• Gérard #Noiriel : « Eric Zemmour légitime une forme de délinquance de la pensée »

    L’historien de l’immigration s’attache dans son dernier livre, « Le Venin dans la plume » (La Découverte), à montrer comment la rhétorique identitaire du polémiste est comparable aux imprécations antisémites d’Edouard Drumont. Il détaille son travail dans un entretien au « Monde ».

    Propos recueillis par Nicolas Truong

    Historien et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Gérard Noiriel est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire de l’immigration en France, sur le #racisme, sur l’histoire de la classe ouvrière et sur les questions interdisciplinaires et épistémologiques en #histoire. Après Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours (Agone, 2018), il publie Le Venin dans la plume . Edouard Drumont, Eric Zemmour et la part sombre de la République (La Découverte, 252 pages, 19 euros, à paraître le 12 septembre), dans lequel il compare la grammaire identitaire des deux pamphlétaires nationalistes.

    On compare souvent la situation politique actuelle à celle des années 1930. Or, dans ce livre, vous expliquez que, pour comprendre la rhétorique réactionnaire d’aujourd’hui, il faut partir des années 1880. Comment avez-vous eu l’idée de croiser ces deux figures que sont Zemmour et Drumont ? Quelles sont les ressemblances qui vous ont le plus frappé et les divergences les plus notables ?

    L’histoire montre que, depuis le XVe siècle et la redécouverte de l’imprimerie en Europe, les révolutions de la communication ont toujours eu des conséquences extrêmement importantes sur la vie économique, sociale et politique. L’explosion de l’Internet, des réseaux sociaux et la multiplication des chaînes d’information en continu illustrent une nouvelle révolution de ce type, comparable à celle que les Français ont connue à la fin du XIXe siècle, lorsque le triomphe de la presse de masse a provoqué une profonde restructuration de l’espace public. Je montre dans ce livre que l’important écho rencontré par des polémistes comme Drumont, à la fin du XIXe siècle, et Zemmour aujourd’hui est la conséquence de ces révolutions communicationnelles. Les années 1930 ont porté au paroxysme les effets politiques du discours antisémite de Drumont et consorts, mais c’est à la fin du XIXe siècle qu’il a été élaboré.

    J’avais déjà beaucoup travaillé sur les écrits d’Edouard Drumont dans mes précédentes recherches. Ce qui m’avait permis de repérer un point commun avec Eric Zemmour : le recours constant aux polémiques, aux scandales pour exister dans l’espace public. Toutefois, c’est seulement lorsque je me suis attelé à la rédaction du présent livre que j’ai comparé minutieusement les discours de ces deux polémistes. J’ai découvert alors, avec stupéfaction, que les points communs allaient bien au-delà de ce que je pensais au départ. Certes, il y a des différences indéniables dans leur prose car, aujourd’hui, on ne peut plus insulter les gens de la même manière que Drumont le faisait au XIXe siècle. Néanmoins, si l’on analyse ce que j’appelle la « grammaire », c’est-à-dire les règles qui sous-tendent leur discours identitaire pour dire le vrai et le faux, on constate qu’elles sont quasiment identiques ; sauf que Drumont s’en prend aux juifs et Zemmour, aux musulmans.

    Peut-on mettre l’antisémitisme de Drumont et l’islamophobie de Zemmour sur le même plan ? Est-il possible de comparer la haine d’un peuple avec la crainte d’une religion ?

    Je sais bien que certains considèrent que le génocide perpétré contre le peuple juif au XXe siècle interdit qu’on puisse comparer l’antisémitisme et l’islamophobie. Mais, dans mon livre, j’utilise le mot « antisémitisme » au sens que lui donnaient les adversaires de Drumont à la fin du XIXe siècle. Notamment Anatole Leroy-Beaulieu, qui définissait l’antisémitisme comme une « doctrine de haine » tournée contre les juifs. J’utilise le mot « islamophobie » pour désigner la « doctrine de haine » qui s’attaque aux musulmans. En ce sens, la comparaison me semble légitime. Je montre que la stigmatisation des musulmans qu’alimente Zemmour dans ses livres mobilise le même genre de rhétorique identitaire que celle de Drumont à l’égard des juifs.

    Quels sont les méthodes, thèmes et exemples récurrents de l’histoire identitaire ? Quelles sont les règles de leur « grammaire identitaire » ?

    Sans pouvoir détailler ici l’analyse que j’ai développée dans le livre, je voudrais insister sur le rôle capital que joue la rhétorique (entendue comme l’art de la persuasion) dans la diffusion du type d’histoire identitaire qu’a inventé Drumont et que Zemmour a adaptée au contexte d’aujourd’hui. Je reproche à mes collègues universitaires qui ont travaillé sur ces questions de se limiter le plus souvent aux arguments avancés par les auteurs réactionnaires, en laissant de côté la réception de ces discours dans le public.

    Les journalistes polémistes comme Drumont ou Zemmour n’ont fait que reprendre à leur compte des thèmes qui ont été mis en circulation par d’autres avant eux. Leur art (on pourrait même dire leur talent) se situe au niveau des techniques de persuasion qu’ils mobilisent pour diffuser ces thèses dans le grand public. Ce qui m’a frappé, c’est qu’Eric Zemmour utilise aujourd’hui les mêmes recettes qu’Edouard Drumont il y a cent trente ans. Il s’agit d’une histoire identitaire qui met en scène des personnages (et non des individus réels) et qui est tout entière centrée sur le clivage entre « eux » (les étrangers) et « nous » (les Français). La France est elle-même présentée comme une personne possédant une identité immuable, cimentée par la religion catholique ; ce qui explique que l’étranger soit défini lui aussi par référence à la religion.

