas, je vais continuer à porter ça », balance Stavo, membre de 13 Block, groupe de rap phénomène. Dans un de leurs morceaux, Zidane, ils rappent « Toujours en Quechua, taille M Quechua, taille M Kipsta ». La phrase est instantanément devenue un mème sur les réseaux sociaux. JUL, SCH, RK, Koba la D, Nihno, PLK, Sofiane, 4Keus, Naps, Zola et bien d’autres stars du rap citent régulièrement les marques du groupe Decathlon. « C’est incroyable le nombre de ref qu’on a », commente Yann Amiry, à la fois amusé et impressionné. Depuis 2 ans, il co-gère la stratégie réseaux sociaux des différentes filiales du magasin. Et sur Twitter, il est devenu une petite célébrité, à force de répondre aux rappeurs, mais aussi pour avoir géré la polémique autour du hijab de running du magasin. Résultat : le nombre d’abonnés de certains comptes Twitter de l’entreprise a bondi de 20 à 30%. S’y ajoute un capital sympathie énorme.

    « Depuis petit, on est accrochés à cette marque », explique Stavo, 25 ans, par téléphone. Le rappeur de Sevran raconte qu’enfant il avait la panoplie Kipsta pour le foot, et les vêtements Quechua pour le reste du temps. « C’est pas cher et de bonne qualité. On n’avait pas d’argent pour du Nike. Imagine, en hiver, avec 20 euros dans la poche, tu peux acheter des vêtements de randonneur et ne pas avoir froid. » Aujourd’hui, il a toute une collection de lunettes et de vestes de la marque. Récemment, il a interpellé Decathlon sur les réseaux sociaux pour réclamer un survet Quechua, « haut et bas. Faut penser aux mecs des quartiers maintenant ».

    #CM #médias_sociaux #quartiers_populaires cc @baroug

    https://seenthis.net/messages/800292 via tbn



  • Why is populism booming ? Today’s tech is partly to blame | Jamie Bartlett, the author of The People vs Tech
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/nov/29/populism-tinder-politics-swipe-left-or-right-unthinkingly

    This makes sense once you understand that social media platforms are, given where their money comes from, advertising firms. As any ad man will tell you, emotion and simplicity sell. Online, that’s true in the literal sense: the more content is shared, the more advertising revenue it generates. Populist messages – especially if you’re in opposition, and can rant without the inconveniences of power – perform better than anything from the watery centre ground. But the natural affinity runs deeper: populists are more spiritually attuned to today’s technology. From shopping to dating to music to news, everything is personalised – quick, convenient, as-you-wish. What a frustrating, compromise-ridden and plodding affair politics is by comparison! Populists promise to cut through that. They offer Tinder politics – swipe left or right to get exactly what you want, without thinking too much. Anyone who stands in the way is part of a shadowy corruption – Blairites, newspapers, judges, immigrants… The good news is, says the populist, we now have a direct line to those honest, decent, hard-working people, circumnavigating the self-interested establishment parties and media. This is why many populists – whether it’s Twitter addict Trump, or the Swedish Democrats or the Italian Five Star Movement – are early adopters, and entirely at ease with the format.

    Lire aussi, dans le @mdiplo du mois, ce passage dans l’article sur l’ascension de Matteo Salvini :

    (…) Pour y parvenir, le chef de la Ligue a dû opérer deux changements majeurs : une nouvelle stratégie électorale et un rapport novateur au numérique. Pour y parvenir, le chef de la Ligue a dû opérer deux changements majeurs : une nouvelle stratégie électorale et un rapport novateur au numérique.

    C’est alors que M. Luca Morisi entre en scène. Cet expert en informatique de 45 ans dirige, avec un associé, l’entreprise Sistema Intranet, qui ne compte aucun employé, mais une foule de clients institutionnels. Il prend en main M. Salvini à une époque où ce dernier est déjà inséparable de sa tablette et largement familiarisé avec Twitter, mais où sa présence sur Facebook demeure négligeable. Son nouveau conseiller numérique lui enjoint de changer de stratégie. Twitter est un carcan, lui explique-t-il. Selon lui, la plate-forme est fondamentalement autoréférentielle et favorise les messages de confirmation. « Les gens sont sur Facebook et c’est là que nous devons être », soutient-il. Une équipe dévolue aux réseaux sociaux se constitue. Elle ne tarde pas à devenir l’un des plus importants services de la Ligue.

    M. Morisi énonce dix commandements auxquels le chef du parti doit se soumettre. Les messages de sa page Facebook doivent être écrits par M. Salvini lui-même, ou en donner l’illusion. Il faut en publier tous les jours, tout au long de l’année, et commenter y compris les événements qui viennent juste de se produire. La ponctuation doit être régulière, les textes simples, les appels à l’action récurrents. M. Morisi suggère également d’utiliser autant que possible le pronom « nous », davantage susceptible de favoriser l’identification des lecteurs, mais aussi de bien lire les commentaires, en y répondant parfois, afin de sonder l’opinion publique.

    Résultat : la page Facebook de M. Salvini fonctionne comme un quotidien, notamment grâce à un système de publication créé en interne et connu sous le nom de « la bête ». Le contenu est mis en ligne à heures fixes et repris par une multitude d’autres comptes ; les réactions font l’objet d’un suivi continu. M. Morisi et ses collègues rédigent quatre-vingts à quatre-vingt-dix publications par semaine, quand M. Renzi — alors président du conseil — et son équipe n’en produisent pas plus de dix. Pour fidéliser les abonnés, M. Morisi imagine une astuce : il conseille de s’en tenir aux mêmes mots, afin d’évoquer davantage un pilier de bar qu’un homme politique traditionnel.

