• Au Liban, les femmes réclament leurs droits - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/141119/au-liban-les-femmes-reclament-leurs-droits
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/11/13/des-manifestantes-places-al-nour-a-tripoli-justine-babin.jpg

    « Alors que la place de la femme dans la société libanaise a beaucoup évolué ces dernières années, la loi n’a pas suivi », explique ainsi Joumana Abourouss Moufarrège. Ces lois discriminatoires sont dénoncées dans les cortèges. « J’ai personnellement la chance de ne pas en souffrir au quotidien. Mais il ne faut plus que ce soit une chance, il faut que ce soit la norme », explique Mireille, une manifestante.

    Le #Liban se classe en effet 140e sur les 149 pays répertoriés par le Global Gender Gap Report du Forum économique mondial, un outil mesurant la parité des genres dans l’économie, l’éducation, la santé et la politique. « Cette révolution fait entendre haut et fort la voix des #femmes, nombreuses sont celles qui ne peuvent pas jouir de leurs droits fondamentaux », dénonce une manifestante.

    #contestation

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  • #Crises sociales, crises démocratiques, crise du #néolibéralisme
    21 OCTOBRE 2019
    PAR #ROMARIC #GODIN

    Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des #inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la #contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre #crise et ouvre la porte à l’affrontement.

    Les militaires dans les rues de Santiago du #Chili, la place Urquinaona de #Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de #Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’#émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en #Équateur, en #Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en #Irak, en #Égypte, en #Indonésie, à #Hong_Kong, en #Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des #gilets_jaunes en France.

    Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’#Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des #révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

    Le néolibéralisme veut vivre et aggrave sa propre crise

    Ce lien pourrait bien se trouver dans la grande crise dans laquelle le monde est entré en 2007-2008. Au-delà de ce qu’en retiennent la plupart des observateurs, le « grand krach » qui a suivi la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, cette crise est bien plus profonde et elle s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Car ce n’est pas une simple crise financière ou économique, c’est la crise d’un mode de gestion du capitalisme, le néolibéralisme, qui se fonde sur la mise au service du capital de l’État, la financiarisation de l’économie et la marchandisation de la société.

    Comme celle des années 1930 ou 1970, la crise actuelle remet en cause profondément le fonctionnement contemporain du capitalisme. Ces crises sont souvent longues et accompagnées de périodes de troubles. Comme l’a montré l’historien Adam Tooze dans Le Déluge (Les Belles Lettres, 2015), la crise de 1929 n’est pas le début d’une perturbation du capitalisme, laquelle a commencé pendant la Première Guerre mondiale et n’a réellement trouvé son issue qu’après cette Grande Guerre. Quant au néolibéralisme, il ne s’est imposé que dans les années 1990, vingt ans après le début de la crise de l’ancien paradigme.

    Aujourd’hui encore, la crise est longue et s’approfondit à mesure que le néolibéralisme se débat pour ne pas mourir. Or en voulant survivre, il pousse le monde dans l’abîme. Car, certes, le néolibéralisme a survécu au choc de 2008 et il a même pu revenir après 2010 pour proposer comme solutions au monde l’austérité budgétaire et les « réformes structurelles » visant à détruire les protections des travailleurs et des plus fragiles. Mais en cherchant à rester dominant, le néolibéralisme a encore approfondi sa propre crise.

    Le premier salut de ce système économique mondial a été en effet une fuite en avant dans la croissance menée principalement par un régime chinois soucieux de continuer à alimenter la demande occidentale, dont vit son système économique. Et cette fuite en avant s’est traduite par une surproduction industrielle inouïe qui n’est pas pour rien dans la dégradation brutale de la situation climatique actuelle. Quelques chiffres le prouveront aisément. La Chine produit en deux ans plus d’acier que le Royaume-Uni, qui fut longtemps le premier producteur mondial, en 150 ans et plus de ciment que les États-Unis au cours de tout le XXe siècle. Cette stratégie a échoué. Elle a conduit à un ajustement de l’économie chinoise qui a frappé directement ses fournisseurs émergents, du Brésil à l’Argentine en passant par l’Équateur et le Venezuela. Tous ont vu disparaître la manne des matières premières et ont dû ajuster leurs politiques.

    L’autre moteur de la sauvegarde du néolibéralisme a été la politique monétaire conçue comme un moyen d’éviter toute relance budgétaire dans les pays occidentaux, mais qui, en réalité, n’est parvenue à sauver que le secteur financier et les grands groupes multinationaux. Ce plan de sauvetage du néolibéralisme a profondément échoué. La croissance mondiale n’a pas redécollé et la productivité est au plus bas malgré la « révolution technologique ». Le secteur privé investit trop peu et souvent mal. Depuis quelques mois, l’économie mondiale est entrée dans une phase de nouveau ralentissement.

