• Haïti (textes de Frédéric Thomas et de Amaury Perrachon)

    Haïti : L’écran humanitaire

    L’humanitaire est une nouvelle fois « la réponse » de l’international à la crise haïtienne. Une stratégie de pourrissement qui témoigne avant tout de la complicité avec le régime en place et contourne l’exaspération sociale des habitants.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/12/05/haiti-textes-de-frederic-thomas-et-de-amaury-perrachon

    #international #haïti


  • #Crises sociales, crises démocratiques, crise du #néolibéralisme
    21 OCTOBRE 2019
    PAR #ROMARIC #GODIN

    Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des #inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la #contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre #crise et ouvre la porte à l’affrontement.

    Les militaires dans les rues de Santiago du #Chili, la place Urquinaona de #Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de #Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’#émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en #Équateur, en #Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en #Irak, en #Égypte, en #Indonésie, à #Hong_Kong, en #Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des #gilets_jaunes en France.

    Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’#Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des #révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

    Le néolibéralisme veut vivre et aggrave sa propre crise

    Ce lien pourrait bien se trouver dans la grande crise dans laquelle le monde est entré en 2007-2008. Au-delà de ce qu’en retiennent la plupart des observateurs, le « grand krach » qui a suivi la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, cette crise est bien plus profonde et elle s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Car ce n’est pas une simple crise financière ou économique, c’est la crise d’un mode de gestion du capitalisme, le néolibéralisme, qui se fonde sur la mise au service du capital de l’État, la financiarisation de l’économie et la marchandisation de la société.

    Comme celle des années 1930 ou 1970, la crise actuelle remet en cause profondément le fonctionnement contemporain du capitalisme. Ces crises sont souvent longues et accompagnées de périodes de troubles. Comme l’a montré l’historien Adam Tooze dans Le Déluge (Les Belles Lettres, 2015), la crise de 1929 n’est pas le début d’une perturbation du capitalisme, laquelle a commencé pendant la Première Guerre mondiale et n’a réellement trouvé son issue qu’après cette Grande Guerre. Quant au néolibéralisme, il ne s’est imposé que dans les années 1990, vingt ans après le début de la crise de l’ancien paradigme.

    Aujourd’hui encore, la crise est longue et s’approfondit à mesure que le néolibéralisme se débat pour ne pas mourir. Or en voulant survivre, il pousse le monde dans l’abîme. Car, certes, le néolibéralisme a survécu au choc de 2008 et il a même pu revenir après 2010 pour proposer comme solutions au monde l’austérité budgétaire et les « réformes structurelles » visant à détruire les protections des travailleurs et des plus fragiles. Mais en cherchant à rester dominant, le néolibéralisme a encore approfondi sa propre crise.

    Le premier salut de ce système économique mondial a été en effet une fuite en avant dans la croissance menée principalement par un régime chinois soucieux de continuer à alimenter la demande occidentale, dont vit son système économique. Et cette fuite en avant s’est traduite par une surproduction industrielle inouïe qui n’est pas pour rien dans la dégradation brutale de la situation climatique actuelle. Quelques chiffres le prouveront aisément. La Chine produit en deux ans plus d’acier que le Royaume-Uni, qui fut longtemps le premier producteur mondial, en 150 ans et plus de ciment que les États-Unis au cours de tout le XXe siècle. Cette stratégie a échoué. Elle a conduit à un ajustement de l’économie chinoise qui a frappé directement ses fournisseurs émergents, du Brésil à l’Argentine en passant par l’Équateur et le Venezuela. Tous ont vu disparaître la manne des matières premières et ont dû ajuster leurs politiques.

    L’autre moteur de la sauvegarde du néolibéralisme a été la politique monétaire conçue comme un moyen d’éviter toute relance budgétaire dans les pays occidentaux, mais qui, en réalité, n’est parvenue à sauver que le secteur financier et les grands groupes multinationaux. Ce plan de sauvetage du néolibéralisme a profondément échoué. La croissance mondiale n’a pas redécollé et la productivité est au plus bas malgré la « révolution technologique ». Le secteur privé investit trop peu et souvent mal. Depuis quelques mois, l’économie mondiale est entrée dans une phase de nouveau ralentissement.