    Cette histoire identitaire prend la forme d’une tragédie. Elle annonce la disparition de la France vaincue par « le parti de l’étranger », en faisant constamment le lien avec l’actualité. Son efficacité tient au fait qu’elle mobilise le sens commun, c’est-à-dire ce que tous les Français savent car ils l’ont lu dans le journal ou qu’ils l’ont vu à la télévision. D’où l’importance capitale accordée aux faits divers, aux crimes, aux attentats, etc. Plutôt que de parler de « racisme », je dirais qu’il s’agit de deux formes de nationalisme : au nationalisme antisémite de Drumont a succédé le nationalisme islamophobe de Zemmour. Il faut toutefois préciser que la force de persuasion de ce type de discours tient aussi au fait que la dénonciation de la menace étrangère s’inscrit dans une vision plus globale de la société, centrée sur le thème de la décadence. Comme on le sait, Zemmour s’en prend aussi aux femmes, aux homosexuels, aux universitaires, etc. Mais on a oublié que Drumont s’attaquait déjà aux mêmes cibles.

    En quoi la « rhétorique de l’inversion » – qui fait des dominés des dominants – est-elle si importante à leur entreprise idéologique ?

    J’ai été frappé, en effet, de constater que nos deux polémistes nationalistes mobilisaient constamment la rhétorique de l’inversion dominants/dominés. Autrement dit, ils ne nient pas l’existence des relations de pouvoir, mais ils les renversent. C’est une pièce maîtresse dans un discours qui vise à avoir toujours le dernier mot. Drumont et Zemmour prétendent élaborer une contre-histoire, qu’ils opposent à « l’histoire officielle ». Elle consiste à présenter les minorités qui ont été persécutées au cours du temps comme des dominants qui mettaient en péril l’identité de la France. Comme Drumont l’avait fait avant lui, Zemmour va jusqu’à justifier la Saint-Barthélemy ou le massacre des protestants de La Rochelle par Richelieu.

    Cette « contre-histoire » a bien sûr pour but de légitimer la politique répressive qu’ils prônent à l’égard des minorités du présent (les juifs pour Drumont, les musulmans pour Zemmour). La rhétorique de l’inversion dominants/dominés permet aussi à ces polémistes omniprésents dans les médias de faire croire à ceux qui les lisent ou qui les écoutent qu’ils sont eux-mêmes des dominés, victimes des universitaires « bien-pensants ». Drumont dénonçait les « élites enjuivées », Zemmour s’en prend aux « islamo-gauchistes » ; les mots ont changé mais la rhétorique est identique. Dans les deux cas, il s’agit de discréditer les vrais savants en les présentant comme des dominants qui ont falsifié l’histoire de France pour servir ce que Zemmour appelle « le parti de l’étranger ». L’analyse que j’ai faite, dans mon livre, des commentaires mis en ligne sur les sites qui font la promotion des thèses de Zemmour montre clairement l’efficacité de cette rhétorique. Tous ceux qui s’efforcent de lutter contre ces discours de haine sont présentés comme des « collabos » au service des islamistes.

    Vous écrivez que ce que vous avez vous-même éprouvé en lisant les pages de Destin français (Albin Michel, 2018) consacrées à votre communauté professionnelle est comparable à « ce que ressentent les membres des communautés musulmanes quand Zemmour discrédite leur religion, ou les homosexuels quand il s’en prend au « lobby gay » ». Quels ont été les ressorts émotionnels de votre indignation ? Pourquoi vous était-il impossible d’entonner personnellement, comme Eric Zemmour, la rengaine du « C’était mieux avant » ? Pourquoi était-il important de parler de vos propres origines sociales ?

    L’autonomie qu’ont acquise progressivement les sciences sociales est indispensable au progrès de la connaissance, mais elle incite les chercheurs à voir la société comme une immense salle de cours. C’est ce qui explique le peu d’attention qu’ils accordent à la réception du savoir. Tous ceux qui se préoccupent de ce qu’on appelle « la fonction civique de l’histoire » devraient pourtant tenir compte du rôle essentiel que jouent les émotions dans l’adhésion ou le rejet d’un discours public.

    C’est ce souci qui m’a incité à commencer le livre en évoquant ma propre trajectoire. Dans les quelques pages de cet avant-propos, je me suis placé finalement sur le même terrain que Zemmour, qui ne cesse de mettre en avant ses origines populaires pour discréditer les universitaires et nous seriner que « c’était mieux avant ». Comme je suis issu d’un milieu plus populaire que le sien, il m’a semblé que j’étais bien placé pour rappeler tous les obstacles qu’ont dû franchir les « transclasses » de ma génération afin d’échapper au destin social que l’école républicaine leur avait fixé. Quand on me dit : « C’était mieux avant », je réponds : « Ça dépend pour qui. » Si nous étions dans un monde où seul compte l’échange d’arguments, je n’aurais pas eu besoin d’évoquer mon parcours. Je l’ai fait parce que je sais que cela aura un impact dans le public, surtout auprès de ceux qui n’ont pas les compétences pour arbitrer les querelles historiographiques.

    C’est ce qui m’a poussé aussi à informer les lecteurs des raisons subjectives qui m’ont conduit à écrire ce livre, à savoir le sentiment d’indignation que j’ai ressenti quand j’ai lu les pages du Destin français où les enseignants-chercheurs de mon genre sont traînés dans la boue. Je ne pouvais pas admettre que le monde savant auquel j’ai eu accès au prix de mille sacrifices et d’efforts soit piétiné sans aucune preuve par un journaliste qui distille continuellement son venin avec la complicité des médias les plus puissants.

    Pourquoi la structuration du champ médiatique est-elle déterminante pour comprendre leur émergence ?

    Ce n’est pas un hasard si La France juive , publié en 1886, a été le premier best-seller des livres politiques de la IIIe République. La presse de masse s’impose à ce moment-là en introduisant la logique capitaliste dans l’univers de la communication. De nouveaux quotidiens voient le jour, qui peuvent toucher jusqu’à un million de lecteurs, tout en se livrant une concurrence acharnée. Les recettes qu’ils inventent pour élargir leur audience sont toujours en vigueur aujourd’hui. Elles relèvent de ce que j’appelle la « fait-diversion de l’actualité ». Les crimes, les catastrophes, les scandales occupent une place de plus en plus grande car ce sont des thèmes porteurs.

