• « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.
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    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

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  • Les syndicats font la police dans les tribunaux

    https://www.liberation.fr/france/2019/06/13/les-syndicats-font-la-police-dans-les-tribunaux_1733613

    Les deux plus grosses organisations de policiers maintiennent une pression constante sur les juges et les politiques.

    Il y a le ton outragé : « Un policier renvoyé aux assises, mais comment des juges ont-ils pu prendre une telle décision ? » (Unité SGP-Police). La mise en garde : « Attention, nous n’accepterons pas que nos collègues servent de boucs émissaires pour satisfaire une idéologie antiflics » (Alliance police nationale). La menace nette et sans bavure : « Si nos collègues venaient à être injustement condamnés, nous saurons ce qu’il nous reste à faire… et notre colère, personne ne pourra la contenir » (Alliance encore).

    Ces communiqués, les deux syndicats, qui représentent les deux tiers de la profession, les ont rédigés après l’interview accordée par le procureur de Paris, Rémy Heitz, au Parisien le 31 mai. Que disait le magistrat ? Rien de tonitruant, à part que pour la police aussi, la justice passera. « Je veux être très clair : il n’y a aucune volonté de ma part d’éluder les violences [commises par les forces de l’ordre, ndlr] ou de les minimiser. […] Toutes les procédures vont être analysées avec beaucoup d’attention. Il y aura des classements sans suite. Il y aura aussi des renvois de policiers devant le tribunal correctionnel d’ici à la fin de l’année. » D’où cette question : les syndicats de police sont-ils contre l’Etat de droit que leur profession est pourtant censée garantir ?

    Ce rapport de force, les organisations l’ont de tout temps entretenu. En son for intérieur, chaque juge ou presque garde en mémoire ce jour ou des policiers ont roulé des mécaniques devant leur tribunal , après une décision peu appréciée. « Lorsqu’un policier est mis en cause pour une bavure, les syndicats vont à la fois se mobiliser sur la reconnaissance de la légitime défense, mais aussi protester contre les décisions des juges. Le moindre regard de la justice sur un événement déclenche des colères. Les policiers veulent une présomption d’usage légitime de la force », observe Vanessa Codaccioni, maîtresse de conférence à l’université Paris-VIII. Son confrère Fabien Jobard, chercheur au CNRS, dressait le même constat en 2016 dans la revue Esprit, ajoutant tout le sel de l’affaire : « Récurrentes, presque mécaniques, les colères policières sont de celles qui font immanquablement peur au politique. Parce qu’elles s’articulent à une rhétorique systématique de retrait, de vacance de la force publique, les gouvernements leur prêtent d’emblée une écoute inquiète. »

    Voilà qui tombe parfaitement dans le mille. Depuis 2014, la menace terroriste est si forte que la Place Beauvau ne peut se permettre aucun coup de canif dans le contrat. A ce titre, il est d’ailleurs impressionnant de noter à quel point le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, multiplient les soutiens appuyés aux troupes.

    Le mouvement des gilets jaunes a complexifié la donne, certains bleus ayant parfois envisagé de déposer le casque, étranglés eux aussi par un salaire chiche, des heures pléthoriques et un avenir morose. En cas de renvois massifs, certains syndicats agitent déjà le spectre d’un débrayage des officiers de police judiciaire, qui refuseront alors d’exercer le moindre acte de procédure. C’est dire si l’avis de tempête s’avère sérieux.

    Pour autant, ce type de discours tétanise-t-il les juges ? « Non », rétorquent plusieurs magistrats à Libération. « Les syndicats de police sont en quelque sorte dans leur rôle », estime Sarah Massoud, du Syndicat de la magistrature. En 2012, alors en poste au parquet, elle avait vu 200 policiers déferler devant le tribunal d’Evry après des réquisitions qu’ils estimaient trop clémentes contre des prévenus pour outrage et violences contre des policiers. « En pareil cas, il est primordial que la chancellerie sorte du bois et nous exprime son soutien, insiste la magistrate. Notre indépendance doit être systématiquement protégée et garantie. C’est la condition pour que des décisions courageuses continuent d’être prises. »
    Willy Le Devin , Ismaël Halissat

    Est-ce que les juges et magistrat·es ont un moyen de se protégé du chantage et des menaces des policiers et de leurs syndicats ?

    #impunité #injustice #etat_policier #menace #chantage #syndicat

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  • Un documentaire réalisé par Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche sur l’avocate israélienne Lea Tsemel a été présenté au festival de Sundance le mois dernier :

    Advocate
    Larry Gleeson, Hollywood Glee, le 1er février 2019
    https://hollywoodglee.com/2019/02/01/advocate

    https://i2.wp.com/hollywoodglee.com/wp-content/uploads/2019/02/advocate_filmstill_1.jpg?resize=1038%2C576&ssl=1

    #Palestine #Lea_Tsemel #Avocate #Justice #Injustice #documentaire

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  • Le projet de loi justice, une bombe antidémocratique
    https://www.liberation.fr/debats/2019/01/21/le-projet-de-loi-justice-une-bombe-antidemocratique_1704396

    Le 15 janvier, les avocats, rejoints par l’ensemble des professionnels du domaine, ont de nouveau manifesté contre le projet de loi réformant la justice adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Loin d’être un combat corporatiste, cette manifestation, comme tant d’autres, permet de faire entendre des voix qui n’ont pas été écoutées dans le cadre d‘une réforme qui vient une fois de plus ébranler notre pacte social.

    Ce droit de manifester, garanti dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, subit pourtant depuis de nombreuses années des attaques régulières des pouvoirs publics. En rétablissant une loi anticasseurs datant de 1970, le gouvernement actuel contribue à une longue liste d’atteintes que l’on considère, à juste titre, comme l’une des garanties fondamentales des libertés publiques. Ainsi,

    – la loi du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupe permet aujourd’hui les interventions préventives et les placements en garde à vue des manifestants à l’occasion des différents actes qui rythment nos samedis depuis dix semaines ;

    – La loi renseignement du 24 juillet 2015 étend la collecte des données non seulement aux affaires de terrorisme et de criminalité organisée, mais également aux « violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique », donc potentiellement à de simples manifestations ;

    – La loi relative à la sécurité publique du 28 février 2017 renforce les pouvoirs des forces de l’ordre notamment en aggravant les sanctions pour les faits de rébellion ou de refus d’obtempérer.

