• *Quatre-vingt-onze*

    Ce matin, au mitan du mois d’août, on annonce la quatre-vingt-onzième femme tuée. En moyenne une tous les deux jours depuis le premier janvier. Quatre-vingt-onze femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en deux cent vingt-six jours. Ce sont les chiffres pour la France, dans leur froideur statistique.

    Colère, tristesse, indicible exaspération mais surtout impatience. Il faut que ces meurtres de femmes cessent, immédiatement. Nous sommes toutes concernées.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/08/15/quatre-vingt-onze

    #féminisme #féminicide


  • #Raquel_Rosario_Sanchez : Pourquoi le féminisme libéral refuse-t-il de prioriser la lutte contre la violence masculine à l’égard des femmes ?
    http://tradfem.wordpress.com/2019/07/12/pourquoi-le-feminisme-liberal-refuse-t-il-de-prioriser-la-lutte-c

    Le 10 décembre a marqué la fin des 16 jours d’activisme contre la violence sexiste. ONU Femmes, l’organisation des Nations Unies qui se consacre à la défense des droits des femmes, affirme que la campagne, lancée après la première rencontre du Women’s Global Leadership Institute en 1991, vise à « galvaniser les mesures prises pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles partout dans le monde ».

    Dans mon enfance à Saint-Domingue, le 25 novembre — le premier des 16 jours d’activisme et de la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes — a toujours été une journée importante, commémorée par les organismes publics, les médias et la société civile. Cette journée a été instituée en réponse aux meurtres brutaux de Patria, Minerva et Maria Teresa Mirabal, trois sœurs et militantes politiques dominicaines qui ont été assassinées par le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo, le 25 novembre 1960, pour complot en vue de renverser sa dictature.
    http://tradfem.files.wordpress.com/2019/07/mirabal-family.png?w=700

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/12/18/liberal-feminism-refuse-center-fight-male-violence-women
    #féminicide #violences_masculines #ONU #féminisme_libéral #féminisme_radical

    https://seenthis.net/messages/792390 via Tradfem


  • #Féminicides : un collectif demande à Emmanuel Macron de prendre « cinq mesures immédiates »
    https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/un-collectif-demande-a-emmanuel-macron-de-prendre-cinq-mesures-immediat
    https://www.francetvinfo.fr/image/75nhbuyso-dda0/1500/843/19637999.jpg

    Ce texte appelle notamment à « donner la consigne ferme aux commissariats et gendarmeries qu’aucune femme victime de violence au sein du couple ne reste sans réponse » et à augmenter le nombre d’ordonnances de protection attribuées en France (1 300 par an actuellement, contre 20 000 en Espagne). Sont également demandées la « suspension de l’autorité parentale d’un père meurtrier le temps de l’instruction », l’ouverture de places d’hébergement supplémentaires et la mise en place d’un « plan de détection systématique des violences à l’hôpital ».

    Un lien dans l’article renvoie vers les principaux chiffres sur les violences au sein du couple : https://stop-violences-femmes.gouv.fr/les-chiffres-de-reference-sur-les.html

    De très intéressantes et régulières études sont publiées sur ces violences par la délégation aux victimes du ministère de l’intérieur. On trouvera à la suite les rapports pour les années 2017 (a), 2016 (b) et les plus anciens (c) :
    a. https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/fichiers/etude-nationale-sur-les-morts-violentes-au-sein-du-couple-a
    b. https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/wp-content/uploads/2017/09/Etude-nationale-sur-les-morts-violentes-au-sein-du-couple
    c. https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/publications/droits-des-femmes/lutte-contre-les-violences/morts-violente-au-sein-du-couple

    https://seenthis.net/messages/790975 via AF_Sobocinski


  • Le Texas songe à appliquer la peine de mort pour les femmes qui avortent - Cosmopolitan.fr
    https://www.cosmopolitan.fr/le-texas-songe-a-appliquer-la-peine-de-mort-pour-les-femmes-qui-avorten

    Les États-Unis vivent une période noire en termes de droits des femmes. Alors que le Missouri souhaite désormais poursuivre les médecins qui pratiqueront des avortements après huit semaines de grossesse, la Géorgie vient d’interdire l’IVG dès le premier battement de cœur du fœtus.

    L’Alabama vient de voter la loi la plus restrictive des États-Unis, en interdisant totalement l’avortement et ce, y compris en cas de viol ou d’inceste. C’est une loi similaire qu’étudie actuellement la Chambre des représentants du Texas depuis le 4 avril dernier.

    La loi HB 896 entend tout d’abord interdire le droit à l’avortement, autorisé actuellement jusqu’à 20 semaines de grossesse au Texas. Mais elle ne s’arrête pas là puisqu’elle prévoit également de donner au foetus les mêmes droits que ceux d’un enfant.

    Comme en Géorgie, le Texas réfléchit en effet à donner lui aussi une identité juridique à l’embryon puis au foetus. Un statut qui permettra de condamner les femmes qui avorteront malgré la loi à une peine de prison pouvant aller jusqu’à la peine de mort. Les médecins, infirmières ou tout autre personnel de santé qui les auront aidées pourront eux aussi être incriminés.

