• Coronavirus : Les femmes d’Etat gèrent-elles mieux la crise sanitaire que leurs homologues masculins, comme l’affirme un article de « Forbes » ? Pas si sûr
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/medias/2762875-20200418-coronavirus-femmes-etat-gerent-elles-mieux-crise-sanitair
    https://img.20mn.fr/0i_amnnkTiKu1wsjnVF_tg/648x360_cahncelliere-allemande-angela-merkel.jpg

    #ESSENTIALISME Un article du magazine « Forbes » suggère que le faible nombre de morts du Covid-19 dans sept pays est lié au fait qu’ils sont gérés par des cheffes d’Etat

    Par #Aude_Lorriaux. Le nom de la rubrique est énorme !

    Ces pays ont obtenu de bons résultats, selon Forbes, parce que les femmes à la tête de ces pays ont fait preuve d’empathie, d’honnêteté, de détermination et de capacités de communication. « Il y a des années de recherche qui ont timidement suggéré que la façon de gouverner des femmes pourrait être différente, et être un atout. (…) Il est temps de le reconnaître, et de les mettre plus au pouvoir », en conclut l’article.

    Au lieu de considérer que ce sont des femmes cheffes d’Etat qui permettent aux sociétés de mieux fonctionner, on ferait mieux de se demander si ce ne sont pas plutôt des sociétés plus égalitaires, soucieuses du bien commun, et où les femmes accèdent plus facilement au pouvoir, qui ne permettent pas tout simplement de mieux gérer ces crises. Autrement dit, le fait que des femmes sont au pouvoir dans ces sociétés où les crises sont bien gérées n’est qu’un symptôme, et non une cause. « La présence de femmes n’est peut-être que le révélateur de sociétés plus à même de gérer des crises comme celle que l’on traverse », résume Hélène Périvier.

    Excellent !
    #femmes #gouvernance

    https://seenthis.net/messages/845057 via Antonin


  • #Mon_Parcours_Collaboratif : présenter des outils numériques éthiques à l’ESSE
    https://framablog.org/2019/11/30/mon-parcours-collaboratif-presenter-des-outils-numeriques-ethiques-a-less

    Les valeurs de l’Économie Sociale, Solidaire et Environnementale (l’ESSE) sont compatibles avec la culture du Logiciel Libre. Dès qu’on parle de nos outils libres, communautaires et collaboratifs à de petites structures de l’ESSE, on voit chez elles une véritable envie … Lire la suite­­

    #Carnets #Contributopia #ESSE #LaFabrique_à_liens #Locaux_Motiv #mon-parcours-collaboratif.fr #outils_collaboratifs #Tadaa


  • « Blanchité », « racisé », « racisme d’État » : M. Blanquer, ces concepts sont légitimes dans le débat public
    Par Mélusine , #militante #féministe et #antiraciste — 23 novembre 2017 à 14:55
    http://www.liberation.fr/debats/2017/11/23/blanchite-racise-racisme-d-etat-m-blanquer-ces-concepts-sont-legitimes-da

    On avait accusé la #sociologie de fournir des « excuses » aux criminels, ce sont aujourd’hui ses concepts qui sont pris pour cibles. Un effort minimal aurait pourtant suffi au ministre de l’ #Éducation, #Jean-Michel_Blanquer, pour découvrir qu’en fait de « mots épouvantables », « #blanchité » et « #racisé » sont des termes scientifiques utilisés en France et ailleurs depuis plusieurs décennies. Ces concepts, consolidés au fil des ans, s’inscrivent dans des cadres théoriques partagés et font l’objet d’ouvrages et d’articles académiques nombreux. S’il est compréhensible que leur entrée dans l’espace du débat public provoque la surprise, leur condamnation lapidaire a de quoi inquiéter.