    Ces réformes permettent de confondre militants, manifestants, casseurs, criminels, terroristes, et d’utiliser les moyens d’enquête et d’investigation les plus intrusifs : c’est par ces atteintes aux libertés individuelles que les pouvoirs publics répriment aujourd’hui le mouvement social.
    L’état d’urgence dans la loi ordinaire

    Il en est de même des lois de juin 2016 et d’octobre 2017 qui intègrent les principales dispositions de l’état d’urgence dans la loi ordinaire, qui donnent lieu à des assignations à résidence, des perquisitions sous l’autorité administrative et non plus judiciaire, ce y compris pour des militants sans aucun lien avec le terrorisme pour peu que le ministre de l’Intérieur estime qu’il « existe des raisons sérieuses de penser que le comportement d’un individu constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre public ».

    A lire aussi : Manifestations : les libertés passent par la casse fichier

    Autrement dit : ces réformes sont autant de manières de rendre inopérants les garde-fous imposés à l’exercice d’un pouvoir qui depuis dix semaines semble plus enclin à répondre de manière guerrière plutôt que politique aux revendications du peuple. Peut-on en effet encore dire que les récents blessés à l’occasion de l’usage d’armes par les forces de l’ordre ont eu droit à une réponse proportionnée, principe de base de notre justice, à leur présence sur les lieux ?

    Alors que les luttes sociales et politiques convergent, il est urgent que l’opinion publique mesure ce que cette énième réforme de la justice a d’attentatoire aux libertés publiques, et en quoi elle nous concerne tous, justiciables, avocats mais surtout citoyens, car nous sommes tous susceptibles un jour de répondre de nos actes devant des juges :

    – Les écoutes téléphoniques et les mesures de géolocalisation seront désormais possibles pour la plupart des délits ;

    – Ces mesures pourront désormais être prises sous la seule autorisation du procureur de la République en cas d’urgence ;

    – Les techniques spéciales d’enquêtes pour la plupart des délits seront généralisées et étendues, alors qu’elles étaient jusque-là réservées aux menaces terroristes ou à la criminalité organisée ;

    – Le gardé à vue ne sera présenté que de manière facultative au procureur de la République lors de la prolongation de la garde à vue ;

    – La notification des droits du gardé à vue se fera sous forme d’enregistrement sonore et non plus par écrit, rendant la vérification des formalités essentielles de privation de liberté difficiles ;

    – Une Cour criminelle départementale sera créée pour juger principalement des viols, ce qui tend à considérer le viol comme un crime de seconde zone, en contradiction avec la prétendue sensibilisation du gouvernement sur les atteintes faites aux femmes ;

    – Il pourra être imposé aux victimes de déposer leur plainte de manière électronique, les privant ainsi de l’accueil humain, accroissant les possibilités de détresse et de solitude.

    Ces principales mesures qui concernent le domaine pénal ne sont pas les seules à être critiquées par les professionnels de la justice et du droit, puisque le gouvernement s’est également attaché à modifier les conditions d’accès à la procédure civile, la rendant :

    – plus coûteuse : recours obligatoire à des mesures préalables de médiations payantes pour les « petits litiges » ;

    – plus lointaine : la fusion des tribunaux d’instance et des tribunaux de grande instance ;

    – moins humaine : les décisions pour les injonctions de payer seront rendues par des algorithmes.

    Le gouvernement actuel, qui prétend tenir sa légitimité d’une défense de la démocratie, participe à déconstruire l’un de ses piliers historiques. A l’heure où les citoyens veulent agir, redevenir maîtres de leur destin, lutter contre les injustices sociales et s’emparer d’une démocratie qui, par un paradoxe fou, ne leur appartient plus, ils doivent prendre la mesure de ces nouvelles régressions des droits et des libertés pour défendre l’un des biens les plus précieux de notre démocratie : la justice !

    #justice #injustice #culture_du_viol #domination_masculine

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  • Les jeunes avocates, harcelées et sans recours | Libertés surveillées
    http://libertes.blog.lemonde.fr/2018/05/04/les-jeunes-avocates-harcelees-et-sans-recours

    A mesure qu’elle raconte son harcèlement, elle hésite, s’essouffle, puis reprend avec peine son récit. A., comme la plupart des avocates, tient à l’anonymat pour avoir une chance de garder une place dans la profession. Jeune collaboratrice dans un grand cabinet d’affaires, elle est rapidement devenue la cible d’un associé du patron. D’abord sur le ton de la plaisanterie, puis les remarques se sont faites plus dégradantes, les gestes plus pesants. Il est allé jusqu’à se déshabiller devant elle alors qu’ils étaient seuls au bureau, sous prétexte de changer de tenue. Le harcèlement sexuel est devenu moral lorsque l’associé a compris qu’elle ne céderait pas.

    Cernée, Me A pouvait difficilement se tourner vers les autorités : « Les ressources humaines ont été prévenues de certains dérapages, mais personne n’intervient parce que l’associé « fait du chiffre » ». Fin manipulateur, « il a détruit ma confiance en moi. Il a tout fait pour m’isoler et bloquer mes perspectives d’évolution. Il m’a tendu un piège pour tenter de saboter mon avenir professionnel ». Comme elle, Me B. décrit le « contexte libidineux » de sa première collaboration. Elle n’y est restée qu’un mois à mi-temps, tant la situation devenait insupportable. Elle avait « la boule au ventre en allant au cabinet. C’était un climat oppressant, dégueulasse ». Un jour, la jeune femme cherchait accroupie quelque chose dans son sac et a entendu un associé lui lancer, « ce n’est pas la peine de te mettre à genoux ; je l’ai déjà signé ton contrat ».
    Le ténor sûr de lui et dominateur