    Le ton des messages relève de l’irrévérence, de l’agressivité et de la séduction. Le chef de la Ligue dresse ses lecteurs contre l’ennemi du jour (les « clandestins », les magistrats véreux, le Parti démocrate, l’Union européenne…), puis il publie une photographie de la mer, de son repas ou encore de lui-même en train de donner l’accolade à un militant ou de pêcher. L’opinion publique se nourrit d’un flot incessant d’images de M. Salvini mangeant du Nutella, cuisinant des tortellinis, mordant dans une orange, écoutant de la musique ou regardant la télévision. Chaque jour, une tranche de sa vie est ainsi diffusée auprès de millions d’Italiens, selon une stratégie où le public et le privé s’entremêlent en permanence. Cet éclectisme vise à lui donner une image humaine et rassurante, tout en lui permettant de continuer ses provocations. Son message : « En dépit de la légende qui me présente comme un monstre rétrograde, un populiste peu sérieux, je suis une personne honnête, je parle ainsi parce que je suis comme vous, alors faites-moi confiance. »

    La stratégie de M. Morisi repose également sur la « transmédialité » : apparaître à la télévision tout en publiant sur Facebook, passer au crible les commentaires en direct et les citer pendant l’émission ; une fois celle-ci terminée, monter des extraits et les mettre sur Facebook… Cette approche, dans laquelle M. Salvini est passé maître, n’a pas tardé à porter ses fruits : entre mi-janvier et mi-février 2015, il a obtenu pratiquement deux fois plus de temps d’antenne que M. Renzi. En 2013, il n’avait que dix-huit mille abonnés sur Facebook ; mi-2015, il en comptait un million et demi, et ils sont plus de trois millions aujourd’hui — un record parmi les dirigeants politiques européens.

    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/06/PUCCIARELLI/59962

    #CM #populisme #médias_sociaux

    https://seenthis.net/messages/785613 via tbn


  • Le web affectif. Une économie numérique des émotions
    https://journals.openedition.org/rfsic/3511

    L’ouvrage programmatique de Camille Alloing et Julien Pierre vise à poser plusieurs jalons théoriques et empiriques pour l’étude du « capitalisme affectif numérique ». L’organisation traditionnelle du travail établissait une frontière stricte entre la sphère professionnelle, caractérisée par la rationalité et le pragmatisme, et la sphère privée au sein de laquelle les émotions demeuraient confinées. Au contraire, les auteurs postulent que l’émotion constitue la pierre angulaire du paradigme actuel. Cette nouvelle logique opère à plusieurs niveaux.

    Au sein des organisations, les travailleurs au contact des clients sont tenus d’entreprendre un « travail émotionnel » conséquent, potentiellement coûteux et peu reconnu. De plus, comme l’illustre la création de postes de Chief Happiness officers, les salariés sont incités à convoquer leurs émotions au travail pour accroître leur performance. La gestion des émotions s’étend également à la sphère numérique, domaine que les auteurs proposent d’investiguer.

    Il convient de ne pas confondre #émotion et #affect. Alors que l’émotion fait référence au ressenti d’une personne, l’affect désigne la circulation d’une émotion. Comprendre ce qui provoque une émotion et déclenche sa contagion à d’autres individus constitue un enjeu majeur pour les géants du web. Ces questionnements, entamés au début des années 80 dans le domaine du marketing, sont réactualisés par les potentialités du numérique.

    L’ouvrage a pour objectif de documenter le « travail affectif », définit par les auteurs comme « l’ensemble des techniques qui visent à manipuler les émotions, le bien-être ou l’attachement ». À partir de leurs premiers terrains, ils offrent un aperçu de ces « techniques » affectives. L’usage d’emojis/émoticônes pour « taguer » des contenus web améliore tant la modération que le référencement. Ces contributions involontaires des internautes représentent la « dimension affective » du #digital_labor.

    De plus, les acteurs du web ont mis au point des dispositifs permettant de collecter à la fois des données émotionnelles issues du digital labor des usagers (clics, like etc.) et des données « métaboliques » par l’entremise des objectés connectés (comme les webcams, par exemple). Ces traces sont analysées afin de dresser un profil émotionnel complet de l’usager. Ce profil sert ensuite de base à l’élaboration de propositions commerciales adaptées et personnalisées.

    Ces dispositifs de traçage, de recueil et d’analyse engendrent plusieurs effets pervers. Tout d’abord, ils suscitent une réflexion éthique sur le respect de la vie privée. Deuxièmement, cette gestion numérique des émotions tend d’ores et déjà à glisser de la sphère commerciale vers des applications de gouvernance. Face au pouvoir grandissant des géants du web, des stratégies de braconnage existent. Les auteurs affirment ainsi la nécessité de la sensibilisation et de l’éducation au numérique.

    Enfin, déléguer le pouvoir de décision aux machines suscite de vives critiques, principalement en raison du fait que les modèles théoriques inscrits dans les spécifications techniques de ces outils ne sont pas exempts de biais. Par exemple, dans le but d’établir des profils d’utilisateurs, les expressions faciales recueillies par des webcams connectées sont comparées aux émotions universelles identifiées dans la littérature scientifique. Néanmoins, ces présupposés théoriques sont-ils réellement fiables ?

    Pour conclure, les travaux de Camille Alloing et Julien Pierre prolongent et enrichissent les réflexions actuelles sur le big data et le digital labor en s’intéressant à la « dimension affective » des données collectée, analysées et commercialisées. Combinant des perspectives critiques et pragmatiques, l’ouvrage ouvre des pistes de recherche prometteuses sur l’affectivité dans la sphère numérique.

    #CM

    https://seenthis.net/messages/780099 via tbn


  • Tout un programme : Pacifier Twitter, c’est le métier des « community managers » (Le Parisien, 08/03/2019)
    http://www.leparisien.fr/societe/pacifier-twitter-c-est-le-metier-des-community-managers-08-03-2019-802520

    [Introduction sur l’affaire du hijab de Décathlon finalement retiré du catalogue] (…) Fini le cliché du geek indolent, vissé à son écran pour amuser la galerie. Aujourd’hui, le « #CM » travaille en équipe, participe aux réunions stratégiques, gagne bien sa vie – jusqu’à 50 000 euros de salaire net par an. Cet homme-orchestre est à la fois communicant, publicitaire, conseiller de clientèle, spécialiste du marketing, parfois journaliste. Dans ce monde où prime l’instantanéité, il a rarement le temps de faire valider ses messages, et travaille donc sans filet.