    La seconde moitié du XXe siècle a vu la disqualification scientifique et politique de la croyance en l’existence de #races humaines, aux différences physiologiques naturelles. Mais cette disqualification n’a en rien sonné la disparition du #racisme, à la fois comme idéologie – identifiant et hiérarchisant des groupes humains selon des critères culturels, ethniques, linguistiques, géographiques – et comme système social produisant des discriminations et des #inégalités entre ces groupes. S’il n’y a plus de races humaines, il y a toujours du racisme ; comme l’écrit la sociologue #Colette_Guillaumin : « C’est très exactement la réalité de la "race". Cela n’existe pas. Cela pourtant produit des morts. » C’est pour décrire et comprendre cette réalité – non pas biologique mais sociale – que la sociologie a élaboré des mots qui, évitant le piège de l’ #essentialisation, sont propres à la rendre dicible.

    Le mot « racisé » permet de nommer ce groupe social fondé non pas sur une couleur de peau ou une supposée appartenance ethnique, mais sur le partage de l’expérience sociale qu’est le racisme. Est racisé.e celle ou celui susceptible d’être assigné.e à une catégorie raciale, c’est-à-dire perçu.e comme appartenant à un groupe altérisé, distinct du groupe majoritaire ; comme un groupe homogène partageant des pratiques, des manières d’être, de vivre et de penser. Ce mot remplace opportunément d’autres termes, qui pèchent par une #euphémisation ridicule (« diversité »), prennent au sérieux le critère génétique (« minorité visible ») ou naturalisent des groupes pourtant artificiels (« minorité ethnique »). Le qualificatif ne désigne donc pas une qualité de l’être, mais une propriété sociale. Non pas une identité, mais une position dans la société, résultant d’un processus collectif : la #racisation.

    Dans L’ #idéologie_raciste (1972), #Guillaumin décrit ce processus comme une double dynamique d’altérité et d’hostilité qui, émanant d’un groupe dominant (le « groupe #racisant », considéré comme un allant-de-soi, une norme #neutre), enferme et opprime des groupes racisés, particularisés et dominés. Cette volonté d’appréhender le racisme non pas seulement à travers ses victimes, mais en s’intéressant aussi au groupe majoritaire, fonde la notion de blanchité (dont le pendant sexiste serait le patriarcat). Elle s’inspire du #concept de whiteness, d’abord développé dans le monde anglo-saxon, qui propose de mettre au jour l’existence d’un groupe blanc dont l’hégémonie sociale, politique et culturelle est telle qu’elle en devient invisible.

    La blanchité désigne ainsi à la fois le système raciste spécifique dans lequel nous vivons et la position sociale qu’y occupent les membres du groupe dominant : elle n’est pas un caractère intrinsèque des individus, mais une qualité qui peut s’acquérir. Dans #How_the_Irish_Became_White, l’historien #Noel_Ignatiev étudie ainsi la manière dont les immigré.e.s irlandais.e.s aux États-Unis, d’abord victimes de racisme, ont été progressivement incorporé.e.s au groupe dominant. Être blanc.he est donc moins une question d’épiderme que de position sociale et économique dans un contexte socio-historique donné. De la même manière, « racisé » ne désigne pas une #identité communautaire, mais une marque associée à une position sociale, économique, politique et symbolique subalterne.

    Ces mots proposent une approche du racisme qui tranche radicalement avec l’acception habituelle. Ils ne désignent plus seulement l’hostilité de quelques-un.e.s, les violences ou discriminations ponctuelles dont les racisé.e.s peuvent être victimes, mais un système structurant où le stigmate racial détermine la position sociale relative des personnes. La notion de « #racisme_institutionnel » expose les mécanismes de discriminations directes et indirectes auxquelles font face les racisé.e.s à l’école, sur le marché du travail ou auprès de l’administration et des services publics. L’idée de « #racisme_d’État », quant à elle, interroge l’impact du système raciste sur la structure même de l’État (statut des territoires d’Outre-mer, modalités d’acquisition de la nationalité) et les choix de politiques publiques (en particulier celles relatives aux migrations, à la population rom ou aux questions sécuritaires).