    Si la féminisation de la profession ne cesse d’augmenter avec 55,4% de femmes avocates en 2017 contre 49,7% il y a dix ans, elle se heurte à la figure bien ancrée du ténor sûr de lui et dominateur, particulièrement au pénal. Le pénaliste reste « la rock star du barreau avec ses groupies », indique Me Elise Arfi. L’image de « l’homme à femmes, libertin en duo avec une collaboratrice sexy en jupe » participe de cette dépréciation de l’avocate. Me Solène Debarre remarque que « lors du ‘‘procès Jawad’’, vous avez retenu quel avocat ? Xavier Nogueras, alors qu’il avait aussi une avocate, Marie-Pompei Cullin ». Cette schizophrénie de la profession n’étonne personne. Pourtant, qui de mieux qu’une avocate connaît le système judiciaire et les recours possibles ? Il n’y en a en réalité fort peu : dénoncer un confrère, c’est tirer une croix sur sa carrière. « Dénoncer un harcèlement est souvent un suicide professionnel, explique Me D., on est définitivement grillé dans la profession. Personne ne nous acceptera dans un cabinet puisque tout le monde se connaît ».

    Les critères physiques des jeunes avocates sont d’ailleurs parfois davantage retenus que leurs compétences. Me Adèle Vidal-Giraud raconte son quotidien de remarques sexistes sur sa tenue, sa coiffure ou sa démarche lorsqu’elle était collaboratrice. Elle ne pouvait faire aucun commentaire sur un dossier sans qu’on lui réponde avec violence, « et toi, habillée comme tu es, si tu vas en prison, les gars pourront se branler sur toi comme ils se branlent sur une actrice porno. Il n’y aura aucune différence ». La collaboratrice est en effet devenue un faire-valoir, un objet de prestige : « c’est la première fois que je me paye une collaboratrice ! » se vantait le patron de Me B. Mais le harcèlement sexuel peut également venir d’un client, parfois couvert par le patron. Me C. a ainsi fait les frais des désirs d’un client qui n’hésitait pas à lui caresser le cou pendant la signature du contrat ou à lui réclamer sans cesse un déjeuner en tête à tête. Lorsqu’elle s’en est plainte, son patron a balayé l’accusation : « ma petite, il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités ».

    « Plaider, c’est bander »

    Les jeunes collaboratrices sont d’ailleurs souvent considérées au pénal comme incapables de porter la robe d’avocat, qui passe curieusement pour un attribut masculin : « Plaider, c’est bander ; convaincre, c’est jouir », n’a pas craint de déclarer au Point Me Dupond-Moretti, en reprenant la vieille formule d’Henri Torrès. Me Julia Katlama s’en est vite rendue compte. Alors qu’elle était désignée dans une affaire d’homicide entre bandes rivales, un confrère commis par l’Ordre s’est présenté à sa place le jour des assises et a fait un incident à l’audience. L’accusé a confirmé vouloir garder Me Katlama, mais son confrère, humilié, a quitté la salle en lui glissant à l’oreille « t’as raison de faire la pute, ça rapporte plus ». Abasourdie, l’avocate n’a pas réagi et n’a pas poursuivi son confrère, ce qu’elle regrette aujourd’hui. Mais sa carrière venait de commencer. Elle reconnaît que « cette remarque en dit long sur le sexisme de la profession. Comme si au pénal, une femme ne pouvait pas avoir de gros dossiers sans coucher ».

    Pourquoi ce silence ? L’opacité sert parfois à contourner les situations de harcèlement.
    Solenne Brugère, membre du conseil de l’Ordre parisien, remarque que jusqu’à présent certaines plaintes se soldaient par des « conciliations à l’amiable », sans poursuites disciplinaires ou judiciaires. « Cette ère devrait être révolue. Nous qui sommes les premiers à monter au front pour défendre les intérêts des justiciables, et nous sommes déterminés pour ne plus laisser passer de tels actes », affirme l’avocate. Pourtant, saisir le bâtonnier de l’Ordre s’avère parfois inutile. « J’ai travaillé dans cinq cabinets en trois ans et demi, tant ça s’est mal passé, raconte Me Adèle Vidal-Giraud. J’ai vécu dans une ambiance immonde ». Harcelée et impayée lors d’une collaboration chez un pénaliste, elle s’est tournée vers l’Ordre. Après deux longues années de procédure, sa demande n’a débouché sur rien de significatif.
    Serrer les dents

    Dans le cas du harcèlement, « on en revient souvent au problème majeur : c’est parole contre parole », résume Me Avi Bitton. Cette parole se fait d’autant plus fragile qu’elle est menacée par la précarité : « Les collaborateurs relèvent du statut de profession libérale, donc ils ne bénéficient pas du code du travail. En conséquence, la rupture de leur contrat peut se faire sans motif, du jour au lendemain ». Isolées, les collaboratrices maltraitées se sentent coupables, humiliées et souvent ne réagissent pas. « Lorsque j’avais 26 ans et que j’ai subi un harcèlement sexuel, j’étais pétrie de culpabilité. Je n’osais même pas en parler à mon compagnon, se souvient Me Céline Giraud. C’est ce qui est pernicieux dans ce système de harcèlement. Aujourd’hui, avec la maturité, ce serait différent. Non, ce n’est pas une honte d’avoir été harcelée. Cela ne fait pas de moi une coupable ».

