• « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

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  • #Strasbourg, #Hôtel_de_la_Rue

    Fin juillet 2019, dans une banlieue de Strasbourg, des personnes sans abri s’installaient dans un bâtiment vide appartenant à la ville. Il s’agit de l’un des 65 000 #logements_vacants qui se trouvent sur le territoire de l’Eurométropole [1]. C’est un « squat » de plus, donc, dans un pays où 3 millions de logements sont vacants, soit 8,4% du parc immobilier national, alors que 143 000 personnes sont sans domicile [2]. En France, en 2018, 566 personnes sans abri sont mortes du fait qu’elles (sur-)vivaient dans la rue.

    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L2000xH1564/hoteljpg-c46c46a-4adf1.jpg?1565549953#.jpg

    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L2000xH2987/chambrejpg-bb77e-d3fee.jpg?1565549953#.jpg

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    https://visionscarto.net/strasbourg-hotel-de-la-rue
    #occupation #squat #logement #hébergement #sans-abrisme #sans-abri #asile #migrations #réfugiés #France #campement

    Un billet de @nepthys à lire sur @visionscarto

    ping @karine4 @reka

    https://seenthis.net/messages/797287 via CDB_77


  • “How Does It Feel To Be a White Man?”: William Gardner Smith’s Exile in Paris | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/books/page-turner/how-does-it-feel-to-be-a-white-man-william-gardner-smiths-exile-in-paris
    https://media.newyorker.com/photos/5d38a91df44ee80008cc740f/16:9/w_1200,h_630,c_limit/Shatz--William-Gardner-Smith.jpg

    In 1951, the novelist Richard Wright explained his decision to settle in Paris after the war. “It is because I love freedom,” he wrote, in an essay titled “I Choose Exile,” “and I tell you frankly that there is more freedom in one square block of Paris than in the entire United States of America!”

    [...]

    Baldwin, who moved to Paris in 1948, two years after Wright, embraced the gift at first but came to distrust it.

    While blacks “armed with American passports” were rarely the target of racism, Africans and Algerians from France’s overseas colonies, he realized, were not so lucky. In his essay “Alas, Poor Richard,” published in 1961, just after Wright’s death, Baldwin accused his mentor of celebrating Paris as a “city of refuge” while remaining silent about France’s oppressive treatment of its colonial subjects: “It did not seem worthwhile to me to have fled the native fantasy only to embrace a foreign one.”

    Baldwin recalled that when an African joked to him that Wright mistook himself for a white man, he had risen to Wright’s defense. But the remark led him to “wonder about the uses and hazards of expatriation”:

    [...]

    #exil #racisme #liberté #France

    https://seenthis.net/messages/796975 via Kassem


  • PAROLES DE GILETS JAUNES : FAIRE L’AMOUR AVEC UN GILET JAUNE ?
    https://la-bas.org/5649

    Les Gilets jaunes auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui pour longtemps a relevé la tête. Episode 5.Continuer la lecture…

    #Articles #Luttes #France #Politique
    https://la-bas.org/IMG/arton5649.jpg?1565787833


  • Depuis vingt ans, une ancienne #décharge du Havre déverse ses déchets dans la mer

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/08/08/depuis-vingt-ans-une-ancienne-decharge-du-havre-deverse-ses-dechets-dans-la-

    Donc pas que à #Beyrouth :) France Liban, même combat !

    https://img.lemde.fr/2019/08/08/432/0/5184/2592/1440/720/60/0/2317347_5-YT3dXay-6qGTLddq3l25uL.jpg

    Fermée depuis près de vingt ans, une ancienne décharge privée du Havre, en contrebas d’une falaise, continue de déverser chaque année des dizaines de mètres cubes de déchets dans la mer, la municipalité espérant trouver une solution d’ici le printemps prochain.