    Drumont a été le premier à exploiter cette logique nouvelle. Il fait scandale en insultant ses adversaires pour que ces derniers le provoquent en duel ou le traînent en justice, ce qui alimente sa notoriété et son statut de victime. C’est ainsi que Drumont est devenu un « bon client » pour les journalistes de son temps. La majorité d’entre eux n’étaient sans doute pas antisémites. Mais comme ses scandales à répétition permettaient de gonfler les tirages, la grande presse les a amplement relayés, légitimant du même coup la prose de Drumont. Il faut dire que personne ne pouvait imaginer à cette époque les horreurs auxquelles conduiraient ces délires.

    Eric Zemmour utilise aujourd’hui les mêmes recettes, mais en les adaptant à l’âge d’Internet et des chaînes d’info en continu. Les duels ne se déroulent plus au petit matin dans le bois de Boulogne mais le soir sur les plateaux télévisés. Les journalistes d’aujourd’hui qui relayent complaisamment les obsessions zemmouriennes ne les partagent pas toujours, mais comme c’est bon pour l’Audimat, ils les diffusent eux aussi sans état d’âme.

    De la tuerie de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, à celle de Dayton, aux Etats-Unis, les idées de l’écrivain Renaud Camus sur le « grand remplacement », dont certaines sont partagées par Eric Zemmour, sont lues et revendiquées par des terroristes suprémacistes. Les mots de ces polémistes d’extrême droite sont-ils des mots qui tuent ?

    Curieusement, ceux qui ne cessent d’affirmer que le Coran est la source de tous les attentats commis par les terroristes se réclamant de l’islam réfutent énergiquement ce genre d’arguments quand leurs adversaires accusent Camus ou Zemmour d’inspirer les terroristes suprémacistes. Là encore, le chercheur doit se tenir à distance de ces polémiques pour analyser au cas par cas comment ces criminels s’approprient les discours racistes qui sont à leur portée, le plus souvent pour justifier leurs actes. Il est certain qu’un livre à lui seul ne suffit pas pour déclencher un passage à l’acte. Cela n’empêche pas que les flots de haine qui sont diffusés par ces pamphlétaires et leurs alliés peuvent être reçus par les extrémistes comme une légitimation de la violence à l’égard des « étrangers ».

    Par conséquent, je ne dirais pas que les mots d’Eric Zemmour sont des mots qui tuent, mais je suis bien obligé de constater que, d’un côté, ses propos insultants humilient ceux qui en sont les cibles et que, d’un autre côté, ils confortent la vision du monde de ceux qui sont envahis par la haine de l’autre. Dans mon livre, j’ai fait une petite analyse des commentaires concernant Eric Zemmour mis en ligne sur des sites d’extrême droite comme Riposte laïque. C’est assez terrifiant. On constate que les écrits du polémiste libèrent chez ces lecteurs des pulsions que le droit actuel s’efforce de contenir. En répétant sans cesse qu’il est victime des « bien-pensants », que la liberté d’expression est bafouée par ses contradicteurs, Eric Zemmour légitime une forme de délinquance de la pensée comparable à celle que Drumont légitimait à l’égard des juifs.

    Edouard Drumont a prolongé son engagement de polémiste en se lançant dans la politique active, puisqu’il fut élu député en 1898. Pensez-vous qu’Eric Zemmour suivra la même voie ?

    Ses partisans annoncent « une première grande convention de la droite, qui a vocation à devenir le lieu incontournable des débats philosophiques et politiques de demain » pour le 28 septembre, en présence de Marion Maréchal, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, et d’Eric Zemmour (Le Monde du 5 septembre). On verra ce qu’il en sortira. Mais je doute fort que le polémiste du Figaro franchisse le pas. La tentative de Drumont pour fonder un parti antisémite fut un échec et sa carrière de député prit fin à l’issue de son premier mandat. Plus prudent, Zemmour se contentera sans doute de jouer les éminences grises de cette nouvelle droite extrême.

    Comment contrer Zemmour et ses avatars aujourd’hui ?

    Le principal message que j’ai voulu faire passer dans ce livre est le suivant : je suis absolument convaincu que si nous voulons éviter qu’à brève échéance un Trump, un Johnson, un Salvini ou un Bolsonaro made in France s’installe à la tête de l’Etat, tous ceux qui ont l’immense privilège de pouvoir parler en public – experts, artistes, journalistes, universitaires, politiciens, etc. (je m’inclus évidemment dans le lot) – doivent aujourd’hui s’interroger sans faiblesse sur leur propre rôle.

    Dans son dernier livre, intitulé Destin français , Zemmour a accusé les historiens comme moi d’obéir à une « logique mafieuse », de tenir « les manettes de l’Etat », de manipuler une « grande machinerie » qui « euthanasie la France ». Ce livre a bénéficié, à l’automne 2018, d’une formidable campagne de promotion ; non seulement dans Le Figaro et ses filiales, mais aussi à la radio, sur les chaînes d’info en continu (BFM-TV, CNews, LCI), sur plusieurs chaînes de la TNT. A ma connaissance, aucun de ces journalistes n’a demandé à Zemmour quelles étaient les preuves qu’il pouvait produire à l’appui de ces accusations contre les historiens. Aucun d’entre nous n’a été invité pour défendre la dignité de notre profession face à ces calomnies.

    L’entretien publié dans Le Point pour faire la promotion du livre de Zemmour a repris en titre l’une de ses phrases affirmant : « La plupart des historiens n’assument plus l’histoire de France ». Bel exemple de « fake news », puisque rien qu’entre 2016 et 2018 trois volumineuses histoires de France ont été publiées par des universitaires, notamment la mienne, parue en même temps que l’ouvrage de Zemmour, mais dont Le Point n’a évidemment pas dit un mot. Il s’agit de Les Luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours , de Michelle Zancarini-Fournel (La Découverte, 2016) ; Histoire mondiale de la France , sous la direction de Patrick Boucheron (Seuil, 2017) ; Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours (Agone, 2018).