    La précarité du statut assoit la domination des harceleurs qui jouent du rapport de force. Une jeune stagiaire sans carnet d’adresses qui veut obtenir un stage de fin d’étude ne peut qu’accepter ce qu’on lui propose. Me C. a ainsi poussé la porte du bureau des stages à l’EFB (l’Ecole de formation du barreau), dans les années 1990 : « l’homme qui m’a reçu m’a regardé de la tête aux pieds et m’a lancé , ah, vous ! Je sais où je vais vous envoyer ». Chez un grand avocat, spécialiste en droit des affaires dont la réputation de coureur de jeunes jupons était bien connue de l’EFB. « J’ai d’abord refusé mais on m’a répondu que je n’avais pas le choix. » L’homme n’a cessé de la harceler pendant ses six longs mois de stage. Il a même prétexté un entretien avec un juge pour coincer sa stagiaire dans un coin du tribunal et « se jeter » sur elle. Il est revenu à la charge quelques semaines plus tard dans son bureau. Excédée, la jeune femme a voulu quitter le cabinet, mais la validation de son diplôme était en jeu et le harceleur « était haut placé à l’EFB ». L’élève-avocate n’a d’autre choix que de « serrer les dents » jusqu’à la fin du stage. « J’ai été jetée dans la gueule du loup alors que j’avais dit non. Cet homme s’est servi de son pouvoir pour me piéger. »
    L’Ordre est d’un faible secours

    L’amorce d’une libération de la parole incite dorénavant les institutions à réagir. Marie-Aimée Peyron, nouveau bâtonnier de Paris, a fait de la discrimination des femmes l’un des piliers de son mandat avec des mesures annoncées le 8 mars pour lutter contre « les violences, le sexisme et les inégalités ». A lui seul, le barreau de Paris représente 42% des avocats, mais il n’est évidemment pas le seul concerné. Lyon a mis en place une ligne d’écoute anonyme et indépendante, Bordeaux un « pôle confraternel ». Pour autant, beaucoup de victimes ne saisissent pas l’Ordre. Le dernier sondage du syndicat Avocats Conseils d’Entreprises en mai 2017 révèle en effet que sur 2 242 réponses, seules 28,2% des avocates affirment avoir subi un harcèlement, dont moins de 5% uniquement sexuel. Me Solenne Brugère juge ces chiffres sous-estimés, d’autant que peu de consœurs ont répondu : « Cela témoigne d’une vraie difficulté à en parler. N’oublions pas que c’est la première fois que cette question a été posée dans la profession, et l’omerta semble encore très forte, le sujet reste tabou ».

    Il n’est pas plus simple de saisir un procureur qui pourrait envoyer les gendarmes au cabinet. Ainsi, dans une grande solitude, des avocates harcelées tentent de trouver des parades sans recourir à la loi. Me C. explique comment elle s’est enlaidie pour repousser son harceleur pendant son stage de fin d’étude : « Je ne pouvais pas me plaindre, donc j’ai mis en place une stratégie. Je mettais tous les jours mes lunettes à double foyers, pas de maquillage, pas de talons, pas de jupes et que des pantalons histoire d’être la moins féminine possible ». D’autres décident de claquer la porte et de se mettre à leur compte, comme Me Céline Giraud qui « ne veut plus dépendre d’un rapport de force », son indépendance étant « trop précieuse », mais l’opération est risquée et il n’est pas facile de trouver une clientèle.

    La vague #metoo a posé un nouveau regard sur les rapports homme-femme, et jusque chez les avocats. La vision foncièrement conservatrice du métier est aujourd’hui remise en cause : « ce sont souvent ces avocats anciens qui utilisent leurs contacts et leur puissance pour faire taire toute contestation, affirme Me D. Nous, on représente une nouvelle génération qui bouleverse les codes de la profession ». Et la présidente de la commission Egalité-Diversité du Conseil national des barreaux, Me Valérie Duez-Ruff, se souvient de « la douche froide au Conseil de l’Ordre de Paris » lorsqu’elle a proposé une modification du règlement intérieur sur le harcèlement.

    #sexisme #discrimination #misogynie #injustice #harcèlement #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/692011 via mad meg


  • A Montgomery, Alabama: un mémorial aux milliers de victimes de lynchages de noirs américains

    A Lynching Memorial Is Opening. The Country Has Never Seen Anything Like It. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/04/25/us/lynching-memorial-alabama.html
    https://static01.nyt.com/images/2018/04/24/us/00lynching-1sub/00lynching-1sub-facebookJumbo.jpg

    MONTGOMERY, Ala. — In a plain brown building sits an office run by the Alabama Board of Pardons and Paroles, a place for people who have been held accountable for their crimes and duly expressed remorse.

    Just a few yards up the street lies a different kind of rehabilitation center, for a country that has not been held to nearly the same standard.

    The National Memorial for Peace and Justice, which opens Thursday on a six-acre site overlooking the Alabama State Capitol, is dedicated to the victims of American white supremacy. And it demands a reckoning with one of the nation’s least recognized atrocities: the lynching of thousands of black people in a decades-long campaign of racist terror.

    At the center is a grim cloister, a walkway with 800 weathered steel columns, all hanging from a roof. Etched on each column is the name of an American county and the people who were lynched there, most listed by name, many simply as “unknown.” The columns meet you first at eye level, like the headstones that lynching victims were rarely given. But as you walk, the floor steadily descends; by the end, the columns are all dangling above, leaving you in the position of the callous spectators in old photographs of public lynchings.

    The magnitude of the killing is harrowing, all the more so when paired with the circumstances of individual lynchings, some described in brief summaries along the walk: Parks Banks, lynched in Mississippi in 1922 for carrying a photograph of a white woman; Caleb Gadly, hanged in Kentucky in 1894 for “walking behind the wife of his white employer”; Mary Turner, who after denouncing her husband’s lynching by a rampaging white mob, was hung upside down, burned and then sliced open so that her unborn child fell to the ground.

    There is nothing like it in the country. Which is the point.

    “Just seeing the names of all these people,” said Bryan Stevenson, the founder of the #Equal_Justice_Initiative, the nonprofit organization behind the memorial. Many of them, he said, “have never been named in public.”

    Mr. Stevenson and a small group of lawyers spent years immersing themselves in archives and county libraries to document the thousands of racial terror lynchings across the South. They have cataloged nearly 4,400 in total.

    Inspired by the #Holocaust_Memorial in Berlin and the #Apartheid_Museum in Johannesburg, Mr. Stevenson decided that a single memorial was the most powerful way to give a sense of the scale of the bloodshed. But also at the site are duplicates of each steel column, lined up in rows like coffins, intended to be disseminated around the country to the counties where lynchings were carried out. People in these counties can request them — dozens of such requests have already been made — but they must show that they have made efforts locally to “address racial and economic injustice.”