    Tony Tinderholt, élu républicain à l’origine du projet de loi, tentait de convaincre début avril la Chambre des représentants du Texas en expliquant : « je pense qu’il est important de rappeler qu’un conducteur ivre a une peine de prison deux fois plus lourde quand il tue une femme enceinte (...). Je ne suis pas en train de criminaliser les femmes. Ce que je fais, c’est appliquer la même loi pour tous ».
    L’avortement interdit, y compris en cas de viol

    Comme en Alabama, le projet de loi ne considère ni le viol, ni l’inceste comme une exception. Si le projet de loi vient à passer, une femme qui tombera enceinte suite à un viol sera donc dans l’obligation de poursuivre sa grossesse jusqu’à l’accouchement. Un scénario glaçant qui s’est déjà emparé de l’Alabama le 15 mai dernier, après que sa gouverneure, la républicaine Kay Ivy, ait validé le projet de loi, justifiant que « toute vie est un cadeau sacré de Dieu ».

    Selon un décompte de l’Institut Guttmacher, vingt-huit Etats américains ont introduit plus de 300 nouvelles règles afin de limiter l’accès à l’avortement depuis le début de l’année 2019. Derrière ces mesures se cache un objectif clair : celui de pousser la Cour suprême des Etats-Unis à revenir sur l’arrêt Roe vs. Wade, introduit en 1973 et qui reconnaît le droit des femmes à avorter tant que le foetus n’est pas viable.

    #féminicide #ivg #misogynie
    Les « pro-vie » pour la peine de mort ca me laisse toujours songeuse. C’est sympas de te rendre compte que ta vie compte moins que celle d’un tas de cellulles non viable.

    https://seenthis.net/messages/786208 via mad meg


  • #Cherry_Smiley : Comment l’Enquête nationale sur les femmes disparues et assassinées a trahi les femmes et les filles autochtones
    http://tradfem.wordpress.com/2019/06/08/comment-lenquete-nationale-sur-les-femmes-disparues-et-assassinee

    En septembre 2016, le gouvernement fédéral canadien a annoncé, à la suite d’une âpre lutte et d’une très longue attente, le début d’une Enquête Nationale indépendante sur les Femmes et les Filles Autochtones Disparues et Assassinées (ci-après « l’enquête »). Certaines militantes et universitaires espéraient qu’une enquête mettrait en lumière les causes profondes de la violence masculine contre les femmes et les filles autochtones et qu’il en résulterait des mesures significatives pour mettre fin à cette violence. D’autres étaient sceptiques quant à l’espoir que l’enquête conduise à la mise en œuvre de mesures concrètes qui amélioreraient la vie des femmes autochtones. Au début, j’ai appuyé les femmes autochtones qui avaient travaillé depuis si longtemps et si fort et soutenu leur réclamation, même si j’oscillais entre le doute et l’espoir quant aux résultats que pourrait atteindre une enquête nationale.
    Aujourd’hui, le 3 juin 2019, l’enquête publiera son rapport final. Il n’en résultera aucune mesure significative visant à promouvoir les objectifs de libération des femmes autochtones. En fait, je crains que le rapport final et les mesures subséquentes ne contribuent à marginaliser davantage les femmes autochtones et à les réduire au silence.

    http://tradfem.files.wordpress.com/2019/06/photo-smiley-confiante-tatouages.jpg
    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.cherrysmiley.com/blog/how-the-national-inquiry-failed-indigenous-women-and-girls
    #autochtone #Canada #féminicide #violences_masculines #bi-spiritualité #LGBTQ #prostitution #travail_du_sexe #féminisme_radical

    https://seenthis.net/messages/785941 via Tradfem


  • (20+) Jack l’Eventreur, viscéralement misogyne - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2016/08/19/jack-l-eventreur-visceralement-misogyne_1473479

    En 2015, de nombreux habitants de l’East End ont très mal vécu l’érection d’un musée entièrement consacré à l’œuvre de Jack l’Eventreur - en l’occurrence le massacre, à l’automne 1888, de cinq prostituées et le vol de certains de leurs organes. Surtout qu’à l’origine, l’homme derrière le projet, Mark Palmer-Edgecumbe, ancien chef de la diversité chez Google, avait promis qu’on érigerait là « le premier musée dédié aux femmes » du Royaume-Uni - ce qui devait théoriquement inclure l’histoire des premières suffragettes. Cela doit être de l’humour anglais : en lieu et place de cartels sur des militantes féministes, les Londoniens se sont retrouvés avec des mannequins ensanglantés sur le sol, un large couteau, de l’hémoglobine factice, des ambiances brumeuses qui rappellent le fog local, ainsi que des répliques de missives écrites à l’encre rouge sang, alors même que la majorité des lettres attribuées à Jack l’Eventreur sont, rappelons-le, de notoires fumisteries écrites par des rigolos pathologiques en mal d’attention médiatique (déjà). Bref, le tout ressemble à un mauvais épisode de Faites entrer l’accusé, mais sans Christophe Hondelatte qui relève son col de manteau à la fin. Résumons ainsi cette mascarade ironico-sexiste : à un musée célébrant les femmes et leurs combats politiques, on a préféré ouvrir un lieu mettant en scène les forfaits d’un meurtrier en série, qui les tuait précisément parce qu’elles étaient des femmes.
    Un « folklore » macabre et navrant

    Cette grotesque histoire démontre une fois de plus que Jack l’Eventreur est, depuis son apparition sur les registres de Scotland Yard, l’objet d’une inépuisable fascination macabre en Angleterre - en témoignent les objets qu’on peut acquérir à la boutique de souvenirs du « musée » : tee-shirt blanc avec silhouette en haut-de-forme et traces de sang, sifflet estampillé « Jack the Ripper » (pour prévenir la police ?). Imaginerait-on, en France, l’ouverture d’un musée « Emile Louis », avec une réplique grandeur nature de son car de ramassage scolaire ?