    Voilà comment ces journalistes conçoivent le pluralisme ! Comment, dans ces conditions, prendre au sérieux leurs propos quand ils affirment combattre le populisme et les fausses nouvelles ?

    Mais le plus inquiétant, c’est que les institutions qui représentent notre communauté professionnelle ne se sont pas mobilisées, elles non plus, pour défendre les enseignants-chercheurs mis en cause par le polémiste. Beaucoup d’universitaires estiment en effet qu’ils n’ont pas à répondre à ce genre de provocations. C’est une lourde erreur car nous ne sommes pas des chercheurs de droit divin. Nous avons des comptes à rendre aux citoyens puisque c’est grâce à leurs impôts que nous percevons nos salaires. Si, comme le dit encore Eric Zemmour, dans Le Figaro, « la plupart des historiens qui se prétendent scientifiques sont devenus de nouveaux prêtres qui servent les nouveaux dieux », autant fermer tous les départements d’histoire dans les universités. Mais si le métier de journaliste se résume à faire la promotion commerciale de la prose des pamphlétaires nationalistes parce que c’est bon pour l’audience, autant fermer aussi les écoles de journalisme et recruter des animateurs en CDD.

    Le grand point commun entre les dirigeants populistes qui sont aujourd’hui au pouvoir dans le monde, c’est que leur nationalisme s’accompagne toujours d’un puissant anti-intellectualisme. Si on laisse le champ libre à Zemmour pour labourer le terrain, il ne faudra pas s’étonner du résultat. Marc Bloch a écrit son Apologie pour l’histoire ou métier d’historien (1949), livre dans lequel il défend le métier d’historien, pendant la Résistance, au moment où il combattait l’occupant nazi les armes à la main. Défendre la science historique était à ses yeux, en effet, une autre manière de résister. Dans ce livre, il déplore le repli de ses collègues universitaires dans leur tour d’ivoire et leur « ésotérisme rébarbatif ». Ce qui conduit « à livrer sans défense la masse des lecteurs aux faux brillants d’une histoire prétendue, dont l’absence de sérieux, le pittoresque de pacotille, les partis pris politiques pensent se racheter par une immodeste assurance ». Et les noms qui s’imposent sous sa plume pour illustrer ce type d’histoire réactionnaire sont Charles #Maurras et Jacques Bainville, les deux « historiens » dont se réclame constamment Eric #Zemmour dans ses livres.

    #antisémitisme #islamophobie

    https://seenthis.net/messages/800868 via kaparia


  • La réaction du collectif Black-Palestinian Solidarity (Lauryn Hill, Danny Glover, DAM, Omar Barghouti, Alice Walker, Angela Davis, Yousef Erakat, Annemarie Jacir, Boots Riley, Dr. Cornel West et plein d’autres) :
    http://www.blackpalestiniansolidarity.com

    When I see them, I see us
    Black-Palestinian Solidarity, le 14 octobre 2015
    https://www.youtube.com/watch?v=xsdpg-9cmSw

    #Palestine #Noirs_américains

    https://seenthis.net/messages/418167 via Dror@sinehebdo


  • #Lilian_Thuram : « Pour ne pas gâcher le jeu, on donne l’impression que tout va bien » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/27/lilian-thuram-pour-ne-pas-gacher-le-jeu-on-donne-l-impression-que-tout-va

    Moi, je sais que je suis noir parce qu’on me l’a tellement répété. Je suis devenu noir à 9 ans, en arrivant en région parisienne. Les autres enfants, qui me disaient noir, ne se disaient pas blancs. Les gens blancs sont capables de parler d’un physique noir, d’une pensée noire, mais ils ne parlent jamais d’eux. Sauf qu’ils se pensent tout le contraire. Si les #Noirs courent vite, sont forts, cela sous-entend que les Blancs sont plus intelligents, intellectuels. Dans les années à venir, il faudra questionner cette structure de pensée : pourquoi les #Blancs font cela ? Aujourd’hui, c’est compliqué de rappeler aux Blancs qu’ils sont blancs, cela entraîne souvent des blocages, c’est vécu comme une agression.

    #racisme #France

    https://seenthis.net/messages/711391 via Kassem


  • De l’esclave à la #négritude : une histoire du mot « Noir »

    En cette journée nationale des mémoires de la #traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, voici un retour en #vidéo sur l’histoire de la désignation de « Noir » et ses usages depuis l’Antiquité ; un vocale qui forme avec le mot « Blanc » le revers d’une même médaille coloniale.

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/05/50a7f578-f957-4e6d-9921-81c4244c2bf3/738_pantins_noirs.jpg
    https://www.franceculture.fr/histoire/de-lesclave-a-la-negritude-une-histoire-du-mot-noir
    #esclavage #Noirs #Noir #mots #terminologie #vocabulaire #colonialisme #histoire #vidéo #film #colonisation #phénotype

    https://seenthis.net/messages/693348 via CDB_77


  • Le français “petit-nègre”, une construction de l’armée coloniale française
    https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/le-francais-petit-negre-une-construction-de-larmee-coloniale
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/02/30520582-c3b7-43a4-b6f8-3a129b3410a5/738_tirailleurs_carte_postale.jpg

    Son occurrence la plus célèbre a longtemps été affichée sur une boîte de chocolat en poudre : le slogan “Y’a bon Banania” est la représentation la plus connue du français “petit-nègre”. Ce terme indique une manière de parler approximative, faute d’une connaissance de la langue, des #Noirs des #colonies_françaises en #Afrique. A lire Tintin au Congo, ou des oeuvres de l’#époque_coloniale, on pourrait croire, sans se fourvoyer sur l’aspect intrinsèquement raciste de ces représentations, que le français "petit-nègre" résultait réellement d’une bonne volonté d’apprendre la langue française, restée imparfaite, alors même qu’il s’agit en réalité d’une construction de l’empire colonial français. “Le terme apparaît à la fin du XIXe siècle, et indique une double disqualification : il s’agit de parler français comme un “nègre” (= mal) et comme un "enfant" (=mal). C’est un rapprochement raciste commun (les Noirs sont des enfants)”, explique à ce sujet Laélia Véron, docteure en langue française et enseignante en linguistique à l’université du Mans. [...]
    Il détaille alors, en une vingtaine de lignes, les règles du français "petit-nègre", parmi lesquelles l’emploi des verbes à leur forme la plus simple - l’infinitif - ou la suppression des distinctions de genre et nombre. Surtout, il estime que pour se “faire comprendre vite et bien, il nous faut parler aux Noirs en nous mettant à leur portée, c’est-à-dire leur #parler #petit-nègre.”