    Voir également : https://eji.org

    #racisme #racism #Etats-Unis #USA #histoire #history #esclavage #slavery #Jim_Crow #lynchage #lynching #justice #injustice

    https://seenthis.net/messages/689888 via David Sharp


  • Nouvelle Calédonie / Kanaky, retour sur l’histoire :

    L’œuvre négative du colonialisme français en Kanaky : Une tentative de génocide par substitution
    Saïd Bouamama, le 16 avril 2018
    https://bouamamas.wordpress.com/2018/04/16/loeuvre-negative-du-colonialisme-francais-en-kanaky-une-tentati

    Précédents articles :
    https://seenthis.net/messages/649926

    Une revendication :

    5 mai 2018 : Trente ans après le massacre d’Ouvéa
    Aisdpk Kanaky, Médiapart, le 18 avril 2018
    https://blogs.mediapart.fr/aisdpk-kanaky/blog/180418/5-mai-2018-trente-ans-apres-le-massacre-douvea

    Solidaire des Kanak, l’AISDPK s’associe à cette protestation et ne comprend pas comment l’Élysée a pu choisir précisément cette date mémorielle. Elle demande que les autorités françaises mesurent la gravité de cet acte et que cette visite du président français à Ouvéa soit annulée ou reportée.

    Les seules conditions qui permettraient à ce déplacement du président de la République à Ouvéa de ne pas être perçu comme une provocation par le peuple kanak et leurs soutiens seraient :

    – Qu’il y annonce une reconnaissance des exécutions commises par les militaires français, après l’assaut sur le site de la grotte puis, lors des transferts de prisonniers, blessés ou non ; ainsi que des exactions commises par les militaires contre les populations lors de la recherche des otages (tortures à Gossanah), puis lors du traitement des prisonniers.

    – Et, qu’en conséquence, il s’engage sur l’ouverture des archives sous protocole concernant la période, permettant ainsi la possibilité d’une recherche de la vérité et d’une véritable justice.

    #Nouvelle_Calédonie #Kanaky #France #Référendum #Autodétermination #Indépendance #Droit_de_vote #Listes_électorales #Colonialisme #Décolonisation #Ouvéa #Justice #Injustice

    https://seenthis.net/messages/688271 via Dror@sinehebdo


  • En octobre dernier, Lea Tsemel, l’une des seules avocates en israel à défendre les Palestiniens, était de passage à Montréal et acceptait de donner une rare conférence (en anglais). Filmée, et même si la qualité du son n’est pas excellente, le document vaut la peine d’être écouté, car il n’y a presque rien d’elle sur internet :

    Lea Tsemel, Montréal 2017
    https://www.youtube.com/watch?v=VNOz6UCnzNM

    Pendant 25 minutes, elle nous emmène à ses côtés, lors de son quotidien d’avocate, de Jérusalem à Sheikh Jarrah, à la Cisjordanie ou à Gaza, nous montrant par là l’absurdité, l’illégalité et l’inhumanité des prisons, des tribunaux, des frontières et du labyrinthe judiciaire israélien pour les Palestiniens...

    #Palestine #Lea_Tsemel #Avocate #Justice #Injustice

    https://seenthis.net/messages/676993 via Dror@sinehebdo


  • Pour amasser la fortune de Bernard Arnault, un smicard doit travailler… 2,6 millions d’années
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/amasser-fortune-de-bernard-arnault-smicard-travailler-26-milli

    Au PRCF, nous sommes sans doute d’affreux « jaloux », « fainéants », « cyniques » et « extrêmes », comme dirait Messire #macron, mais nous ne parvenons pas à trouver ce genre de nouvelle normal… A bien méditer si par ex., à l’issue d’une vie de travail, vous peinez de plus en plus à payer tout ce qui n’arrête pas d’augmenter : gaz, […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #capitalisme #inégalités #injustice #milliardaires #riche #riches #salaire #SMIC


  • Les députés LREM augmentent de 40% les #salaires… des maires des grandes villes !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/deputes-lrem-augmentent-de-40-salaires-maires-grandes-villes

    Enfin des augmentations massives de salaires… mais pas pour les travailleurs Alors que le gouvernement de millionnaires qui dirige la France vient de refuser un « coup de pouce » au SMIC (après avoir lancé un ballon d’essai sur sa désindexation !), qu’il bloque les salaires de la fonction publique, qu’il saigne à blanc les hôpitaux et […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #inégalités #injustice #macron


  • #MoiAussi : légitime car illégal

    La campagne de libération de parole #MeToo a marqué cette année 2017. Tristan Boursier y voit un acte nécessaire de désobéissance civile, légitime justement parce qu’illégal, dans un contexte patriarcal où l’État de droit n’est pas toujours respecté en pratique.

    http://www.jetdencre.ch/wp-content/uploads/2017/12/metoo.jpg
    http://www.jetdencre.ch/moiaussi-legitime-car-illegal
    #moi_aussi #metoo #légitimité #légalité #illégalité #injustice #justice #patriarcat #domination #émancipation #Etat_de_droit #harcèlement_sexuel #inceste #viol #culture_du_viol #dénonciation #domination_systématique #délation #désobéissance_civile #démocratie

    https://seenthis.net/messages/656045 via CDB_77


  • 30 years Jail upheld for El Salvador woman convicted in death of child she said was stillborn

    https://uk.reuters.com/article/uk-elsalvador-abortion/jail-term-upheld-for-el-salvador-woman-convicted-in-death-of-child-she-s

    30 ans de prison pour une jeune femme qui a accouché d’un bébé mort-né. D’après NRK (Norvège) qui reprend l’histoire et la développe en norvégien (une de leurs journalistes a été enquêter sur place), la jeune femme enceinte de neuf mois a été attaquée dans la rue, on lui a volé ses affaires et l’agresseur lui a donné plusieurs coups violents dans le ventre, ce qui a sans doute provoqué la mort du bébé. Très vite après l’agression, elle a commencé à saigner massivement et accouché un peu avant terme d’un bébé qui était déjà mort.

