• Qui sont vraiment les « gilets jaunes » ? Les résultats d’une étude sociologique
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/26/qui-sont-vraiment-les-gilets-jaunes-les-resultats-d-une-etude-sociologique_5

    Cinq chercheurs de Sciences Po Grenoble ont mené une #enquête par questionnaire en ligne diffusé sur 300 #groupes_Facebook. Parmi leurs principaux constats : le fait que 60 % des personnes interrogées ne se situent pas sur l’échelle gauche-droite.

    Tribune. Qui sont les « #gilets_jaunes » ? Depuis le lancement du mouvement à l’automne 2018, les commentateurs ont largement souligné son caractère composite. Sur le plan sociologique, les « gilets jaunes » feraient converger les perdants de la mondialisation, sans distinction d’âge, de sexe ou d’origine. Sur le plan politique, ils s’affranchiraient des logiques de mobilisation traditionnelles pour réunir dans une même contestation des élites les citoyens les plus éloignés de la politique, les proches de la gauche et de la droite radicales.

    Si plusieurs sondages ont mesuré le soutien des Français aux « gilets jaunes », peu de données chiffrées sont aujourd’hui disponibles pour apprécier objectivement la diversité du mouvement. Les premières enquêtes sur le terrain ont dessiné un portrait type, mettant notamment en lumière la forte présence des femmes, des revenus modestes et des primo-manifestants (tribune d’un collectif d’universitaires dans Le Monde du 12 décembre 2018).

    Fin novembre 2018, un questionnaire diffusé sur les réseaux sociaux précisait leur profil politique, soulignant le poids des personnes qui refusent de se situer politiquement (tribune du collectif Quantité critique dans L’Humanité du 19 décembre 2018).

    L’enquête quantitative que nous avons lancée le 22 décembre 2018 cible près de 300 groupes Facebook de tous les départements de France (voir encadré méthodologique). Elle offre quatre atouts par rapport aux enquêtes existantes. D’abord, la taille importante de notre échantillon – plus de 1 750 réponses à ce jour, dont 1 455 exploitées – permet d’approfondir la compréhension des ressorts sociologiques du mouvement. Ensuite, pour dépasser l’approche par le revenu ou la profession, nous avons mesuré le degré de précarité des répondants à travers le score « Epices » (Evaluation de la précarité et des inégalités de santé dans les centres d’examens de santé), un indicateur utilisé par les organismes de santé publique.

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    Un échantillon diversifié

    Nous avons tiré parti de la mobilisation des « gilets jaunes » sur les groupes Facebook, où le mouvement est né et où il continue de se structurer. En pratique, un lien vers le questionnaire à remplir en ligne a été distribué sur les principaux groupes Facebook nationaux de « gilets jaunes », mais aussi sur les groupes locaux, afin d’optimiser la couverture géographique. Le questionnaire a été distribué du 22 décembre 2018 au 20 janvier 2019 à environ 300 groupes du réseau social en France métropolitaine.
    L’échantillon analysé ici est celui des « gilets jaunes » présents sur les réseaux sociaux, et qui déclarent participer ou soutenir le mouvement (1 455 réponses exploitées). Cette population étant potentiellement différente de celle mobilisée et active sur le terrain, nous avons distingué deux types de « gilets jaunes ». Les « plus actifs » sont ceux qui déclarent avoir pris part à au moins une manifestation ou blocage (74 %). Les autres répondants (26 %) ont été qualifiés de « moins actifs ». Les deux sous-populations sont très proches sur le plan sociologique, avec une légère surreprésentation des femmes, des plus âgés et des plus précaires chez les moins actifs. Elles se ressemblent aussi beaucoup sur le plan des valeurs politiques et des comportements électoraux, ce qui limite l’intérêt de les distinguer.
    Au final, l’échantillon est bien diversifié géographiquement. Toutes les régions de France métropolitaine sont représentées, avec un effectif d’au minimum 95 répondants. Ainsi, 35 % des « gilets jaunes » interrogés vivent dans un village de campagne, 7 % dans une ferme ou une maison à la campagne, 38 % dans une ville ou une petite ville et 20 % dans une grande ville ou en banlieue. Les femmes (56 %) sont plus nombreuses que les hommes (44 %) : un phénomène plutôt rare dans les grands mouvements sociaux, mais conforme à ce qu’ont mis en évidence les précédentes études et auquel fait écho la visibilité grandissante des femmes dans les manifestations. L’échantillon est aussi diversifié en termes d’âge (avec une dominante de 38 % des 35-49 ans et de 29 % des 50-64 ans), de situation familiale (45 % de couples avec enfant[s], 25 % de célibataires, 18 % de couples sans enfant et 12 % de familles monoparentales). S’agissant du niveau de diplôme, les bac + 2 et plus, les personnes niveau bac et celles au niveau d’études inférieur au bac se répartissent en trois tiers.
    Troisième atout, nous avons intégré des questions qui existent déjà dans les enquêtes d’opinion pour analyser en quoi les interrogés diffèrent de la population française dans leur rapport au politique et dans leurs valeurs. Enfin, grâce à des questions ouvertes dont les répondants se sont largement saisis pour s’exprimer, nous avons identifié les grandes classes de discours utilisées et par quels profils ces discours sont portés (voir encadré sur l’analyse lexicale). Nous complétons ainsi l’étude lexicale menée fin novembre 2018 par une équipe de chercheurs toulousains.
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    Prendre aux riches pour donner aux pauvres

    En termes d’emploi et de profession, les interrogés se distinguent très peu de la population française. Ceux qui exercent une activité professionnelle sont nettement majoritaires (67 %, 4 points de moins que la moyenne nationale), les chômeurs étant 13 % (un peu plus que la moyenne) et les retraités 12 % (deux fois moins que la moyenne). Parmi les actifs occupés, à l’exception des cadres, nettement sous-représentés (10 % de l’échantillon, soit 8 points de moins que dans la population active en emploi), et des artisans et commerçants, surreprésentés (deux fois plus nombreux, avec 14 %), les autres catégories sont à l’image des Français : 29 % occupent des professions intermédiaires, 28 % sont employés, 19 % ouvriers et 1 % agriculteurs.
    Plus de 68 % vivent dans un ménage dont le revenu disponible net est inférieur à 2 480 euros – soit le revenu médian en France
    S’il y a un trait distinctif des « gilets jaunes », c’est plutôt leur situation de forte précarité. Plus de 68 % vivent dans un ménage dont le revenu disponible net est inférieur à 2 480 euros – soit le revenu médian en France. Et 17 % vivent dans un ménage avec moins de 1 136 euros – tranche dans laquelle on trouve les 10 % des Français les plus pauvres. Ce constat est étayé par le score Epices, qui offre une lecture plus fine que la pauvreté monétaire ou la profession. Notre échantillon compte ainsi 74 % de personnes précaires, près du double de la moyenne nationale ! La précarité touche plus largement les femmes (78 %) que les hommes (68 %).