    #déchets #liban #france
    Située près d’une falaise de 80 m de haut, cette ancienne décharge, à l’origine une propriété du BTP, déverse « entre 30 et 80 m3 par an » de déchets dans la mer, selon une estimation communiquée jeudi 8 août par la ville du Havre.

    https://seenthis.net/messages/796954 via Reka


  • PAROLES DE GILETS JAUNES : SÉBASTIEN EST-IL D’EXTRÊME DROITE ?
    https://la-bas.org/5648

    Les Gilets jaunes auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui pour longtemps a relevé la tête. Episode 4.Continuer la lecture…

    #Articles #Luttes #France #Politique
    https://la-bas.org/IMG/arton5648.jpg?1565708992


  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.
    https://files.newsnetz.ch/story/1/6/7/16727912/16/topelement.jpg

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

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  • PAROLES DE GILETS JAUNES : « J’espère que nos enfants diront, on a connu les Gilets Jaunes, ils se sont battus, ma mère y était »
    https://la-bas.org/5647

    Les Gilets jaunes auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui pour longtemps a relevé la tête. Episode 3.Continuer la lecture…

    #Articles #France #Luttes #Politique
    https://la-bas.org/IMG/arton5647.jpg?1565365104


  • Les Murs à pêches
    https://la-bas.org/5646

    Non, en slip et en tongues, on n’est pas tous pareil. Il y a mille façons de poser son cul sur une serviette. On peut lancer à la face du monde des théories folles (« au début, elle est froide, mais après, ça va ») avec la voix d’Arielle Dombasle dans un film d’Éric Rohmer, ou bien jeter son vélib dans le canal pour voir s’il flotte.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique On peut aussi causer ronds-points à ré-occuper ou préparer un plan social face à l’océan, un gin tonic à la main. Sur la plage aussi, la lutte des classes bat son plein. Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en huit épisodes. Aujourd’hui, « Les Murs à pêches ».Continuer la (...)

    #Bande_dessinée #Culture #Voyage #Portrait #France
    https://la-bas.org/IMG/arton5646.jpg?1565338085


  • Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
    https://la-bas.org/5645

    Le 8 mars, c’est le jour où les marronniers à tendance féministes fleurissent. Le jour où l’on apprend combien les femmes sont sous représentées dans les fonctions à forte responsabilité, qu’elles sont sous payées et moins bien soignées que leurs camarades masculins. C’est le jour que les médias ont encore trop tendance a appelé « La Journée de la femme »... Heureusement, que notre féministe de monteuse, Cécile Frey, est là pour nous rappeler que cette journée résulte avant tout de l’histoire des grandes #Luttes féministes. Attention, « les femmes c’est comme les pavés, à force de marcher dessus, on se les prend sur la gueule. »Continuer la (...)

    #Vidéo #Didier_Porte #France
    https://la-bas.org/IMG/arton5645.jpg?1565270424


  • La grande plage de Saint-Lunaire
    https://la-bas.org/5644

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    Non, en slip et en tongues, on n’est pas tous pareil. Il y a mille façons de poser son cul sur une serviette. On peut lancer à la face du monde des théories folles (« au début, elle est froide, mais après, ça va ») avec la voix d’Arielle Dombasle dans un film d’Éric Rohmer, ou bien jeter son vélib dans le canal pour voir s’il flotte.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique On peut aussi causer ronds-points à ré-occuper ou préparer un plan social face à l’océan, un gin tonic à la main. Sur la plage aussi, la lutte des classes bat son plein. Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en huit épisodes. Aujourd’hui, « Saint Lunaire ».

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    #Bande_dessinée #France #Voyage #Portrait


  • PAROLES DE GILET JAUNE : POURQUOI LE MANAGER DU BURGER KING CHANGE DE VIE
    https://la-bas.org/5641

    Les Gilets jaunes auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui pour longtemps a relevé la tête.Continuer la lecture…

    #Articles #Luttes #Politique #France
    https://la-bas.org/IMG/arton5641.jpg?1565091685


  • La Pointe de Décollé en Bretagne
    https://la-bas.org/5638

    https://la-bas.org/IMG/jpg/s05e01.jpg

    Non, en slip et en tongues, on n’est pas tous pareil. Il y a mille façons de poser son cul sur une serviette. On peut lancer à la face du monde des théories folles (« au début, elle est froide, mais après, ça va ») avec la voix d’Arielle Dombasle dans un film d’Éric Rohmer, ou bien jeter son vélib dans le canal pour voir s’il flotte.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique On peut aussi causer ronds-points à ré-occuper ou préparer un plan social face à l’océan, un gin tonic à la main. Sur la plage aussi, la lutte des classes bat son plein. Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en huit épisodes. Aujourd’hui, « Paris Plages à la Villette ».