    Dans ces conditions, l’application continuelle des réformes néolibérales pour sauvegarder les marges des entreprises et les revenus des plus riches a eu également un effet aggravant. On l’a vu : les profits sont mal ou peu investis, la productivité ne cesse de ralentir et la richesse à partager est donc moins abondante. Mais puisque, pour réagir à ce ralentissement, on donne encore la priorité aux riches et aux entreprises, donc à ceux qui investissent mal ou peu, alors les inégalités se creusent encore plus. Dans cette logique, dès qu’un ajustement doit avoir lieu, on réclame aux plus modestes une part d’effort plus importante : par une taxe proportionnelle comme celle sur les appels Whatsapp au Liban, par la fin des subventions pour les carburants en Équateur ou en Haïti ou encore par la hausse du prix des transports publics au Chili. Toutes ces mesures touchent de plein fouet les besoins des populations pour travailler et générer des revenus.

    Quand bien même le différentiel de croissance rapprocherait les économies émergentes de celles de pays dits plus avancés et ainsi réduirait les inégalités au niveau mondial, dans tous les pays, les inégalités nationales se creusent plus que jamais. C’était le constat que faisait l’économiste Branko Milanović dans Inégalités Mondiales (2016, traduit par La Découverte en 2018) qui y voyait un retour de la question des classes sociales. C’est donc bien à un retour de la lutte de classes que l’on assiste au niveau mondial.

    Longtemps, on a pensé que la critique du néolibéralisme était un « privilège de riches », réservée aux pays les plus avancés qui ne connaissaient pas les bienfaits de ce système. D’une certaine façon, la hausse des inégalités était le prix à payer pour le développement. Et il fallait l’accepter au nom de ces populations que l’on sortait de la misère. Mais ce discours ne peut plus fonctionner désormais et c’est la nouveauté de la situation actuelle. La contestation atteint les pays émergents. Le coup d’envoi avait été donné dès 2013 au Brésil, juste après le retournement du marché des matières premières, avec un mouvement social inédit contre les mesures de Dilma Rousseff prévoyant une hausse du prix des transports publics. Désormais, la vague s’intensifie et touche des pays qui, comme le Chili, ont longtemps été présentés par les institutions internationales comme des exemples de réussite et de stabilité.

    Dans ces pays émergents, le ressort du néolibéralisme s’est aussi brisé. Son besoin de croissance et de concurrence le mène dans l’impasse : alors que la croissance est moins forte, la réalité des inégalités apparaît tandis que les hausses passées du niveau de vie font perdre de la compétitivité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Le mirage d’un rattrapage des niveaux de vie avec les pays les plus avancés, la grande promesse néolibérale, disparaît avec les mesures déjà citées. Aucune solution n’est proposée à ces populations autre qu’une nouvelle paupérisation.

    Le retour de la question sociale

    Mais le néolibéralisme n’en a que faire. Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, il s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement », la courbe de Laffer ou encore le « théorème de Coase » voulant que les questions de justice distributive doivent être séparées de la réalité économique. Il le fait grâce à un autre de ses traits saillants : « l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot devenu célèbre d’Emmanuel Macron, de ses « passions tristes ». Mais cet enfermement est de moins en moins possible alors que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’exacerbe. Après cinq décennies de démocratie encadrée, les populations réclament que l’on prenne en compte leurs urgences et non plus celles des « marchés » ou des « investisseurs ».

    La crise actuelle du néolibéralisme a donc trois faces : une crise écologique, une crise sociale et une crise démocratique. Le système économique actuel est incapable de répondre à ce qui devient trois exigences profondes. Face à l’urgence écologique, il propose de répondre par les marchés et la répression fiscale de la consommation des plus faibles. Face à l’urgence sociale et démocratique, la réponse est l’indifférence. Car en réalité, répondre à ces demandes supposerait un changement profond de paradigme économique.