    Les crimes de Jack l’Eventreur étaient-ils misogynes ? Indéniablement. C’est même l’une des seules choses dont on soit à peu près sûr. Les cinq victimes canoniques sont des femmes, toutes des prostituées ; certains de leurs organes sexuels, comme l’utérus ou le vagin, ont été prélevés par le tueur. C’est pourtant l’élément qui est le moins mis en avant dans la foultitude de publications qu’experts en criminologie et autre « ripperologues » autoproclamés publient chaque année dans toutes les maisons d’édition de la planète. On préfère se concentrer sur « l’enquête », pourtant lacunaire, mais surtout sur les théories autour de l’identité du meurtrier, alimentant ainsi la machine à fantasmes. Ne serait-il pas un barbier juif de Whitechapel (suspect idéal : Aaron Kosminski, qu’un Anglais richissime du nom de Russell Edwards a cru récemment confondre à l’aide de son ADN, ayant acheté pour une somme faramineuse un châle censément attribué à l’une de ses victimes) ? Le prince Albert Victor de Galles, petit-fils de la reine Victoria ? Le chef du département d’enquêtes criminelles de Scotland Yard ? Ou, mieux, le peintre impressionniste Walter Sickert, qui - attention, preuve à l’horizon - peignait des prostituées dans leur chambre, qui tiraient la gueule ? La polardeuse Patricia Cornwell a passé des années à zigzaguer sur cette piste, déboursant 6 millions de dollars (soit 5,3 millions d’euros) en achats de toiles et analyses ADN, et en a tiré en 2002 un pavé de 800 pages aussi indigeste qu’une tourte à la viande (tant qu’on y est, pourquoi ne pas accuser Egon Schiele ou Otto Dix ?). Lewis Carroll a été, lui aussi, suspecté un temps, par deux ou trois zozos pressés de pouvoir clamer « J’ai trouvé ».

    Les femmes semblent être les grandes absentes de cette histoire, qui les concerne pourtant au premier chef. Sophie Herfort est une « ripperologue » française. Elle a publié un ouvrage sur le sujet, Jack l’Eventreur démasqué, où elle dévoile « son » suspect : un policier de Scotland Yard du nom de Melville Macnaghten. Elle explique avoir peu abordé la question de la misogynie du tueur dans son livre, notamment parce que l’éditeur « préférait que je me concentre sur l’enquête ». Elle reconnaît pourtant que le contexte, dans cette affaire, est loin d’être une simple toile de fond : en 1888, les mutilations féminines étaient courantes à Londres. Les hystérectomies étaient un moyen de contrôler les naissances. Et on pratiquait volontiers l’excision, pour prévenir les femmes de cette maladie censément féminine qu’était l’hystérie ou pour les « soulager » de règles douloureuses. Dépression ? Langueur ? Appétit sexuel jugé démesuré ? Une seule réponse : l’ablation du clitoris.
    L’effrayante sexualité des femmes

    Sophie Herfort évoque le cas du docteur Isaac Baker Brown. Cofondateur du prestigieux Saint Mary’s Hospital (où les journalistes ont récemment fait le pied de grue lors des naissances de George et de Charlotte de Cambridge), ce chirurgien opérait à tour de bras les femmes de la haute bourgeoisie dans sa clinique privée, la London Surgical Home. Il y pratiquait avec enthousiasme l’ablation des ovaires, ainsi que l’hystérectomie. En 1866, il publie un livre où il prône la pratique de l’excision « préventive », afin de lutter contre les dangers de la masturbation. Il y explique avoir excisé une femme « malade » (en vérité, elle avait demandé le divorce à son mari, la loi l’y autorisant depuis 1857). Il décrit : « Il y avait la preuve d’une excitation périphérique [entendre masturbation, ndlr]. J’ai pratiqué mon opération comme à l’accoutumée et ma patiente s’est bien remise. Elle est devenue ensuite à tous égards une bonne épouse. » Il a également pratiqué l’ablation du clitoris sur une jeune femme de 20 ans car « elle ne répondait pas aux aspirations de sa mère, envoyait des cartes de visite à des hommes, et passait beaucoup de temps à lire ». Notons qu’en France, en 1882, le docteur Démétrius Zambaco, chef de clinique à la faculté de médecine de Paris, venait de décrire avec force détails, dans la revue scientifique l’Encéphale, comment il avait brûlé au fer rouge le clitoris de deux petites filles de 6 et 10 ans pour leur passer l’envie de se masturber.

    La sexualité des femmes terrorisait l’Albion de la reine Victoria, où l’on conseillait aux jeunes épouses effrayées par les futurs assauts du mari de « fermer les yeux et penser à l’Angleterre ». Les héroïnes de fiction du XIXe siècle avec un passé sexuel, celles des romans de Dickens par exemple, comme Nancy la prostituée d’Oliver Twist, mouraient immanquablement dans d’atroces souffrances. Tout cela n’empêchait pas (au contraire) Londres d’être un lupanar géant, propice aux trafics en tout genre : en 1885, un journaliste de la Pall Mall Gazette dévoila, dans un impressionnant reportage, un monumental trafic d’enfants, dans lequel les élites victoriennes étaient impliquées, ce qui poussa le législateur à relever l’âge de la majorité sexuelle à 16 ans (elle était fixée auparavant à 13). Londres était surnommé « the whoreshop of the world » (« le bordel du monde ») : en 1888, dans le simple quartier de Whitechapel, qui ne compte que quelques rues, Scotland Yard avait évalué le nombre de prostituées à 1 200. Les victimes furent faciles à trouver pour le tueur : elles étaient pauvres, alcooliques, sans famille, sans toit, à la merci des hommes qui sollicitaient leurs faveurs pour quelques shillings, vivant la nuit dans des quartiers mal famés et sans éclairage public.
    Un retour de bâton patriarcal