    Ina Strøm, membre d’amnesty Norvège est partie au Salvador pour suivre, soutenir et défendre Teodora Vasquez.

    https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20171214&t=2&i=1214348900&w=1200&r=LYNXMPEDBD0IX

    “It is deeply tragic, and very unjust,” Ina Strom, spokeswoman for Amnesty International, said after the ruling, which provoked condemnation from human rights groups.

    Prosecutors said Teodora Vasquez strangled the baby after it was born in 2007. Her lawyers said she suffered health complications and suffered a stillbirth.

    The tribunal heard testimony from three doctors in an appeal but ruled there were no problems with the prosecution case.

    Since 1997, El Salvador has had one of the world’s most severe laws against women who have abortions or are suspected of assisting them.

    #droit_des-femmes #injustice

    https://seenthis.net/messages/652137 via Reka


  • La Parisienne Libérée : « Prison dedans, #Prison dehors »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081217/la-parisienne-liberee-prison-dedans-prison-dehors

    « Le détenu-dehors devient son propre maton, administre sa peine, en assure la gestion » © LPL Dans ce nouveau Mix de La Parisienne Libérée : un État répressif qui plaide coupable, des détenus-dehors qui se surveillent eux-mêmes, des cellules par milliers et la fin du régime d’exception pour les prisonniers politiques basques !

    #France #carcéral #CEDH #ETA #injustice #Justice #mutinerie #paix #peines_alternatives #prisonniers_basques #violence_judiciaire


  • 10 reasons why borders should be opened | #François_Gemenne | TEDxLiège
    https://www.youtube.com/embed/RRcZUzZwZIw
    #frontières #ouverture_des_frontières #migrations #asile #réfugiés #libre_circulation

    Les raisons :
    1. raisons humanitaires
    2. raison pragmatique pour combattre les passeurs et les trafiquants
    3. car les fermer, c’est inutile et inefficace
    4. raison économique
    5. pour contrer la migration illégale
    6. raison sociale : moins de travailleurs travaillant en dessous du minimum salarial
    7. raison financière : les frontières fermées sont un gaspillage d’argent
    8. raison #éthique : déclaration universellle des droits de l’homme (art. 13) —>jamais implementé à cause des frontières fermées... c’est quoi le point de quitter un pays si on ne peut pas entrer dans un autre ? En ouvrant les frontières, on reconnaîtrait que la migration est un droit humain —> c’est un projet de #liberté
    9. raison éthique : #injustice dans le fait que le destin d’une personne est déterminée par l’endroit où elle est née —> ouverture des frontières = projet d’#égalité
    10. raison éthique : nous sommes coincés par un « paradigme d’immobilité » (migration est un phénomène structurel et fondamental dans un monde globalisé). On continue à penser aux frontières comme à un manière de séparer « nous » de « eux » comme si ils n’étaient pas une humanité, mais seulement une addition de « nous » et « eux » #cosmopolitisme #fraternité

    https://seenthis.net/messages/647663 via CDB_77


  • Face aux #inégalités et à l’injustice, la jeunesse prête à la #révolution.
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/face-aux-inegalites-a-linjustice-jeunesse-prete-a-revolution

    Un #sondage réalisé par france.tv auprès de plus de 200 000 #jeunes en France démontre que la jeunesse est prête à la révolution et que la #révolte face à l’injustice du système capitaliste est très forte Un sondage plus qui fait écho au rassemblement international pour le centenaire de la révolution d’octobre, qui s’est tenu […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #JRCF #capitalisme #injustice #luttes #luttes_des_classes


  • Quand le viol n’est plus un crime, par Sophie Boutboul (Le Monde diplomatique, novembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/11/BOUTBOUL/58085

    En France, de 60 à 80 % des affaires de viol poursuivies ne sont pas examinées par les cours d’assises, où sont jugés les crimes, mais par les tribunaux correctionnels, comme des délits. Une pratique nécessaire pour lutter contre l’encombrement des assises, selon le ministère de la justice. Mais qui n’est pas sans incidence pour les victimes et pour le traitement de la récidive.

    En France, chaque année, 84 000 femmes et 14 000 hommes disent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol dans les enquêtes de victimation. Pourtant, les cours d’assises ne prononcent qu’environ 1 500 condamnations pour ce crime défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise » et passible de quinze ans de prison (vingt ans si la victime a moins de 15 ans).

    Ces chiffres traduisent les obstacles qui jalonnent le parcours d’une victime : pressions qu’exerce le violeur pour qu’elle se taise ; refus de la police d’enregistrer les plaintes sous des prétextes souvent illégaux, comme l’absence de certificat médical ou un mauvais lieu de dépôt, selon le Collectif féministe contre le viol. Les forces de l’ordre ne comptabilisent ainsi qu’environ 12 000 plaintes par an. dont deux tiers sont classées sans suite par le parquet.

    Parmi les plaintes poursuivies, le renvoi des affaires criminelles de viol vers les tribunaux correctionnels — appelé « correctionnalisation » — constitue un phénomène mal connu au-delà des juristes et des associations d’aide aux victimes. La correctionnalisation prend plusieurs formes. Dans certains cas, le parquet ou le juge d’instruction peuvent juger manquer de preuves pour maintenir la qualification criminelle de viol. Plus discutables sont les affaires de viol dans lesquelles les faits sont établis, mais qui ne sont finalement traitées que comme un simple délit d’agression sexuelle. C’est le cas quand le ministère public correctionnalise ab initio, à l’issue d’une enquête préliminaire ou de flagrance de la police judiciaire, ou quand un juge correctionnalise « en opportunité » en fin d’instruction, avec l’accord de la victime.