    Dans ces conditions, l’application continuelle des réformes néolibérales pour sauvegarder les marges des entreprises et les revenus des plus riches a eu également un effet aggravant. On l’a vu : les profits sont mal ou peu investis, la productivité ne cesse de ralentir et la richesse à partager est donc moins abondante. Mais puisque, pour réagir à ce ralentissement, on donne encore la priorité aux riches et aux entreprises, donc à ceux qui investissent mal ou peu, alors les inégalités se creusent encore plus. Dans cette logique, dès qu’un ajustement doit avoir lieu, on réclame aux plus modestes une part d’effort plus importante : par une taxe proportionnelle comme celle sur les appels Whatsapp au Liban, par la fin des subventions pour les carburants en Équateur ou en Haïti ou encore par la hausse du prix des transports publics au Chili. Toutes ces mesures touchent de plein fouet les besoins des populations pour travailler et générer des revenus.

    Quand bien même le différentiel de croissance rapprocherait les économies émergentes de celles de pays dits plus avancés et ainsi réduirait les inégalités au niveau mondial, dans tous les pays, les inégalités nationales se creusent plus que jamais. C’était le constat que faisait l’économiste Branko Milanović dans Inégalités Mondiales (2016, traduit par La Découverte en 2018) qui y voyait un retour de la question des classes sociales. C’est donc bien à un retour de la lutte de classes que l’on assiste au niveau mondial.

    Longtemps, on a pensé que la critique du néolibéralisme était un « privilège de riches », réservée aux pays les plus avancés qui ne connaissaient pas les bienfaits de ce système. D’une certaine façon, la hausse des inégalités était le prix à payer pour le développement. Et il fallait l’accepter au nom de ces populations que l’on sortait de la misère. Mais ce discours ne peut plus fonctionner désormais et c’est la nouveauté de la situation actuelle. La contestation atteint les pays émergents. Le coup d’envoi avait été donné dès 2013 au Brésil, juste après le retournement du marché des matières premières, avec un mouvement social inédit contre les mesures de Dilma Rousseff prévoyant une hausse du prix des transports publics. Désormais, la vague s’intensifie et touche des pays qui, comme le Chili, ont longtemps été présentés par les institutions internationales comme des exemples de réussite et de stabilité.

    Dans ces pays émergents, le ressort du néolibéralisme s’est aussi brisé. Son besoin de croissance et de concurrence le mène dans l’impasse : alors que la croissance est moins forte, la réalité des inégalités apparaît tandis que les hausses passées du niveau de vie font perdre de la compétitivité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Le mirage d’un rattrapage des niveaux de vie avec les pays les plus avancés, la grande promesse néolibérale, disparaît avec les mesures déjà citées. Aucune solution n’est proposée à ces populations autre qu’une nouvelle paupérisation.

    Le retour de la question sociale

    Mais le néolibéralisme n’en a que faire. Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, il s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement », la courbe de Laffer ou encore le « théorème de Coase » voulant que les questions de justice distributive doivent être séparées de la réalité économique. Il le fait grâce à un autre de ses traits saillants : « l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot devenu célèbre d’Emmanuel Macron, de ses « passions tristes ». Mais cet enfermement est de moins en moins possible alors que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’exacerbe. Après cinq décennies de démocratie encadrée, les populations réclament que l’on prenne en compte leurs urgences et non plus celles des « marchés » ou des « investisseurs ».

    La crise actuelle du néolibéralisme a donc trois faces : une crise écologique, une crise sociale et une crise démocratique. Le système économique actuel est incapable de répondre à ce qui devient trois exigences profondes. Face à l’urgence écologique, il propose de répondre par les marchés et la répression fiscale de la consommation des plus faibles. Face à l’urgence sociale et démocratique, la réponse est l’indifférence. Car en réalité, répondre à ces demandes supposerait un changement profond de paradigme économique.