    Et pourtant, aussi, à l’époque de Jack l’Eventreur, l’on réforme - timidement - le divorce (en 1857) ; le médecin anglais Joseph Mortimer Granville invente le vibromasseur (en 1883) ; l’on pose enfin la question de l’égalité entre garçons et filles dans l’accès à l’éducation (en 1870) ; et puis celle de leur droit de vote (en 1867, avec John Stuart Mill). Dans son livre The Age of Sexcrime, l’historienne Jane Caputi interprète les meurtres de l’Eventreur comme une sorte de « backlash » misogyne, un retour de bâton anti-femmes, une résurgence de l’ordre patriarcal face à une condition féminine qui, très lentement, avance vers le chemin de l’émancipation. Les victimes massacrées sont les boucs émissaires, dit-elle, d’une société en train de changer, inéluctablement. D’où l’intense médiatisation des crimes, aussi atroces que spectaculaires. Le corps de la prostituée, considéré de son vivant comme un simple bien de consommation et désormais réduit en charpie, est, à sa mort, exposé au regard forcément horrifié du public. D’abord le cadavre est trouvé dans la rue. Puis il est photographié, et ces images sont abondamment diffusées par la presse - qui se délecte d’informer ses lecteurs de certains détails insoutenables, comme les intestins de Mary Jane Kelly, la cinquième victime de l’Eventreur, déposés par le tueur sur sa table de nuit. On peut encore contempler aujourd’hui, en un simple clic sur Wikipédia, les clichés mortuaires de Mary Jane Kelly, Annie Chapman, Catherine Eddowes, Elizabeth Stride, Mary Ann Nichols. On frissonne, on s’inquiète, on s’affole, et puis les crimes s’arrêtent, la vie reprend.

    Dans leur ouvrage Sex Crimes in History (1963), les historiens Robert E. L. Masters et Eduard Lea avaient évoqué une « infestation », entre 1885 et 1895, de ce type de criminels s’attaquant à des femmes dans le monde entier, avec sensiblement le même mode opératoire. L’Encyclopédie des serial killers, de Michael Newton (1999), en recense plusieurs : l’Eventreur de Moscou (1885), une affaire jamais élucidée, où plusieurs prostituées ont été éventrées ; l’Eventreur du Texas (1885, lire ci-contre) qui, lui, tuait des prostituées noires ; l’Eventreur du Nicaragua (1889) ; « Jack the Strangler » qui tuait des prostituées à Denver, dans le Colorado, en 1894 ; et en France, Joseph Vacher (« l’Eventreur du Sud-Est ») qui a sévi de 1894 à 1897, au gré de ses mortels vagabondages, non pas sur des prostituées, mais sur des jeunes femmes et des bergers isolés.

    Jack l’Eventreur est peut-être le premier serial killer « moderne », utilisant la presse à grand tirage pour médiatiser ses actes, se riant de la population effrayée, jouant à cache-cache avec Scotland Yard ; mais, avant tout, et c’est l’irréfutable point commun qu’on peut lui trouver avec la liste des tueurs énoncée plus haut : il haïssait les femmes, dont l’émancipation était pourtant, bien malgré lui, en marche.

    Bibliographie :

    The Age of Sexcrime, de Jane Caputi, UW Press (2000).

    Jack l’Eventreur démasqué, l’enquête définitive, de Sophie Herfort, éd. Points (2008), 320 pp., 7 €.

    Jack l’Eventreur démasqué, de Russell Edwards, éd. de l’Archipel (2016), 21 €.

    A Comparison of 19th Century and Current Attitudes to Female Sexuality, de John Studd, paru dans la revue Gynecological Endocrinology (2007).

    Pucelles à vendre, Londres 1885, de William Thomas Stead, éd. Alma (2013), 292 pp., 16 €.

    Vacher l’Eventreur , de Régis Descott, Grasset (2016), 288 pp., 19 €.

    #historicisation #excision #violence_masculine #misogynie #backlash #féminicide #violence_médicale #hystérie

    https://seenthis.net/messages/747461 via mad meg



  • 29 ans après le massacre de l’#École_Polytechnique, voici 1112 DES FEMMES ET ENFANTS TUÉES PAR DES HOMMES EN TANT QU’HOMMES (OU PAR DES INCONNUS), AU #QUÉBEC, DEPUIS LE 6 DÉCEMBRE 1989
    https://tradfem.wordpress.com/2018/11/23/29-ans-apres-le-massacre-de-lecole-polytechnique-1112-femmes-et-e
    https://tradfem.files.wordpress.com/2018/11/feminicide-getty.jpg
    Liste tenue à jour par Martin Dufresne
    #féminicide #violences_masculines #patriarcat

    https://seenthis.net/messages/738203 via Tradfem


  • Assassinée en pleine rue, Razia avait porté plainte contre son mari
    https://www.aufeminin.com/news-societe/razia-besancon-assassinee-violences-conjugales-s2939888.html
    https://image.afcdn.com/story/20181104/assassinee-en-pleine-rue-razia-avait-porte-plainte-sept-fois-contre-son-mari-1311187_w526h275c1cx1678cy1223.jpg

    Razia avait trouvé le soutien de l’association Solidarité Femmes, qui accompagne les femmes victimes de violences conjugales, qui l’avait exfiltrée de Marseille vers Besançon. Dans la première ville, elle avait déposé trois plaintes contre lui, puis quatre dans la nouvelle. Après avoir demandé le divorce, un juge des affaires familiales lui avait délivré une ordonnance de protection pour interdire à Rafid A. de l’approcher. Bien qu’elle ait déménagé, celui-ci a réussi à la retrouver au printemps. « Les enfants l’ont aperçu lors d’un trajet en bus et ils l’ont signalé à Razia. Ils étaient terrorisés et ne sont pas allés à l’école pendant trois mois, de peur d’un rapt », raconte Christine Perrot, présidente de l’association, citée par Franceinfo. Au moment des plaintes, « le mari a été entendu par la justice et laissé en liberté. Notre parole n’a pas suffi parce qu’il manquait des preuves matérielles, mais nous savions que la menace était urgente. Une fois que l’ordonnance de protection a été obtenue, la justice aurait dû sévir pour concrétiser la sanction, pour qu’il arrête de la poursuivre », regrette-t-elle.

