#misogynie

  • Stop aux insultes sexistes et racistes : « Beurette », généalogie et analyse d’une insulte, par une enseignante.
    https://mouqawamet.wordpress.com/2015/09/13/article-beurettes

    Enseignante en lycée, j’ai eu l’occasion d’observer et de discuter avec mes élèves au sujet des insultes échangées entre elles/eux. Il s’agit dans cet article de se pencher sur le terme de « beurette » et de comprendre ce qu’il signifie, à quelles figures, à quelles constructions imaginaires il renvoie. Il n’est évidemment pas question de décrire une réalité sociologique, mais de comprendre comment ce terme fonctionne dans un réseau de signification. Le terme de beurette est régulièrement utilisé par des lycéen-nes pour insulter une femme descendante de l’immigration maghrébine, qui ne maîtriserait pas les codes de la féminité acceptable, c’est-à-dire qui en ferait trop, par le maquillage, le style vestimentaire… Et qui serait ainsi suspectée d’avoir des mœurs dissolues, autrement dit d’avoir la sexualité qu’elle entend avoir. Et ensuite, cette suspicion de sexualité libre en entraîne une autre, à savoir celle d’une sexualité intéressée : la beurette serait aussi une « michtonneuse », une prostituée. Le stigmate est tellement fort qu’il est devenu une insulte quotidienne, s’adressant y compris à des hommes.

    #vocabulaire #sexisme #racisme #misogynie #insultes

    http://seenthis.net/messages/412426 via mad meg


  • Straight Outta Compton et l’effacement des #femmes noires | Etat d’Exception
    http://www.etatdexception.net/straight-outta-compton-une-autre-etape-dans-le-legs-de-leffacement-d
    http://www.etatdexception.net/wp-content/uploads/2015/09/n-w-a.jpg

    Straight Outta Compton est audacieux, vivifiant, et m’a rappelé toutes les choses que j’aime dans la musique rap. Mais il renforce et glorifie également les systèmes en place qui déshumanisent, effacent et transforment en marchandises les femmes noires.

    La représentation et le traitement des femmes dans le film est ignoble, glorifiant complètement la #misogynie qui transpire dans certaines paroles de NWA sans retenue ni critique. Parallèlement à la critique brutale de la police aux États-Unis, il existe une ambivalence et un mépris dangereux pour les Noires.

    http://seenthis.net/messages/410645 via Agnès Maillard


  • http://www.revolutionpermanente.fr/Sexisme-et-elitisme-double-peine-pour-les-etudiantes-en-medecin
    Sexisme et élitisme : double peine pour les étudiantes en médecine

    « 1 fois ! 2 fois ! 3 fois ! 4 fois ! 5 fois ! 6 fois !
    Cette fois tu m’l’as mis j’la sens bien,
    ce n’est plus ton p’tit doigt qui m’chatouille,
    je sens ton nombril contre le mien
    et la chaleur de tes deux couilles !

    Ton doigt n’était pas si mouillé,
    il allait et venait sans cadence,
    maint’nant c’est bien plus régulier,
    au nom de Dieu quelle Jouissance !

    Bite au Cul ! Bite au cul ! Bite au cul !
    Zob »
    La Marche Américaine – chant carabin

    C., étudiante en médecine à la faculté de Lyon

    Au commencement, la fac, ses chants, ses traditions
    Bienvenue en médecine ! A peine arrivée dans l’amphi de première année, après une lutte avec les autres étudiants pour s’assoir à la meilleure place, je me prend « l’esprit carabin » en pleine figure, celui qui m’accompagnera jusqu’à la fin de mes études, censé alléger la dureté du contenu des cours ou des situations rencontrées en stage en désacralisant l’image du corps, et en dégradant celle de la femme au passage. Si la pression pèse sur les étudiants durant les 6 ans passés en fac de médecine, sanctionnés par deux concours, une pression supplémentaire s’abat sur les étudiantes.