    #langage #racisme #infantilisation #colonialisme

    https://seenthis.net/messages/671144 via odilon


  • Crépue | Les pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/crepue

    Ah ben non, nous on coiffe pas les cheveux crépus !
    En France, de nos jours, pour de nombreuses femmes noires, assumer ses cheveux crépus est un long cheminement. Entre acceptation de soi, racisme larvé et malgré la pression des canons et normes esthétiques blancs, certaines font le choix de laisser leurs cheveux naturels.

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/02/491e828a-9dc9-48d7-808b-66376a3cc367/738_fullsizerender.jpg

    #noire #cheveux #racisme #crépue #frisée #défrisage #lissage #audio #radio #France_Culture

    https://seenthis.net/messages/666743 via celine.a


  • Assa Traoré : Lettre à mon frère par Assa Traoré | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/01/assa-traore-lettre-a-mon-frere-38167
    https://static.politis.fr/medias/articles/2018/01/assa-traore-lettre-a-mon-frere-38167/thumbnail_large-38167.jpg

    Assa Traoré : Lettre à mon frère

    Nous n’avons pas eu plus de courage que les autres. Nous avons pleuré 24 heures à peine, rassemblé nos peines, pour survivre et protéger ce qui de toi ne nous quittera jamais : ta mémoire.

    #violences_policières #quartiers_populaires #racisme #impunité #adama_traoré #assa_traoré #police #noirs

    https://seenthis.net/messages/659384 via ninachani


  • http://www.bondyblog.fr/201712131124/messieurs-finkielkraut-bussereau-joffrin-vous-savez-ce-quelle-vous-dit-la-

    Messieurs Finkielkraut, Bussereau, Joffrin, vous savez ce qu’elle vous dit la Seine-Saint-Denis ?
    mercredi 13 décembre 2017

    Plusieurs maires, députés, conseillers municipaux, départementaux et régionaux de #Seine-Saint-Denis et de région parisienne prennent la plume pour dénoncer les propos tenus par trois personnalités publiques sur la prétendue absence des habitants du département à l’hommage rendu à Johnny Hallyday. Des propos que ces élu.e.s jugent “gravissimes“

    #Alain_Finkielkraut s’est plaint de l’absence de “#non-souchiens” à l’hommage rendu à Johnny Hallyday. “Le petit peuple blanc est descendu dans la rue pour dire adieu à #Johnny. Il était nombreux et seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence“, avait-il affirmé dimanche 10 décembre sur l’antenne de la radio #RCJ. Des propos qui n’ont pas été condamnés par la puissance publique et les autorités.

    Doit-on rappeler que Monsieur Finkielkraut est coutumier du fait ? Qu’il anime une émission sur une radio du service public, #France_Culture, qu’il est donc payé grâce à notre redevance audiovisuelle et qu’il est de surcroît membre de l’#Académie_française ?

    Sa formule a été reprise le 11 décembre sur l’antenne de #Sud_Radio par un ancien ministre, ancien député, ancien secrétaire d’Etat et actuel président #Les_Républicains de l’Assemblée des Départements de France, #Dominique_Bussereau, : “Je n’ai pas vu en effet le peuple de Seine-Saint-Denis mais peut-être qu’il était là partiellement. C’était une certaine #France qui était là.”

    Enfin, #Laurent_Joffrin, directeur du journal #Libération y est également allé de sa sortie dans un reportage sur la chaîne publique #France_2. “C’est vrai que les #banlieues n’y étaient pas, j’imagine que ce n’est pas leur goût, chacun a ses goûts”.

    Ces propos sont gravissimes, car ils essentialisent la population de tout un département. Ces trois personnalités publiques sous-entendent qu’ils n’ont vu aucune personne #noire ou #arabe lors de l’hommage national rendu à #Johnny Hallyday.

    Dominique Bussereau était-il présent tout le long de cet hommage ? Partout ? Et ce, depuis l’annonce de la mort du chanteur ? Etait-il présent dans chaque foyer de ce prétendu “peuple de Seine-Saint-Denis” pour vérifier si les familles n’étaient pas, elles aussi, touchées par cette disparition ?

    Était-il muni d’un détecteur de souche ? Est-il enfin habilité à décerner un diplôme de bon français “de #souche” donc à certaines catégories de la population ? Si oui, sur quels critères ?

    Que signifie cette injonction à témoigner sa tristesse exclusivement en se déplaçant en famille à #Paris ? Sur les #Champs-Elysées ?

    Monsieur Bussereau serait bien inspiré de s’intéresser au quotidien de ce “peuple de Seine-Saint-Denis” qui dans sa très grande majorité n’a jamais connu les arcanes du pouvoir ou les ors de la #République.

    Une population populaire, qui vit de son travail, qui se bat au quotidien pour que ses enfants aient les mêmes droits, pour une égalité pleine et entière. Une population diverse, assumée avec fierté, tout ce que Monsieur Bussereau semble regretter et rejeter. Nous le répéterons en effet jamais assez mais la Seine-Saint-Denis est forte et fière de toutes ses identités, qui sont autant de richesses.