    Continuer la (...)

    #Culture #Voyage #Portrait #France


  • Le vrai cout de la #viande pas chère : pauvre #cochon, riche affaire

    Depuis une dizaine d’années, les producteurs de porcs d’outre-Rhin jouissent de subventions massives accordées par Berlin pour accélérer l’industrialisation des exploitations. Aujourd’hui, le pays est devenu autosuffisant et inonde l’Europe à prix cassé. Le marché est dominé par une poignée d’entreprises qui pratiquent l’économie d’échelle grâce à l’automatisation, et entassent des dizaines de milliers de bêtes gavées d’antibiotiques dans des hangars sur caillebotis, coupés de la lumière du jour. Si cette viande est si bon marché, c’est aussi en raison du droit du travail allemand, qui permet aux grands abattoirs d’employer des ouvriers détachés venus d’Europe de l’Est et payés au rabais

    https://www.youtube.com/watch?v=L6MrcGNTJak


    #film #documentaire #Seehofer #industrie_agro-alimentaire #viande #travail #exploitation #Allemagne #prix #élevage #élevage_industriel #cochons #porc #exportation #travail_intérimaire #fertilisants #environnement #lisier #nitrates #eau_potable #nappe_phréatique #pollution #santé #cancer #France #abattoir #sous-traitance #dumping_salarial #travailleurs_étrangers #travailleurs_détachés #bactéries_multi-résistants #label #Roumanie #paysannerie #antibiotiques #métaphylaxie #Germanwatch #colistine #Suède #alimentation #travailleurs_détachés

    https://seenthis.net/messages/795879 via CDB_77


  • L’Iran et le Venezuela s’inquiètent de la #Répression en #France
    https://la-bas.org/5632

    La diplomatie russe a demandé mercredi 31 juillet à la France de « ne pas lui donner de leçon » en matière de maintien de l’ordre après avoir usé « de toutes les méthodes répressives » contre les Gilets jaunes. Ce n’est pas la première fois que Macron et Castaner encaissent un tel camouflet international.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Didier_Porte #Politique #Médias
    https://la-bas.org/IMG/arton5632.jpg?1564741728


  • SE METTRE EN LUTTE EST UNE VICTOIRE
    https://la-bas.org/5631

    Les #Médias c’est une gomme, une grosse gomme qui efface alors qu’elle prétend montrer, c’est la fabrique de l’oubli, c’est l’ardoise magique. Des trésors disparaissent ainsi, des bijoux, des boussoles, des lumières, des plans d’évacuation, des équations mirobolantes, des brins de bruyère et des traits de génie. D’où l’envie pour préparer la rentrée de revenir sur ces paroles envolées, en radio bien sûr, mais aussi en noir sur blanc, fidèlement transcrites.Continuer la lecture…

    #Articles #Politique #Luttes #France
    https://la-bas.org/IMG/arton5631.jpg?1564681042


  • PAROLES DE GILETS JAUNES : JOJO L’INTERNATIONAL
    https://la-bas.org/5594

    Les Gilets jaunes auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui pour longtemps a relevé la tête. Épisode 1 - JOJO L’INTERNATIONAL (Saint-Brieuc, février 2019) Pourquoi vous êtes venu ? Je suis sorti d’un silence religieux à une expression du peuple et des discussions interminables, et à quelques scènes de « ton élevé », on va dire. Donc c’est surprenant. Vous êtes quinze ans dans le silence, et du jour au lendemain vous arrivez au milieu de gens qui n’arrêtent pas de parler. Au début j’étais un peu perdu, je les écoutais. Ça m’a fait hyper plaisir de voir les gens communiquer, parler entre eux, se tutoyer, se serrer la (...)

    #Articles #France #Luttes #Politique
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  • Paris Plages à la Villette
    https://la-bas.org/5627

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    Non, en slip et en tongues, on n’est pas tous pareil. Il y a mille façons de poser son cul sur une serviette. On peut lancer à la face du monde des théories folles (« au début, elle est froide, mais après, ça va ») avec la voix d’Arielle Dombasle dans un film d’Éric Rohmer, ou bien jeter son vélib dans le canal pour voir s’il flotte.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique On peut aussi causer ronds-points à ré-occuper ou préparer un plan social face à l’océan, un gin tonic à la main. Sur la plage aussi, la lutte des classes bat son plein. Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en huit épisodes. Aujourd’hui, « Paris Plages à la Villette ».