    La précarité explique pourquoi les inégalités (26 %), le pouvoir d’achat (25 %) et la pauvreté (14 %) arrivent en tête des quatorze enjeux importants pour la France proposés dans le questionnaire, suivis par les impôts et les taxes (11 %). Elle explique aussi le fort sentiment de colère vis-à-vis des « différences entre les riches et les pauvres », mesuré par une note moyenne de 7,7 sur une échelle de 0 à 10. On ne sera pas davantage surpris par l’adhésion massive à l’idée que « pour établir la justice sociale, il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres » (87 %, environ 20 points de plus que les Français). L’expérience d’une même situation de travailleur précaire, combinée avec un rejet des inégalités et une demande de redistribution très consensuels, tisse la cohésion du mouvement.

    A distance des partis, sans être apolitiques

    Quel est le rapport à la politique des « gilets jaunes » ? Un premier point commun est leur distance avec Emmanuel Macron. Seulement 4 % d’entre eux ont voté pour lui au premier tour de l’élection présidentielle. Mais l’élément le plus frappant est leur rejet des catégories politiques traditionnelles. Ainsi, 60 % des interrogés ne se situent pas sur l’échelle gauche-droite ! Précisément, 8 % se déclarent « ni à gauche ni à droite », et 52 % indiquent qu’ils « ne se retrouvent pas dans ces catégories ». C’est nettement plus que dans les enquêtes sur la population générale.

    « La part de primo-manifestants – 55 % de l’échantillon – invalide l’idée d’une mobilisation qui serait téléguidée par les extrêmes politiques »
    Cette distance par rapport à la vie politique se lit aussi dans la part importante de primo-manifestants : 55 % de l’échantillon. Un chiffre qui monte à 61 % chez ceux qui ne se positionnent pas sur l’échelle gauche-droite. Ces résultats invalident l’idée d’une mobilisation qui serait téléguidée par les extrêmes politiques. Mais les interrogés ne sont pas pour autant apolitiques, comme l’ont parfois conclu certains analystes : 23 % se disent « beaucoup » intéressés par la politique et 33 % « assez » intéressés. Ce chiffre est peut-être surévalué en contexte de mobilisation, mais il est plus élevé que l’ensemble des Français (généralement 10 et 30 % sur des items semblables).
    Parmi ceux qui se situent sur l’échelle gauche-droite, la gauche domine : 23 % se disent très à gauche, 42 % à gauche, 7 % au centre, 14 % à droite et 14 % très à droite. Ces « gilets jaunes »-là sont plus en phase avec le jeu électoral : 80 % des « très à gauche » indiquent avoir voté Jean-Luc Mélenchon en 2017, tandis que 90 % des « très à droite » disent avoir voté Marine Le Pen. Surtout, ils sont plus intéressés par la politique, notamment ceux qui se situent très à gauche. Les proches de la gauche et de la gauche radicale ont encore davantage participé à d’autres mouvements sociaux et sont (ou ont été) plus souvent syndiqués. Il est possible qu’ils jouent un rôle-clé dans l’acculturation politique du mouvement auquel on assiste au fil des semaines.

    Primauté à la souveraineté populaire

    Notre enquête comprend plusieurs questions sur la préférence pour la souveraineté populaire et l’antiélitisme, deux attitudes souvent associées au populisme. Elles sont très prononcées parmi les « gilets jaunes ». Typiquement, 93 % sont d’accord avec l’opinion selon laquelle « le peuple, et pas les responsables politiques, devrait prendre les décisions les plus importantes ». C’est seulement le cas de 50 à 60 % des Français dans les enquêtes récentes. Il en va de même pour le rejet des élites politiques : 95 % sont d’accord avec l’opinion selon laquelle « les responsables politiques parlent beaucoup et agissent trop peu ». Ces positions, à leur niveau maximal chez ceux qui ont participé à un grand nombre de manifestations, contredisent l’idée que la défiance politique conduirait forcément à l’apathie. Le fait que les deux attitudes soient par ailleurs majoritaires dans la population française explique probablement le socle de soutien dont bénéficie le mouvement dans l’opinion.