    #féminicide #violences_conjugales

    https://seenthis.net/messages/733426 via Agnès Maillard


  • En Bulgarie Viktoria Marinova, journaliste violée, assassinée pour avoir pointé la corruption à grande échelle
    08 oct 2018 par Sylvie Braibant avec AFP
    https://information.tv5monde.com/terriennes/en-bulgarie-viktoria-marinova-journaliste-violee-assassinee-po
    https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/victoria-731x400.jpg

    L’assassinat et le viol de Viktoria Marinova, journaliste bulgare d’une chaîne de télévision locale, qui s’était récemment intéressée à des dossiers de corruption, n’étonne malheureusement plus, après ceux d’autres enquêtrices pugnaces, cibles privilégiées des nouvelles mafias, politiques et économiques.

    Le corps de Viktoria Marinova, 30 ans, responsable administrative et présentatrice sur TVN, une chaîne locale de Ruse ou Roussé ou même Roustchouk (nord du pays, proche de la frontière avec la Roumanie), a été découvert samedi 6 octobre 2018 dans un parc de la ville. C’est le procureur régional, Georgy Georgiev qui en a fait l’annonce. La jeune journaliste avait été frappée à la tête et étranglée, le ministère de l’Intérieur précisant qu’elle avait aussi été violée.
    Une « précision » effrayante, que l’on retrouve dans d’autres assassinats récents de femmes journalistes, tel celui de la suédoise Kim Wall en août 2017...

    #corruption #féminicides #viols

    https://seenthis.net/messages/727516 via Loutre


  • La cour Suprême espagnole ordonne à l’État de dédommager la mère d’une enfant assassinée par son père lors d’une visite non surveillée
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/01/la-cour-supreme-espagnole-ordonne-a-letat-de-dedommager-la-mere-d

    Andrea, la fille d’Ángela, est née en 1996. Le partenaire d’Ángela l’a soumise à de fréquentes violences physiques et psychologiques. Ángela a déposé pas moins de 30 plaintes à la police et au tribunal. Son partenaire a été reconnu coupable d’une infraction mineure et a été condamné à payer une petite amende pour harcèlement. Une seule ordonnance judiciaire a protégé la mineure et a duré deux mois.

    La séparation conjugale a été ordonnée en novembre 2001. Le juge n’a pas mentionné la violence comme cause de la séparation. L’ordre autorisait des visites non supervisées entre père et fille, et le père avait droit à l’utilisation de l’habitation familiale. Ángela a interjeté appel de la décision mais a échoué. Andrea avait exprimé à plusieurs reprises son désir de ne pas voir son père. En avril 2003, le père a tué la fillette de 7 ans et s’est suicidé lors d’une visite non surveillée.

    Après des mois de deuil, Ángela a déposé une demande d’indemnisation pour erreur judiciaire. Le ministère de la Justice a rejeté la demande en 2005. Des appels administratifs et judiciaires ont suivi jusqu’à la Cour suprême, en 2010, et la Cour constitutionnelle, en 2011, a rejeté la demande.

    Ángela a alors déposé une plainte auprès du Comité CEDAW des Nations Unies en 2012 après avoir épuisé tous les recours internes. Dans sa décision finale sur le fond de 2014 (affaire 47/2012), le Comité a conclu que « la décision d’autoriser des visites non supervisées avait été prise sans les garanties nécessaires et sans tenir compte (…) de la violence domestique qui caractérisait les relations familiales pendant des années « (paragraphe 9.5) ; Ángela « a subi un préjudice de la plus grande gravité et un préjudice irréparable à la suite de la perte de sa fille et des violations décrites » (paragraphe 9.8). L’Espagne n’a pas agi avec la diligence voulue dans un cas particulièrement tragique de violence sexiste et cela équivaut à de la discrimination et à la violation des droits humains d’Ángela.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ejiltalk.org/supreme-court-of-spain-un-treaty-body-individual-decisions-are-legally-binding/comment-page-1/#comment-261297

    #justice #cour_Suprême #droit #féminicide #violence_sexiste

    https://seenthis.net/messages/712638 via Tradfem


  • #LIDIA_LIDIA : Pourquoi ne considérons-nous pas la violence faite aux femmes et aux filles comme du terrorisme ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/26/pourquoi-ne-considerons-nous-pas-la-violence-faite-aux-femmes-et-

    Avec un accès mondial toujours croissant à Internet et aux médias sociaux, la communication entre les pays, même les plus reculés, est devenue une réalité quotidienne pour la plupart des gens. Cette communication en temps réel signifie que la discrimination, l’injustice et la violence, qui ont été cachées, tolérées, institutionnalisées et même défendues comme faisant partie de nos cultures pendant des siècles, sont aujourd’hui de plus en plus publiques et apparemment moins tolérées.