    Il est normal et fructueux que ces concepts fassent débat. Doit-on par exemple parler de racisme d’État en France, quand d’autres pays s’appuient, eux, sur des lois et des structures explicitement racistes ? Mais ces débats ne sauraient être disqualifiés d’avance, par ignorance ou malhonnêteté. Condamner l’usage de mots permettant de rendre compréhensible le fonctionnement du racisme – les qualifier eux-mêmes de racistes ! – c’est détruire les outils intellectuels et politiques nécessaires à la lutte contre le racisme. En refusant des décennies de travaux scientifiques et en prétendant contrôler le vocabulaire de militants syndicaux, le ministre de l’Éducation outrepasse sa compétence et sa fonction.

    Les mots et les #concepts ne sauraient être condamnés au prétexte qu’ils permettraient de décrire une réalité politiquement inacceptable. Ils ne sauraient faire l’objet de plaintes devant un tribunal parce qu’ils mettraient en cause le fonctionnement d’un État ou d’une société, sous peine de jeter à bas toute prétention au #débat démocratique et scientifique.

    https://twitter.com/melusine_2

    https://seenthis.net/messages/647064 via Gastlag


  • #ordonnances blocage des #routes et des #raffineries, bientôt la pénurie d’essence : faites le plein !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/ordonnances-blocage-routes-raffineries-bientot-penurie-dessenc

    Vers la pénurie d’essence ; ensemble les routiers CGT et FO lancent la grève reconductible et le blocage des raffineries et dépôts de carburant. Un conseil à ceux qui doivent impérativement se servir de leurs véhicules dans les jours prochains, faites le plein dès demain, et dès que vous en avez l’occasion. Sous risque de panne […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #bloquage #essence #grève_générale #loi_travail #loi_travail_xxl #ordonnances #pompe_à_essence


  • Grève des routiers, les #stations_services bientôt à sec !
    http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/greve-routiers-stations-services-bientot-a-sec

    Lancée vendredi, la grève des routiers chauffeurs de transport de matières dangereuses se poursuit et se renforce ce lundi, à l’appel de la CGT. Alors que la Commission Européenne impose une nouvelle directive de libéralisation du transport routier, les conducteurs de camions citernes luttent pour la reconnaissances des « spécificités » propres aux matières dangereuses, dans leur […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #essences #grèves #Lutte_des_classes


  • #Louise_Pennington : Le féminisme radical et l’accusation d’essentialisme.
    http://tradfem.wordpress.com/2017/05/09/louise-pennington-le-feminisme-radical-et-laccusation-dessentiali

    La critique la plus courante adressée à la théorie féministe radicale veut que nous soyons « essentialistes » parce que nous croyons que l’oppression des femmes, en tant que classe, se fonde sur les réalités biologiques de nos corps. L’hypothèse selon laquelle les féministes radicales seraient essentialistes est basée sur une incompréhension de la théorie féministe radicale, issue de la définition du mot « radicale » lui-même. Le terme « radicale » désigne la racine ou l’origine. Notre féminisme est radical dans la mesure où il situe la racine de l’oppression des femmes dans les réalités biologiques de nos corps (le sexe) et vise à libérer les femmes en éradiquant les structures sociales, les pratiques culturelles et les lois basées sur l’infériorité des femmes aux hommes. Le féminisme radical conteste toutes les relations de pouvoir qui existent dans le patriarcat, y compris le capitalisme, l’impérialisme, le racisme, l’oppression de classe, l’homophobie et même l’institution de la mode et de la beauté.

