• Pierre #Charbonnier L’#écologie, c’est réinventer l’idée de progrès social ballast

    Il y a deux niveaux d’action. Le premier est assez immédiat, et consiste à créer les conditions d’un nouveau rapport de forces entre l’industrie extractive en général et les intérêts de la planète. Il faut soutenir les mouvements pour le désinvestissement, qui, au-delà de leur côté un peu austère et technique, voire bourgeois, touchent ces compagnies là où cela fait mal. Il faut aussi soutenir la constitution d’un droit environnemental sérieux, et par là j’entends non pas un droit des réparations qui interviennent après les accidents ou les catastrophes, mais un droit de propriété qui transforme en profondeur ce qu’il est licite de faire avec la terre et ce qu’elle contient.

    « Ce n’est pas que l’écologie est un enjeu démocratique parmi d’autres — la démocratie elle-même tient à l’exigence écologique. »

    Le second niveau relève plutôt de la #culture_démocratique en général. Comme de nombreuses personnes l’ont déjà noté, on vit une période marquée par les désirs sécessionnistes. La sécession des fameux 1 % exprime bien le phénomène inouï de captation des bénéfices de la croissance par une aristocratie financière qui fait les règles du jeu international sans jamais avoir à les subir. Ce séparatisme silencieux, qui en réalité n’a même pas besoin de murs physiques, se superpose à un séparatisme écologique : pour cette minorité, il y aura toujours une parcelle de terre où vivre confortablement — des canots de sauvetage si vous voulez. Si on veut d’un avenir qui ne ressemble ni à Mad Max, ni à un enfer néo-féodal, il faut s’opposer de toutes nos forces à ces tendances séparatistes. Pas simplement parce que ce serait injuste que seuls les plus riches s’en sortent, mais aussi et surtout parce que les plus riches ne peuvent s’en sortir qu’en condamnant les autres. Si l’écologie est un enjeu démocratique fondamental, c’est avant tout parce que ce qui se joue avec cette grande transformation à venir, c’est la redécouverte d’une terre, d’un territoire, qui soit capable de supporter l’existence collective sous sa forme égalitaire. Ce n’est pas que l’écologie est un enjeu démocratique parmi d’autres — la démocratie elle-même tient à l’exigence écologique

    https://seenthis.net/messages/724904 via ant1


  • Cédric Herrou : « Ciotti est amoureux de moi ! » !
    https://la-bas.org/5261

    Agriculteur, éleveur de poulets, citoyen pour certains, délinquant pour d’autres. Lui se dit aussi « anarchiste ». Un anarchiste qui s’efforce de faire appliquer la loi : celle qui assure aux migrants de pouvoir déposer une demande d’asile à la frontière franco-italienne, dans la vallée de la Roya où se trouve sa ferme. Un droit que leur dénient le préfet des Alpes-Maritimes et les forces de l’ordre, en préférant les repousser à la frontière italienne.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Culture #Afrique #Immigration
    https://la-bas.org/IMG/arton5261.png?1537964469


  • « Ce que fait Cédric Herrou, c’est à l’État de le faire »
    https://la-bas.org/5260

    Après trois années de tournage dans la vallée de la Roya, c’est mercredi 26 septembre que sort en salles le documentaire de Michel Toesca, Libre. « Ce n’est pas un film sur les migrants, c’est un film sur l’accueil » : l’accueil, l’hébergement, l’accompagnement et l’aide juridique que l’agriculteur Cédric Herrou et beaucoup d’autres citoyens essaient d’apporter aux migrants à la frontière franco-italienne.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Culture #Immigration
    https://la-bas.org/IMG/arton5260.jpg?1537880327


  • Hannah Gadsby présente Nanette sur Netflix : il faut le voir
    http://www.madmoizelle.com/hannah-gadsby-nanette-netflix-941685
    https://static.mmzstatic.com/wp-content/uploads/2018/07/hannah-gadsby-nanette-netflix-rs.jpg

    Dans Nanette, Hannah Gadsby parle d’#homosexualité. D’#homophobie. De #coming-out.

    D’être une #femme. De la #violence masculine. De la #culture_du_viol. D’être confondue avec un homme.

    D’art. De Van Gogh. De santé mentale. Du prix de la créativité.

    D’#humour. De ce que veut dire l’humour quand on fait partie d’une #minorité. De ce que veut dire le fait qu’elle a choisi de se moquer d’elle-même et d’en faire une carrière.