    Mais malgré cette prise de conscience accrue et une certaine réaction, la violence envers les femmes et les filles reste une menace mondiale : la moitié de l’humanité devrait être féminine, mais 117 millions de femmes et de filles « manquent à l’appel » (sont mortes) à cause de la discrimination, de l’injustice systémique et d’un manque de droits humains sous le régime patriarcal. Le Fonds des Nations Unies pour la population signale que cela représente plus de décès en tout que le bilan de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

    Selon la Global Terrorism Database (GTD), 171 personnes sont décédées à la suite d’attaques terroristes en 2015. En comparaison, dans seulement 20 pays européens cartographiés par Eurostat en 2015, 1014 femmes et jeunes filles sont mortes de féminicides, soit près de six fois plus. En 2016, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a publié un rapport sur la lutte contre la violence faite aux femmes, qui révélait des chiffres alarmants : 43 600 femmes et jeunes filles ont été tuées en 2012 par un membre de leur famille ou un partenaire intime. La même année, 11 133 personnes ont été victimes du terrorisme dans le monde entier. La violence faite aux femmes et aux filles façonne la société telle que nous la connaissons, mais les gouvernements locaux et internationaux ne la traitent toujours pas comme une crise nécessitant des mesures particulièrement urgentes, contrairement au terrorisme. https://tradfem.files.wordpress.com/2018/07/why-isnt-it.jpg?w=700

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/07/19/dont-consider-violence-women-girls-terrorism

    #terrorisme #féminicide #violences_masculines #avortement #patriarcat

    https://seenthis.net/messages/710915 via Tradfem


  • L’affaire Cantat dans les médias | Isabelle Alonso

    http://www.isabelle-alonso.com/laffaire-cantat-dans-les-medias

    L’affaire Trintignant/Cantat a suscité beaucoup de réactions dans la presse. Le texte suivant se propose d’examiner quelques réactions marquantes sur cette affaire, qui ont adopté une position de compréhension, voire de soutien plus ou moins explicite à Bertrand Cantat, son propos n’étant pas de juger BC mais d’analyser les arguments invoqués pour expliquer, voire excuser son acte et atténuer sa responsabilité.

    les femmes « poussent à bout », elles provoquent la violence en harcelant verbalement les hommes.

    Marie Trintignant doit forcément avoir provoqué verbalement Bertrand Cantat pour qu’il l’ait tuée de coups. C’est la thèse de Jacques Lanzman dans son article du Monde, « Les mots qui tuent » : « on frappe pour faire taire les mots qui tuent » et « qui castrent » (1). L’article de Samuel Lepastier dans le Nouvel Obs en ligne n’opère pas un transfert de responsabilité aussi explicite vers la victime mais ses arguments sont du même ordre (2). Ces deux articles proposent un scénario hypothétique, mais néanmoins présenté comme une quasi-certitude, de la scène qui s’est terminée par la mort de Marie : d’après eux, c’est l’agression verbale de la victime qui a déclenché la violence. Tous les deux invoquent identiquement une parole féminine humiliante et castratrice (ou perçue comme telle) qui agirait sur la psyché masculine comme le chiffon rouge sur un taureau : « beaucoup d’hommes n’arrivent pas à avoir le dernier mot sur leur compagne, plus habile à manier le langage. Ils n’arrivent pas à mettre des mots pour traduire leur agressivité. Ils

    #féminicide #meurtre

    https://seenthis.net/messages/667007 via Reka

    • Les échos de cette analyse avec les réactions médiatiques actuelles autour du meurtre d’Alexia par son mari soulignent si besoin en était combien on a peu progressé sur ces sujets en plus de 10 ans...


  • 5 astuces pour ne pas tuer sa femme par accident – Madame Gorafi
    http://madame.legorafi.fr/2018/02/01/5-astuces-pour-ne-pas-tuer-sa-femme-par-accident
    http://madame.legorafi.fr/wp-content/uploads/2018/02/iStock-167199861-e1517495478780-200x200.jpg

    Ca peut arriver à tout un chacun : on sort son flingue, on se dit sans mauvaise intention : “ah tiens si je visais ma femme”, et puis là, elle fait une remarque de personne un peu “écrasante”, ou elle critique votre façon de vous exprimer, et sans faire exprès, on tire. Alors pour éviter ce genre de meurtre non intentionnel – qui aurait pu penser qu’en prenant une balle dans la tête, elle risquait de mourir ? – évitez de sortir votre fusil chargé en visant votre femme.

    #féminicide

    https://seenthis.net/messages/665346 via Agnès Maillard


  • Reconnaissons le féminicide – le machisme tue
    http://reconnaissonslefeminicide.olf.site
    http://reconnaissonslefeminicide.olf.site/wp-content/uploads/sites/9/2014/11/affi721.jpg?w=300

    Cette campagne est parti d’un double constat :

    Tout d’abord le fait que partout, tous les jours, des femmes sont tuées parce qu’elles sont femmes.

    #Meurtre de #filles à la naissance, sélection prénatale, tueries de masse, #crimes_d’honneur, femmes tuées par leurs conjoints ou par des inconnus dans la rue…

    La #violence_machiste est la première cause de #mortalité des #femmes de 16 à 44 ans dans le monde.

    Ce ne sont pas des cas isolés ! Ce ne sont pas des faits divers ! Il est temps de reconnaître la réalité de ce massacre misogyne et de le combattre.

    Ensuite ces crimes machistes portent un nom : ce sont des #féminicides.

    Pour mettre un terme à ces meurtres, il faut commencer par reconnaître ce qu’ils sont et les appeler par leur nom.De nombreux pays ont déjà sauté le pas : Mexique, Bolivie, …. et plus proche de nous l’Espagne ou l’Italie reconnaissent dans la loi le meurtre de femme parceque femmes. Plus récemment, le Petit Robert a fait rentrer ce terme en 2014 dans son dictionnaire.

