• #Destruction des #cabanes des #gilets_jaunes : la #répression hors-champ [Carte]

    Alors que les caméras se tournent vers les grandes villes, nous nous sommes intéressés à tous ces ronds-points de France qui n’ont pas eu leur tragique quart d’heure de violence sur une chaîne 24/7. Nous avons tenté l’effort de référencer le maximum de ronds-points occupés par une cabane, un campement, une caravane, en tout cas, une installation faite pour durer et accueillir au quotidien un #espace_de_vie. Nous pensons par exemple à cette caravane en Dordogne, ou cette cabane dans la Meuse. Nous nous sommes interrogés sur ce point aveugle de l’actualité et sur la nature de ces #destructions. Par Igor Maquet.

    https://i.imgur.com/q6Bpo3V.png
    https://lvsl.fr/carte-destruction-cabanes-gilets-jaunes
    #cartographie #GJ #cartographie #ronds-points #visualisation #occupation

    https://seenthis.net/messages/776093 via CDB_77


  • La science affectée par la domination de l’économie croissante des Etats-Unis.
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3487

    Les tensions entre la Chine et les Etats-Unis, dont maintenant quelques médias dénoncent la politique internationale de la Maison Blanche, qui que la continuité des décennies antérieures, ont des répercussions catastrophiques. Dans plusieurs domaines, quand les grandes économies s’affrontent, les plus vulnérables ressentent plus fortement les conséquences de cette guerre où les idéologies de domination ne sont guère innocentes. Voilà comment commence cette narration. Des établissements tels que (...)

    international, suivi, grand événement, internationaux, monde, continent, Etats, conflits, paix,

    / #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, Obama, USA, Israël, Proche-Orient, Palestine , Chine, réforme, développement, environnement, Asie, , médecine, sciences, technologie, ADN, (...)

    #international,suivi,_grand_événement,_internationaux,_monde,_continent,_Etats,_conflits,_paix, #Obama,_USA,_Israël,_Proche-Orient,_Palestine #Chine,réforme,_développement,_environnement,_Asie, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias


  • La science affectée par la domination de l’économie croissante des Etats-Unis.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3487

    Les tensions entre la Chine et les Etats-Unis, dont maintenant quelques médias dénoncent la politique internationale de la Maison Blanche, qui que la continuité des décennies antérieures, ont des répercussions catastrophiques. Dans plusieurs domaines, quand les grandes économies s’affrontent, les plus vulnérables ressentent plus fortement les conséquences de cette guerre où les idéologies de domination ne sont guère innocentes. Voilà comment commence cette narration. Des établissements tels que (...)

    international, suivi, grand événement, internationaux, monde, continent, Etats, conflits, paix,

    / #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, Obama, USA, Israël, Proche-Orient, Palestine , Chine, réforme, développement, environnement, Asie, , médecine, sciences, technologie, ADN, (...)

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  • Une première canadienne : une loi québécoise protégeant les #consommateurs contre l’#obsolescence_programmée
    http://www.rcinet.ca/fr/2019/04/10/une-premiere-canadienne-une-loi-quebecoise-protegeant-les-consommateurs-contr
    http://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2019/04/bbvm4ct.jpg

    Les élus de l’Assemblée nationale seront invités à voter sur ce projet de loi qui entend modifier la Loi de protection du consommateur pour y faire valoir le droit du client à la réparation des biens et lui donner plus de recours pour lutter contre l’obsolescence programmée par les fabricants d’#appareils_électroniques ou d’électroménagers, notamment.

    Si cette loi est adoptée dans sa forme actuelle, elle ferait en sorte qu’une « cote de #durabilité » serait inscrite sur chaque appareil, précisant sa « durée moyenne » de fonctionnement normal.

    https://seenthis.net/messages/774196 via AF_Sobocinski


  • Bernie Sanders pour les droits à la santé, des femmes, des minorités et des Palestiniens
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3482

    Bernie Sanders est le 1er juif des Etats-Unis à avoir atteint une finale d’investiture de grand parti politique. Cela n’a pas empêché que le puissant et influent lobby l’évite aussi. Malgré son âge, il est perçu comme le prochain concurrent de Donald Trump. Et les premiers sondages, comme en 2016, le donnent aussi comme le seul à être en égalité avec l’actuel locataire de la Maison Blanche. Sanders a vécu une partie de sa jeunesse dans un kibboutz. Sa famille vit toujours en Israël, que cela peut (...)

    Actualité, événement, opinion, intérêt général, information, scoop, primauté

    / #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, #Israël,_Proche-Orient,_EPU,_droits_de_l’homme,_ONU, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, Obama, USA, Israël, Proche-Orient, (...)