    #correctionnalisation #viol #injustice #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/641559 via mad meg


  • Suppression de l’#ISF : une faute historique | Le blog de Thomas Piketty
    http://piketty.blog.lemonde.fr/2017/10/10/isf-une-faute-historique
    http://piketty.blog.lemonde.fr/files/2017/10/GGP2016Wealth_NoLinksF0FR-1-530x375.png

    Dans un tel contexte, supprimer l’ISF en France aujourd’hui, près de 40 ans après l’arrivée au pouvoir de Reagan et Thatcher, est totalement à côté de la plaque. Cela n’a aucun sens de faire des cadeaux fiscaux aux groupes âgés et fortunés qui ont déjà beaucoup prospéré ces dernières décennies. D’autant plus que les pertes de recettes sont tout sauf symboliques. Si l’on ajoute les cadeaux accordés aux dividendes et intérêts (qui seront désormais taxés à un taux maximum de 30%, contre 55% pour les salaires et revenus d’activité non-salarié), on aboutit à un coût total dépassant les 5 milliards d’euros. Soit l’équivalent de 40% du budget total accordé aux universités et à l’enseignement supérieur, qui stagnera à 13,4 milliards en 2018, alors que les effectifs ne cessent d’augmenter et que la priorité devrait être d’investir dans la formation. Gageons que les étudiants sauront s’en rappeler quand le gouvernement tentera d’ajouter la sélection à l’#austérité dans les prochains mois.

    L’argument du gouvernement est que l’ISF aboutirait à une hémorragie fiscale. Le problème est que cette affirmation est totalement fausse. Si l’on examine sereinement et objectivement l’ensemble des données disponibles – comptes nationaux, déclarations de revenus et de fortunes, enquêtes sur les #patrimoines – alors la conclusion est sans appel : les plus hauts patrimoines se portent très bien en France, et il n’existe aucune hémorragie de ce côté-là.

    #injustice

    https://seenthis.net/messages/636287 via Agnès Maillard


  • Le tiers des français frappés par la pauvreté : 11e baromètre du Secours Populaire Français
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/tiers-francais-frappes-pauvrete-11e-barometre-secours-populair

    La politique imposée par le MEDEF, l’Union Européenne, l’euro, c’est toujours moins de Sécurité Sociale, toujours moins de salaires, toujours plus de précarité. Pourquoi ? pour diminuer les impôts des riches (ISF et cie) et augmenter les impôts des travailleurs (CSG, TVA…) tout en diminuant les aides sociales (APL etc…). En clair les travailleurs doivent […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #5-FRANCE #inégalités #injustice #misère #pauvres #pauvreté #secours_populaires_français


  • Prestations sociales : les « dérives » de la chasse à la fraude
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/09/07/prestations-sociales-les-derives-de-la-chasse-a-la-fraude_5182321_823448.htm

    C’est un document qui permettra peut-être de déconstruire certaines idées reçues. Jacques Toubon, le défenseur des droits, a rendu public, jeudi 7 septembre, un rapport intitulé : « Lutte contre la fraude aux prestations sociales : à quel prix pour les droits des usagers ? » Un sujet sensible, reconnaît le défenseur des droits, à l’heure où « une rhétorique de la fraude [est] alimentée par des discours politiques “décomplexés” ».

    Selon la Délégation à la lutte contre la fraude, la fraude aux prestations sociales (allocations familiales, chômage, RSA…) représente 3 % du montant total de celle détectée en 2015, soit 677 millions d’euros. Et ne recouvre qu’un faible nombre de personnes. A la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), par exemple, 0,36 % des bénéficiaires étaient concernés en 2016.

    Ce rapport fait suite à une augmentation « significative » depuis 2014 du nombre de réclamations d’allocataires, notamment auprès des délégués territoriaux du Défenseur des droits, liées « au durcissement de la lutte contre la fraude aux prestations sociales ». La politique mise en œuvre, est-il expliqué, est marquée par « certains excès et quelques dérives », « source de nombreuses atteintes aux droits des usagers » aux conséquences parfois dramatiques. Le texte s’appuie sur l’audition des principaux organismes de protection sociale et des cas concrets. Il formule des recommandations afin de mettre en place des règles plus cohérentes, mieux informer les allocataires et renforcer les droits de la défense.
    Erreurs et oublis de bonne foi

    Premier problème : la notion même de « fraude » qui ne fait l’objet d’aucune définition légale et qu’il conviendrait de clarifier. Cette lacune conduit, selon le Défenseur des droits, « à une mise en œuvre d’une définition extensive » et qui « tend à assimiler l’erreur et l’oubli » à la fraude. « Des oublis de toute évidence non intentionnels ou une appréciation purement subjective des faits par les organismes ne sauraient constituer un fondement à une qualification de fraude », souligne le rapport. Un phénomène, est-il précisé, aggravé par « les objectifs chiffrés de détection des fraudes imposés par l’Etat aux organismes ».

    L’information donnée par les caisses à l’usager concernant ses droits est jugée « parfois insuffisante ». C’est d’autant plus regrettable que le système est complexe, ce qui peut facilement provoquer erreurs et oublis de bonne foi. Il est, par exemple, rappelé l’obligation d’assurer le principe du contradictoire avant toute qualification frauduleuse. Le rapport s’interroge également pour savoir s’il existe un « ciblage des “suspects” » et met en garde contre l’usage du « data mining » qui vise à déterminer, grâce à des algorithmes, la probabilité qu’un usager fraude. Le Défenseur des droits s’inquiète notamment de certains critères qui selon lui peuvent s’avérer discriminatoires. Il est ainsi fait mention d’une circulaire interne à la CNAF datant de 2012 qui recommande de « cibl[er] les personnes nées en dehors de l’Union européenne ».

    #racisme #discrimination #chasse_aux_pauvres #data_mining #présumés_coupables #injustices

    https://seenthis.net/messages/627815 via mad meg


  • La #Domination_Masculine

    « Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle », c’est ce que disait Patric Jean en tournant « la domination masculine ».

    Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du #patriarcat : les #femmes à la cuisine et les #hommes au #pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un « compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du #pénis, « comme on achète une grosse #voiture » ?

    Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours. L’illusion de l’#égalité cache un abîme d’#injustices quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où chacun joue un #rôle.

    A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité.