    Investir pour le climat supposerait ainsi de réorienter entièrement les investissements et de ne plus fonder l’économie uniquement sur une croissance tirée par les bulles immobilières et financières. Cela supposerait donc une remise à plat complète du système de création monétaire, ce qui est en germe dans le Green New Deal proposé aux États-Unis et qui effraie tant les économistes néolibéraux. Car, dès lors, la transition climatique ne se fera plus contre les classes sociales fragilisées mais avec elles. En assurant une redistribution massive des ressources au détriment des plus riches, on donnera ainsi aux classes les plus modestes les moyens de vivre mieux sans détruire la planète. Enfin, une association plus étroite des populations aux décisions permettrait de contrôler que ces dernières ne se font pas pour l’avantage des plus riches et du capital, mais bien de l’intérêt commun. Or, c’est précisément ce que le néolibéralisme a toujours rejeté : cette capacité de la démocratie à « changer la donne » économique. Précisément ce dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Autrement dit : ces trois urgences et ces trois exigences sont profondément liées. Reposer la question sociale, c’est nécessairement aujourd’hui poser une question démocratique et écologique. Mais comme ce changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin. C’est ce qui est sur le point de se cristalliser aujourd’hui. Selon les régions, les priorités peuvent être différentes, mais c’est bien un même système qui est remis en cause, ce néolibéralisme global. Au reste, tous les mouvements connaissent une évolution où la question démocratique et sociale se retrouve, parfois avec des préoccupations écologiques conscientes. Partout, donc, la contestation est profonde et touche au système économique, social et politique.

    Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 19 octobre, on voit des policiers espagnols frappant les manifestants indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone. Sur le mur, un graffiti en catalan se détache : « aço és llutta de classe », « ceci est une lutte de classe ». Derrière la question nationale catalane s’est toujours placée la revendication d’une société plus juste et redistributive. Lorsque frappe la répression, cette réalité reprend le dessus. La volonté de reprendre le contrôle démocratique en Catalogne traduit aussi des priorités sociales et écologiques (un des condamnés par la justice espagnol, Raül Romeva, a été un élu écologiste avant de rejoindre le mouvement indépendantiste).

    En France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas arrêté à une simple « jacquerie fiscale » et la fin de la hausse de la taxe carbone n’a pas mis fin au mouvement. Ce dernier a remis en cause la pratique démocratique du pays et la politique anti-redistributive du gouvernement et le mouvement a même rejoint les mouvements écologistes, comme l’a montré l’occupation d’Italie 2 début octobre. Les angoisses de « fin du mois » et de « fin du monde » commencent à converger. En Équateur, la situation est assez comparable : la lutte contre la fin des subventions à l’essence a permis de mettre en avant l’ampleur des inégalités touchant les populations autochtones, lesquelles sont depuis des années en révolte contre la logique extractiviste de gouvernements à la recherche de dollars.

    Au Liban, où sept personnes détiennent l’équivalent d’un quart du PIB, le rejet du plan de « réformes » prévoyant taxes pour les plus pauvres et privatisations s’est aussi accompagné d’un rejet du gouvernement qui, pourtant, regroupe l’essentiel des partis du pays. Ce lien entre mouvement social et démocratisation est également évident au Chili. À Hong Kong, la contestation démocratique contre un régime chinois qui cherche à tout prix à cacher la crise de son modèle économique a pris un tournant social évident.

    Cette crise n’est qu’un début. Rien ne permet d’espérer que cette crise néolibérale se règle rapidement, bien au contraire. Aux pressions sociales vont s’ajouter les catastrophes climatiques à répétition, comme celles qu’ont connues les Caraïbes depuis quelques années, qui ne feront que dégrader les conditions sociales. Surtout, les États semblent incapables de trouver d’autres solutions que celles issues du bréviaire néolibéral. Certes, en Équateur ou au Liban, les manifestants ont obtenu satisfaction avec le retrait des projets contestés. Au Liban, une mesure redistributive, une taxe sur les bénéfices bancaires a même été accordée. Mais ces victoires sont fragiles et, comme on l’a vu, elles n’épuisent ni les problèmes sous-jacents, ni les revendications démocratiques.

    Confronté à ce conflit permanent et à la contestation de son efficacité, le néolibéralisme pourrait alors se durcir et se réfugier derrière la « violence légitime » de l’État pour survivre. Comme Emmanuel Macron en France qui justifie toutes les violences policières, Pedro Sánchez en Espagne, qui n’a visité que des policiers blessés à Barcelone ce 21 octobre ou Sebastián Piñera, le président chilien invité du G7 de Biarritz en septembre, qui a fait ses annonces sous le regard de militaires comme jadis Augusto Pinochet… Ce dernier a ouvertement déclaré : « Nous sommes en guerre », à propos des manifestants. La guerre sociale devient donc mondiale et elle implique le néolibéralisme et ses défenseurs contre ses opposants.