    Les féministes radicales ne croient pas en l’existence de caractéristiques qui soient exclusivement masculines ou exclusivement féminines. Les femmes ne sont pas naturellement plus nourrissantes que les hommes, et eux ne sont pas meilleurs en mathématiques. Le genre n’est pas fonction de notre biologie. C’est une construction sociale créée pour maintenir des hiérarchies de pouvoir inégal. L’amalgame entre le sexe et le genre est un autre malentendu commun au sujet de la théorie féministe radicale. Le sexe est la réalité de votre corps sans qu’y soient liées des caractéristiques négatives ou positives. Le genre est une construction sociale qui privilégie les hommes/la masculinité en regard des femmes/de la féminité. Le féminisme radical est accusé d’essentialisme parce que nous reconnaissons ces hiérarchies de pouvoir et cherchons à les détruire. Nous ne croyons pas, comme on le suggère souvent, que ces hiérarchies sont naturelles. Il faut voir là une tactique de censure à notre égard.

    L’oppression des femmes en tant que classe repose sur deux construits reliés : la capacité de reproduction et la capacité sexuelle. Le genre est créé pour accorder aux hommes le contrôle du travail reproductif et sexuel des femmes pour que les hommes puissent profiter de ce travail, qu’il soit effectué à la maison, dans les espaces publics ou via la procréation et l’éducation des enfants. Ou, pour reprendre les mots de Gerda Lerner dans The Creation of Patriarchy (Oxford University Press, 1986), la marchandisation des capacités sexuelles et reproductives des femmes est ce qui a fondé la création de la propriété privée et d’une société de classes. Sans la matière première exploitée du travail des femmes, on n’assisterait pas à la hiérarchie inégale de pouvoir entre les hommes et les femmes qui s’est avérée fondamentale à la création et au maintien du patriarcat capitaliste.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://elegantgatheringofwhitesnows.com/?p=2895
    Autrice, militante, analyste médiatique et éditrice, Louise Pennington tient un blogue au http://elegantgatheringofwhitesnows.com et collabore à http://everydayvictimblaming.com
    #féminisme_radical #essentialisme #reproduction #exploitation #violences_masculines

    https://seenthis.net/messages/596906 via Tradfem


  • Racisme de l’intelligence, par Pierre Bourdieu
    https://www.monde-diplomatique.fr/2004/04/BOURDIEU/11113 #st

    Il faut avoir à l’esprit qu’il n’y a pas un #racisme, mais des racismes : il y a autant de racismes qu’il y a de groupes qui ont besoin de se justifier d’exister comme ils existent, ce qui constitue la fonction invariante des racismes. Il me semble très important de porter l’analyse sur les formes du racisme qui sont sans doute les plus subtiles, les plus méconnaissables, donc les plus rarement dénoncées, peut-être parce que les dénonciateurs ordinaires du racisme possèdent certaines des propriétés qui inclinent à cette forme de racisme. Je pense au racisme de l’#intelligence.

    Le racisme de l’intelligence est un racisme de classe dominante qui se distingue par une foule de propriétés de ce que l’on désigne habituellement comme racisme, c’est-à-dire le racisme petit-bourgeois qui est l’objectif central de la plupart des critiques classiques du racisme, à commencer par les plus vigoureuses, comme celle de Sartre.

    Ce racisme est propre à une classe dominante dont la reproduction dépend, pour une part, de la transmission du capital culturel, capital hérité qui a pour propriété d’être un capital incorporé, donc apparemment naturel, inné. Le racisme de l’intelligence est ce par quoi les dominants visent à produire une « théodicée de leur propre privilège », comme dit Weber, c’est-à-dire une justification de l’ordre social qu’ils dominent. Il est ce qui fait que les dominants se sentent d’une essence supérieure.

    Tout racisme est un #essentialisme et le racisme de l’intelligence est la forme de sociodicée caractéristique d’une classe dominante dont le pouvoir repose en partie sur la possession de titres qui, comme les titres scolaires, sont censés être des garanties d’intelligence et qui ont pris la place, dans beaucoup de sociétés, et pour l’accès même aux positions de pouvoir économique, des titres anciens comme les titres de propriété et les titres de noblesse.