    Investir pour le climat supposerait ainsi de réorienter entièrement les investissements et de ne plus fonder l’économie uniquement sur une croissance tirée par les bulles immobilières et financières. Cela supposerait donc une remise à plat complète du système de création monétaire, ce qui est en germe dans le Green New Deal proposé aux États-Unis et qui effraie tant les économistes néolibéraux. Car, dès lors, la transition climatique ne se fera plus contre les classes sociales fragilisées mais avec elles. En assurant une redistribution massive des ressources au détriment des plus riches, on donnera ainsi aux classes les plus modestes les moyens de vivre mieux sans détruire la planète. Enfin, une association plus étroite des populations aux décisions permettrait de contrôler que ces dernières ne se font pas pour l’avantage des plus riches et du capital, mais bien de l’intérêt commun. Or, c’est précisément ce que le néolibéralisme a toujours rejeté : cette capacité de la démocratie à « changer la donne » économique. Précisément ce dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Autrement dit : ces trois urgences et ces trois exigences sont profondément liées. Reposer la question sociale, c’est nécessairement aujourd’hui poser une question démocratique et écologique. Mais comme ce changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin. C’est ce qui est sur le point de se cristalliser aujourd’hui. Selon les régions, les priorités peuvent être différentes, mais c’est bien un même système qui est remis en cause, ce néolibéralisme global. Au reste, tous les mouvements connaissent une évolution où la question démocratique et sociale se retrouve, parfois avec des préoccupations écologiques conscientes. Partout, donc, la contestation est profonde et touche au système économique, social et politique.

    Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 19 octobre, on voit des policiers espagnols frappant les manifestants indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone. Sur le mur, un graffiti en catalan se détache : « aço és llutta de classe », « ceci est une lutte de classe ». Derrière la question nationale catalane s’est toujours placée la revendication d’une société plus juste et redistributive. Lorsque frappe la répression, cette réalité reprend le dessus. La volonté de reprendre le contrôle démocratique en Catalogne traduit aussi des priorités sociales et écologiques (un des condamnés par la justice espagnol, Raül Romeva, a été un élu écologiste avant de rejoindre le mouvement indépendantiste).

    En France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas arrêté à une simple « jacquerie fiscale » et la fin de la hausse de la taxe carbone n’a pas mis fin au mouvement. Ce dernier a remis en cause la pratique démocratique du pays et la politique anti-redistributive du gouvernement et le mouvement a même rejoint les mouvements écologistes, comme l’a montré l’occupation d’Italie 2 début octobre. Les angoisses de « fin du mois » et de « fin du monde » commencent à converger. En Équateur, la situation est assez comparable : la lutte contre la fin des subventions à l’essence a permis de mettre en avant l’ampleur des inégalités touchant les populations autochtones, lesquelles sont depuis des années en révolte contre la logique extractiviste de gouvernements à la recherche de dollars.

    Au Liban, où sept personnes détiennent l’équivalent d’un quart du PIB, le rejet du plan de « réformes » prévoyant taxes pour les plus pauvres et privatisations s’est aussi accompagné d’un rejet du gouvernement qui, pourtant, regroupe l’essentiel des partis du pays. Ce lien entre mouvement social et démocratisation est également évident au Chili. À Hong Kong, la contestation démocratique contre un régime chinois qui cherche à tout prix à cacher la crise de son modèle économique a pris un tournant social évident.

    Cette crise n’est qu’un début. Rien ne permet d’espérer que cette crise néolibérale se règle rapidement, bien au contraire. Aux pressions sociales vont s’ajouter les catastrophes climatiques à répétition, comme celles qu’ont connues les Caraïbes depuis quelques années, qui ne feront que dégrader les conditions sociales. Surtout, les États semblent incapables de trouver d’autres solutions que celles issues du bréviaire néolibéral. Certes, en Équateur ou au Liban, les manifestants ont obtenu satisfaction avec le retrait des projets contestés. Au Liban, une mesure redistributive, une taxe sur les bénéfices bancaires a même été accordée. Mais ces victoires sont fragiles et, comme on l’a vu, elles n’épuisent ni les problèmes sous-jacents, ni les revendications démocratiques.