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    Du « pouvoir vivre » à la « crise du politique » : analyse lexicale
    Notre questionnaire inclut deux questions ouvertes sur l’image du mouvement et les raisons du soutien. Environ 80 % des personnes interrogées y ont répondu. La thématique du « pouvoir vivre » est celle qui apparaît le plus fréquemment dans les réponses aux deux questions. Elle se décline dans des revendications très ancrées dans le quotidien (perte de pouvoir d’achat, salaires et retraites insuffisants, ras-le-bol fiscal…), qui disent la volonté des « gilets jaunes « de pouvoir vivre de leur travail et de ne plus simplement survivre.
    Le lexique moral est aussi très présent à travers des thèmes comme le salaire décent, le fait de vivre dignement, l’espoir d’un avenir meilleur pour les enfants. Loin de la lecture initiale d’une révolte poujadiste, les « gilets jaunes » expriment un besoin de retrouver de la dignité et de la solidarité. Ces thèmes semblent aussi émerger des premiers cahiers de doléances et des réunions organisées à l’occasion du grand débat national. Si l’ensemble des « gilets jaunes » utilisent les mots du « pouvoir vivre », cette classe de discours est plus saillante parmi les plus précaires, les moins diplômés, les moins intéressés par la politique et les moins actifs dans le mouvement.
    Ressortant de notre analyse lexicale, la deuxième classe de discours la plus employée a trait au mouvement des « gilets jaunes » et aux différents acteurs impliqués. Elle s’articule autour d’une coupure symbolique entre « un mouvement populaire » contre les injustices sociales, et des élites jugées privilégiées et incompétentes, enfermées dans l’indifférence, voire le mépris. La dénonciation des violences policières et de la non-neutralité prêtée aux médias relève aussi de cette classe de discours, moins clivée sociologiquement et politiquement.
    La thématique de la « crise du politique » structure une troisième classe de discours spécifique. Les « gilets jaunes » mettent l’accent sur les nécessaires transformations d’un système vu comme au service des plus riches. Cette classe de discours, coloriée par des émotions fortes comme la colère et l’espoir, est la plus sophistiquée sur le plan lexical. Elle est davantage le fait des « gilets jaunes » les moins précaires, les plus diplômés, les plus intéressés par la politique, les plus actifs dans le mouvement et qui se situent très à gauche. Les thèmes propres à la gauche (anticapitalisme, exploitation économique, lutte des classes…) et à la droite (affirmation de la souveraineté et de l’identité nationales, dénonciation des immigrés…) radicales sont néanmoins assez en retrait. Ce qui confirme la structuration idéologique non conventionnelle des « gilets jaunes ».
    Une dernière classe de discours a trait à la « soif de justice ». Elle est marquée par l’affirmation des valeurs de la République et le rejet des injustices sociales et fiscales. Si sa tonalité est résolument positive, elle est plutôt utilisée par les plus diplômés et les plus intéressés par la politique.
    Les réponses ont été traitées avec un logiciel d’analyse de données qualitatives, Sphinx IQ2. Le site Web www.enquetegiletsjaunes.fr présente de manière interactive le nuage des mots les plus utilisés par les « gilets jaunes », ainsi que la méthodologie employée pour produire les quatre grandes classes de discours présentées ci-dessus.

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    Le thème du renouveau démocratique et citoyen est très saillant : 97 % des « gilets jaunes » estiment que la démocratie ne fonctionne pas très bien (25 %) ou pas bien du tout (72 %). C’est 37 points de plus que l’ensemble des Français. Lorsqu’on leur demande de choisir qui « devrait décider de ce qui est le meilleur pour le pays », les personnes interrogées font majoritairement confiance à des citoyens tirés au sort (53 %, contre 17 % pour les Français). Peu soutiennent une prise de décision par les députés (13 %) ou par le président de la République (2 %). Le recours aux experts est une solution envisagée par 30 % de l’échantillon, autant que l’ensemble des Français.

    Ceux qui souhaitent le plus tirer au sort des citoyens se trouvent parmi les plus précaires et les moins diplômés. Ils sont aussi les plus actifs dans le mouvement et les plus défiants envers les élites politiques. Ils se déclarent peu ou pas intéressés par la politique, ne se retrouvent pas dans les catégories gauche-droite et ont davantage tendance à s’abstenir. Inversement, les « gilets jaunes » qui soutiennent un régime plus parlementaire constituent une fraction moins défavorisée et plus diplômée. Ils sont plus intéressés par la politique, avec un tropisme de gauche. Enfin, l’option d’un gouvernement des experts est portée par des « gilets jaunes » moins défavorisés mais néanmoins peu intéressés par la politique et moins investis dans le mouvement. Beaucoup ont voté pour un parti de gouvernement en 2017, et présentent un léger tropisme de droite.

    Hostilité à la mondialisation

    Le thème de l’immigration est absent des revendications des « gilets jaunes ». Même si près de six sur dix pensent qu’« il y a trop d’immigration en France », cette opinion est tout aussi répandue dans la population française. Les plus opposés à l’immigration sont ceux qui s’intéressent le moins à la politique et, dans une moindre mesure, les plus précaires. Le rejet de l’immigration est aussi très net parmi les « gilets jaunes » préoccupés par les questions fiscales et le pouvoir d’achat. Ceux qui jugent prioritaires les questions de pauvreté ou d’inégalités y sont beaucoup moins hostiles.

    Les « gilets jaunes » sont très opposés à la mondialisation. Près de 87 % sont d’accord avec l’idée selon laquelle « les conséquences économiques de la mondialisation sont extrêmement négatives pour la France » (contre 63 % des Français). Les « gilets jaunes » partagent aussi un euroscepticisme bien ancré, puisqu’ils sont 83 % à s’opposer à l’idée que « la France doit aller plus loin dans la construction européenne ». Ce refus est d’autant plus fort que l’antiélitisme est élevé. A quelques mois des élections européennes, ce résultat suggère que certains d’entre eux pourraient être attentifs aux listes eurosceptiques et souverainistes, pour peu que les partis qui les portent parviennent à rendre cet enjeu plus saillant.

    Aussi peu écologistes que les Français

    Parce que leur mobilisation est née de la contestation d’une augmentation des taxes sur les carburants, les « gilets jaunes » ne sont pas spontanément apparus comme des défenseurs de la transition écologique. Les préoccupations liées à la dégradation de l’environnement ne sont toutefois pas absentes. Ainsi, 7 % de notre échantillon cite l’environnement et le réchauffement climatique comme le thème le plus important pour la France aujourd’hui. C’est évidemment peu par rapport au poids écrasant des questions économiques, mais lors de la dernière élection présidentielle, 6 % des Français seulement estimaient que l’environnement était l’enjeu le plus important pour la France !

    Les « gilets jaunes » sont néanmoins partagés sur la question de la transition écologique. Au sein de notre échantillon, 31 % se déclarent « prêts à accepter une réduction de leur niveau de vie afin de protéger l’environnement », contre 35 % qui refusent cette idée et 34 % qui ne s’estiment ni prêts ni pas prêts. Là encore, ce sont des proportions similaires à celles mesurées dans l’ensemble de la population française. Le week-end des 26 et 27 janvier, avec l’« acte XI » de la mobilisation des « gilets jaunes » et la quatrième Marche pour le climat, devrait nous en dire plus sur l’éventuelle convergence entre les deux mouvements.