    Comme si le reste du monde ne se moquait pas déjà assez d’elle.

    https://seenthis.net/messages/724412 via Agnès Maillard


  • Portait de l’artiste en travailleur exproprié – – S.I.Lex
    https://scinfolex.com/2018/09/05/portait-de-lartiste-en-travailleur-exproprie

    (…) La question qu’on est en droit de se poser est de savoir pourquoi les auteurs acceptent d’être rémunérés en fonction d’une #propriété et pas de leur #travail ? La réponse est de deux ordres : le premier élément qui joue est que le fait d’être édité apporte aussi à l’auteur une rémunération symbolique, car encore aujourd’hui, c’est le passage par le livre édité qui « créée » le statut d’auteur. En rejetant 99% des manuscrits qu’ils reçoivent, les éditeurs sont là pour maintenir une rareté des auteurs dans la société, ce qui rend cette qualité d’autant plus désirable. Cette dimension « psychologique » est d’ailleurs assez éclatante dans le témoignage de l’écrivain public, qui explique que le fait d’être payé pour son travail l’aide à accepter de renoncer complètement à la rémunération symbolique liée au fait de pouvoir revendiquer la paternité des textes qu’il produit :

    “c’est assez important d’être payé car le degré d’implication est tel qu’il vaut mieux faire appel à un professionnel. On arrive à se distancier des textes parce qu’on est payé, on compartimente d’autant mieux étant donné que l’argent est aussi un symbole de séparation. Tandis que si quelqu’un se dévouait corps et âme sans être payé il aurait plus de mal à faire le deuil de son travail, de cette absence, d’être seulement la mère porteuse mais pas la mère.”

    Le second élément qui fait que les auteurs s’accrochent – de manière assez irrationnelle – à la propriété plus qu’au travail est que toute personne vit dans l’illusion qu’elle peut avoir beaucoup de succès en produisant un « best-seller ». Uniquement dans ce cas – statistiquement improbable, mais pas impossible – le fait de pouvoir revendiquer une propriété va être plus profitable que celui de faire payer le travail concret. On est donc dans une situation proche des joueurs de loto, dont chacun espère qu’il sera le gagnant d’un gros lot, alors qu’en réalité, les perdants sont innombrablement plus nombreux et permettent par leur implication dans le processus de « fabriquer » artificiellement les rares succès qui entretiennent la machine à rêves.

    Le marché de la #culture est donc structurellement fait pour aboutir à une dichotomie entre un sous-prolétariat massif de créateurs expropriés et une minorité de « stars » qui constituent en réalité des rentiers, avec dans les deux cas une négation du travail.

    @calimaq via @osezkarl

    https://seenthis.net/messages/720294 via tbn


  • Mordillat critique les critiques
    https://la-bas.org/5218

    Mélancolie ouvrière, tourné en mars 2017, a été diffusé sur ARTE à 20h55 le 24 août 2018. Grand succès d’audience : d’après ARTE, près 1 200 000 spectateurs. Jean-Pierre Guérin (le producteur) et moi n’avons jamais douté du succès et ça fait plaisir de voir que nous avions raison !Continuer la lecture…

    #Articles #Mordillat_mord #Culture
    https://la-bas.org/IMG/arton5218.png?1535994224


  • Eric Fassin : « L’#appropriation_culturelle, c’est lorsqu’un emprunt entre les cultures s’inscrit dans un contexte de #domination »

    Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de nombre de polémiques récentes.

    Des internautes se sont empoignés sur ces deux mots tout l’été : « appropriation culturelle ». Le concept, né bien avant Twitter, connaît un regain de popularité. Dernièrement, il a été utilisé pour décrire aussi bien le look berbère de Madonna lors des MTV Video Music Awards, la dernière recette de riz jamaïcain du très médiatique chef anglais #Jamie_Oliver, ou l’absence de comédien autochtone dans la dernière pièce du dramaturge québécois #Robert_Lepage, #Kanata, portant justement sur « l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ».

    Qu’ont en commun ces trois exemples ? Retour sur la définition et sur l’histoire de l’« appropriation culturelle » avec Eric Fassin, sociologue au laboratoire d’études de genre et de sexualité de l’université Paris-VIII et coauteur de l’ouvrage De la question sociale à la question raciale ? (La Découverte).
    la suite après cette publicité

    D’où vient le concept d’« appropriation culturelle » ?