    « Avant, les marques “publiaient”. Maintenant, elles se placent au coeur des conversations, essayant d’en tirer un maximum de profit ou évitant le plus possible d’entacher leur réputation », explique Jeremie Mani, patron de Netino by Webhelp, spécialiste de la modération (ou filtrage des messages) sur le Web, qui gère notamment les commentaires de la page Facebook du Parisien.

    Grèves, perturbations, accidents techniques… A la SNCF, les « CM » sont habitués à gérer les messages des passagers mécontents. Ils renseignent, voyageur par voyageur, répondent aux critiques en martelant quelques arguments simples et bien rodés, renvoient vers les bons interlocuteurs, et s’interdisent l’humour typique des réseaux sociaux, auquel ne sont généralement pas trop réceptifs les usagers coincés sur les quais des gares.

    Florentin Gonon, community manager de Digitick, site commercialisant des billets de spectacles, connaît des situations de crise moins intenses. « On aime ça », dit-il en souriant. Plus sérieusement, il dit appliquer une règle simple : un client mécontent (parce qu’il n’a pas reçu son billet ou parce qu’il juge un prix trop élevé) partagera ses critiques avec plusieurs autres personnes. Il ne faut donc pas le laisser se plaindre. « Si on répond poliment à un message insultant, le ton change. L’insulte est souvent un appel à l’aide. »

    Ailleurs, parfois, cette posture est moins évidente, tant on redoute de tomber dans un bavardage oiseux et de ternir l’image de l’entreprise. Les médias embauchent parfois des journalistes pour animer leurs comptes sur Twitter et Facebook, qui peuvent compter des millions d’abonnés.

    Au « Monde », par exemple, on les appelle « SME », pour social media editor (éditeur des réseaux sociaux, en anglais). Ils ont une mission éditoriale, pour valoriser les articles des médias qui les emploient, mais aussi pour faire remonter à leur rédaction les réactions et préoccupations des internautes, et même certaines informations glanées sur les réseaux sociaux. Une façon d’installer un lien avec les lecteurs et d’augmenter l’audience des journaux, plutôt qu’une recherche de « buzz » et de polémiques stériles.

    Dans les eaux glacées du Net, risque-t-on de se noyer ? Beaucoup pensent le contraire, estimant que la publicité qu’entraînent les polémiques se révèle toujours payante. Yann Amiry, de Decathlon, pourra sûrement dire bientôt si cet axiome fonctionne. Lui, en tout cas, est passé de 3 000 à plus de 28 000 abonnés sur son compte Twitter personnel.

    #modération #médias_sociaux etc.

    https://seenthis.net/messages/767176 via tbn


  • “Ce serait mieux si…” (Séance d’écriture-flash n°6, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Ce serait mieux si… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi)

    – Ce serait mieux si chez moi il y avait deux salons et des animaux de compagnie et une PS4, et aussi une télé.
    – Ce serait mieux si on avait une habitation, une famille, de la nourriture. Ce serait mieux si on vivait sans problèmes.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de problèmes. Et si on n’arrêtait de se disputer. Et si on n’arrêtait de m’embêter et qu’on arrêtait de parler derrière mon dos.
    – Ce serait mieux si on avait une maison au lieu d’un immeuble et aussi si j’avais un frère. Ça changerait un peu : il n’y aurait pas que des filles à la maison. Il y aurait peut-être plus de bêtises et aussi plus de joie. Mon père ne dirait plus : « Allez les gars, c’est l’heure d’aller au lit. »
    – Ce serait mieux si je vivais dans un château avec ma famille, avec une piscine et un jacuzzi.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de pollution, plus de pauvreté ni de faim dans le monde. Ce serait mieux s’il n’y avait plus de racisme.
    – Ce serait mieux si Maître Coutil passait une journée dans notre classe, si on faisait moins de Picot.
    – Ce serait mieux si on allait à Paris voir la Tour Eiffel.
    – Ce serait mieux si je parlais quand on m’interroge parce que quand on m’interroge, je ne parle pas beaucoup.
    – Ce serait mieux si personne ne se disputait et que tout le monde était amies.
    – Ce serait mieux si on pouvait voler dans les airs et aussi voir à travers les murs comme ça la maîtresse pourrait voir ceux qui font des bêtises. À côté, ce serait mieux si notre mère ne mourrait pas et puis aussi si j’avais tout ce que je voulais.
    – Ce serait mieux si dans ce monde il n’y avait plus jamais de problèmes ou de disputes et mieux encore si on s’acceptait : couleurs de peau ou pas, fille ou garçon.
    – Ce serait mieux si on allait tout le temps au cinéma.
    – Ce serait mieux si un jour un monsieur passait. Il serait au téléphone et dirait : « Bon bébé, je te laisse, je dois travailler ». Et là un monsieur viendrait et dirait : « Mais c’est quoi ce menteur ! Arrête de mentir ! »
    – Ce serait mieux si j’avais une grande maison, on aurait plus d’espace et un grand jardin et si avec mes amies on s’était amusées.
    – Ce serait mieux s’il faisait beau, je veux du soleil !
    – Ce serait mieux si l’école ouvrait à 10h, comme ça on pourrait dormir plus longtemps.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2

    https://seenthis.net/messages/703129 via Pierre Coutil


  • Dans les arrondissements fortunés de Paris, 44,5% des gynécos refusent de soigner les plus démunies | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1520431938-arrondissements-fortunes-paris-445-gynecos-refusent-cmu

    StreetPress a mis en place un petit testing pour connaître le nombre de gynécos qui refusent la complémentaire maladie universelle (CMU) dans les 6,7,8 et 16e arrondissement. Bilan : près de la moitié d’entre eux sont hors-la-loi.