    => Il faut maintenant qu’il le soit dans la #loi.

    https://seenthis.net/messages/664910 via odilon


  • Défenestrée après 23 coups de couteau, Mariama Kallo, 32 ans, tuée par son mari | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201801101244/defenestree-apres-23-coups-de-couteau-mariama-kallo-32-ans-tuee-par-son-ma

    La femme de 32 ans est morte fin décembre, victime de 23 coups de couteau par son époux et défenestrée du 4ème étage de leur appartement, cité de l’Amitié, à Montreuil. Orpheline, mère d’une fille de deux ans restée en Guinée, Mariama est décrite comme une battante mais peu connue de son quartier. Portrait posthume.

    https://twitter.com/ajplusfrancais/status/951498970106249216

    Cette histoire est totalement inadmissible, sordide, scandaleuse du début jusqu’à la fin où le corps est resté pendant 9h sur le trottoir dans la cité. Ça me fout la haine !
    #Montreuil #quartiers_populaires #violences_conjugales #féminicide #police

    https://seenthis.net/messages/659099 via ninachani


  • La couleur du mâle
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/020118/la-couleur-du-male

    Sociétés « pigmentocratiques », imaginaires sur la sexualité noire, féminicides… La chercheuse colombienne #Mara_Viveros_Vigoya, depuis l’Amérique latine, livre, avec un ouvrage ambitieux intitulé Les couleurs de la masculinité, une étude inédite des relations entre #genre, « #race » et #Classe.

    #Culture-Idées #Alvaro_Uribe #Colombie #Études_de_genre #Féminicide #Masculinité


  • L’Espagne en pointe dans la bataille contre les « violences de genre »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/301117/l-espagne-en-pointe-dans-la-bataille-contre-les-violences-de-genre

    Une loi dès 2004, des médias attentifs, une nouvelle enveloppe d’un milliard d’euros sur cinq ans qui vient d’être débloquée… L’Espagne fait figure de bon élève, face au fléau des violences faites aux femmes. La situation reste alarmante. Depuis 2003, 917 femmes y ont été tuées par leur conjoint ou d’anciens partenaires.

    #International #égalité_des_sexes #Espagne #féminicides #féministes #Juana_Rivas #Mariano_Rajoy #UE #violences_sexuelles



  • Mortes d’être #femmes

    En #France, une femme est tuée en moyenne tous les trois jours par son conjoint ou son ex-conjoint. Au-delà des pages fait divers, qui en font souvent leurs gros titres, la presse s’interroge rarement sur la nature de ces violences.

    Pendant près d’un an, Le Quatre heures a enquêté sur le sort de l’une des 123 disparues de l’année 2016. En retraçant l’histoire de #Géraldine_Sohier, tuée le 12 octobre par son ex-mari, ce récit donne un visage – parmi tant d’autres – aux victimes de féminicides.

    https://articles.lequatreheures.com/wp-content/uploads/2017/11/feminicidesvasea.jpg
    https://lequatreheures.com/episodes/feminicides-violences-faites-aux-femmes-france-reportage
    #féminicide #violence

    https://seenthis.net/messages/642539 via CDB_77


  • Quand l’élection de Miss Pérou dénonce les violences faites aux femmes
    https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violences/quand-l-election-de-miss-perou-denonce-les-violences-faites-aux-femmes-

    L’élection de Miss Pérou s’est transformée en tribune féministe dimanche 29 octobre. Chaque candidate a égrené les chiffres concernant les femmes victimes de violences dans le pays.

    Lors de l’élection de Miss Pérou, la tradition veut que chaque candidate annonce ses mensurations. Cette élection 2017 a surpris les téléspectateurs de ce spectacle très suivi au Pérou. Chaque candidate est arrivée au micro, face caméra, en donnant un chiffre lié aux violences subies par les femmes dans le pays.

    « Mon nom est Camila Canicoba, je représente le département de Lima. Mes mensurations sont : 2 202 cas de fémicides durant ces neuf dernières années dans mon pays », a par exemple dit la première candidate.

    #femmes #miss #violence_contre_les_femmes #sexisme #féminicide

    https://seenthis.net/messages/641486 via odilon


  • Les Inrockuptibles et Cantat ; de l’#impunité face aux #féminicides - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2017/10/10/cantat-feminicide

    Oh les hommes français, qu’ils soient de gauche ou de droite, aiment à corner qu’ils aiment les femmes en grands poètes de l’amour courtois qu’ils sont.
    Les femmes françaises se bercent de cette douce illusion et chacun de croire que c’est de l’amour si typiquement français que d’infliger tant de coups que le visage devient violet, que le nez éclate, qu’on finisse dans le coma, qu’on meure.
    Chacun finit par croire à la fable de l’homme brisé qui a voulu mourir tant il regrettait. Il ne regrettait pas au point de ne pas qualifier Marie Trintignant d’"hystérique" pendant le procès toutefois. Il ne regrettait pas au point de ne pas inventer une fable où il l’aurait poussée et où elle aurait heurté un radiateur ; thèse que le rapport d’autopsie a mise à mal. Il ne ne regrettait pas au point de ne pas laisser ses avocats fouiller dans le passé de Marie Trintignant afin de voir si elle n’avait pas le crâne fragilisé ce qui aurait pu expliquer qu’elle meure sous ses coups. Il ne regrettait pas au point de ne pas écrire de minables chansons sur le sujet pour chouiner sur son sort. Il ne regrettait pas au point de ne pas avoir la décence de taire son chagrin qu’il est bien le seul à avoir provoqué. Mais nous vivons dans un monde si tolérant envers les violences faites aux femmes qu’on en vient à plaindre un homme qui dit souffrir après avoir massacré sa compaagne. Et on parle bien ici de massacre, le mot n’est pas trop fort.