    Eric Fassin : L’expression apparaît d’abord en anglais, à la fin du XXe siècle, dans le domaine artistique, pour parler de « #colonialisme_culturel ». Au début des années 1990, la critique #bell_hooks, figure importante du #Black_feminism, développe par exemple ce concept, qu’elle résume d’une métaphore : « manger l’Autre. » C’est une approche intersectionnelle, qui articule les dimensions raciale et sexuelle interprétées dans le cadre d’une exploitation capitaliste.

    Un regard « exotisant »

    Cette notion est aussi au cœur de la controverse autour de #Paris_Is_Burning, un film #documentaire de 1990 sur la culture des bals travestis à New York. Une autre critique noire, Coco Fusco, reprochait à la réalisatrice #Jennie_Livingston, une lesbienne blanche, son regard « exotisant » sur ces minorités sexuelles et raciales. Pour elle, il s’agissait d’une forme d’#appropriation_symbolique mais aussi matérielle, puisque les sujets du film se sont sentis floués, dépossédés de leur image.

    Comment définir ce concept ?

    E. F. : Ce qui définit l’appropriation culturelle, comme le montre cet exemple, ce n’est pas seulement la circulation. Après tout, l’emprunt est la règle de l’art, qui ne connaît pas de frontières. Il s’agit de #récupération quand la #circulation s’inscrit dans un contexte de #domination auquel on s’aveugle. L’enjeu n’est certes pas nouveau : l’appropriation culturelle, au sens le plus littéral, remplit nos #musées occidentaux d’objets « empruntés », et souvent pillés, en Grèce, en Afrique et ailleurs. La dimension symbolique est aujourd’hui très importante : on relit le #primitivisme_artistique d’un Picasso à la lumière de ce concept.

    Ce concept a-t-il été intégré dans le corpus intellectuel de certaines sphères militantes ?

    E. F. : Ces références théoriques ne doivent pas le faire oublier : si l’appropriation culturelle est souvent au cœur de polémiques, c’est que l’outil conceptuel est inséparablement une arme militante. Ces batailles peuvent donc se livrer sur les réseaux sociaux : l’enjeu a beau être symbolique, il n’est pas réservé aux figures intellectuelles. Beaucoup se transforment en critiques culturels en reprenant à leur compte l’expression « appropriation culturelle ».

    En quoi les polémiques nées ces derniers jours relèvent-elles de l’appropriation culturelle ?

    E. F. : Ce n’est pas la première fois que Madonna est au cœur d’une telle polémique. En 1990, avec sa chanson Vogue, elle était déjà taxée de récupération : le #voguing, musique et danse, participe en effet d’une subculture noire et hispanique de femmes trans et de gays. Non seulement l’artiste en retirait les bénéfices, mais les paroles prétendaient s’abstraire de tout contexte (« peu importe que tu sois blanc ou noir, fille ou garçon »). Aujourd’hui, son look de « #reine_berbère » est d’autant plus mal passé qu’elle est accusée d’avoir « récupéré » l’hommage à la « reine » noire Aretha Franklin pour parler… de Madonna : il s’agit bien d’appropriation.

    La controverse autour de la pièce Kanata, de Robert Lepage, n’est pas la première non plus — et ces répétitions éclairent l’intensité des réactions : son spectacle sur les chants d’esclaves avait également été accusé d’appropriation culturelle, car il faisait la part belle aux interprètes blancs. Aujourd’hui, c’est le même enjeu : alors qu’il propose une « relecture de l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones », la distribution oublie les « autochtones » — même quand ils se rappellent au bon souvenir du metteur en scène. C’est encore un choix revendiqué : la culture artistique transcenderait les cultures « ethniques ».

    Par comparaison, l’affaire du « #riz_jamaïcain » commercialisé par Jamie Oliver, chef britannique médiatique, peut paraître mineure ; elle rappelle toutefois comment l’ethnicité peut être utilisée pour « épicer » la consommation. Bien sûr, la #nourriture aussi voyage. Reste qu’aujourd’hui cette #mondialisation marchande du symbolique devient un enjeu.

    Pourquoi ce concept fait-il autant polémique ?