    Ahh les refus de soin… tout un programme ! Je suis déjà allée à la CPAM signaler des médecins qui ont ce genre de pratique et on me répond invariablement « on ne peut rien faire contre ça » sans même relever le nom du médecin en question.
    Souvenir d’un refus de la part d’une kiné dans un quartier chic : « Mais pourquoi vous n’allez pas voir un kiné dans votre quartier ? »
    Ben oui c’est chiant ces pauvres qui restent pas chez eux merde alors !
    #cmu #pauvreté #santé #médecins #refus_de_soin #discriminations

    https://seenthis.net/messages/684545 via ninachani


  • “J’ai peur que…” (Séance d’écriture-flash n°3, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « J’ai peur que… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – J’ai peur que j’aie une mauvaise note à mon évaluation.
    – J’ai peur qu’un jour je me casse une jambe ou un bras.
    – J’ai peur que j’aie des mauvaises notes à l’école parce que mon père me frappe.
    – J’ai peur des araignées. J’ai peur d’aller au collège. J’ai peur des films d’horreur.
    – J’ai peur que ma mère aille à la piscine avec mon père. J’ai peur que la rentrée scolaire soit demain.
    – J’ai peur que la maîtresse me fasse redoubler et aussi que ma mère me gronde à la manière physique quand je vais redoubler. J’ai aussi peur que la maîtresse ne puisse pas venir à l’école parce quelle est malade.
    – J’ai peur que ma meilleure amie me trahisse et qu’elle oublie les promesses qu’on s’est faites.
    – J’ai peur que ma maison brûle, qu’il y ait une guerre en France, que ma famille meure, qu’il y ait des catastrophes climatiques et que l’état de la Terre empire.
    – J’ai peur que quand je vais à l’école il y ait un homme qui me fixe et qui me kidnappe.
    – J’ai peur que.
    – J’ai peur que je déménage et change d’école et que je ne vois plus mes amies et qu’on ne m’accepte pas dans l’autre école.
    – J’ai peur que tu me tapes quand je fais une bêtise. Pourquoi tu me fais ça ? Ma petite sœur me tape et moi je veux me défendre et je la tape et toi tu me grondes.
    – J’ai peur que ma maison brûle et qu’il y ait un monstre sous mon lit qui m’attrape par le pied et qu’il me mange.
    – J’ai peur qu’on me tape. J’ai peur qu’on me crie dessus. J’ai peur qu’on me punisse. J’ai peur que j’aie un mot sur le cahier.
    – J’ai peur que je me retrouve sans famille parce que ma famille m’apporte de la nourriture, des frères et sœurs, le sommeil et plein d’autres choses encore. Elle me fait découvrir des pays et des villes et m’apporte surtout le bonheur.
    – J’ai peur que quelqu’un prenne mon petit copain, que ma famille et moi on soit dans la rue, que je meure bientôt.
    – J’ai peur que ce soit la fin du monde comme ça : boum, de mourir. Mais j’ai peur de partir au collège, dans la cour des grands il y a des harceleurs.
    – J’ai peur que mon père me frappe et me tire les cheveux.
    – J’ai peur que la souris me voit parce que je vais la donner au mammouth. J’ai trop peur du mammouth, mais pas pour de vrai.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #peurs

    https://seenthis.net/messages/681542 via Pierre Coutil


  • “Le problème c’est que…” (Séance d’écriture-flash n°2, CM2)

    Consigne : Je vais tapper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Le problème c’est que… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – Le problème c’est que je suis impatient des vacances.
    – Le problème c’est que je suis amoureux d’une fille et qu’elle ne m’aime pas.
    – Le problème c’est que.
    – Le problème c’est que c’est ton anniversaire et que tu es habillé tout en orange.
    – Le problème c’est que j’arrive pas à travailler en groupe parce que je parle et je me concentre pas.
    – Le problème c’est que je n’ai pas d’idées pour écrire une phrase qui commence par “Le problème c’est que”.
    – Le problème c’est que je n’ai pas d’argent et que je n’ai pas de femme.
    – Le problème c’est que des gens l’aident et lui fait n’importe quoi, il croit que la maîtresse ment, et l’insulte de tout. Au bout d’un moment on peut rien faire et du coup on le sanctionne.
    – Le problème c’est qu’on parle trop. Le problème c’est que je m’ennuie. Le problème c’est qu’il y a trop de problèmes à l’école.
    – Le problème c’est ce qu’on a fait aujourd’hui. Le problème c’est que j’ai jeté un ballon chez le voisin et j’ai cassé la vitre, mon père a crié sur moi et ma mère.
    – Le problème c’est que deux garçons se sont bagarrés pour une fille. Le problème c’est que le petit garçon âgé de 11 ans a donné un coup dans la pomme d’Adam, il est parti à l’hôpital. Le problème c’est que la fille se lève et elle lui donne une grosse claque et elle part en pleurant.
    – Le problème c’est que tu ne m’écoutes pas quand je te dis de ranger ta chambre ou quand je te dis de faire tes devoirs. Et on est quatre dans la famille alors tu vas aller faire l’aspirateur, passer le balaie. Et demain, tu vas aller à l’école. Alors pour moi c’est énervant.
    – Le problème c’est qu’on travaille que du Picot*, c’est nul.
    – Le problème c’est que je n’ai plus de feuilles de classeur et je fais que prendre celles de mes camarades.
    – Le problème c’est que je n’ai pas envie d’avoir de devoirs.
    – Le problème c’est que je ne trouve pas mes chaussures.
    – Le problème c’est qu’on ne peut pas diviser, ni additionner et ni faire une soustraction, c’est ça le problème.
    – Le problème c’est que je veux un lapin mais mes parents ne veulent pas. Un lapin c’est doux et calme, il n’est pas agité et puis c’est mignon, mais le vrai problème c’est qu’il fait des crottes partout.
    – Le problème c’est que.
    – Le problème c’est qu’on ne peut pas faire des divisions et multipliquer par 5. Ok ?

    (* Méthode de Français pour la grammaire/conjugaison/orthographe.)