    Tristan Guerra, Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Florent Gougou et Simon Persico sont chercheurs à Sciences Po Grenoble et au laboratoire Pacte-CNRS. Sources : Insee ; « Baromètre de la confiance politique » du Cevipof, vague 10, 2018 ; « European Values Study », enquête française, 2018 ; « French Electoral Study », 2017 ; « International Social Survey Programme », enquête environnement, 2010.

    https://seenthis.net/messages/755484 via colporteur


  • Le #Groupe_Jean-Pierre_Vernant décide d’arrêter de nourrir son fil twitter

    Ce qui est bien dommage, vu la richesse et la qualité de ce qui y défilait. Quelques morceaux choisis... En espérant que le fil continuera d’exister, pour les archives.

    Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    Une paire de jours avant de cesser de contribuer quotidiennement au flux cui-cuiesque — cela correspondra à 30 000 abonnés. On aimerait partir en forme de bilan, mais on ne voit pas bien par quoi commencer, ni ce qu’il y a à expliquer.

    C’est assez paradoxal d’avoir misé (ou du moins expérimenté) sur la capacité des réseaux sociaux à affecter le système normatif et de partir en ayant construit par essai/erreur l’un des comptes les plus visibles du supérieur.

    1/ S’il faut hiérarchiser les raisons d’arrêter le flux tendu, la principale est la suivante : même si l’Histoire n’est pas déterministe et que nous avons encore des marges pour engendrer une bifurcation socio-historique, on va vers le très gros temps, et pour longtemps.

    2/ Le plus probable (mais non sûr, et il faut tout faire contre) est de subir deux décennies d’extrême-droite (au sens commun) au pouvoir, avec toutes les conséquences que cela comporte de restriction des minces libertés restantes.

    3/ Pour tenir, il faut du souffle, voir loin, se ménager de la joie, préparer la lente sortie de l’ombre et surtout, surtout, il faut des amis, des vrais, avec qui l’on tisse des réseaux de solidarité effectifs, tangibles, solides, instantanément activables en cas d’alerte.

    4/ Or, la plus grosse déception de cui-cui est celle-là : on ouvre des réseaux de connaissances, on rencontre d’autres modalités de pensées, d’autres idées, mais rien qui soit de l’ordre de la solidarité. L’ami d’hier ne vous soutiendra pas le lendemain. La défiance est la norme.

    5/ Quiconque connait l’amitié sait bien de quoi il s’agit : du niveau de confiance qu’il faut pour sauter par la fenêtre sans regarder si l’ami vous dit qu’il y a le feu. Sur cui-cui, on a plus souvent affaire à des coups de poignard dans l’incendie que de solidarité.

    6/ Or nous voilà revenus au point de départ. Il importe plus maintenant de retisser des solidarités de solidarité que de produire des contre-expertises à la hache ou de contribuer à un contre-horizon émancipateur.

    Cela milite pour le laisser fonctionnel, soit jusqu’à ce qu’une équipe amie souhaite le reprendre sous un changement de nom, pour une fonction semblable mais un fonctionnement différent.

    On aimerait croire que l’on a réussi au moins ça : déprécier certaines pratiques claniques jusqu’à ce que des gens comme le Parrain soient écartés de l’appareil d’Etat. Vue sa violence, lui le croit peut-être.

    Mister Adien @Mister_Adien En réponse à @Gjpvernant

    Peut-être pas le meilleur moment pour partir, compte tenu du contexte actuel. Les lumières sont importantes quand la nuit tombe.
    Merci en tout cas d’avoir contribué à donner un point de vue différent et engagé.

    Mais d’autres sont venus, dont on n’est pas bien sûrs qu’ils ne soient pas pires : les néomanagers « limace », sans flamboyance, sans intrigue, sans idée, qui sont tellement désespérants qu’ils ne suscitent plus l’opposition, mais l’auto-démolition accélérée de l’institution .

    La croyance dans un pouvoir porté par les réseaux sociaux (et donc notre capacité de nuisance potentielle) a éloigné toute pression directe. Une seule plainte judiciaire en tout, avec un simple rappel à la loi.

    C’est le piège du militantisme — le stade suprême de l’aliénation — auquel on voudrait échapper : il n’y a jamais de « meilleur moment » [pour partir].

    Hoffmann @Chrishoffmann86 En réponse à @Gjpvernant
    Merci de vos contributions. On a toujours peur de se retrouver devant une chorale aux ordres et vous étiez une respiration. Ça va manquer

    La suspension du droit — l’Etat d’exception permanent — est la méthode par laquelle se produit mutation en cours du néolibéralisme au néofascisme. Les bleu-bruns, de Sarkozy à Castaner en passant par Valls en sont directement responsables : https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/26/le-droit-rempart-contre-les-derives-autoritaires_5414847_3232.html

    André Gunthert @gunthert retwitté par Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    Inconscience et incompétence, ou volonté de nuire ? A mesure que les informations se précisent, les violences policières de décembre-janvier se transforment en un scandale d’Etat, une tache indélébile sur le macronisme.

    Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    L’avantage de lire les inepties de Macron, c’est que vous pouvez mettre dessus la voix de Sarkozy, dans votre tête.

    Celle-ci est merveilleuse : sans banquier, pas de capitalisme de crédit… Il faut que cette vérité soit dite.

    https://seenthis.net/messages/755205 via Reka


  • (20+) Dans le combat final des gilets jaunes, Jupiter va affronter des modérateurs Facebook - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/30/dans-le-combat-final-des-gilets-jaunes-jupiter-va-affronter-des-moderateu

    Dans ce nouveau genre de mobilisation, où la participation en ligne est toute aussi importante que les blocages sur les ronds-points, les chefs par défaut sont les admins des pages Facebook. Eric Drouet et Priscillia Ludosky sont maintenant tous les deux #admins du groupe La France en colère !!!, qui comprend 250 000 personnes. Dans le groupe des huit, une troisième tête se dégage : le charismatique Maxime Nicolle aka Fly Rider, qui avait été invité chez Cyril Hanouna. Il gère Fly Rider infos blocages, un groupe de 62 000 personnes qui suivent ses #Facebook_live quotidiens.