    E. F. : En France, on dénonce volontiers le #communautarisme… des « autres » : le terme est curieusement réservé aux minorités, comme si le repli sur soi ne pouvait pas concerner la majorité ! C’est nier l’importance des rapports de domination qui sont à l’origine de ce clivage : on parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir. Et c’est particulièrement vrai, justement, dans le domaine culturel.

    Songeons aux polémiques sur l’incarnation des minorités au théâtre : faut-il être arabe ou noir pour jouer les Noirs et les Arabes, comme l’exigeait déjà #Bernard-Marie_Koltès, en opposition à #Patrice_Chéreau ? Un artiste blanc peut-il donner en spectacle les corps noirs victimes de racisme, comme dans l’affaire « #Exhibit_B » ? La réponse même est un enjeu de pouvoir.

    En tout cas, l’#esthétique n’est pas extérieure à la #politique. La création artistique doit revendiquer sa liberté ; mais elle ne saurait s’autoriser d’une exception culturelle transcendant les #rapports_de_pouvoir pour s’aveugler à la sous-représentation des #femmes et des #minorités raciales. L’illusion redouble quand l’artiste, fort de ses bonnes intentions, veut parler pour (en faveur de) au risque de parler pour (à la place de).

    Le monde universitaire n’est pas épargné par ces dilemmes : comment parler des questions minoritaires, quand on occupe (comme moi) une position « majoritaire », sans parler à la place des minorités ? Avec Marta Segarra, nous avons essayé d’y faire face dans un numéro de la revue Sociétés & Représentations sur la (non-)représentation des Roms : comment ne pas redoubler l’exclusion qu’on dénonce ? Dans notre dossier, la juriste rom Anina Ciuciu l’affirme avec force : être parlé, représenté par d’autres ne suffit pas ; il est temps, proclame cette militante, de « nous représenter ». Ce n’est d’ailleurs pas si difficile à comprendre : que dirait-on si les seules représentations de la société française nous venaient d’Hollywood ?

    https://img.lemde.fr/2018/08/24/0/0/2652/3000/950/0/72/0/b02507e_QxMb93jNjJO-ZvtZjyLRqk5P.jpg
    https://mobile.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2018/08/24/eric-fassin-l-appropriation-culturelle-c-est-lorsqu-un-emprunt-entre-
    #géographie_culturelle #pouvoir #culture #Madonna #exotisme #peuples_autochtones #film #musique #cuisine #intersectionnalité #Eric_Fassin

    https://seenthis.net/messages/717781 via CDB_77



  • L’excommunication qui choque le Brésil - 2009
    http://www.liberation.fr/planete/2009/03/11/l-excommunication-qui-choque-le-bresil_544161

    Le docteur Rivaldo Mendes de Albuquerque ne parvient pas à cacher sa « tristesse ». Ce fervent catholique, qui a coutume d’aller à la messe tous les dimanches, est l’un des médecins qui ont été excommuniés jeudi dernier par l’archevêque de Recife (Etat de Pernambouc, dans le nord-est du Brésil), Mgr José Cardoso Sobrinho, pour avoir fait avorter une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Une affaire qui révolte et abasourdit les Brésiliens. « J’ai pitié de notre archevêque parce qu’il n’a pas réussi à avoir de la miséricorde face à la souffrance de cette enfant », a déclaré le médecin. Frêle - 1, 33 mètre pour 36 kilos -, mal nourrie et anémique, la victime, dont l’identité n’a pas été révélée, portait des jumeaux. L’équipe médicale qui a procédé à l’IVG a expliqué que celle-ci était d’autant plus inévitable que la fillette risquait de succomber à la grossesse, entrée dans sa quinzième semaine. En voyant son ventre protubérant, sa mère, qui ignorait tout du comportement de son époux, a d’abord cru à un abcès vermineux…

    Verrous. Mère et fille ont quitté leur ville d’Alagoinhas, dans l’arrière-pays de Recife, et vivent dans un lieu maintenu secret.

    Le beau-père, un ouvrier agricole de 23 ans, est lui sous les verrous après avoir avoué qu’il abusait de l’enfant depuis qu’elle a 6 ans, ainsi que de sa sœur aînée de 14 ans, de surcroît handicapée. La famille est issue d’un milieu pauvre où l’avortement est particulièrement mal vu. Aidée par des activistes, sa mère a fait face aux pressions de son entourage et notamment du père biologique de la gamine, un évangéliste, qui ne voulait pas entendre parler d’IVG. Pour avoir autorisé la démarche, elle a également été excommuniée. L’IVG est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. L’avortement était donc parfaitement légal.