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #problèmes

    https://seenthis.net/messages/669801 via Pierre Coutil


  • “Chez moi, c’est…” (Séance d’écriture-flash n°1, CM2)

    Consigne : Je vais tapper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Chez moi, c’est… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – Chez moi, c’est toute la cité et chez ma mère.
    – Chez moi, c’est la fête, on s’amuse, on fait la fête et des animations. J’ai invité mes amies et même toute la classe. On mange des gâteaux et d’autres choses. C’est trop bien chez moi.
    – Chez moi, c’est grand : c’est tout comme moi.
    – Chez moi, c’est le bazar et ça pue.
    – Chez moi, c’est grand, joyeux.
    – Chez moi, c’est grand, on s’amuse et il y a une famille. Il y a le père, la mère et trois sœurs qui s’appelle Mounia, Hilma et la petite dernière Maïmouna. Chez moi, personne ne pleure, est triste. Tout le monde est content de vivre et de découvrir des choses extraordinaires.
    – Chez moi, c’est grand. Je vis dans un T3, un appartement à 3 pièces différentes comme le salon, chambre, cuisine, toilettes.
    – Chez moi, c’est les disputes avec ma sœur, un peu avec mes frères.
    – Chez moi, c’est.
    – Chez moi, c’est grand, beau. Il y a un canapé, des choses, cinq chambres, une télévision, des placards, des rideaux.
    – Chez moi, c’est petit comme une souris.
    – Chez moi, c’est la fête, on a beaucoup à manger.
    – Chez moi, c’est Auch, une ville petite.
    – Chez moi, c’est un peu pareil tous les jours : on ne discute pas trop mais on joue.
    – Chez moi, c’est agréable de lire un livre. Il y a un grand jardin et on peut regarder les astres avec le télescope. On peut bien voir les Pyrénées les jours de pluie et le soir le soleil est magnifique. Le garage est très grand et on peut bricoler et jouer.
    – Chez moi, c’est grand et c’est joli.
    – Chez moi, c’est vide.
    – Chez moi, c’est très grand.
    – Chez moi, c’est bien. Je joue avec mon frère ou ma sœur. Je regarde la télé ou je joue toute seule et aussi je travaille mais pas beaucoup.
    – Chez moi, c’est génial, je peux jouer tranquillement.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #habiter #chez_soi #domicile

    https://seenthis.net/messages/669800 via Pierre Coutil


  • Gutenberg et l’avenir de WordPress - WP Channel
    https://wpchannel.com/gutenberg-wordpress-avenir

    Un retour très intéressant d’un développeur Wordpress sur le nouveau projet Gutenberg, qui crée un rupture technologique avec l’écosystème WP.
    Egalement un regard critique sur la manière d’Automattic de gérer l’évolution de WP, et ses rapports avec sa communauté.

    Comme Drupal, Wordpress s’orienterait à partir de la 5.0 sur une approche purement API, avec un site frontal en JS (React et autres), avec tous les problèmes que ça amène : accessibilité, référencement (c’est lié) etc...

    #wordpress #cms

    https://seenthis.net/messages/657314 via nicod_




  • Mavo: A new, approachable way to create Web applications
    https://mavo.io

    Mavo helps you turn your static HTML into reactive web applications without a single line of programming code and no server backend.
    Developed at MIT CSAIL and led by Lea Verou.

    introduction:
    https://www.smashingmagazine.com/2017/05/introducing-mavo

    Ça tue le game du #CMS, ça oblige en tout cas à repenser beaucoup de choses…

    #github #décentralisation #web #content-editable

    https://seenthis.net/messages/599009 via Fil


  • Réactions, mode d’emploi (LeMonde.fr)
    http://lemonde.fr/m-perso/article/2017/03/03/les-commentateurs-du-web-a-confesse_5088871_4497916.html

    La règle

    – Trois réactions pas plus

    Le Monde autorise trois réactions de 500 signes par compte d’abonné derrière chaque article. Cette limitation a été choisie notamment pour bien distinguer les réactions d’une agora philosophique ou d’un bistrot des sports. C’est un espace pour réagir à un article, non pour ouvrir un interminable débat sur un sujet.

    – Pas de propos injurieux

    La charte du Monde interdit les propos injurieux et les réactions sont donc relues par une équipe spécialisée. « Les modérateurs suppriment les messages qu’ils jugent hors sujet, diffamants, insultants, ou s’attaquant de manière violente et injustifiée au travail de notre rédaction ou à d’autres membres », précise la charte. Sur les 657 693 commentaires traités en 2016 sur lemonde.fr, 85 112 (12,9 %) ont été rejetés. Sur la page Facebook principale du Monde, 3 165 386 messages ont été gérés et 592 190 (18,7 %) refusés.

    La pratique

    – Le morcellement

    Certains habitués font de la stratégie. Ils attendent le moment où la discussion est la plus active pour intervenir. Les écureuils gardent toujours une réaction en réserve, pour être certain d’avoir le dernier mot… D’autres, frustrés des 500 signes impartis, morcellent leur réponse dans deux ou trois messages à suivre.

    Il y a une faille dans le système : un bug informatique difficile à régler permet aux contributeurs inscrits avant 2012 de réagir aux réactions des autres, et ce de manière quasi infinie. De nombreux habitués usent et abusent de ce biais du système, créant ainsi des conversations parallèles à l’intérieur d’une réaction dite « racine ». S’ensuivent parfois des échanges à deux interminables et fastidieux entre vieux de la vieille. Ils encombrent l’espace et finissent par agacer les autres, frustrés de n’avoir que leur trois munitions en soute. Jusqu’à ce qu’un modérateur coupe court.

    – L’édulcorant

    Les contributeurs ont en commun d’estimer qu’on laisse dire n’importe quoi… aux autres. Seuls eux sont censurés injustement tandis que le laxisme règne partout. Leur remarquable contribution est stoppée quand ailleurs c’est la cour d’école. L’abonné débouté envoie alors un courriel hurlant aux ciseaux d’Anastasie, au déni démocratique. Il a une haute idée de sa liberté. Les habitués réessayent en édulcorant la première version ou en la postant à une autre heure, espérant que la vigilance sera moindre. Parfois un mail refusé peut être repêché : le contributeur proteste alors que sa réaction est en fait en ligne. Quand la modération tarde, le contributeur impatient renvoie sa réaction qui peut ainsi apparaître deux fois.

    #modération #commentaires #cm

    https://seenthis.net/messages/576593 via tbn


  • The Future of Social Audio is Here, Presenting the Audiogram Generator, by Delaney Simmons, Director of Social Media at WNYC https://medium.com/@WNYC/socialaudio-e648e8a5f2e9

    GitHub - nypublicradio/audiogram: Turn audio into a shareable video https://github.com/labsletemps/audiogram
    https://cloud.githubusercontent.com/assets/2120446/17450988/7e6c4ea2-5b31-11e6-8f90-b32fec6864c3.gif

    Unlike audio, video is a first-class citizen of social media. It’s easy to embed, share, autoplay, or play in a feed, and the major services are likely to improve their video experiences further over time.