  • En Norvège, les migrants suivent des cours sur les femmes | Sans Compromis
    https://sanscompromisfeministeprogressiste.wordpress.com/2015/12/25/en-norvege-les-migrants-suivent-des-cours-sur-les-femmes
    https://sanscompromisfeministeprogressiste.files.wordpress.com/2015/12/un-migrant-pakistanais-dans-un-centre-de-refugies-norvegien.jpg?w=1200

    En Norvège, mais aussi en Autriche et en Allemagne, des cours sont dispensés aux migrants masculins pour leur expliquer comment se comporter avec les femmes. Ces consignes leur sont transmises dans un manuel pour distinguer le « bien » du « mal » :

    « Beaucoup de réfugiés viennent de cultures où l’égalité homme-femme n’existe pas, et où les femmes sont la propriété des hommes » nous dit-on.

    Parce que l’égalité homme-femme existe en Europe ? Elle n’existe nulle part dans le monde. Donc pourquoi uniquement des cours en direction des hommes migrants ? N’est-ce pas aussi le cas pour les autres hommes ? Les violences patriarcales ne seraient qu’un phénomène propre aux hommes migrants ? Il suffit pourtant de lire la presse. Chaque jour dans le monde, des milliers de femmes sont victimes de violences patriarcales.

    En Norvège comme en France, les violences conjugales, les viols, le harcèlement de rue… ne sont pas le fait de migrants mais potentiellement de tous les hommes, sans distinction d’origines ou de classes sociales.

    #racisme #misogynie #sexisme #essentialisme

    http://seenthis.net/messages/443223 via Agnès Maillard


  • Talents masculins, dons féminins - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Talents-masculins-dons-feminins.html
    http://www.laviedesidees.fr/IMG/arton3179.jpg?1444816745

    Bref, dans les classes populaires, les femmes, comme les hommes, doivent dès leur jeunesse, et pour ne pas sombrer comme tant d’autres, dans le chômage, déployer ascétisme et investissement quasi exclusif dans ce qui constituera leur destin. Et elles aussi bénéficient – à la marge – d’une élection contribuant à fixer ce destin. La différence essentielle est que ce dernier – sans doute parce qu’entièrement tourné vers l’autre – ne laisse aucune place au jeu – quelque peu narcissique – avec le talent. Il est, du coup, beaucoup moins enchanté.
    Une « ressource » féminine très contraignante

    L’ouvrage de Skeggs – même s’il ne va pas au bout de cette analyse différentielle – nous fait aussi pressentir à quoi tient cette opposition fondamentale entre garçons et filles des classes populaires : au caractère singulièrement resserré des contraintes qui s’exercent sur ces dernières, mais aussi au fait qu’elles disposent néanmoins d’une ressource (la formation précoce au dévouement) devenue monnayable sur un marché (celui de l’aide à domicile) tandis que la force physique masculine tend désormais à se dévaluer sur le marché du travail. Mais si elles ont bien cette ressource dispositionnelle-là, elles n’en ont aucune autre à faire valoir : l’auteur explique que leur féminité et leur apparence n’est guère monnayable que dans les relations interpersonnelles et sur un marché matrimonial socialement restreint. Si ces femmes s’orientent massivement vers l’aide à domicile, c’est donc que, comme en France [3], il s’agit d’un choix professionnel par défaut : « c’était soit ça, soit le chômage », « ça me disait rien du tout d’être au chômage », « Ben je suis là parce que je pouvais rien faire d’autre », « J’arrivais pas à trouver un boulot, c’est simple, et c’était là que c’était plus facile de s’inscrire sans diplômes » (p. 112-113). Nous sommes loin du choix professionnel positif et enchanté des jeunes hommes finissant par adhérer à l’illusion sportive. Les jeunes femmes vont simplement et littéralement « faire contre mauvaise fortune, bon cœur », monnayant sur le marché de l’aide leur unique ressource monnayable, si chèrement acquise au cours de leur socialisation primaire.