    « La loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes et la fin ne justifie pas les moyens : deux innocents sont morts », martèle Mgr Sobrinho, un ultra-conservateur qui avait tenté, l’an dernier, de faire interdire la distribution par le gouvernement de la pilule du lendemain dans le Pernambouc. L’ecclésiastique persiste et signe. Quand on lui a demandé pourquoi il n’a pas puni le beau-père, il a déclaré : « Le viol est un péché moins grave que l’avortement » … Et il a enjoint au président Lula de réviser la doctrine de l’Eglise après que ce dernier a affirmé qu’« il n’était pas possible de permettre qu’une gamine violée garde [ses enfants] d’autant qu’elle risquait de mourir ». Comme Lula, de nombreux catholiques brésiliens dénoncent l’« obscurantisme » et la « cruauté » de l’Eglise. D’autant que le Vatican, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine, a défendu cette excommunication collective au nom du « droit à la vie ».« C’est un cas triste mais le vrai problème, c’est que les jumeaux conçus […] ne pouvaient être éliminés », a déclaré le cardinal au quotidien italien La Stampa.

    Hommage.« A partir d’aujourd’hui, je cesse d’être catholique ! » écrit une lectrice de la Folha de São Paulo, qui se dit « écœurée et indignée ». Une autre se demande pourquoi les prêtres pédophiles, eux, n’ont pas été excommuniés… La Folha accuse l’Eglise d’exercer une « pression indue alors que le domaine de l’avortement est du ressort exclusif de l’Etat ». Pour le principal journal du Brésil, qui rappelle que plus de 3 000 IVG ont été légalement réalisées dans les hôpitaux publics l’an dernier, c’est surtout la médiatisation de cet incroyable fait divers qui a poussé Mgr Sobrinho à une décision aussi radicale. « Il a encore aggravé la violence subie par la victime alors que des prêtres brésiliens pardonnent l’avortement aux femmes qui viennent le confesser », renchérit Yury Puello Orozco, de l’ONG Femmes catholiques pour le droit de décider, favorable à l’IVG. L’opinion est d’autant plus choquée que ce cas est loin d’être isolé. Selon une étude menée l’an dernier dans un hôpital de São Paulo, 76 % des victimes de sévices sexuels avaient moins de 17 ans et près de la moitié, moins de 12 ans… Ces sévices sont généralement commis par quelqu’un de leur entourage : beau-père, père, grand-père, oncle ou voisin… « Souvent, les victimes ne savent même pas que la loi autorise l’avortement en cas de viol et bien des médecins se gardent de leur en parler, par conviction ou par crainte de représailles », dénonce Orozco.

    Olimpio Moraes, le chef de l’équipe qui a procédé à l’IVG, en sait quelque chose. C’est la deuxième fois que Mgr Sobrinho l’excommunie : le prélat ne lui avait pas pardonné non plus sa défense de la pilule du lendemain. « Je ne donne pas mon avis sur la religion et je m’attends à ce que les religieux ne donnent pas non plus le leur sur la médecine », a lancé le Dr Moraes, après avoir été chaudement applaudi à Brasília, avant-hier. Le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, a rendu hommage à son équipe qui a « sauvé la vie d’une enfant ». L’affaire devrait permettre de « faire mûrir dans la société l’idée que l’avortement est une question de santé publique », a espéré Temporão. Le ministre est favorable à la dépénalisation totale de l’IVG, contrairement à l’écrasante majorité de ses compatriotes, encore très imprégnés des préceptes de la religion. Au Brésil, les IVG clandestines - près d’un million par an - sont la quatrième cause de mortalité maternelle.

    Ca date de 2009 mais c’est pour rappeler le sort que l’eglise catho réserve aux enfants et femmes victime de viol alors que le pape ne cesse de faire de grandes déclarations creuses.
    #catholicisme #IVG #culture_du_viol #pedoviol

    https://seenthis.net/messages/716315 via mad meg


  • Lucie Baud, pionnière du syndicalisme
    https://la-bas.org/5209

    Vous connaissez l’histoire de Lucie Baud ? Non ? Nous non plus à Là-bas si j’y suis, avant d’avoir vu le film de Mordillat, Mélancolie ouvrière. Au début du XXème siècle, Lucie Baud était ouvrière du textile dans le Dauphiné. Fondatrice du Syndicat des ouvriers et ouvrières en soierie du canton de Vizille, elle a mené plusieurs grèves dans les filatures de la région, contre les conditions de travail épouvantables qu’endurent alors les ouvrières : embauche à douze ans, journées d’au moins douze heures, salaire aux pièces, violences sexuelles… Lucie Baud est une des premières figures féminines, méconnue, du syndicalisme français.Continuer la (...)