    Our solution to this problem at WNYC was this library. Given a piece of audio we want to share on social media, we can generate a video with that audio and some basic accompanying visuals: a waveform of the audio, a theme for the show it comes from, and a caption.

    For more on the backstory behind audiograms, read this post.

    #citation #audio #cm via @booz cc @latrive

    https://seenthis.net/messages/561010 via tbn


  • Pourquoi les commentateurs commentent-ils sur le Web ?
    http://lemonde.fr/big-browser/article/2016/11/30/troller-debattre-ou-se-repeter-pourquoi-commenter-un-article-en-ligne_504099

    A travers un questionnaire rempli par 8 500 personnes, FiveThirtyEight dresse le portrait de ses commentateurs et de leurs motivations, un travail qui ne saurait être représentatif de l’ensemble d’Internet, mais dans lequel on trouve des pistes familières :

    19 % d’entre eux interviennent pour « corriger une erreur ».
    18 % pour « ajouter quelque chose à la conversation ».
    10 % pour « donner leur perspective personnelle ».
    Certains articles déclenchent plus de commentaires que d’autres, et il semble presque impossible, en tout cas empiriquement, de savoir à l’avance si un article va inspirer les commentateurs. FiveThirtyEight a donc demandé aux lecteurs quelles étaient les circonstances dans lesquelles ils avaient le plus de chance de commenter.

    => https://fivethirtyeight.com/features/we-asked-8500-internet-commenters-why-they-do-what-they-do
    [Sont-ce les mêmes qui répondent aux questionnaires sur Internet ?]

    Dans 55 % des cas, c’est quand ils « savent quelque chose sur le sujet qui n’était pas dans l’article », et 41 % lorsqu’ils « s’identifient au sujet abordé ». Sans surprise, les lecteurs ont donc tendance à s’engager dans la « conversation » quand le sujet les concerne ou qu’ils ont l’impression d’avoir quelque chose de nouveau à apporter.

    #commentaires #forum #conversation #CM

    https://seenthis.net/messages/547241 via tbn


  • Les dents, les yeux, les oreilles
    La république sociale (2/4).
    De la Carte santé 54 à la CMU
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-republique-sociale-24-les-dents-les-yeux-les-oreilles-de-la
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/11/2f821133-379a-4724-858e-da296b50dae4/600x337_sante54.jpg

    Un #documentaire de Séverine Liatard et Véronique Samouiloff. A la fin des années 1970, de jeunes médecins, militants du mouvement ATD Quart Monde installent leur cabinet dans une cité HLM de la banlieue de Nancy, Jartom à Tomblaine.

    Très beau documentaire #santé #accès_aux_soins #CMU #pauvreté

    https://seenthis.net/messages/544349 via odilon


  • En stigmatisant les « bénéficiaires » de la #CMUc, la sécu nuit à leur #santé - Le SMG, Syndicat de la Médecine Générale
    http://www.smg-pratiques.info/En-stigmatisant-les-beneficiaires.html

    L’article polémique (1) L114-19 du Code de la sécurité sociale en vigueur depuis le 23/12/2015 (2) est maintenant froidement appliqué (3) : la Sécurité sociale se mobilise pour fouiller, chaque année, les comptes bancaires de 10 % des patients ayant la CMUc (4), notamment à la recherche des solidarités intrafamiliales. La #solidarité ponctuelle des proches étant considérée comme un revenu chez ces patients ayant moins de 720 euros par mois pour vivre (sous le seuil de #pauvreté).

    https://seenthis.net/messages/540685 via Agnès Maillard




  • #Modération : #YouTube encourage les internautes à lui prêter main forte
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/09/21/moderation-youtube-encourage-les-internautes-a-lui-preter-main-forte_5001463

    Parmi les actions valorisées par YouTube, on trouve par exemple la rédaction de sous-titres ou « le partage de connaissances », mais aussi et surtout, le signalement de contenus violant les règles de la plate-forme. Comme Facebook ou Twitter, YouTube modère les contenus après leur publication, qu’il s’agisse de vidéos ou de commentaires. A condition que ceux-ci soient signalés par des internautes. N’importe quel utilisateur peut le faire, mais cette action fera spécifiquement partie des missions des « héros », qui leur permettra de gagner des points. YouTube ne précise pas si les signalements de ses « héros » seront traités différemment des autres par ses équipes de modération.

    #CM #digital_labor #gamification

    https://seenthis.net/messages/526722 via tbn




  • Le non-recours aux « aides » est une conséquence directe de la guerre aux pauvres
    (relevé sur twitter)

    le #non-recours c’est tellement pas de l’aide que vous en êtes à nous forcer. AUTOMATISATION. genre ça « simplifie ». mon cul.
    ça va salement simplifier que je sois d’office affiliée cmu tu vas voir. CONTROLE BANCAIRE. un de plus.
    et à la première merde, pouf pouf COMMUNICATION aux autres services et tout pète. paye ton aide.
    +la cmu condamne direct aux soins publics bas de gamme sois traité comme un chien (et encore mon véto est mieux) et tais toi
    tout ça pour t’ouvrir une magnifique réduction edf qui te fera gagner attation.
    20 euros
    par AN.
    lol
    avec la joie d’être fiché pauvre chez edf qui jusque là l’ignorait, ce qui te permettra d’avoir plus vite le rappel et la coupure \o/
    ce qui te permettra de ne pas pouvoir choisir non plus de payer au réel de ta conso. et non. les pauvres —>prélèvement direct

    vous avez dit aide sociale ? voulez vous qu’on parle de l’aide alimentaire ? c’est TELLEMENT BON. -_-
    zut il y a non recours là aussi. à croire que le pâté bon pour un chat et le sac de riz ogm ça paie pas les loyers