    S’il fallait tracer les limites d’un ancien et d’un nouveau monde, Emmanuel Macron et Philippe Martinez apparaissent comparés à Eric Drouet et Maxime Nicolle comme la relique d’une époque révolue. Ces deux leaders des #gilets_jaunes renouvellent totalement la manière de gérer un mouvement social.

    Avec eux, tout se passe en direct sur Facebook, via des lives où les deux porte-parole se retrouvent sous un feu nourri de questions et de critiques, auxquels ils répondent toujours, avec un grand calme et une certaine responsabilité (malgré la diffusion parfois de fausses informations).

    On se demanderait presque pourquoi BFM TV ne les diffuse pas en direct à l’antenne. Ces lives n’ont pas moins de pertinence dans le conflit qu’un discours d’Emmanuel Macron ou Edouard Philippe. Alors que, parmi les gilets jaunes, plus personne ne croit au discours des #médias traditionnels, ces Facebook live, et plus largement toutes les vidéos qui circulent sur le réseau, apparaissent comme le seul média fiable.

    Exemple de ces dialogues entre gilets jaunes et leurs #leaders informels. Sur un live de Maxime Nicolle, un internaute lui écrit en commentaire : « Et après ça il faut accepter des milliers de jeunes migrants, j’en ai marre des gens qui se voilent la face et qui se demandent où part le fric des Français. » Très calme, sans cette panique typique du journaliste télé confronté à une question qui sort du cadre, Nicolle lit la question et répond du tac au tac : « L’immigration, elle est due à quoi ? A la France qui vend des armes à des pays qui bombardent les civils. Au lieu de traiter la conséquence en étant raciste contre les immigrés, si tu veux que ça change, faut s’attaquer à la source du problème et arrêter de vendre des armes à ces pays. »

    On peut évidemment douter de cette explication un peu simpliste, mais force est de constater que Maxime Nicolle joue là le rôle d’un corps intermédiaire – typiquement d’un leader syndical – en canalisant la colère populaire, en répondant aux inquiétudes des éléments les plus extrêmes de sa base. Dans les groupes de gilets jaunes, il y a une vraie différence entre le ton posé de ces Facebook lives, fascinants moments de débat public, et la violence parfois affligeante des commentaires.

    Démocratie de l’audience
    Nicolle et Drouet le répètent sans cesse, ils ne sont pas des chefs ou des porte-parole mais de simples « #messagers » de la colère des gilets jaunes qu’ils répercutent sur les plateaux télé ou dans les palais de la République. « Il faut pouvoir informer les gens, expliquait Nicolle dans un Facebook live. Il y a des gens comme moi et d’autres qui font des vidéos parce qu’ils ont des facilités d’élocution, que d’autres n’ont pas. Si nous, on ne le fait pas, personne ne le fera à notre place. » C’est une démocratie de l’audience : le succès de leurs groupes et de leurs Facebook lives leur donne une mission d’information et de représentation par rapport aux autres gilets jaunes.

    Cela a été très peu relevé mais il s’est passé un événement considérable lors de la rencontre entre les deux #représentants des gilets jaunes et François de Rugy mardi soir : la réunion a été diffusée en Facebook live par Eric Drouet, en caméra cachée, sans l’accord du ministre de l’Ecologie.

    Maxime Nicolle le disait dans une vidéo : « Je ne sais pas si je serai convoqué pour aller discuter à l’Elysée mais si c’est le cas, ce sera filmé en direct. Sinon ça ne vaut pas la peine. » Pour les gilets jaunes, une réunion avec le gouvernement ne peut qu’être diffusée en #direct, sinon ils manqueraient à leur obligation de transparence et pourraient trahir, dans l’opacité des négociations politiques, les revendications de la base. La République en marche, le mouvement participatif le moins participatif de tous les temps, incapable de toute transparence, ferait bien de s’en inspirer.

    Sondage sur le groupe Facebook de Maxime Nicolle aka Fly Rider.

    La différence entre un élu politique et un représentant gilet jaune est que ces derniers sont soumis en temps réel à la supervision et à la critique de leurs congénères. On découvre là un séduisant modèle de démocratie directe.

    Contrairement à ce que pensent les gilets jaunes, persuadés que Macron les censure par l’entremise de Facebook, leur meilleur allié s’appelle Mark Zuckerberg. Le mouvement a été sans conteste aidé par le nouvel #algorithme Facebook qui survalorise les contenus de groupes au détriment des contenus postés par des pages (et donc par les médias). Après quelques likes sur un groupe, on se retrouve submergé du contenu de ce groupe dans son fil d’actualités. Le nouvel algo a précipité les gilets jaunes dans une « bulle de filtre » où ils ne voient presque plus que du contenu jaune.

    Cette mise en avant des groupes résulte d’un changement de paradigme de Mark Zuckerberg, qui a décidé, à l’issue d’une tournée dans l’Amérique profonde, de développer la fonctionnalité Groupes du réseau.

    « Connecter ensemble les amis et la famille a été quelque chose très positif, déclarait Zuckerberg en 2017. Mais je pense qu’il y a ce sentiment général que nous avons une responsabilité pour faire plus que cela et pour aider les communautés et aider les gens à être exposé à de nouvelles perspectives et rencontrer de nouvelles personnes – pas seulement donner la parole aux gens, mais aussi aider à construire un terreau commun pour que les gens avancent ensemble. » Qui mieux que les groupes de gilets jaunes ont appliqué la doctrine de Zuckerberg ?

    Le patron de Facebook a pensé la fonctionnalité Groupes comme une manière de désenclaver l’Amérique périphérique : « Je vais aller dans une église et le prêtre va me dire : "Je sais que si une usine ferme dans ma ville, je vais faire de l’aide psychologique à de nombreuses personnes le mois suivant." Quelqu’un doit s’occuper de cela. Les structures qui aidaient les gens sont en train de disparaître. »

    Les admins de #groupe Facebook, dont les prérogatives ne cessent d’être augmentées par Zuckerberg, sont les nouveaux corps intermédiaires, prospérant sur les ruines des syndicats, des associations ou des partis politiques. Ayant méticuleusement fait disparaître ces courroies de transmission entre lui et le peuple, Emmanuel Macron se retrouve maintenant en frontal face à des admins de page Facebook.