    Confronté à ce conflit permanent et à la contestation de son efficacité, le néolibéralisme pourrait alors se durcir et se réfugier derrière la « violence légitime » de l’État pour survivre. Comme Emmanuel Macron en France qui justifie toutes les violences policières, Pedro Sánchez en Espagne, qui n’a visité que des policiers blessés à Barcelone ce 21 octobre ou Sebastián Piñera, le président chilien invité du G7 de Biarritz en septembre, qui a fait ses annonces sous le regard de militaires comme jadis Augusto Pinochet… Ce dernier a ouvertement déclaré : « Nous sommes en guerre », à propos des manifestants. La guerre sociale devient donc mondiale et elle implique le néolibéralisme et ses défenseurs contre ses opposants.

    Devant la violence de cette guerre et l’incapacité des gouvernants à dépasser le néolibéralisme, on assisterait alors à une convergence du néolibéralisme, autrement dit de la défense étatique des intérêts du capital, avec les mouvements néofascistes et nationalistes, comme cela est le cas depuis longtemps déjà dans les anciens pays de l’Est ou, plus récemment, dans les pays anglophones, mais aussi désormais en Inde et en Chine. Le besoin de stabilité dont le capital a si impérieusement besoin ne pourrait alors être acquis que par une « militarisation » de la société qui accompagnerait sa marchandisation. Le néolibéralisme a prouvé qu’il n’était pas incompatible avec cette évolution : son laboratoire a été… le Chili de Pinochet, un pays alors verrouillé pour les libertés, mais fort ouvert aux capitaux étrangers. Ce retour de l’histoire pourrait être un présage sinistre qui appelle désormais à une réflexion urgente sur la construction d’une alternative sociale, écologique et démocratique.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/211019/crises-sociales-crises-democratiques-crise-du-neoliberalisme?onglet=full

    https://seenthis.net/messages/807318 via kaparia


  • *Haïti : exils, violences et déracinements*

    Le migrant haïtien, Maxène André, a rendu l’âme, le mardi 6 août dernier, dans des conditions infrahumaines au centre d’internement appelé Estación migratoria Siglo XXI et basé à Tapachula, au sud de la frontière mexicaine. Malade et visiblement affaibli, il a pourtant été enfermé par des autorités migratoires mexicaines dans ce centre, pendant 20 jours. Exposé à des températures allant de 35 à 40º, il n’a pas reçu de soins médicaux appropriés et de la nourriture, selon le témoignage de Wilner Metelus, directeur de Comité ciudadano de defensa de los naturalizados afro en México (Ccdnam). « Crime raciste ! » (1), martèle cet infatigable défenseur des Droits de l’Homme au Mexique.

    Ce récit « dystopique », où le rêve d’une vie meilleure tourne au cauchemar, nous porte à jeter un regard neuf – quoique rapide – sur le déracinement haïtien actuel et sur ses multiples visages, en vrac : errance, migration de retour, réémigration, exil sur sa propre terre. Un déracinement de plus en plus complexe et vulnérable !

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/09/06/haiti-exils-violences-et-deracinements

    #international #haïti


  • « L’audit de PetroCaribe dessine une autre architecture de la corruption en Haïti »

    Le 31 mai, la Cour des comptes a remis le deuxième volet d’un audit accablant sur la dilapidation du fond PetroCaribe, fruit d’un accord avec le Venezuela pour le développement du pays. Frédéric Thomas, politiste, explique dans une tribune au « Monde » que ce rapport révèle un processus de désinstitutionalisation qui plonge ses racines dans la politique de privatisation mise en œuvre depuis quatre décennies.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/20/laudit-de-petrocaribe-dessine-une-autre-architecture-de