    atta keskona d’autre ? les #transports ? bah ça saute partout. sinon chez moi ça reste je peux demander une gratuité. vu que y’en a pas.
    ô the irony hein. j’ai droit, moi, au bus gratuit. parce que chez moi y’a pas de bus. LOLILOL MUCH ?
    j’ia aussi droit pour la modique somme de 15 euros par an à uen carte de réduc sncf sous réserve des places disponibles
    ya JAMAIS de places dispos tarif pauvre XD c’est facile non ? par contre la sncf a pris ms 15 euros.
    pour le reste de la famille à part nous coûter de la photo d’identité (ça se paie lol) bah ça sert à rien car ALLER OU AVEC QUELLE THUNE ?
    ya pas de trains régionaux ici et même à 50% on va pas aller en vacances, hein. belle AIDE

    catégorie autres aides on a le fonds de solidarité #logement. très rigolol cui là il peut payer ton #chauffage
    si tu fournis un diagnostic énergie de ton logement. LOL. 250 euros. dans ta gueule. ton proprio paiera pas pour toi nan.
    véridique ils me l’ont joué. et alors oui EN THEORIE le diag énergie c’est proprio qui doit faire MAIS comme t’es qu’un pauvre c’est pas fait et comme c’est toi qu’arrive pas à payer ta facture de chauffage tu peux me dire comment tu vas le forcer ? en menaçant de déménager ? LULZ
    le fsl peut aussi couvrir tes loyers de retard. SI ton proprio qui fait déjà jamais une quittance accepte de faire un papier pour certifier
    et bien entendu tu rêves d’aller dire à ton proprio qu’en plus d’être pauvre tu sollicites des aides en plus et qu’il faut son aide.
    enfin bref tu vois le genre d’aide tavu c’est super aidant on est motivés grave ça sera ps du tout pire à la fin

    demain on parlera de l’#aide_juridictionnelle, ce truc sympa qui t’assure d’aller en prison sans jamais voir ton avocat.
    lequel a le droit de chouiner plein les médias, lui, que c’est VRAIMENT PAS ASSEZ PAYE MERDE.
    une pote a perdu la garde de ses enfants comme ça. à l’audience pour la garde l’avocat trop peu payé n’est juste pas venu. COOL
    l’avocat de droite plus honnête qui ne prenait pas l’aide juridictionnelle par contre lui a piqué 3500 euros d’acompte et come après elle avait pas les 9000 qu’il redemandait il a cessé sa défense et lui a pas rendu son fric. HAHAHA. humour de riche.
    moi perso la seule fois où j’ai eu bzoin d’un avocat un vrai j’ai raqué 6500 euros aussi. l’AJ ils te le disent en face : ils bosseront PAS
    à la limite tu peux la demander ça paiera UNE PARTIE de ce qu’ils te demanderont pour bosser pour de vrai. #détournement

    mais les abus des riches ça passe. c’est pareil pour les toubibs d’ailleurs. un dentiste GENTIL te validera ta couronne métal pour la #cmu
    et tu paieras de ta poche le différentiel pour un truc plus valable. #letravailaunoircaypobien
    mais ils sont pas gentils avec tout le monde CAR LA CONFIANCE hein. donc il faut d’abord en chier 10 ans et payer rubis sur ongle.
    ou avoir des parents installés bons payeurs blabla mais là les comme moi sans famille c’est une facilité qu’on n’a pas.
    sinon on a de l’aide vois tu. plein. (non) (en réalité j’étais moins dans la merde au rmi avec un gosse à mes 20 ans que là, même)

    bonus track : pour solliciter les aides sociales la plupart du tmps il te faut avoir un travailleur social (c’est eux qu’ont les formulaires)
    mais lesdits travailleurs sociaux sont peu nombreux et ici si tu es DANS LURGENCE il faut compter 4 semaines pour le rdv à 35km de chez toi
    véridique. or dans l’urgence, 4 semaines c’est plus de temps qu’il n’en faut pour décéder.
    si tu n’es pas dans l’urgence pas connu des services il te faudra attendre minimum 2 mois. souvent 3.
    à ce tarif là attention tu n’as accès qu’à l’assistante sociale DE PORTE. tu vois un physio en boite cékoi ? bah pareil mais en AS
    celle là c’est le pitbull de service elle est là pour te dire d’aller te faire foutre et voir comment ça te fait soit pleurer soit partir
    parce que dans leur logique d’enculés si tu y vas, te faire foutre, c’est que tu pouvais te démerder autrement, donc t’étais UN FRAUDEUR
    c’est gratiné hein.
    si tu rejoues 4 semaines à 3 mois de plus pour ravoir un AUTRE rdv parce que ton pb est toujours là (si t’es pas mort) alors tu es crédible
    tu gagnes donc le droit d’avoir UN TROISIEME rendez vous où on te demandera DU PAPIER PLEIN DE PAPIER
    suite à quoi on se réunira entre soi avec tous nos paquets de pauvres sous forme de papier pour DEPARTAGER qui aura quoi. oui. OUI.
    alors si c’est pour un rsa congrats c’est du droit strict tu vas l’avoir et les emmerdes de flicage avec mais si c’est autre chose
    la commission va décider de combien elle file à qui en fonction du sens du vent à peu près et tu auras en moyenne 50% de ton besoin.
    50% car : au bout de 25 réunionites avec du thé vert et des cupcakes les assistantes sociales arrivent en général à ccette conclusion que
    faute de pouvoir aider tout le monde (lâche une larme) on n’a qu’à faire la moitié pour chacun et ça passe tavu josiane wesh trop bien.
    et alors toi le pauvre ça donne quoi 50% du loyer en retard ? pas grand chose. 50% de la facture ? pas grand chose non plus.
    ça change pas ta procédure d’expulsion ni ta coupure d’énergie. ça résout pas. et tu vas encore pas chier l’autre moitié qui manque.
    "mais ça va pas tu vas pas chier sur l’aide tu crois quoi moi j’ai rien merde espèce d’assisté !"
    un qu’a jamais eu besoin
    stadir que quand t’as pas BESOIN d’aide forcément tu piges pas trop ce que c’est le problème hein.
    imaginons une situation plus parlante. t’es malade tas besoin d’une greffe coeur poumons on te file un coeur et on te dit que c’est bien assez.
    see the point ? bah voilà. le non recours c’est que mort pour mort tu vas pas d’emmerder avec le protocole de demi greffe qui changera rien.
    (sachant qu’il changera AU MIEUX rien, au pire on t’enverra te faire foutre totalement, et ce protocole est contraignant)