    Devant la violence de cette guerre et l’incapacité des gouvernants à dépasser le néolibéralisme, on assisterait alors à une convergence du néolibéralisme, autrement dit de la défense étatique des intérêts du capital, avec les mouvements néofascistes et nationalistes, comme cela est le cas depuis longtemps déjà dans les anciens pays de l’Est ou, plus récemment, dans les pays anglophones, mais aussi désormais en Inde et en Chine. Le besoin de stabilité dont le capital a si impérieusement besoin ne pourrait alors être acquis que par une « militarisation » de la société qui accompagnerait sa marchandisation. Le néolibéralisme a prouvé qu’il n’était pas incompatible avec cette évolution : son laboratoire a été… le Chili de Pinochet, un pays alors verrouillé pour les libertés, mais fort ouvert aux capitaux étrangers. Ce retour de l’histoire pourrait être un présage sinistre qui appelle désormais à une réflexion urgente sur la construction d’une alternative sociale, écologique et démocratique.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/211019/crises-sociales-crises-democratiques-crise-du-neoliberalisme?onglet=full

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  • Semaine internationale de la rébellion
    Face au militantisme, “nous sommes revenus à un système de répression des années 1960 et 1970”

    Lycéens fichés S, écolos entendus par la police, Gilets jaunes renvoyés en correctionnelle : Vanessa Codaccioni explique comment l’#antiterrorisme a contaminé l’appareil répressif. Et comment la France a fait un bond de 40 ans en arrière.

    La chercheuse en sciences politiques Vanessa Codaccioni s’inquiète de la #criminalisation croissante du #militantisme. En refusant la #politisation des mouvements de #contestation, le pouvoir va jusqu’à les assimiler à du #terrorisme. Suite et fin de notre série d’articles consacrée à la Semaine internationale de la rébellion qui se déroule du 12 au 19 avril.

    https://www.telerama.fr/idees/face-au-militantisme,-nous-sommes-revenus-a-un-systeme-de-repression-des-an
    https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/000_1ba0kc_0.jpg?itok=Qji5xpGZ&sc=7692dcb74477c2fc44d2db83b7685107
    illustration photo : Abdulmonam Eassa/AFP : Manifestation des Gilets jaunes, à Paris, le 1er décembre 2018.

    En quatre mois de mobilisation des Gilets jaunes, 8 645 personnes ont été placées en garde à vue, 2 000 ont été condamnées, et 1 800 sont en attente de jugement. A titre de comparaison, environ 11 000 individus avaient été arrêtés pendant les grèves de mineurs sous Thatcher entre 1984 et 1985. Ce qui est inédit, c’est ce niveau de contestation politique, ou la vigueur de la punition ?

    /.../

    ++ SEMAINE DE LA REBELLION, MODE D’EMPLOI
    C’est quoi : la Semaine internationale de la rébellion a été lancée par Extinction Rebellion, https://extinctionrebellion.fr, un mouvement né en Angleterre en octobre 2018 et qui depuis essaime dans de nombreux pays – parmi lesquels la France, l’Italie, l’Allemagne et les Etats-Unis. L’idée : mener des actions de #désobéissance civile non-violente afin d’intensifier la protestation contre l’inaction politique en matière de lutte contre le changement climatique et la disparition des espèces. D’autres organisations environnementales ont annoncé qu’elles participeraient à cette semaine internationale de la rébellion.
    C’est quand : la semaine internationale de la rébellion se déroule du 12 au 19 avril.
    Quelles actions : Impossible de tenir un agenda précis. Car si certains collectifs communiquent depuis plusieurs semaines sur leurs prochaines actions pour s’assurer une médiatisation maximale, d’autres cultivent au contraire le secret, afin d’amplifier l’effet de surprise.
    En France, citons une « action contre l’industrie du textile et la fast fashion » menée par #Extinction #Rebellion, qui s’est déroulée le vendredi 12 avril. Et « bloquons la République des pollueurs », une action en Ile-de-France organisée par les Amis de la Terre, ANV-COP21 et Greenpeace. Des actions de « swarming » (blocages éphémères de la circulation) sont annoncées à travers le monde…
    Marc Belpois

    https://extinctionrebellion.fr/assets/img/bando/xr-brand3.png

    #répression

    https://seenthis.net/messages/775805 via ¿’ ValK.