    #haiti


  • *Haïti : lettre ouverte des écrivaines et écrivains à la nation*

    Citoyennes, Citoyens,

    Nous ne sommes pas d’accord avec la façon dont nous sommes gouvernés. De cela nous sommes tous convaincus aujourd’hui. Ce consensus puissant est porteur d’une vague qui s’est amorcée il y a quelques mois et qui ne s’arrêtera pas. Le spectacle dégradant que le Président de la République, le gouvernement et la majorité parlementaire donnent à la Nation et au monde est honteux. Nous vivons en direct la déroute d’un gouvernement dépassé, juste préoccupé à sauver ses privilèges et son butin mal acquis sur le dos de la Nation.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/17/haiti-lettre-ouverte-des-ecrivaines-et-ecrivains-a-la-n

    #haïti


  • *Les féministes haïtiennes de tous les combats*

    Au cœur de l’archipel des Caraïbes, la république d’Haïti. Y naissait, au mitan des années 1930, la première organisation féministe haïtienne. Fania Noël, fondatrice de la revue AssiégéEs – « pour une intersectionnalité révolutionnaire » – et membre du collectif afroféministe Mwasi, retrace ici, à la lumière d’évènements récents, l’histoire d’une lutte séculaire méconnue en France. Et invite, à rebours d’une conception libérale et individuelle de l’émancipation des femmes, à un féminisme de masse, populaire et ancré dans les réalités quotidiennes.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/13/les-feministes-haitiennes-de-tous-les-combats

    #féminisme #haiti


  • Pour comprendre la révolte des Haïtiens
    http://www.medelu.org/Pour-comprendre-la-revolte-des-Haitiens

    e Gouvernement des Etats-Unis exhorte tous les citoyens, partis politiques et organisations de la société civile à s’exprimer pacifiquement. La violence aggrave l’instabilité et la souffrance du peuple (…). » Ce n’est bien entendu ni à l’opposition vénézuélienne, en phase insurrectionnelle en 2014 et 2017, ni à celle du Nicaragua, pareillement soulevée en 2018, que l’ambassade des Etats-Unis a adressé ce message. Ce 15 février 2019, à Port-au-Prince, la déclaration est destinée aux Haïtiens qui, depuis le 7 (...)

    Actualités

    / #Haïti, A la Une



  • La #FAO advierte que Haití se encuentra en situación alimentaria grave
    https://www.nodal.am/2017/12/la-fao-advierte-haiti-se-encuentra-situacion-alimentaria-grave

    Haití es hoy el único país de América Latina y el Caribe en situación de inseguridad alimentaria grave, según un informe de la Organización de las Naciones Unidas para la Alimentación y la Agricultura (FAO). El documento ‘Perspectivas de cosechas y situación...

    [Esto es un resumen. Visita la Web para la nota completa y más!]

    #Haití #otras_noticias


  • Haití: la #Policía reprime manifestación contra la #corrupción de políticos y funcionarios
    https://www.nodal.am/2017/12/haiti-policia-reprime-manifestacion-la-corrupcion-politicos-funcionarios

    La Policía haitiana dispersa una marcha en contra de la corrupción La Policía de Haití dispersó ayer con gases lacrimógenos y tiros una manifestación en la capital Puerto Príncipe en contra de la corrupción en este país, el más pobre de América. Los cientos...

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    #Haití #otras_noticias #marchas #protestas


  • Haitianos se manifiestan contra Trump en rechazo a la cancelación del beneficio migratorio
    http://www.nodal.am/2017/11/haitianos-se-manifiestan-trump-rechazo-la-cancelacion-del-beneficio-migratorio

    “No me voy”: clamor haitiano ante fin del #tps Las críticas al presidente Donald Trump y los pedidos de residencia permanente en Estados Unidos arreciaban ayer por la terminación del permiso TPS para unos 59 mil inmigrantes haitianos, otorgado tras el...