    En tant que Président de l’Assemblée des Départements de France, on aurait préféré voir Monsieur Bussereau s’exprimer sur les difficultés sociales rencontrées dans certaines villes, le manque de services
    publics, les discriminations, le désengagement de l’Etat…. Mais il a préféré l’anathème et l’insulte.

    Messieurs #Bussereau, #Finkielkraut et #Joffrin, nous ne souhaitons plus être les prétextes de vos frustrations identitaires, ce “peuple de Seine-Saint-Denis” est la France, il faudrait songer à vous y faire.

    Signataires :

    El Madani Ardjoune, 1er adjoint au maire de Tremblay-en-France

    Bally Bagayoko, adjoint au maire de Saint-Denis

    Elsa Bardeaux, adjointe au maire de Villeneuve-Saint-Georges

    Mounia Benail, conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge

    Brahim Benramdan, conseiller municipal de Bagnolet

    Habiba Bigdade, adjointe au maire de Nanterre

    Salah Bourdi, adjoint au maire d’Epinay-sur-Seine

    Mehdi Bouteghmes, conseiller municipal de La Courneuve

    Silvia Capanema, vice-présidente du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis

    Fethi Chouder, adjoint au maire d’Aubervilliers

    Amel Jaouani, adjointe au maire de Tremblay-en-France

    Ramej Kassamaly, adjoint au maire d’Epinay-sur-Seine

    Samia Kasmi, conseillère régionale Ile-de-France

    Fatiha Kernissi, conseillère municipale déléguée d’Epinay-sur-Seine

    Rajaa Krata, adjointe au Maire de Parempuyre (33)

    Madjid Messaoudene, conseiller municipal délégué de Saint-Denis

    Abdelfattah Messoussi, conseiller municipal délégué de Stains

    Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis

    Laurent Russier, maire de Saint-Denis

    Abdel Sadi, vice-président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis

    Samia Saidj, conseillère municipale de Nanterre

    Fouad Sari, conseiller municipal de Vigneux-sur-Seine

    Aissata Seck, adjointe au maire de Bondy

    Azzédine Taibi, maire de Stains, conseiller départemental délégué de Seine-Saint-Denis

    Marie Christine Vergiat, députée européenne

    Mélissa Youssouf, conseillère régionale d’Ile-de-France

    Ali Zahi, adjoint au maire de Bondy

    Wahiba Zedouti-Rhouzli, adjointe au maire de Saint-Ouen

    https://seenthis.net/messages/652114 via Gastlag


  • A l’encontre » Etats-Unis. La puissance de la campagne #MeToo
    http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/etats-unis-la-puissance-de-la-campagne-metoo.html

    L’actrice Jane Fonda et l’écrivaine Jamilah Lemieux [écrivaine afro-américaine] expriment un autre type de scepticisme lorsqu’elles disent que la prise de conscience du #harcèlement et de l’abus sexuels n’a lieu maintenant que parce que la plupart des victimes qui s’expriment sont blanches .

    • Le mieux va encore plus loin que J. Fonda. Dans un article intitulé « Weinstein, les larmes blanches et les limites de l’empathie des femmes noires » [5], elle déclare qu’il y a des limites au niveau de l’empathie des #femmes #noires face au harcèlement sexuel vécu par les femmes blanches parce qu’au niveau historique cette #empathie n’a pas été donnée en retour.

    Il est tout à fait exact que les femmes noires ont vécu une expérience particulière d’être victimisées et même criminalisées lorsqu’elles ont pris la parole ou affronté leurs abuseurs. Le projet #Survived and Punished [survivantes et punies] qui rend compte de la #re-victimisation de celles qui s’insurgent contre les abus et la violence sexuelle décrivent en très grande majorité des récits de femmes de couleur.

    Toutes les personnes qui ont été touchées par le phénomène #MeToo doivent connaître – si elles ne la connaissent pas déjà – cette oppression spécifique à laquelle font face les femmes de couleur. Mais la campagne est justement l’occasion où l’empathie pour les expériences spécifiques que vivent les femmes de couleur peut se développer et essaimer, justement à cause du débat qui a commencé au niveau national.

    • Il faudrait que les féministes mettent ces récits en première ligne plutôt que de leur adresser des reproches ou de minimiser à quel point il est déjà difficile pour beaucoup de femmes de prendre la parole sur ces problèmes. La réalité est que même des femmes blanches privilégiées, comme l’actrice Rose McGowan, ont été forcées de se taire pendant des décennies avant de pouvoir enfin briser le silence au sujet des abus qu’elles ont vécu.

    Les vannes se sont ouvertes, permettant de parler des abus et du harcèlement sexuels, ce qui donne aux féministes la possibilité de permettre aux plus opprimées d’entre nous d’être entendues.

    https://seenthis.net/messages/644304 via Agnès Maillard


  • Interview : 20-Year-Old Deandre Harris Speaks Out About Being Assaulted by White Supremacists in Charlottesville, Va.
    http://www.theroot.com/interview-20-year-old-deandre-harris-speaks-out-about-1797796038
    https://i.kinja-img.com/gawker-media/image/upload/s--nW2crEpS--/c_fill,fl_progressive,g_center,h_900,q_80,w_1600/yf2wvpe29vucoirmkpco.jpg

    http://www.theroot.com/interview-how-corey-long-fought-white-supremacy-with-f-1797831277

    L’interview du jeune noir qui a été battu par les milices d’extrême droite à #Charlottesville pendant les manifestations.
    Quand j’ai vu quelques photos de cet assaut, j’ai cru que ce jeune était au mauvais endroit au mauvais moment parce que je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait pas de manifestants qui s’étaient opposés s’il faisait partie de la manif. Dans son interview il explique que ça s’est passé à côté du commissariat et qu’aucun flic n’est venu l’aider. Ok, ça craint mais bon c’est pas comme si on découvrait maintenant que la police n’a rien à carrer qu’un noir puisse se faire dégommer par des fachos, quand c’est pas par eux-mêmes.
    Mais c’est surtout avec le 2ème article (les explications de Corey Long, son pote noir) qu’on comprend. En fait, il doit sa survie à ses propres potes qui ont réussi à le sortir de là mais personne d’autre n’a bougé !! Ils font partie d’1 manif anti-fachos, ils sont noirs et quand ils se font prendre logiquement pour cible privilégiée, pas un des manifestants ne bouge, si ce n’est pour sortir son appareil photo et faire une belle photo pour pouvoir poster sur les réseaux sociaux et dire oui j’y étais !!