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    #Bande_dessinée #Divers #Culture #Portrait #Voyage #France #Paris_et_banlieue
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  • Paris Plages, quai de l’Hôtel de ville
    https://la-bas.org/5625

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    Non, en slip et en tongues, on n’est pas tous pareil. Il y a mille façons de poser son cul sur une serviette. On peut lancer à la face du monde des théories folles (« au début, elle est froide, mais après, ça va ») avec la voix d’Arielle Dombasle dans un film d’Éric Rohmer, ou bien jeter son vélib dans le canal pour voir s’il flotte.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique On peut aussi causer ronds-points à ré-occuper ou préparer un plan social face à l’océan, un gin tonic à la main. Sur la plage aussi, la lutte des classes bat son plein. Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en huit épisodes. Aujourd’hui, « Langrunes, plage pleine ».

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    #Bande_dessinée #Culture #Divers #Portrait #Voyage #France #Paris_et_banlieue
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  • La nouvelle arme déclarée défensive de la France : des satellites équipés de laser
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3583

    Quand le 13 juillet dernier, le président français Emmanuel Macron a annoncé son intention de créer un commandement de la force spatiale française, il fallait creuser le sujet. Puis la ministre, Laurence Parly, a révélé, depuis hier, que son pays allait développer de puissants lasers. Quelques 2000 satellites rodent autour de la Terre pour des actions militaires diverses, « la guerre des étoiles » n’est plus du cinéma ! Il est difficile de priver l’industrie de l’armement des prouesses technologiques (...)

    développement durable, préservation, richesse nationale, population, activité, synergie, perspective.

    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, #technologie,_drone,_citoyen,_USA,_google,_High_Tech, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, France justice politique (...)

    #développement_durable,_préservation,_richesse_nationale,_population,_activité,_synergie,_perspective. #France_justice_politique_scandale_PS_PCF


  • La nouvelle arme déclarée défensive de la France : des satellites équipés de laser
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3583

    Quand le 13 juillet dernier, le président français Emmanuel Macron a annoncé son intention de créer un commandement de la force spatiale française, il fallait creuser le sujet. Puis la ministre, Laurence Parly, a révélé, depuis hier, que son pays allait développer de puissants lasers. Quelques 2000 satellites rodent autour de la Terre pour des actions militaires diverses, « la guerre des étoiles » n’est plus du cinéma ! Il est difficile de priver l’industrie de l’armement des prouesses technologiques (...)

    développement durable, préservation, richesse nationale, population, activité, synergie, perspective.

    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, #technologie,_drone,_citoyen,_USA,_google,_High_Tech, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, France justice politique (...)

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  • Comme Louis Sarkozy, Là-bas lance sa collection de « vêtements philosophiques »
    https://la-bas.org/5624

    Le fils Sarkozy a lancé une collection de « mocassin philosophiques ». On dirait une information du Gorafi, mais non, le jeune Louis Sarkozy a bel-et-bien développé une gamme de chaussures Sigmund Freud, Thomas Jefferson et Marie Curie ! De quoi nous donner des idées...Continuer la lecture…

    #Vidéo #Didier_Porte #Culture #Divers #France
    https://la-bas.org/IMG/arton5624.jpg?1564143380


  • Langrunes, plage pleine
    https://la-bas.org/5623

    https://la-bas.org/IMG/jpg/s03e01.jpg

    Non, en slip et en tongues, on n’est pas tous pareil. Il y a mille façons de poser son cul sur une serviette. On peut lancer à la face du monde des théories folles (« au début, elle est froide, mais après, ça va ») avec la voix d’Arielle Dombasle dans un film d’Éric Rohmer, ou bien jeter son vélib dans le canal pour voir s’il flotte.Retour ligne automatique On peut aussi causer ronds-points à ré-occuper ou préparer un plan social face à l’océan, un gin tonic à la main. Sur la plage aussi, la lutte des classes bat son plein. Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en huit épisodes. Aujourd’hui, « Langrunes, plage pleine ».

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    #Culture #Divers #Portrait #Bande_dessinée #Voyage #France
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