    Dans le combat final des gilets jaunes, Jupiter va affronter des modos. Qui vont le filmer en direct en vidéo verticale et n’hésiteront pas à le kickban s’il refuse de donner pièce à leurs revendications. Bonne chance, Manu.

    https://seenthis.net/messages/740047 via colporteur



  • #Michel_Perottino : « On assiste à une dépolitisation générale de la société tchèque »
    https://courrierdeuropecentrale.fr/michel-perottino-on-assiste-a-une-depolitisation-generale-de

    Si Miloš Zeman a été sans conteste le personnage principal de la récente élection présidentielle tchèque, sa victoire renvoie à un tableau plus complexe de la société tchèque et de ses lignes de fracture. Entretien avec Michel Perottino, chercheur et professeur en sciences politiques à la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles à Prague. Quels sont […]

    #Politique #Andrej_Babiš #ANO #Article_payant #ČSSD #droite #Élection_présidentielle_tchèque_2018 #Élections_législatives_tchèques_de_2017 #extrême_droite #gauche #Groupe_de_Visegrád #Jiří_Drahoš #Miloš_Zeman #Populisme #social-démocratie #Tomio_Okamura


  • Budget de l’Union : le V4 prêt à mettre la main à la poche
    https://courrierdeuropecentrale.fr/budget-union-v4-pret-a-mettre-la-main-a-la-poche

    Réuni à Budapest vendredi dernier, le #Groupe_de_Visegrád a fait savoir qu’il était prêt à contribuer (un peu) plus largement au futur budget de l’Union européenne. Les pays du Groupe de Visegrád, réunis à Budapest, avec la Bulgarie, la Croatie, la Roumanie et la Slovénie, ont convenu d’augmenter un peu leur contribution au prochain budget européen. A compter de 2020, elle pourrait passer de [...]

    #Politique #Article_payant #Budget_de_l’Union_européenne #Günter_Öttinger #une-sous #Union_européenne


  • Pas du tout à l’Est, les jeunes d’Europe centrale !
    https://courrierdeuropecentrale.fr/perceptions-geopolitiques-jeunes-centre-europeens

    Les jeunes Polonais et Hongrois se sentent plus appartenir à l’Ouest que les Tchèques et les Slovaques, selon une étude récemment publiée par le think tank atlantiste Globsec qui s’est penché sur les perceptions géopolitiques des jeunes d’Europe centrale.

    #Société #autocratie #démocratie #géopolitique #Groupe_de_Visegrád #Hongrie #Pologne #Slovaquie #Tchéquie #une-sous #Union_européenne


  • La Slovénie lorgne sur le #Groupe_de_Visegrád pour s’éloigner des Balkans
    https://courrierdeuropecentrale.fr/slovenie-lorgne-groupe-de-visegrad-seloigner-balkans

    Sous le coup de sa « fuite des Balkans » et obsédée par l’intégration euro-atlantique, Ljubljana a longtemps sous-estimé son voisinage centre-européen. Face aux succès politiques du groupe de Visegrád, le « bon élève » slovène multiplie les initiatives pour se rapprocher de l’axe formé par Varsovie et Budapest. Juste avant que la Slovénie quitte la Yougoslavie en juin 1991, d’autres ex-pays socialistes comme la Pologne, la Hongrie et la Tchécoslovaquie créent le triangle de Visegrád afin d’entamer au plus vite le processus d’adhésion à la Communauté économique européenne (CEE). Le sommet éponyme de février 1991, dans une allusion explicite à la rencontre anti-Habsbourg de 1335 entre les rois hongrois, bohémien et polonais, est notamment l’occasion d’amorcer entre eux des politiques de coopération économique et de (...)

    #Politique #Anna_Orosz #Anna_Visvizi #Article_payant #Dejan_Židan #Iztok_Mirošič #Janez_Drnovšek #Janez_Janša #Marek_Lenč #Triangle_de_Weimar #Trois_Mers


  • La conférence controversée à Budapest a été repoussée
    https://courrierdeuropecentrale.fr/conference-controversee-a-budapest-a-ete-repoussee

    Une conférence du gouvernement hongrois et sponsorisée par le #Groupe_de_Visegrád en présence de personnalités d’extrême-droite a finalement été repoussée. Reculade du gouvernement hongrois face à la salve de critiques. La conférence portant sur « L’avenir de l’Europe » prévue les 23, 24 et 25 janvier au Várkert Bazár de Budapest ne se tiendra finalement qu’au mois de mai, à une date encore non-communiquée. Si toutefois elle n’est pas tout simplement annulée en catimini.

    #Société #Alt-right #Alternativ_für_Deutschland_AfD_ #Article_payant #Breitbart #extrême_droite #Götz_Kubitschek #Milo_Yiannopoulos #une-sous


  • Visite de #Morawiecki à #Budapest : un semi-échec diplomatique ?
    https://courrierdeuropecentrale.fr/visite-de-morawiecki-a-budapest-un-semi-echec-diplomatique

    Le chef du gouvernement polonais, Mateusz Morawiecki, s’est rendu à Budapest la semaine dernière pour rencontrer son homologue #Viktor_Orbán. Mais outre les déclarations d’amitié, Budapest s’est bien gardé d’invoquer son éventuel veto à l’article 7 lancé par la Commission européenne, soulignent plusieurs médias polonais. 

    #Politique #Groupe_de_Visegrád #Grzegorsz_Schetyna #illibéralisme #Jerzy_Haszczyński #une-sous


  • Visite de #Morawiecki à #Budapest : un semi-échec diplomatique ?
    https://hu-lala.org/visite-de-morawiecki-a-budapest-un-semi-echec-diplomatique

    Le chef du gouvernement polonais, Mateusz Morawiecki, s’est rendu à Budapest la semaine dernière pour rencontrer son homologue #Viktor_Orbán. Mais outre les déclarations d’amitié, Budapest s’est bien gardé d’invoquer son éventuel veto à l’article 7 lancé par la Commission européenne, soulignent plusieurs médias polonais. 