  • 40 ans de slogans féministes
    http://www.hobo-diffusion.com/catalogue/1560/40-ans-de-slogans-feministes-racine-de-ixe

    Les quelque 600 #slogans ici rassemblés tracent le fil rouge des #combats_féministes en France entre 1970 et 2010. Paroles vivantes scandées, criées, chantées dans les manifestations, ces “mots de désordre” témoignent de la créativité sans cesse renouvelée des innombrables actrices d’une histoire collective. Ils restituent la spécificité de la culture militante du Mouvement de #libération des #femmes, l’inventivité et l’impertinent brassage des traditions de lutte qui furent d’emblée sa marque de fabrique.La centaine de photos qui rythme les textes présente les multiples facettes de cette #contestation ludique et déterminée, réimaginée de manif en manif par celles qui descendent dans la rue revendiquer leurs #droits et clamer leur #liberté.

    #féminisme #mlf

    https://seenthis.net/messages/740884 via odilon


  • « Gilets jaunes », un peuple qui vient  ? Par Patrick Cingolani — 20 novembre 2018 à 12:13

    On aura beau dénoncer la dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, c’est bien l’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches qui est l’objet central de cette contestation.

    Le mouvement des « gilets jaunes » ­demande de réfléchir sur la précarité et sur un processus de précarisation qui fait plus écho à la lutte de la jeunesse contre la loi travail qu’aux manifestations antiparlementaires des droites dans l’histoire nationale. Il appartient à ces mouvements qui, ­depuis 1995, sont préoccupés par une insécurité ­sociale de plus en plus endémique et qui par contrecoup, comme en 1995, sont composés de gens qui se soucient tout autant de leur sort que de celui de leurs proches, enfants ou petits-enfants, qui souvent ne peuvent vivre sans leurs aides. On aura beau dénoncer la ­dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, il s’inquiète bien de l’avenir et ne fait que le questionner autrement que ne le font d’autres. Si la jeunesse scolarisée et étudiante confrontée à des transitions professionnelles de plus en plus longues, faites de petits boulots, de travail gratuit, d’espoir frustrés, se préoccupait de son avenir, ce mouvement s’inscrit dans la configuration des sociabilités populaires et des ­solidarités de phratrie, de voisinage et de quartier d’une société française traversée par les inégalités de territoire et où l’on s’alarme de tel voisin chômeur, de telle famille appauvrie, autant que de la fille ou du fils qui n’ar­rive pas à joindre les deux bouts.

    Cette précarisation, cette précarité diffuse sont des expériences endémiques ressenties par les foyers et par leurs réseaux familiers. C’est l’incertitude des emplois, des petits boulots, de l’intérim, quand ce n’est pas du chômage ; les difficultés pour se loger et les fins de mois difficiles, « parce qu’on paie les taxes et que l’on n’a pas droit aux aides ».

    C’est la vie chère et la lésine qui ronge le ­revenu des ménages parce que le salaire n’augmente pas, c’est la maison achetée à crédit que l’on arrive plus à payer, c’est fina­lement le coût des ­dépenses de carburant sur le budget. Car la « fracture sociale » d’hier est aussi devenue une fracture territoriale, non seulement parce que de nombreux ménages modestes vivent à l’écart des grandes métropoles technolo­giques et tertiaires, ne jouissant ni de leurs bassins d’emplois ni de leurs réseaux de transports en commun, mais parce que, pour des raisons économiques, ils ont préféré s’installer dans les zones périurbaines où la vie était moins chère et le logement plus acces­sible, même si parfois l’emploi y était plus rare. Une voiture, voire selon les milieux deux voitures, avec ce que cela suppose comme frais, sont devenus des moyens nécessaires pour ces foyers dont chacun des conjoints doit faire plusieurs dizaines de kilomètres pour rejoindre son lieu de travail, mais aussi les centres commerciaux d’un espace qui s’est progressivement vidé de ses commerces de proximité, notamment à mesure du dumping ravageur de ces mêmes grandes surfaces.

    Besoin d’intégrer le social à l’environne­mental

    Ce n’est pas en ironisant sur ces défilés de ­voitures tonitruantes dans les agglomérations, et sur la résistance contre les taxes sur le carburant, dans un contexte de gravité de la crise environnementale, que l’on renverra ce mouvement à l’arriération. Voilà plus d’un demi-siècle que les impasses de la civilisation de la voiture ont été dénoncées. Qu’est-ce qui a été fait ? Croit-on vraiment que des taxes dont on ne sait pas exactement quels budgets elles abondent suffiront à régler une crise ­environnementale dont le président d’une des nations les plus puissantes nie encore avec outrance l’existence ?