    « La Domination masculine » jette le trouble à travers le #féminisme d’un homme qui se remet en question. Une provocation qui fera grincer des dents…

    Après le déterminisme social (Les Enfants du Borinage, lettre à Henri Storck) et la criminalisation de la pauvreté (la Raison du plus fort), Patric Jean s’attaque à nouveau à un phénomène social tabou : le patriarcat.

    https://www.youtube.com/watch?v=22e8cI6Q9Ww

    #film #documentaire #domination_masculine #féminisme

    Site du film :
    https://ladominationmasculine.wordpress.com

    https://seenthis.net/messages/620845 via CDB_77


  • Pendant que Macron baisse les #APL la fortune des milliardaires multipliée par 10 !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/pendant-macron-baisse-apl-fortune-milliardaires-multipliee-10

    Pendant que Macron baisse les APL la fortune des milliardaires multipliée par 10  : alors qu’il y a 2,6 millions de logements vacants en France, le nombre de gens privés de domicile personnel atteint presque les 700 000. Les personnes vivant dans des conditions de #logement très difficiles sont, eux, aux nombre de 2,8 millions. […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #impots #inégalité #injustice #ISF


  • La fortune des #milliardaires explose en France ! c’est cela le programme des LR Le Pen PS
    http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/fortune-milliardaires-explose-france-cest-programme-lr-pen-ps

    Si on fait la somme de la fortune des 39 milliardaires de France (d’après le classement Forbes), on obtient le chiffre records de 245 milliards d’euros. Plus que le PIB de la Finlande, ou de l’Irlande, ou même du Pakistan ! Ce n’est pas la crise pour tous le monde Tandis que le chômage, la […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #inégalités #injustice #Lutte_des_classes #riches #salaires


  • Nous sommes Jacqueline Sauvage, et pourquoi – Fatima-Ezzahra Benomar
    https://fatimabenomar.wordpress.com/2016/08/14/nous-sommes-jacqueline-sauvage-et-pourquoi
    https://fatimabenomar.files.wordpress.com/2016/08/2048x1536-fit_plusieurs-centaines-personnes-rassemblees-paris-23-janvier-2016-defendre-jacqueline-sauvage.jpg?w=1200

    Je pense avant toute chose qu’il est important de redonner les éléments de contexte de notre société de #féminicides structurels, où nous sommes toutes, pour l’instant, en situation de légitime défense en tant que #femmes. Nous en sommes aujourd’hui à 68 femmes tuées par leurs compagnons ou ex-compagnon depuis le premier janvier de cette année, avec des mobiles qui se ressemblent beaucoup et notamment le refus de ces hommes que les destins de « leurs » épouses leurs échappent au moment d’une éventuelle séparation. Il s’agit donc bien culturellement d’une idéologie de régime de #propriété, donc d’#esclavage puisqu’on parle de s’approprier des humains qui ont une caractéristique spécifique, leur genre. Ce chiffre constant d’une femme tuée tous les deux jours et demi ou tous les trois jours selon les années en France (sans parler de celles qui sont dans la tombe jusqu’aux chevilles, jusqu’aux genoux ou jusqu’au cou) est révélateur de la façon dont notre société crée inlassablement nos agresseurs, nos violeurs et nos tueurs, à un rythme qui ne varie guère.

    #mort #guerre #domination #exploitation #patriarcat #injustice #inégalités

    https://seenthis.net/messages/516223 via Agnès Maillard


  • Chagos islanders cannot return home, says Supreme Court - BBC News

    http://www.bbc.com/news/uk-36659976
    http://ichef-1.bbci.co.uk/news/1024/cpsprodpb/110B7/production/_90151896_chagos_spl.jpg

    Former residents of the Chagos Islands who were forcibly removed from their homeland more than 40 years ago have lost their legal challenge to return.

    Families left the Indian Ocean islands in the 1960s and 70s to make way for a US Air Force base on Diego Garcia, the largest of the group of islands.

    An Immigration Order preventing anyone from going back was issued in 1971.

    The Supreme Court - UK’s highest court - upheld a 2008 House of Lords ruling that the exiles could not return.

    Olivier Bancoult, the Chagossian leader who has been fighting in the courts on behalf of the islanders, had argued that decision should be set aside.

    #diego_garcia #chagos #injustice #peuples_autochtones

    http://seenthis.net/messages/504719 via Reka


  • Faut-il coucher pour être publiée ? Auteure, j’ai été confrontée au #sexisme dans l’#édition - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1515808-faut-il-coucher-pour-etre-publiee-auteure-j-ai-ete-confron
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/8851463390394.jpg

    Je citerai encore un cas parmi d’autres. Il s’agit cette fois de mes travaux mercenaires, mes jobs alimentaires. Un homme, lui aussi âgé, me reçoit chez lui pour discuter d’une collaboration d’écriture. Je suis ravie d’obtenir cette commande car mes finances sont au plus bas, ce projet destiné à durer plusieurs mois tombe à pic.

    Alors que nous venons juste de nous mettre d’accord sur tout, modalités et tarifs, il pose sans transition la main sur ma cuisse. Je lui restitue sa paluche en expliquant poliment que je ne suis pas disponible. Il semble comprendre. Nous nous séparons bons amis.

    Que tu crois ! La commande, je n’en verrai jamais la couleur.

    Une énorme #injustice

    À quoi bon développer ? Les anecdotes du même tonneau se suivent et se ressemblent au fil des années, affligeantes de conformisme. Selon mon expérience, les hommes éconduits vous punissent toujours . J’ai établi une moyenne de dix ans de pénitence avant qu’ils daignent passer l’éponge. Plus de publications. Plus de commandes. Plus de revenus. Carrière en dents de scie.

    Les premiers temps, j’interprétais cela comme des incidents de parcours, une sorte de série noire. Mais un beau jour, j’ai tout remis en perspective, et j’ai admis qu’il s’agissait en fait d’une énorme injustice, qui affectait considérablement mon destin de femme et d’écrivain. Et voilà comment je suis devenue féministe !

    #domination

    http://seenthis.net/messages/490045 via Agnès Maillard