    #Politique #Groupe_de_Visegrád #Grzegorsz_Schetyna #illibéralisme #Jerzy_Haszczyński #une-sous


  • Le gouvernement hongrois invite une figure de l’Alt-right américaine
    https://hu-lala.org/gouvernement-hongrois-invite-figure-de-lalt-right-americaine

    Une conférence sur « Le futur de l’Europe » sponsorisée par le gouvernement hongrois et le #Groupe_de_Visegrád doit accueillir deux figures de l’Alt-right américaine et de l’extrême-droite allemande.

    #Société #Alt-right #Alternativ_für_Deutschland_AfD_ #Breitbart #extrême_droite #Götz_Kubitschek #Milo_Yiannopoulos


  • Le gouvernement de Kurz en #Autriche, du sur-mesure pour Orbán
    https://hu-lala.org/gouvernement-de-kurz-autriche-mesure-orban

    Budapest ne pouvait guère mieux espérer que la coalition gouvernementale #ÖVP-FPÖ qui vient de s’installer à Vienne en promettant un revirement de la #Politique d’asile de l’Autriche. Les résultats des élections à la mi-octobre avaient été accueillis avec satisfaction par le gouvernement #Fidesz. « Je crois qu’après une formation gouvernementale fructueuse nous pourrons renforcer la coopération entre nos pays en tant qu’alliés proches [...] », avait adressé le Premier ministre hongrois adressée à Kurz.

    #Article_payant #droit_d'asile #extrême_droite #FPÖ #Groupe_de_Visegrád #Heinz-Christian_Strache #immigration #Sebastian_Kurz #une-sous #Viktor_Orbán


  • Fonds secrets des sénateurs UMP : la justice rallume l’instruction
    https://www.mediapart.fr/journal/france/181217/fonds-secrets-des-senateurs-ump-la-justice-rallume-l-instruction

    La chambre de l’instruction a estimé qu’un parlementaire pouvait bien être poursuivi pour « #détournement_de_fonds_publics », dans un arrêt rendu lundi 18 décembre. L’enquête sur les fonds secrets des sénateurs UMP peut reprendre. Et François Fillon se faire du souci.

    #France #groupe_UMP #Henri_de_Raincourt #Sénat


  • Les #Balkans à l’heure de Budapest ?
    https://hu-lala.org/les-balkans-a-heure-de-budapest

    Qu’est devenu le mouvement d’opposition du printemps contre le président serbe Aleksandar Vučić ? Dans quelle situation politique et sociale se trouve la #Serbie et, au-delà, la région des Balkans ? Pour en parler, nous avons invité #Simon_Rico, co-rédacteur en chef du #Courrier_des_Balkans. Alors que de grandes manifestations contre le pouvoir secouaient […]

    #Idées #Aleksandar_Vučić #démocratie #démocratie_illibérale #Groupe_de_Visegrád #illibéralisme #investigation #Janez_Janša #journalisme #Nikola_Gruevski #Union_européenne #Viktor_Orbán


  • #Aleksander_Kwaśniewski : « la Pologne souffre de schizophrénie »
    https://hu-lala.org/aleksander-kwasniewski-pologne-souffre-de-schizophrenie

    L’ancien président polonais Aleksander Kwaśniewski livre son analyse sur les tensions entre la Commission européenne et le gouvernement polonais, sur le rôle du président #Andrzej_Duda suite à son veto sur les réformes judiciaires gouvernementales, sur l’influence des « démocraties illibérales » vis-à-vis de la construction européenne et sur les dangers de la réécriture de l’histoire polonaise.

    L’une des tâches principales de votre présidence a été de conduire l’intégration de la Pologne à l’Union européenne, ce qui a été accompli en 2004. Comment voyez-vous l’UE aujourd’hui ?

    Pour parler franchement, l’époque était différente. C’était un moment d’optimisme. L’élargissement historique a été acceptée par l’Ouest comme une chance de créer un plus grand espace en faveur de valeurs et normes communes. L’optimisme, (...)

    #Politique #Beata_Szydło #Crise_des_réfugiés #gauche #Groupe_de_Visegrád #Jarosław_Kaczyński #Jean-Claude_Juncker #Lech_Wałęsa #PiS #Razem #Relations_entre_la_Pologne_et_l'Allemagne #Seconde_Guerre_mondiale #SLD #Solidarność #Viktor_Orbán


  • « Le #Groupe_de_Visegrád meurt sous nos yeux », écrit un éditorialiste polonais
    https://hu-lala.org/travailleurs-detaches-la-triple-defaite-de-la-pologne

    Les ministres du Travail des États membres de l’UE ont voté le 23 octobre pour la révision de la directive sur le travail détaché. Pour le quotidien économique Rzeczpospolita, c’est une triple défaite pour la #Pologne qui a perdu - entre autres - « le combat pour l’avenir du groupe de Visegrád ». Premièrement, dans la confrontation avec #Emmanuel_Macron, c’est ce dernier qui l’a emporté avec un projet dès l’origine ouvertement anti-polonais. Pour défendre le marché français contre le plombier polonais, il a trouvé des alliés en critiquant la #Politique du parti au pouvoir à Varsovie Droit et justice (PiS).

    #Article_payant #Droit_et_Justice_PiS_ #Hongrie #travail_détaché #Viktor_Orbán


  • Budapest pleinement satisfaite par les résultats des élections en #Autriche
    https://hu-lala.org/le-gouvernement-hongrois-satisfait-des-elections-en-autriche

    Le Premier ministre hongrois #Viktor_Orbán et le chef de la diplomatie Peter Szijjártó ont tous deux félicité le leader du parti conservateur autrichien #Sebastian_Kurz, vainqueur des élections législatives autrichiennes dimanche dernier. Une coalition avec le parti d’extrême-droite FPÖ servirait pleinement les intérêts de Budapest. Après les déclarations élogieuses et visiblement réjouies du ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó, c’est le porte-parole Bertalan Havasi qui a annoncé que le Premier ministre hongrois avait lui aussi adressé ses félicitations à Sebastian Kurz.