    Que cette machine – l’automobile – qui a hanté l’imaginaire du XXe siècle puisse être encore un moyen de socialisation, et que la mécanique puisse être une activité constituante de certaines sociabilités des cités et des quartiers, qui peut s’en étonner, compte tenu de la profondeur historique et du ­caractère populaire de ce moyen technique ? Qui sont ceux, au demeurant, qui tout au long du siècle précédent ont construit des voitures, sinon les ouvriers ? Le problème n’est pas là. Il est dans la difficulté que nous avons à associer la question sociale et la question environnementale. Il est dans le ­besoin d’intégrer le social à l’environne­mental et dans un imaginaire du lien producteur d’expériences alternatives au regard des modèles contemporains.

    Mais cette double question, qui associe crise écologique et crise de civilisation, et dont l’élite dirigeante ne saurait être à la hauteur, ne peut trouver d’issue que dans un sursaut de la revendication égalitaire. L’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches, qui en dernier ressort est ­l’objet central de ce mouvement des « gilets jaunes », en lutte contre le mépris d’en haut. L’égalité démocratique dans des modalités de mobilisation et de décision qui prennent effectivement en compte l’avis des citoyens sur les questions écologiques plutôt que de laisser celles-ci à l’arbitraire de décisions technocratiques. Une égalité quant aux ini­tiatives ­sociétales, qui fasse droit aux formes expérimentales de vie sociale et environnementale qui naissent ici et là. On ne se sortira pas de la crise civilisationnelle face à laquelle nous sommes par la verticalité du pouvoir. C’est, au demeurant, moins d’une pensée de la prise du pouvoir que de l’horizontalité de la politique égalitaire dont nous avons aujourd’hui besoin.

    Mouvement éruptif

    On aura beau pointer le caractère conservateur, voire réactionnaire de certains acteurs de ce mouvement, il s’agit de comprendre ­politiquement sa polysémie et les diverses ­dimensions de la révolte dans une politique de la précarité qui ne peut être qu’une poli­tique d’alliance, de convergence et d’hori­zontalité. A tout le moins, plutôt que de ­bouder ce mouvement éruptif, il s’agit de l’éprouver dans sa teneur et dans sa portée. Dans la ­dynamique des mouvements sociaux de ces dernières années, de la lutte contre la loi travail aux occupations de la place de la Répu­blique, qui ont constamment conjoint social et démocratique, on pourrait dire que ce mouvement pose pour la première fois, mais comme à l’envers, la question sociale et celle de l’environnement. Le moment est en ce sens sinon décisif du moins important et ne doit pas être perdu dans la reconduction de contradictions et de divisions qui devraient être surmontées : ­entre métropoles et périphéries, entre villes et campagnes, entre les luttes pour la liberté des styles de vie et les luttes sociales, entre classes populaires et classes moyennes, etc. Si le mot « peuple » a encore un sens, ce n’est pas seulement dans son surgissement événe­mentiel, mais surtout dans sa capacité à dire le rassemblement.

    Patrick Cingolani professeur de sociologie, Laboratoire de changement social et politique université Paris-Diderot

    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/20/gilets-jaunes-un-peuple-qui-vient_1693139

    #giletsjaunes » #peuple #mouvement #écologie #égalité #contestation #précarité #loi_travail #insécurité_sociale #territoire #emploi #chômage #taxes #vie_chère #salaire #carburant #fracture_sociale #fracture_territoriale #métropoles #périurbain #voiture #automobile #horizontalité #alliances #convergence #périphérie

    https://seenthis.net/messages/737358 via kaparia


  • La #loi sécuritaire, le bruit des bottes et le silence des pantoufles | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/10/05/la-loi-securitaire-le-bruit-des-bottes-et-le-silence-des-pantoufles
    https://neewram.files.wordpress.com/2017/10/marwen-belkaid.png

    On se rappelle que l’état d’urgence avait été utilisé pour réprimer des #contestations sociales ou écologistes. Rien ne nous dit que ce nouvel arsenal législatif liberticide ne sera pas utilisé à nouveau contre les opposants politiques et contre la rue ainsi que la caste appelle dédaigneusement les mobilisations sociales du haut de sa #démophobie patente. Nombreux sont pourtant ceux à accepter ce #totalitarisme doux qui s’annonce au prétexte qu’ils n’auraient rien à se reprocher. Les mêmes expliquent que si l’on n’a rien à se reprocher l’on n’a rien à craindre de ces lois liberticides mais défendre les libertés des gens qui nous ressemblent ça n’est pas défendre la liberté, simplement ses petits intérêts. Au-delà de ça, l’état d’urgence a montré à quel point ces pratiques se passant de l’autorisation judiciaire étaient bien plus présentes pour persécuter qu’autre chose. Sur les près de 6000 perquisitions administratives (qu’il faudra désormais appeler « visites domiciliaires », une pratique que n’aurait pas renié le novlangue orwellien), seulement 20 personnes ont été mises en examen pour un lien quelconque avec le #terrorisme. 99,7% des perquisitions administratives étaient donc abusives et ont sans doute créé ou renforcé une défiance à l’égard de l’Etat. Parce que c’est là l’un des points les plus dramatiques de cette frénésie #sécuritaire : elle ne fait que renforcer la défiance voire la haine que certains peuvent avoir envers l’Etat et elle peut même créer cette défiance chez des personnes qui étaient à mille lieues d’un tel ressentiment. Même d’un point de vue pratique, ces mesures sont absurdes.