    #Vidéo #Mordillat_mord #Culture #Luttes
    https://la-bas.org/IMG/arton5209.jpg?1534809249


  • Les #Sexplorateurs. Monsieur Max « Latex » (7/7)
    https://la-bas.org/5208

    Enfin les « Sexplorateurs » sont de retour. Pour bien jouir de votre été, voici quelques-unes des chaudes émissions qui ont débauché tant d’oreilles et fâché tant de faux-culs. En 1996, Anne Riou a rencontré Monsieur Max, patron d’une petite entreprise florissante. À l’origine, son métier, caoutchoutier. Du caoutchouc au latex et du latex à la poupée gonflable. Mr Max fabrique des poupées gonflables en latex 100% naturel, 100% français.Continuer la lecture…

    #Radio #France #Culture
    https://la-bas.org/IMG/arton5208.jpg?1534752227


  • Classement 2018 des universités par Jiao-tong de Shanghai de Chine.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3272

    L’édition de 2018 du classement mondial de Shanghai des universités a été rendue publique le 15 août, avec la citation de seulement le « Top 500 » des plus performants des établissements, mais vous pouvez consulter les positions de jusqu’à 1000 entités sur le site. Pour désigner la et les meilleures université(s), selon des critères précis et limités. Parmi ces derniers, on tient compte du nombre d’anciens élèves devenus prix Nobel ainsi que du nombre d’articles publiés, dans les revues scientifiques (...)

    Culture et Arts : La critique, l’information et les sorties culturelles.

    / journaliste, poète, poésie, livre, écrits, #technologie,_drone,_citoyen,_USA,_google,_High_Tech, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, arts, culture, littérature, cinéma, critique, performances, (...)

    #Culture_et_Arts_:La_critique,_l’information_et_les_sorties_culturelles. #_journaliste,_poète,_poésie,_livre,_écrits #arts,_culture,_littérature,_cinéma,_critique,_performances,_styles #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes


  • Classement 2018 des universités par Jiao-tong de Shanghai de Chine.
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3272

    L’édition de 2018 du classement mondial de Shanghai des universités a été rendue publique le 15 août, avec la citation de seulement le « Top 500 » des plus performants des établissements, mais vous pouvez consulter les positions de jusqu’à 1000 entités sur le site. Pour désigner la et les meilleures université(s), selon des critères précis et limités. Parmi ces derniers, on tient compte du nombre d’anciens élèves devenus prix Nobel ainsi que du nombre d’articles publiés, dans les revues scientifiques (...)

    Culture et Arts : La critique, l’information et les sorties culturelles.

    / journaliste, poète, poésie, livre, écrits, #technologie,_drone,_citoyen,_USA,_google,_High_Tech, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, arts, culture, littérature, cinéma, critique, performances, (...)

    #Culture_et_Arts_:La_critique,_l’information_et_les_sorties_culturelles. #_journaliste,_poète,_poésie,_livre,_écrits #arts,_culture,_littérature,_cinéma,_critique,_performances,_styles #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes


  • Aretha Franklin : selon le fin connaisseur Jean-Claude Narcy : « On devait chanter comme ça dans les champs de coton »
    https://la-bas.org/5207

    Le monde entier se souvient de l’extraordinaire vague d’émotion soulevée par Aretha Franklin lors de l’investiture d’Obama le 20 janvier 2009. Mais nous autres Français, nous ne devons pas non plus oublier le commentaire judicieux de l’éminent journaliste de TF1 Jean-Claude Narcy en direct de Washington qui restera aussi dans l’histoire : « Vous avez vu comment elle a interprété ça ? On devait chanter comme ça dans les champs de coton, dans le temps ! » Un dérapage raciste ? Rama Yade décerna au contraire un certificat de non racisme au journaliste. Mais on aurait pu au moins lui attribuer un prix spéciale de connerie, non ? Il est trop tard ?Continuer la (...)