    Long was in the parking deck with Harris as he was getting assaulted by white supremacists. But Long wasn’t the only one there. There were other people standing around with their cameras, not helping. They seemed to be just worried about capturing that perfect shot.

    Il y a quand même un sacré gros problème ! Et ça me rappelle pas mal d’attitudes de ce genre vues dans les manifs en France.
    Plus globalement, les fachos sont souvent entraînés et sont prêts à utiliser la violence au moment qu’ils jugeront opportuns alors qu’en face qui tire les mêmes conclusions ? Qui est prêt ? Les noirs savent ce que c’est, déjà parce beaucoup ont eu ces expériences là avec la police et qu’ils n’ont pas eu à attendre Trump pour savoir ce que c’était. D’où les réactions différentes qu’on peut apercevoir dans le doc de Vice, déjà posté : https://www.youtube.com/watch?v=RIrcB1sAN8I


    à 15:20 et 16:00 quand 2 activistes #noirs prennent la parole.
    Le blanc de gauche (ou progressiste comme ils disent aux States) est conscient qu’il ne sera pas le premier à être visé. Il peut toujours se retrancher derrière la masse mais il faudra bien à un moment tirer les conséquences de son engagement : se préparer mentalement ET physiquement, faire bloc avec les plus exposés et arrêter de se raconter des salades. Ou alors aller faire une manif anti-facho c’est comme se faire une petite frayeur qui pique un peu avec l’impression d’être « a working-class hero » à bien peu de frais pendant que ceux qui mènent le vrai combat, sans en avoir le choix, restent les mêmes depuis des siècles. Je ne me fais aucune illusion sur la solidarité entre classe ou race, ça reste des exceptions mais faisons au moins en sorte que ces exceptions soient un petit plus fréquentes, pour éventuellement conserver un minimum de cohérence et de dignité en regard de nos engagements politiques.
    #racisme #manifestations #extrême_droite

    https://seenthis.net/messages/623379 via ninachani



  • ARTE+7 | Je ne suis pas votre #nègre
    http://www.arte.tv/fr/videos/051638-000-A/je-ne-suis-pas-votre-negre
    https://static-cdn.arte.tv/resize/UwH8XBCqcfGUVvf1zuvinLSn4gs=/940x530/smart/apios/Img_data/27/051638-000-A_2025997.jpg

    James #Baldwin ne se contente pas de dénoncer les #violences et les #discriminations à l’égard des #Noirs, la terreur dans laquelle lui et ses semblables vivent. Il s’attaque à ce qui, dans la #culture américaine, et le #cinéma hollywoodien en particulier, s’obstine à fausser la #réalité : l’innocence factice, l’héroïsme côté blanc, la souffrance, la faiblesse côté noir, sans oublier les #hypocrites scènes de réconciliations raciales. « Les Blancs doivent chercher à comprendre pourquoi la figure du nègre leur était nécessaire », assène-t-il lors d’une allocution télévisée.

    #Etats-Unis

    https://seenthis.net/messages/593307 via Kassem



  • Using red and black in visualization – Medium
    https://medium.com/@LiangGou/using-red-and-black-in-visualization-559da3eeacae
    https://cdn-images-1.medium.com/max/800/1*Fgtg9CHymXgioPy8xx-JwQ.png

    Some simple observations from above example of applying red/black in data visualization: (1) Strong emotional expression: the sharp contrast of two colors shows a strong emotion in the first two examples of people died in wars. It is engaging and intrigues a reader’s strong empathy; (2) Simple message to convey: the above visualization only conveys simple message not complicated ones.

    #couleur #palette #rouge #noir

    https://seenthis.net/messages/564802 via Fil


  • « J’ai fait un film avec plein de femmes noires dont on ne pense pas qu’elles existent »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070117/j-ai-fait-un-film-avec-plein-de-femmes-noires-dont-ne-pense-pas-qu-elles-e

    Amandine Gay Dans Ouvrir la voix, la réalisatrice #Amandine_Gay donne la parole à des femmes noires. Celles-ci racontent le racisme subi au quotidien dans une société qui ignore leur existence. Pas d’autovictimisation pour autant : elles tracent leur route avec détermination. Par ce film, la cinéaste veut faire reculer le plafond de verre du cinéma français.

    #Culture-Idées #Afroféminisme #discrimination #discriminations #noir #sexisme


  • 44 ans isolés en #Prison, Donald Trump en sortant
    https://www.mediapart.fr/journal/international/141116/44-ans-isoles-en-prison-donald-trump-en-sortant

    Robert King et #Albert_Woodfox, deux militants du Black Panther Party qui ont passé plusieurs dizaines d’années en cellule d’isolement en prison, sont de passage à Paris. Ils parlent des conditions carcérales, du racisme persistant aux États-Unis et de l’élection de Trump.

    #International #Amnesty_international #Angola_3 #black_lives_matter #Etats-Unis #Incarcération #isolement #les_trois_d'Angola #Noirs #Robert_King


  • Ce que dit #Chicago de l’état des #Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/081116/ce-que-dit-chicago-de-letat-des-etats-unis

    Violence, pauvreté, gentrification : Chicago, où a débuté le formidable parcours d’Obama, ne sort pas en meilleure situation de ses huit années de président.