    https://seenthis.net/messages/635280 via Agnès Maillard


  • Au #Maroc, le « Hirak » des manifestants de la région du #Rif gagne tout le royaume
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130617/au-maroc-le-hirak-des-manifestants-de-la-region-du-rif-gagne-tout-le-royau

    Nasser Zefzafi, leader de la contestation du Rif arrêté le 29 mai 2017 à #Al_Hoceima pour « atteinte à la sûreté de l’État ». © Mohamed Drissi Kamili/Le Desk Alors qu’Emmanuel Macron se rend au Maroc, Al Hoceima, chef-lieu du Rif, région enclavée du nord marocain, est depuis des mois l’épicentre d’une #contestation_sociale sans précédent depuis l’intronisation de #Mohammed_VI en 1999. Le mouvement « Hirak » a fait tache d’huile, révélant une profonde crise de confiance envers l’État. En cause, les promesses de développement non tenues et les espoirs déçus du printemps arabe.

    #International #printemps_arabes #« Hirak »


  • Travail dominical : une fois le principe accepté, on baisse les salaires - Force Ouvrière
    http://www.force-ouvriere.fr/travail-dominical-une-fois-le-principe-accepte-on-baisse-les
    http://www.force-ouvriere.fr/local/cache-gd2/34c0a4fc4eb72eb455471c41ac48cef8.ts1489071578.jpg

    "#Travail #dominical : une fois le principe accepté, on baisse les salaires❞

    Finies les #rémunérations payées triples pour les #salariés travaillant le dimanche chez #Bricorama. La #direction de l’enseigne a annoncé qu’elle baisserait la majoration appliquée aux rémunérations dominicales.

    Une décision qui n’étonne guère Denis Da Cruz, représentant #syndical chez Bricorama. « En 2011, la direction de Bricorama France a proposé aux salariés des rémunérations triples assorties d’un jour de congé pour venir travailler le dimanche, se souvient le représentant syndical. Nous, on a tout de suite compris qu’elle cherchait à avoir les salariés de son côté. »

    Une #opinion #publique à séduire

    Ce triplement de #salaire a également servi d’argumentaire pour soutenir l’ouverture dominicale auprès de l’opinion publique. Car, le #travail du dimanche fait partie de ces sujets pour lesquels les individus entrent en #conflit avec eux-mêmes selon qu’ils se considèrent #consommateurs ou #travailleurs. Les #sondages à l’époque avaient montré que si les Français étaient plutôt favorables à la possibilité de faire leurs courses le #dimanche, ils étaient toutefois peu enclins à sacrifier leur vie familiale en venant travailler ce jour-là.

    #Lobbying et ouvertures #illégales

    On se souvient du mouvement autour du travail dominical qui avait agité les #magasins de #bricolage en 2014-2015. Des opérations spectaculaires, de lobbying, de #contestation, d’infraction au repos dominical et de procès, orchestrées par les principales enseignes (#Leroy-Merlin et #Castorama d’une part et Bricorama d’autre part) avaient abouti à la #loi #Macron. La loi d’août 2015 a élargi les dérogations et fait passer le nombre d’ouverture autorisées par les #maires de cinq dimanches par an à douze.

    Déjà à l’époque, Force Ouvrière refusait de déroger au principe du repos dominical. Pour la fédération de commerce de #FO, le recours au travail du dimanche doit rester exceptionnel et ne concerner que les secteurs où cela est réellement nécessaire.