    Confrontées en premier lieu aux chants devenus des rengaines, qui les rendent passives entre les mains des hommes, simples objets sexuels. Confrontées ensuite aux remarques incessantes et intégrées aux cours, je me souviens d’un prof de biochimie, qui pour illustrer ses propos et nous « donner envie » d’étudier les atomes nous parlait de « l’Observatrice » qui se penchait langoureusement sur son microscope alors que sa blouse était courte, très courte, trop courte, et qu’elle ne portait pas de culotte. Confrontées enfin aux blagues issues d’un humour ultra-sexiste, loin d’être déconnecté du sexisme ordinaire de la société, mais exacerbé par ce besoin pressant de mise à distance de la réalité médicale.

    Autre tradition pour se mettre dans l’ambiance, le bizutage. J’en subirai 2, en première et deuxième année, avec une sorte d’obligation de participer pour s’intégrer à la promo, ou plutôt à la corpo des étudiants. Je me vois remettre dès mon arrivée dans le car un livret du participant. Outre les infos pratiques, un concours de points, dont les deux plus gros pôles : 50 points par fille « sautée », 100 pour avoir dépucelé une vierge. Femme-objet, sexe non-consenti, incitation au viol... Je boucle ma ceinture de chasteté pour le week-end, résistance personnelle. Arrive l’élection de mister et miss bizut, et l’incitation par les organisateurs pour les participantes à aller le plus loin possible, « allez-y, enlevez vos sous-vêtements... Embrassez-vous », certaines abandonnent, d’autres osent, la plus téméraire selon leurs codes est élue. J’assiste à tout ça, impuissante, avec l’impression de n’être encore une fois qu’un corps, un objet. Et toujours ce refrain, « cette fois tu m’l’as mise... »

    #domination #sexisme #misogynie #culture_du_viol #patriarcat #carabin #medecine

    http://seenthis.net/messages/409761 via mad meg


  • Le spéculum, inventé par un misogyne et testé sur des esclaves
    http://www.terrafemina.com/article/le-speculum-invente-par-un-misogyne-et-teste-sur-des-esclaves_a281148/1

    http://static1.terrafemina.com/articles/8/28/11/48/@/317583-le-portrait-de-james-marion-sims-622x0-1.jpg

    Les décennies passent, le spéculum reste. Meilleur ennemi de votre intimité quand vient l’heure du tête à tête avec le gynéco, le précieux outil a connu une histoire semée d’embûches. Le bec de canard a-t-il du plomb dans l’aile ? Pas si sûr...

    #médecine #misogynie

    http://seenthis.net/messages/394913 via Mona



  • DariaMarx » Re, Rémy
    http://dariamarx.com/2015/06/17/re-remy

    C’est Daria, tu sais, enfin non tu sais pas, Disons que je suis une personne avec des seins et un #vagin, que je me déplace dans l’espace public et que j’ai le droit à la parole, un peu mais pas trop. Y’avait ton pote Guillaume PLEY qui s’amusait à rouler des pelles de force à des nanas dans la rue, par la force ou par la surprise, y’avait tout plein de Youtoubeurs américains qui s’improvisaient guides en séduction et qui mettaient en #branle toute une rhétorique de la manipulation pour #niquer. Ok. Et puis y’a toi, le mec qui se déguise en chien pour mimer des positions sexuelles. T’as gagné. Tu peux monter sur ton petit podium en forme de teub, t’as la place numéro 3, juste sur la #couille droite, on va te poser une couronnes de cols de l’#utérus séchés sur les oreilles, t’es le César de la #misogynie, l’empereur de la #culture du #viol. T’aime pas hein, cette expression. Culture du viol. Ca te fait bien chier qu’on puisse parler de viol, de violeurs, d’#agressions sexuelles, alors que toi, pauvre mec, tu fais ca pour rigoler. Tu fais ca pour faire rigoler. Tu fais rigoler avec l’idée qu’on saute sur une personne en public pour lui imposer un acte sexuel. Tu peux bien te déguiser en chien ou en licorne tu sais. Tu fais rigoler avec l’idée du viol. Ca te dérange pas. C’est pas la première fois que tu te sers de ce ressort #comique. Se frotter à des inconnu-es, par surprise, se filmer en train de pénétrer leur intimité, c’est facile, ca marche bien, des dizaines de milliers de vues pour le courageux Rémy, le Flash Gordon des #roupettes, pas vu pas pris, qu’est ce qu’on se marre putain.

    #culture_du_viol #espace_public

    http://seenthis.net/messages/381827 via Agnès Maillard