    #Vidéo #Culture #Mémoire #USA
    https://la-bas.org/IMG/arton5207.jpg?1534509585


  • Documenting Trump’s Abuse of Women | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2016/10/24/documenting-trumps-abuse-of-women

    https://media.newyorker.com/photos/59097ae7019dfc3494ea35cf/16:9/w_1200,h_630,c_limit/161024_r28905web.jpg

    Aussi signalé par @mona je crois

    When the news broke that Donald Trump had been caught on video in 2005 boasting that, as a celebrity, he feels free to “grab” women “by the pussy,” Harry Hurt III experienced a sense of vindication. In 1993, Hurt published “Lost Tycoon: The Many Lives of Donald J. Trump,” an unauthorized biography that has long been out of print. The day the tape surfaced, he was hitting golf balls at a driving range in Sagaponack, New York, when a text message arrived from a friend: “Donald is done!”

    After Hurt watched the tape, he said, “I thought, Finally, this behavior is coming out.” But he doubted that the revelation would do any real damage to Trump’s campaign. Researching his book, in the early nineties, Hurt discovered and documented more serious instances of Trump’s mistreatment of women, yet most news outlets had declined to report on them. Even during the current campaign, Hurt said, “I’ve been a voice in the wilderness.”

    #trump #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/713382 via Reka



  • Violences sexuelles : UNE VOLONTE DE NE PAS CONDAMNER – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/04/22/violences-sexuelles-une-volonte-de-ne-pas-condamner
    https://revolutionfeministe.files.wordpress.com/2018/04/metoo.jpg?w=1200

    Et parler de délation dans ce contexte, à propos de crimes graves que théoriquement tout citoyen doit dénoncer, c’est quand même assez indécent. Et en plus, poser que ces crimes ne pouvaient être dénoncés qu’en portant plainte, c’est quand même se moquer du monde : ce n’est pas pour rien qu’il n’y a que 9% de plaintes déposées, qu’au final 70% de ces affaires sont classées et qu’il n’y a que 1% de condamnations. Et on sait que les procédures judiciaires sont maltraitantes : notre enquête a montré que 80% des victimes disent avoir très mal vécu les procédures judiciaires. Et que dans l’état actuel, porter plainte, ce n’est pas du tout une garantie d’être jugée, d’être entendue, en fait, les femmes se retrouvent forcément mises en cause, traitées comme des coupables—on ne peut donc pas leur renvoyer cette injonction de porter plainte.

    Je crois qu’elle fait allusion à des merdes comme ça
    https://pbs.twimg.com/media/DeHJWiKW4AAKx3L.jpg
    ou à l’inquiétude de Macron que le mouvement mène à la « délation »...

    #culture_du_viol #femmes #metoo #Muriel_Salmona

    https://seenthis.net/messages/710007 via aude_v


  • Pourquoi y a-t-il autant de chats sur Internet ?
    https://la-bas.org/5187

    Mettez un chat sur Internet, et c’est le clic assuré. Depuis au moins une décennie, les chats sont un phénomène viral qui ne se dément pas, qu’ils soient mignons, drôles, maladroits ou anthropomorphes. La vidéo « AVOIR UN CHAT » du YouTubeur Norman Thavaud – dit « Norman » – cumule plus de 30 millions de vues depuis sa publication en 2013 : il y présentait son chat Sergi. En 2017, la mort de Sergi a suscité beaucoup de réactions sur la toile, jusqu’à un article du quotidien 20 Minutes.Continuer la lecture…

    #Radio #Autour_du_Monde_diplomatique #Culture
    https://la-bas.org/IMG/arton5187.png?1532010922


  • Entre ici, Joséphine !
    https://la-bas.org/5157

    Après Simone Veil, il faut d’autres femmes au Panthéon, chacun en convient. Mais lesquelles ? D’Olympe de Gouges à Louise Michel, de Simone Weil (la philosophe) à Simone de Beauvoir, elles sont femmes mais femmes de gauche, voire révolutionnaires. Embarassant pour la médiocratie dominante ! Nous, c’est Joséphine notre héroïne, Joséphine Baker ! Quoi, une danseuse nègre et nue parmi nos saints laïcs ? Provocation ! Profanation ! Mais attendez, vous la connaissez ? Écoutez ce reportage de février 2014 et, avec nous, vous militerez pour entendre un jour : « entre ici, Joséphine ».Continuer la lecture…