    « Maintenant que le travail du dimanche a été banalisé, prévient Christophe Le Comte, secrétaire fédéral de FO #Commerce, les #employeurs vont rogner les compensations. Les salariés ne percevront plus que 10 à 20 % de salaire en plus comme c’est le cas dans la sécurité et la propreté, voire plus rien du tout en plus comme dans le milieu hospitalier. »

    Les nouveaux embauchés moins payés

    Côté Bricorama, comme le triplement de salaire était lié à une décision unilatérale de l’employeur, difficile pour les salariés contester cette volonté d’appliquer l’accord de branche qui prévoit un salaire moindre (salaire double au lieu de triple).

    La direction de Bricorama a annoncé qu’elle maintiendrait pendant un an le niveau de salaire actuel en compensant avec une prime. Mais à compter du 1er mai les nouveaux embauchés ne bénéficieront pas de ce dispositif.

    La direction a justifié la baisse de la compensation par le climat concurrentiel qui règne dans le secteur, notamment avec Leroy Merlin et Castorama. Mais ces enseignes appliquent des compensations salariales de 150 %. En descendant à 100 %, Bricorama se place en deçà des salaires proposés par ses concurrents. Un effet boule de neige pourrait donc bien se produire.

    La décision du magasin de bricolage concerne les trente magasins d’Ile-de-France et certains situés en province. Entre 800 et 1000 personnes verront leur rémunération dominicale diminuée d’un tiers. « En 2011, on n’avait pas arrêté de dire aux salariés que le travail dominical allait être banalisé, tempête Denis Da Cruz. Aujourd’hui, on y est. »


  • Dozens shot dead in anti-government protests across Ethiopia says opposition
    http://www.farmlandgrab.org/post/view/26418-dozens-shot-dead-in-anti-government-protests-across-ethiopia-say
    http://farmlandgrab.org//uploads/images/photos/10726/large_meskel-square.jpg?1470757724

    Dozens of people were shot dead by security forces in protests across Ethiopia’s Oromiya and Amhara regions at the weekend, residents and opposition officials have said.

    Unrest flared in Oromiya for several months until early this year over plans to allocate farmland surrounding the regional capital for development. Authorities scrapped the scheme in January, but protests flared again over the continued detention of opposition demonstrators.

    At the weekend, protesters chanted anti-government slogans and waved dissident flags. Some demanded the release of jailed opposition politicians.

    “So far, we have compiled a list of 33 protesters killed by armed security forces that included police and soldiers but I am very sure the list will grow,” Mulatu Gemechu, deputy chairman of the opposition Oromo Federalist Congress, said.

    #éthiopie #répression #contestation #terres

    https://seenthis.net/messages/515092 via odilon


  • Le poing levé face à 300 néo-nazis - Tetue.net
    http://www.tetue.net/le-poing-leve-face-a-300-neo-nazis

    Elle se trouvait sur le trajet d’un cortège de néo-nazis. Elle a silencieusement levé le poing face à eux, s’opposant à leur avancée, devenant tout à coup un symbole de la protestation pacifique contre le racisme

    http://www.tetue.net/IMG/jpg/brave-woman-stands-300-nazis-20160503.jpg

    #racisme #contestation

    http://seenthis.net/messages/485903 via tetue.net


  • Le satrape de Cisjordanie, Mahmoud Abbas, et ses nervis n’aiment pas vraiment la dissidence...

    « Palestinian Authority persecuting students “for political opinions,” says Human Rights Watch » (EI, 8 mai)

    The PA — which has been undertaking security coordination with Israeli occupation forces — has time and again been roundly criticized by human rights groups for its persecution of political opponents. In some instances, PA security forces have violently attacked and tortured people known for their critical voices.

    http://electronicintifada.net/sites/electronicintifada.net/files/styles/large/public/birzeit.jpg?itok=Gl7gxlhg
    Photo : Voting in a student council election at Birzeit Universit last month.

    http://electronicintifada.net/blogs/patrick-strickland/palestinian-authority-persecuting-students-political-opinions-sa

    Human Rights Watch has denounced the Palestinian Authority for targeting Palestinian university students for their political opinions. At least four university students have been detained in a crackdown by PA security forces during the last six months, the group notes in a statement, adding that they were targeted “apparently for their affiliation with Hamas or political criticism [of the Palestinian Authority].”
    “It is deeply worrying that students are being held by Palestinian forces for no apparent reason other than their connection to Hamas or their opinions,” Sarah Leah Whitson, Middle East and North Africa director, comments in the statement. “Palestinians should be able to express critical political opinions without being arrested or beaten,” she adds.

    #Palestine #Cisjordanie #Autorité_palestinienne #contestation #répression #Hamas #Fatah #étudiants #jeunes #collaboration_sécuritaire #Israël #dip

    http://seenthis.net/messages/368880 via Zalama