    https://seenthis.net/messages/636495 via Agnès Maillard


  • Carte des féminicides par (ex) conjoint en France en 2016
    https://www.google.com/maps/d/viewer?hl=fr&authuser=0&mid=1vikwsH56LM9t5eBu3VOAhzLEqIk&ll=18.5823876987628
    https://www.facebook.com/feminicide
    https://www.google.com/maps/d/thumbnail?mid=1vikwsH56LM9t5eBu3VOAhzLEqIk&hl=fr.jpg

    Cette page recense, DANS LES MÉDIAS SUR INTERNET, les féminicides par compagnon ou ex-compagnon en France, depuis le début de l’année.
    Non, ce ne sont pas des « drames familiaux » ni des « drames de la séparation » ni des « crimes passionnels », ce sont des féminicides perpétrés par des hommes frustrés qui pensent détenir un permis de tuer. Ce sont des assassinats systémiques dont l’origine se trouve au cœur de notre société, dans l’éducation patriarcale qui est donnée aux hommes et qui les autorise à posséder femmes et enfants et à disposer de leurs vies.
    Nous consacrons ici une publication par victime.
    C’est un travail éprouvant mais nécessaire pour que ces femmes ne restent pas invisibles, qu’elles soient nommées quand c’est possible, et non plus une parmi d’autres anonymes dans un chiffre global annuel dont pas grand monde ne s’émeut ni ne s’indigne parmi les politiques et même la société...
    Nous ajusterons le nombre des orphelin-e-s, victimes collatérales du #TerrorismePatriarcal #Féminicide familial, toléré, minimisé, ignoré des politiques... tellement moins spectaculaire, donc moins effrayant que le terrorisme religieux et pourtant tout aussi mortifère !
    Vous trouverez sur ce fil différents articles sur le sujet, et vous pouvez également déposer ceux que vous souhaitez partager.

    https://seenthis.net/messages/619843 via unagi


  • 2005 - La pilule contraceptive est officiellement classée cancérigène

    http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/sante/epidemiologie/cancersein/risq_cancer_sein/pilulcansein

    http://rfi.fr/actufr/articles/068/article_37908.asp (07/08/2005)

    "Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), dépendant de l’OMS, vient de classer la pilule contraceptive parmi les produits cancérogènes du « groupe 1 », ceux dont l’action est « certaine »" d’après RFI actualités.

    Un groupe de 21 chercheurs venant de 8 pays différents rendent publics les réésultats suivant : la pilule diminue le risque de cancer de l’ovaire et de l’endomètre, mais augmente celui du sein, du col de l’utérus et du foie.

    Les hormones œstrogènes contenues dans chaque comprimé sont responsables de ce risque plus élevé. En effet elles sont plus concentrées dans la pilule contraceptive que lorsqu’elles sont libérées par les ovaires naturellement.

    http://www.amessi.org/Cancer-la-pilule-contraceptive-officiellement-classee-cancerigene

    http://www.cancer.ca/fr-ca/prevention-and-screening/be-aware/artificial-hormones/birth-control-pill/?region=qc

    Les femmes qui prennent la pilule ont un risque un peu plus élevé de cancers du sein, du col de l’utérus et du foie, ainsi qu’un risque accru de maladies cardiovasculaires (principalement chez les fumeuses).

    Read more : http://www.cancer.ca/fr-ca/prevention-and-screening/be-aware/artificial-hormones/birth-control-pill/?region=qc#ixzz4nyh2S8bK

    En 2012 - 1 femme sur 11 a eu un cancer du sein
    En 2017 - 1 femme sur 9 aura un cancer du sein
    Pour la suite, il est prévu qu’une femme sur 8 aura un cancer du sein, en trente ans, ce cancer a augmenté de 130%

    Les cancers du sein sont aussi plus fréquents chez les fumeuses, près des centrales nucléaires et chez des femmes ayant subi de nombreuses mammographies …

    Ça se soigne très bien nous dit-on, mutiler les femmes après les avoir empoisonner, est le seul #protocole_médical au point.

    #tout_va_bien #feminicide #cancer

    https://seenthis.net/messages/617973 via touti


  • Pacto histórico para atajar la violencia contra la mujer | España | EL PAÍS
    https://politica.elpais.com/politica/2017/07/24/actualidad/1500883885_958602.html?id_externo_rsoc=TW_CC

    Coucou Macron, en #Espagne, 1 milliard d’euros sur 5 ans pour lutter contre les #violences_contre_les_femmes.

    En lo que va de año, 32 mujeres y seis menores han sido asesinados. Los maltratadores han dejado también 16 huérfanos de menos de 18 años. Los datos son peores que hace un año y clamaban por un acuerdo político que implique a todas las administraciones públicas y a la sociedad. Los grupos políticos han dejado de un lado sus diferencias para consensuar el primer gran acuerdo político de la legislatura: 200 medidas que estarán dotadas con 1.000 millones de euros para los primeros cinco años. El pacto alcanzado después de seis meses de trabajo y 66 comparecencias de expertos, contempla medidas para prevenir la violencia machista desde el colegio, ampliar la protección y cambiar los criterios de acreditación de las víctimas para incluir a aquellas que aún no han interpuesto denuncia y garantizar su seguridad y la de sus hijos. Otorga también una prestación durante seis meses para que puedan comenzar su nueva vida.

    #femmes #sexisme #féminicide

    https://seenthis.net/messages/617751 via odilon