    #Radio #Culture #Mémoire #Portrait
    https://la-bas.org/IMG/arton5157.jpg?1530537361


  • La Fabrique : 20 ans d’édition, et ce n’est qu’un début !
    https://la-bas.org/5146

    Vingt ans. Cela fait vingt ans qu’Éric Hazan, après une première vie comme chirurgien cardiaque puis une deuxième vie à la tête des Éditions Hazan (fondées par son père), édite une douzaine de livres par an à La Fabrique : le Comité invisible, Rancière, Bensaïd, Badiou, Lordon, Edward Saïd, Kristin Ross, Zygmunt Bauman… Une tentative modeste de « subvertir l’ordre existant ». Mais que peuvent vraiment, dans la guerre des idées, les « petits » éditeurs face aux mastodontes en tête de gondole ? Un moustique qui pique le nez du conducteur peut faire balancer un car de CRS dans le ravin.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Culture
    https://la-bas.org/IMG/arton5146.png?1529681783


  • Les champions de la gauche
    https://la-bas.org/5138

    « Vous allez adorer les supporter ». C’est l’accroche du film espagnol Champions, sorti en France ce mois-ci : un entraîneur de basket est condamné à des travaux d’intérêt général pour conduite en état d’ivresse. Sa peine : quitter le prestigieux club de Madrid pour aller entraîner pendant trois mois une équipe de basket composé d’handicapés. Et alors ? Et alors Gérard Mordillat a vu le film, et ça lui a donné des idées pour la gauche française.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Mordillat_mord #Culture #Politique
    https://la-bas.org/IMG/arton5138.jpg?1529345782


  • Les groupes Medvedkine (1967-1974)
    https://la-bas.org/5126

    Tout a commencé pendant les révoltes de l’année 1967 qui grandissaient chez les ouvriers et les paysans et qui annonçaient, sans le savoir, la grève générale de l’année suivante. En février 1967, les cinéastes Chris Marker et Mario Marret répondent à l’invitation de se rendre à l’usine de la Rhodiacéta de Besançon en grève, « la première occupation d’usine depuis 1936 », nous dit-on.Continuer la lecture…

    #Articles #Culture #Luttes
    https://la-bas.org/IMG/arton5126.png?1528486977


  • Sochaux, 11 juin 1968
    https://la-bas.org/5125

    En ce 11 juin 1968, l’usine Peugeot de Sochaux est toujours occupée. Les ouvriers de l’industrie de l’automobile ne sont pas vraiment convaincus d’avoir obtenu toutes les satisfactions espérées mais les patrons et le gouvernement veulent forcer le retour à la normale. Sous les ordres de la préfecture et de la famille Peugeot, les CRS sont envoyés pour mater la révolte. Ils chargent les ouvriers avec une violence inouïe, qui va faire près de 150 blessés, des pieds arrachés par des grenades lancées par grappes, des tirs tendus, des balles et deux morts du côté ouvrier : Pierre Beylot et Henri Blanchet.Continuer la (...)

    #Film #Culture #Luttes #Répression
    https://la-bas.org/IMG/arton5125.png?1528741993


  • Marc Ogeret chante demain
    https://la-bas.org/5121

    C’est vrai, bientôt nous n’aurons plus d’abeilles, c’est vrai nos cheminots sont mal partis, c’est vrai la France rejette les réfugiés, c’est vrai les jeunes ne veulent plus faire enseignant, c’est vrai que nous avons Macron, et que nous avons Colomb, c’est vrai qu’un tas de mômes n’iront pas en vacances, c’est vrai que les gavés se gavent encore et encore et que nous ne les avons toujours pas pendus, c’est vrai tout ça, on peut continuer comme ça, mais c’est nous qui avons les plus belles chansons. Oui, nous.Continuer la lecture…

    #Radio #Mémoire #Culture
    https://la-bas.org/IMG/arton5121.jpg?1528635511


  • #Didier_Porte et Nicolas Sarkozy vous embrassent
    https://la-bas.org/5097

    Cette semaine, l’excellent Didier Porte est en tournée avec son non moins excellent spectacle « Jusqu’au bout ». Mais il ne vous abandonne pas. Il a pensé à épancher votre soif de #Culture hebdomadaire, en retrouvant un des phares de la littérature française : Nicolas Sarkozy.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Médias
    https://la-bas.org/IMG/arton5097.gif?1526571796