    #International #Afro-Américain #Barack_Obama #Clinton #démocrates #élection_américaine #élection_présidentielle_2016 #Noirs #Obama #Rahm_Emanuel #trump


  • Dans la ville d’Obama, le sombre bilan de deux mandats
    https://www.mediapart.fr/journal/international/081116/dans-la-ville-dobama-le-sombre-bilan-de-deux-mandats

    Violence, pauvreté, gentrification : #Chicago, où a débuté le formidable parcours d’Obama, ne sort pas en meilleure situation de ses huit années de président.

    #International #Afro-Américain #Barack_Obama #Clinton #démocrates #élection_américaine #élection_présidentielle_2016 #Etats-Unis #Noirs #Obama #Rahm_Emanuel #trump


  • #Chicago, ou l’état des #Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/081116/chicago-ou-l-etat-des-etats-unis

    Violence, pauvreté et… gentrification : la ville de Chicago, où a débuté le formidable parcours de #Barack_Obama, ne sort pas en meilleure situation de ses huit années de mandat présidentiel.

    #International #Afro-Américain #Clinton #démocrates #élection_américaine #élection_présidentielle_2016 #Noirs #Obama #Rahm_Emanuel #trump


  • #Chicago, ou l’état des #Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/081116/chicago-ou-letat-des-etats-unis

    Violence, pauvreté et… gentrification : la ville de Chicago, où a débuté le formidable parcours de #Barack_Obama, ne sort pas en meilleure situation de ses huit années de mandat présidentiel. Malgré ses promesses, le président a reproduit les politiques libérales des années Clinton.

    #International #Afro-Américain #démocrates #élection_américaine #élection_présidentielle_2016 #Noirs #Rahm_Emanuel


  • Femmes noires torturées en gynécologie : une tragédie méconnue

    Par Nelly B.W. Connaissez-vous le #spéculum ? Il s’agit d’un outil célèbre et indispensable en #gynécologie. Il fut créé par James Marion Sims, un homme misogyne, raciste et violent, considéré comme étant le père de la gynécologie. Nous sommes dans les années 1800, en Alabama (Etats-Unis).

    http://nofi.fr/2016/10/femmes-noires-torturees-gynecologie-tragedie-meconnue/31315

    #femmes #Noirs #femmes_noires #viol #culture_du_viol #gynécologie #histoire #cobayes

    https://seenthis.net/messages/538040 via CDB_77


  • Creative Control — Benjamin Dickinson (2016)
    https://www.rottentomatoes.com/m/creative_control
    https://resizing.flixster.com/VkaujDvMcR9miu5myeGlLdxpwm4=/206x305/v1.bTsxMTUzNzYwNjtqOzE3MTg4OzEyMDA7NjkxOzEwMjQ#.jpg

    The setting is New York, 5 minutes in the future. The glorious technological advances and communication devices of the near future meant to increase connectivity and alleviate boredom are only increasing the anxiety level of the insecure New Yorkers who’ve inherited them.
    (...)
    Rating:R (for strong sexual content, nudity, language and drug use)
    Genre: Drama , #Science_Fiction & Fantasy

    #publicité #drogue #cyber-* #noir_et_blanc #film

    https://seenthis.net/messages/525823 via Fil


  • « Anish Kapoor Gets Exclusive Rights to the World’s Darkest Pigment » (29-02-2016)

    http://hyperallergic.com/279243/anish-kapoor-gets-exclusive-rights-to-the-worlds-darkest-pigment

    http://hyperallergic.com/wp-content/uploads/2016/02/vantablack-768x576.jpg

    Anish Kapoor now owns the exclusive rights to the world’s darkest material — a claim that, naturally, is pissing off other artists. The pigment is the very sexy Vantablack, known as the blackest black out there — much blacker than a panther swimming in a tarpit, the Ayam Cemami, or your wardrobe during your middle school goth phase. A substance developed by scientists at Surrey NanoSystems in 2014, Vantablack essentially absorbs all light — 99.965% of radiation, to be exact; even when painted on a textured and shiny surface such as aluminum, it creates an abyss free of creases that many have compared to a black hole.
    Vantablack (click to enlarge)

    Kapoor had announced his intentions to use the substance shortly after its creation, but he evidently felt he had to do more and claim it as his own, in the process barring others from using it. According to the Daily Mail, the artist Christian Furr — largely known for being the youngest artist to paint the Queen of England — had intended to use the pigment in a series of paintings and has expressed his outrage at being restricted to using less intense blacks.

    “I’ve never heard of an artist monopolizing a material,” Furr told the Daily Mail. “Using pure black in an artwork grounds it.

    “All the best artists have had a thing for pure black – Turner, Manet, Goya,” he said. “This black is like dynamite in the art world. We should be able to use it. It isn’t right that it belongs to one man.”

    #Anish_Kapoor #peinture #art #noir #Vantablack #pigment #propriété #brevet #dip

    http://seenthis.net/messages/465831 via Zalameh


  • #black_lives_matter : ceci est un mouvement politique !
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280216/black-lives-matter-ceci-est-un-mouvement-politique

    Alors que les primaires américaines se déplacent dans le sud du pays où, côté démocrate, les Africains-Américains sont nombreux à voter, il est impossible de passer à côté du mouvement #BlackLivesMatter (« la vie des #Noirs compte »), qui interpelle les autorités sur les brutalités policières.

    #International #Afro-Américain #Amérique_du_nord #antiracisme #Barack_Obama #Bernie_Sanders #Etats-Unis #Hillary_Clinton #Mike_Brown #racisme #Trayvon_Martin


  • #black_lives_matter : ceci est un mouvement
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280216/black-lives-matter-ceci-est-un-mouvement

    Alors que les primaires américaines se déplacent dans le Sud du pays où, côté Démocrate, les africains-américains sont nombreux à voter, il est impossible de passer à côté du mouvement #BlackLivesMatter (« la vie des #Noirs compte »), un cri de colère qui est aussi une question posée aux autorités par des jeunes en état de choc face aux brutalités policières.

    #International #Afro-Américain #Amérique_du_nord #antiracisme #Barack_Obama #Bernie_Sanders #Etats-Unis #Hillary_Clinton #Mike_Brown #racisme #Trayvon_Martin