    #Politique #Article_payant #élections_autrichiennes #FPÖ #Groupe_de_Visegrád #ÖVP #Péter_Szijjártó #une-sous


  • #Varsovie et Budapest prêts à faire cavaliers seuls face à Bruxelles
    https://hu-lala.org/varsovie-et-budapest-prets-a-faire-cavaliers-seuls-face-a-bruxelles

    C’est la principale conclusion à retenir de la visite officielle rendue vendredi dernier par le Premier ministre hongrois #Viktor_Orbán aux autorités polonaises. Varsovie et Budapest préfèrent faire cavaliers seuls et tenir tête à Bruxelles plutôt que de suivre l’exemple de Prague et de Bratislava, prêts à des concessions pour rester arrimés au noyau dur de l’UE et au couple franco-allemand.

    Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán était vendredi dernier à Varsovie où il a rencontré les principaux responsables de l’État polonais : le président de la République Andrzej Duda, le chef du gouvernement #Beata_Szydło et surtout Jarosław (...)

    #Politique #Article_payant #Groupe_de_Visegrád #Hongrie #Jarosław_Kaczyński #Pologne


  • « La Hongrie va connaître une dérive vers les Balkans si elle continue ce jeu dangereux »
    https://hu-lala.org/hongrie-va-connaitre-derive-vers-balkans-continue-jeu-dangereux

    Mercredi soir, l’eurodéputé slovaque Pál Csáky, pourtant proche du #Fidesz, a durement interpellé les dirigeants hongrois au sujet des « quotas de réfugiés ». Appelant à une sortie de crise par le haut, il s’en est pris à l’attitude de cavalier solitaire d’une Hongrie en voie de marginalisation.

    Interrogé sur Hír TV mercredi soir, #Pál_Csáky, eurodéputé slovaque, membre du Parti de la coalition hongroise (SMK-MKP) réputé proche du Fidesz, s’en est vertement pris à l’attitude du gouvernement hongrois dans son contentieux avec la Commission européenne sur l’accueil des réfugiés, principalement syriens.

    #Politique #Article_payant #Construction_européenne #Europe_à_deux_vitesses #Groupe_de_Visegrád #PPE #Quotas_de_réfugiés #SMK-MKP #Triangle_de_Slavkov #Viktor_Orbán


  • #migrants : le dialogue Est-Ouest reste dans l’impasse
    https://hu-lala.org/migrants-dialogue-ouest-reste-limpasse

    L’Europe centrale ne semble pas prête à céder aux pressions de l’Union européenne et de certains Etats d’Europe de l’Ouest sur la question de l’accueil de #demandeurs_d'asile. #Angela_Merkel a mis en garde les réfractaires, exposés à de « graves conséquences ».

    Lors d’une conférence de presse internationale tenue mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a adressé une sérieuse menace aux États de l’Union européenne qui refusent d’accueillir leur quota de migrants bloqués en Italie et en Grèce.

    #Politique #Article_payant #Groupe_de_Visegrád #Hongrie #Pologne


  • La réforme du #SMIC a déjà ses artisans
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/290817/la-reforme-du-smic-deja-ses-artisans

    Les nominations, parues le 25 août dernier au Journal officiel, des membres du groupe d’experts sur le Smic inquiètent, notamment dans le milieu syndical. La composition de ce groupe pourrait ouvrir la voie à un démantèlement du #salaire_minimum tel qu’il existe aujourd’hui.

    #Economie #chômage #emploi #groupe_d'experts_du_SMIC


  • #Emmanuel_Macron pourrait venir en #Hongrie cette année
    https://hu-lala.org/macron-pourrait-venir-en-visite-en-hongrie-cette-annee

    Selon des informations de plusieurs médias hongrois confirmées par l’Ambassade de #France en Hongrie, le président français Emmanuel Macron pourrait se rendre en visite à Budapest pour rencontrer #Viktor_Orbán et le #Groupe_de_Visegrád.

    « Nous travaillions à ce qu’une visite présidentielle puisse avoir lieu en Hongrie d’ici la fin de l’année », a annoncé l’ambassadeur de France en Hongrie, Eric Fournier, à l’occasion de la réception du 14 juillet.

    #Politique #Dumping_social #Relations_entre_la_Hongrie_et_la_France #Travailleurs_détachés #une-sous


  • Le temps ne serait-il pas venu d’une ouverture à l’Ouest ?
    https://hu-lala.org/le-temps-est-venu-de-ouverture-vers-ouest

    Le président égyptien #al-Sissi s’est rendu à Budapest au début du mois de juillet et a assisté à une rencontre du #Groupe_de_Visegrád. L’occasion pour le journal de droite « Héti Válasz » de constater l’échec de la doctrine d’« ouverture vers l’Est » prônée par le Fidesz.

    Lors de la visite du président égyptien al-Sissi, il a été question du développement des échanges économiques. Le poids de nos relations commerciales avec le Sud et l’Est s’est à peine accru. D’autre part, il n’y a pas pour l’essentiel de rencontres bilatérales avec les dirigeants occidentaux qui commercent le plus avec nous dans l’Union européenne.

    #Idées #Égypte #ouverture_vers_l'Est #une-sous


  • Le #Groupe_de_Visegrád a du plomb dans l’aile, selon le chancelier autrichien
    https://hu-lala.org/groupe-de-visegrad-chancelier-autrichien

    L’unité du Groupe de Visegrád (V4) est en train de se fissurer, veut croire le chancelier autrichien social-démocrate #Christian_Kern, dans une interview publiée jeudi dernier dans le journal allemand Handelsblatt.

    Le chancelier autrichien se range aux côtés de ceux qui considèrent que la Hongrie et la Pologne ne font pas preuve de solidarité avec les autre membres de l’Union européenne sur la gestion de l’immigration. Christian Kern préconise la réduction des aides européennes à ces deux pays, le « seul moyen possible d’exercer une pression », selon lui.

    #Politique #Article_payant #Autriche #Triangle_de_Slavkov #une-sous #V4