    #sexisme #domination #patriarcat #discrimination #essentialisme

    http://seenthis.net/messages/418679 via Agnès Maillard


  • Comment la haine vint aux femmes - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2015/08/19/misogynie-integree

    Les trois principales tâches auxquelles les #femmes sont censées s’adonner sont toutes unanimement décriées et déqualifiées. Elles ne permettent pas de réussir dans la vie, ni de gagner de l’argent (on constate que toutes ces tâches ne sont pas rétribuées), ni d’avoir la considération de ses pairs. Dans ce contexte-là, comment une femme pourrait-elle ne pas être misogyne ? Les hommes pensent toujours faire découvrir l’eau chaude aux féministes lorsqu’ils expliquent l’air grave que les femmes sont aussi misogynes. On apprend aux hommes et aux femmes depuis leur naissance qu’une femme vaut moins qu’un homme, que ses loisirs sont moins intéressants, ses aspirations moins passionnantes et toujours plus futiles et les femmes, avec tout cela, sont misogynes ? Mais c’est une vraie surprise ! Les loisirs dit féminins seront toujours eux aussi vus comme une extension des travaux ménagers et on regardera avec une sorte de commisération semi amusée, les brodeuses, les tricoteuses ou les crocheteuses. Le travail réservé aux femmes ne vaut rien et puis de toutes façons il n’a aucune valeur pécuniaire dans la sphère domestique et guère plus dans le monde du travail et l’on attend bien des femmes qu’elles fassent ces tâches-là tout en leur expliquant que ce sont des tâches inintéressantes ; au vu du nombre d’heures consacrées au ménage ou à l’élevage des enfants, c’est qu’il faudra bien finir par considérer que les femmes sont détestées pour qu’on leur confie sans aucune espèce de culpabilité des tâches que tout le monde s’accorde à trouver nulles.

    #essentialisme

    http://seenthis.net/messages/399914 via Agnès Maillard


  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste : Les « Amazones de la terreur »
    http://hypathie.blogspot.fr/2015/07/les-amazones-de-la-terreur.html

    Déviantes, suiveuses, « soumises (forcément) à un ascendant masculin », ou amoureuses, « elles sont mues par la passion et non par la raison ». Sont-elles intellectuelle politisée comme Gudrun Ensslin, ou journaliste rédactrice en chef d’une revue d’extrême gauche comme fut Ulrike Meinhoff, ou militante syndicale comme était Nathalie Ménigon, écrivent-elles des articles et des proclamations pour affirmer leurs engagements ? Peu importe, rien n’y fait, elles sont #inaudibles, car #femmes.

    #violence #terrorisme #essentialisme #histoire #livre

    http://seenthis.net/messages/386811 via Agnès Maillard


  • Les 400 culs - L’amour rend bête et l’alcool amoureux - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/06/08/lamour-rend-bete-et-lalcool-amoureux

    Pour Goetz (comme pour l’immense majorité des chercheurs venus des écoles de pensée « fonctionnalistes ») l’adage commun qui assimile l’homme à une « tête de nœud » se vérifie. Aux yeux de ces chercheurs, l’homme n’est qu’un prédateur sexuel, conçu dans un bain d’hormones, prédéterminé par son cerveau et ses glandes à choisir des proies femelles dans le seul but (fonctionnel donc), de les féconder en ayant l’assurance qu’elles élèveront et protègeront sa descendance… Et si leurs thèses alambiquées, absurdes et rétrogrades trouvent un écho si favorable auprès du grand public c’est probablement parce que le désir, dans notre culture, est toujours considéré d’un œil méfiant comme une forme de dépossession. Sous l’effet de l’excitation ou de l’éthanol, les êtres ne sortent-ils pas de la réserve à laquelle ils sont d’habitude tenus ?

    #essentialisme

    http://seenthis.net/messages/378502 via Agnès Maillard