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    #Haití #otras_noticias #EEUU



  • Haïti : La Minujusth, l’autre visage de l’occupation

    La mission de la Minustah (la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti) s’est achevée dans notre pays sans qu’un véritable bilan officiel ne soit effectué pour évaluer cette « mission de stabilisation » dont l’ONU s’est portée garante. Pourtant cette « présence » militaire onusienne dans le pays a duré plus de treize ans et a couté des milliards de dollars. Ce serait la moindre des choses de rendre public un bilan dans les deux langues officielles pour montrer comment cette « stabilisation » a été réalisée dans l’intérêt du peuple.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/11/18/haiti-la-minujusth-lautre-visage-de-loccupatio

    #haïti




  • Haití: organizaciones sociales se movilizan en contra del gobierno de #Jovenel_Moise
    http://www.nodal.am/2017/10/haiti-organizaciones-sociales-se-movilizan-del-gobierno-jovenel-moise

    Des organisations sociales appuient la mobilisation contre Jovenel Moïse Plusieurs organisations sociales regroupées au sein du Mouvement 22 janvier...

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    #Haití #otras_noticias #protestas #represión #violencia


  • Los gobiernos de Dominicana y Haití crearán junto a la ONU un cuerpo policial fronterizo
    http://www.nodal.am/2017/10/gobierno-dominicano-haitiano-junto-la-onu-crearan-cuerpo-policial-vigilar-la-f

    Las policías de Haití y República Dominicana junto a la Organización de las Naciones Unidas (ONU), trabajan en la conformación de un cuerpo policial...

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    #Haití #otras_noticias #crisis_política_en_haití #Danilo_Medina #frontera #Jovenel_Moise


  • Haití: reprimen protesta de la #oposición contra el nuevo presupuesto aprobado por el gobierno
    http://www.nodal.am/2017/10/haiti-reprimen-protesta-la-oposicion-nuevo-presupuesto-aprobado-gobierno

    Dispersan a manifestantes que protestan contra presupuesto en Haití Una manifestación de miles de opositores que denuncian el presupuesto aprobado por el...

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    #Haití #otras_noticias #Jovenel_Moise #presupuesto_nacional #protestas #rechazo #represión





  • #James_Noël ou l’écriture des tremblements
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/031017/james-noel-ou-l-ecriture-des-tremblements

    Né en #Haïti en 1978, James Noël s’est d’abord fait connaître par ses poèmes. Il continue d’écrire en poète dans son premier roman, Belle merveille, variation autour des discours liés au séisme qui a meurtri l’île le 12 janvier 2010. Vidéo dans l’article

    #Culture-Idées #En_attendant_Nadeau #Littérature


  • Haití: entra en vigor el #presupuesto_nacional con los cambios acordados entre el gobierno y #sindicatos
    http://www.nodal.am/2017/10/haiti-entra-vigor-presupuesto-nacional-los-cambios-acordados-gobierno-sindicat

    Le budget entre en vigueur avec des hausses de taxes Dans un memorandum le Ministère de l’Economie et de Finances informe l’administration...

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    #Haití #otras_noticias #Jovenel_Moise


  • Haití: el presidente #Jovenel_Moise da marcha atrás con el #presupuesto nacional y transportistas levantan la huelga
    http://www.nodal.am/2017/10/haiti-el-presidente-jovenel-moise-da-marcha-atras-con-el-presupuesto-nacional-

    Jovenel Moïse fait marche arrière, grève du transport levée… Après le recul devant les manifestations ouvrières les promesses aux élus municipaux...

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    #Haití #otras_noticias


  • El #aborto en #América_Latina_y_el_Caribe : un panorama sobre las #legislaciones
    http://www.nodal.am/2017/09/aborto-america-latina-caribe-panorama-las-legislaciones

    Por Andrea González. En agosto pasado, el Congreso chileno aprobó la ley que permite la interrupción del embarazo en tres causales: inviabilidad fetal,...

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    #Chile #El_Salvador #Género_/_Diversidad #Haití #Honduras #Nicaragua #República_Dominicana #Surinam #Uruguay #abortos_clandestinos #Amnistía_Internacional #chile #DDHH #despenalización #evelyn_hernández #honduras #nicaragua #OMS #ONU #prohibiciones #punitivismo #republica_dominicana #uruguay