    autre exemple : disons que tu as reçu après un prélèvement de déjà 95 euros par mois un rappel edf de 600 euros (exemple réel)
    parce que la super maison qu’on a pourtant visitée pour toi est une merde complète un taudis de pure souche
    et disons que pour ce prix là t’as passé l’hiver à grelotter sans pouvoir chauffer à + de 17 degrés
    avec un bébé de 4 ans malade sous ton toit sinon c’est pas drôle. et tout ça dans la droite ligne d’une série d’épreuves où t’as cru mourir
    et que même un an et demi avant t’a failli mourir pour de vrai tellement c’était bien réel. imaginons t’es elle.
    phase 1 TU PLEURES.
    phase 2 tu appelles #edf et entre 2 sanglots tu demandes qu’on arrête le prélèvement sinon ton compte va etre kéblo et on va tous mourir hin
    edf te dit qu’ils peuvent pas que tu peux juste toi faire opposition. avec frais. évidemment. et qu’ils devront te poursuivre après. NORMAL
    tu appelles ta banque tu fais. tu sais que t’es en train de te prévoir PIRE pour dans pas tard mais lol pas le choix. edf te poursuit direct
    te voilà menacée de coupure partielle ou totale on verra ça dépend. phase 3 tu cherches de l’aide. tu vas à la mairie des fois que.
    on t’explique que LOL tavu le bled tu crois qu’on peut aider des gens non mais tu t’es cru où taggle va ailleurs salut.
    tu viens de gagner le droit que tt le village sache t’es pauvre dans la merde qui paie pas son élec BRAVO
    et qui en plus a l’outrecuidance d’accuser sa proprio parce que logement moisi mais putain ces pauvres ça ose tout hin
    tu demandes kamême de quel service social tu dépends. cette question fait chier le maire. mais il cherche et trouve. tu appelles.
    tu expliques à la pute au tel que OUI CONNASSE CA URGE. elle t’annonce 4 semaines de lai à bled paumé en chef, 30 bornes.
    dans 4 semaines les poursuites pour non paiement d’une somme pareille seront un peu PIRES tu le sais. mais t’as beau pleurer...bref
    tu te dis, on y va au forcing. tu tentes une incruste ds la file des autres nécessiteux ssans rdv un jour où la conne d’AS est pas trop loin
    elle prend ça super mal mais vu que tu pleures elle dit qu’elle comprend et va t’aide. te voilà avec une super aide.....SUSPENSE
    UNE CARTE D ACCES A L EPICERIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ! dis merci ! t’es das l’urgence ou non ? BAH ALORS !
    voilà. et après donc diagnostic énergie needed et finalement tu laisses tomber tu fais autrement tu prend ta merde pleine gueule

    soins dentaires : la cmu si je la demande peut prendre en charge pour l’orthodontie 464 euros par semestre. MAIS. le piège est que c’est un PLAFOND.
    c’est à dire que le praticien ne peut pas facturer plus que 464 euros. point barre. au delà la cmu c ne rembourse plus rien.
    or, un traitement orthodotique c’est 600 à 1200 euros le semestre. là je suis en pas trop cher (pampa oblige) 660 euros le semestre.
    le praticien ne veut pas travailler à 464 euros. tout simplement. donc les cmu il les soigne pas. voilà. et si il les soigne c’est sans cmu
    c’est à dire qu’on n’active pas la cmu c (paperasses) et on se met au remboursement sécu de base soit 193euros le semestre
    et le patient sort le reste de son cul. ou de sa poche. comme il peut. c à peu près le seul accès possible personne taffe à 464 euros
    mais ça fait chier parce que paperasses pour expliquer qu’on souhaite ne pas recourir à la #cmuc. (non recours version pro^^)
    donc globalement si tu dis que t’as la cmu le docteur il veut pas te voir fin des débats ça fait le tri plus vite et moins de papiers.
    du coup si je demande la cmuc je me prends un contrôle social de plus pour au final rien gagner sauf le droit dme faire envoyer paître voilà
    bref j’ai encore vérifié « mes droits » pour conclure que j’en ai pas, lol, ça nous change. et donc pour ton cul l’orthodontie.
    sachant que j’avais fait des devis de mutuelles privées mais c’était pareil à moins de payer plus cher de cotiz que d’ortho ça rembourse pas
    les seuls qui sont gagnants c’est les gens qui ont des contrats mutuelles au taf, là c’est rentable
    au final on demande pas la cmu parce que ça revient strictement au mm que la sécu de base au meilleur des cas.
    au pire ça t’exclut des soins parce que ça impose aux praticiens des tarifs qu’ils refusent de pratiquer, ou alors pire ils te le font payer au sens où ils seront sinon maltraitants au moins pas bienveillants -_-
    tout ça pour gagner le droit que la sécu ait accès à ton compte en banque pour voir si par hasard t’aurais pas de la thune que t’as pas dit
    contrôle qui peut être par la suite transmis à plein d’autres gens qui vont être cap de te dire que t’as acheté un slip de trop, etc.
    bref, les #sévices_sociaux moins on les voit plus on a l’air d’aller bien sans eux mieux on se porte. d’où le non recours.

    la masse des pauvres augmente beaucoup donc le non recours a tendance à baisser statistiquement ou à stagner et ils se félicitent (lol)
    en réalité les pauvres chevronnés comme moi on sait et on les évite sciemment volontairement c’est juste les noobs qui recourent^^
    ils ont pas encore pigé le game du coup ils pensent que cétrobien les aides. dans 10 ans on en reparle. ils vont piger. on a tous pigé. XD
    c’est un peu pareil que les démarches actives auprès de popol. les noobs oui. les vieux dla vieille, nan. vous verrez quand vous y serez^^
    on apprend à se méfier et à rester sagement pauvre avec le minimum de besoins. l’aide sociale est un champ de mine. signé la pro gamer.

    #flicage #sécurité_sociale #guerre_aux_pauvres #métropolisation #périphéries

    http://seenthis.net/messages/478106 via koldobika