    #Actualité,événement,_opinion,_intérêt_général,_information,_scoop,_primauté #Obama,_USA,_Israël,_Proche-Orient,_Palestine


  • Bernie Sanders pour les droits à la santé, des femmes, des minorités et des Palestiniens
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3482

    Bernie Sanders est le 1er juif des Etats-Unis à avoir atteint une finale d’investiture de grand parti politique. Cela n’a pas empêché que le puissant et influent lobby l’évite aussi. Malgré son âge, il est perçu comme le prochain concurrent de Donald Trump. Et les premiers sondages, comme en 2016, le donnent aussi comme le seul à être en égalité avec l’actuel locataire de la Maison Blanche. Sanders a vécu une partie de sa jeunesse dans un kibboutz. Sa famille vit toujours en Israël, que cela peut (...)

    Actualité, événement, opinion, intérêt général, information, scoop, primauté

    / #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, #Israël,_Proche-Orient,_EPU,_droits_de_l’homme,_ONU, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, Obama, USA, Israël, Proche-Orient, (...)

    #Actualité,événement,_opinion,_intérêt_général,_information,_scoop,_primauté #Obama,_USA,_Israël,_Proche-Orient,_Palestine


  • Aux Etats-Unis, des employeurs font main basse sur les données des applications de grossesse
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/04/12/aux-etats-unis-des-employeurs-font-main-basse-sur-les-donnees-des-applicatio

    Dans une longue enquête, le « Washington Post » s’inquiète de l’accès des entreprises à l’intimité médicale de leurs employées, à travers des applications comme Ovia. Bientôt une place pour les directeurs des ressources humaines (DRH) dans la salle d’accouchement ? Dans une enquête publiée mercredi 10 avril, le quotidien américain Washington Post s’intéresse à la popularité grandissante des applications de grossesse comme Ovia aux Etats-Unis, et à la porte d’entrée dans l’intimité de leurs employées qu’elles (...)

    #santé #malades #surveillance #BigData #travailleurs #Ovia

    ##santé
    https://img.lemde.fr/2019/04/12/22/0/712/356/1440/720/60/0/fd2fd48_0zoTHn9pt_0XRw8w2Ja0zgi3.png

    https://seenthis.net/messages/774111 via etraces


  • Obsolescence déprogrammée : repenser notre rapport à la technologie ?
    https://usbeketrica.com/article/obsolescence-deprogrammee-repenser-notre-rapport-a-la-technologie

    Voir son smartphone rendre l’âme tous les deux ans semble être devenu normal. Petit rappel de l’impact économique et écologique de l’obsolescence programmée. Changer de smartphone tous les deux ou trois ans, pour cause de batterie non-remplaçable, de version Android devenu obsolète ou d’écran défectueux, semble devenu la norme. Une fatalité ? Pas si sûr. Beaucoup arguent que les dysfonctionnements prématurés des appareils électriques résultent d’une « obsolescence programmée » : des produits conçus (...)

    #Apple #Samsung #smartphone #obsolescence #éthique #Fairphone_ #iFixit #HOP

    https://static.usbeketrica.com/images/thumb_840xh/5caf300416554.jpg

    https://seenthis.net/messages/774112 via etraces


  • Is your pregnancy app sharing your intimate data with your boss ?
    https://www.washingtonpost.com/technology/2019/04/10/tracking-your-pregnancy-an-app-may-be-more-public-than-you-think/?noredirect=on

    As apps to help moms monitor their health proliferate, employers and insurers pay to keep tabs on the vast and valuable data Like millions of women, Diana Diller was a devoted user of the pregnancy-tracking app Ovia, logging in every night to record new details on a screen asking about her bodily functions, sex drive, medications and mood. When she gave birth last spring, she used the app to chart her baby’s first online medical data — including her name, her location and whether there had (...)

    #Ovia #santé #travailleurs #BigData #surveillance #malades

    ##santé

    https://seenthis.net/messages/774106 via etraces



  • The Purdue Case Is One in a Wave of Opioid Lawsuits. What Should Their Outcome Be ? | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/daily-comment/the-purdue-case-is-one-in-a-wave-of-opioid-lawsuits-what-should-their-out
    https://media.newyorker.com/photos/5caccce85d9cdc3d91d42de0/16:9/w_1200,h_630,c_limit/Talbot-Opioid-Litigation.jpg

    Two years ago, when I was reporting on the opioid epidemic in one West Virginia county, the exorbitant cost of it—both socially and financially—perpetually astonished me. Narcan, the overdose-reversal drug, yanks people back from the edge of death to live another day and maybe, in time, conquer their addiction. Watching paramedics administer it was like witnessing a miracle over and over again. But Narcan is expensive—it cost Berkeley County, where I was reporting, fifty dollars a dose at the time, and consumed two-thirds of its annual budget for all emergency medications. Since then, the price of naloxone, its generic name, has risen to nearly a hundred and fifty dollars per dose, not because the formula has improved or become costlier to make—the drug has been around since 1961, and off patent since 1985—but because pharmaceutical manufacturers know a profitable market when they see one. According to the National Institute on Drug Abuse, an average of a hundred and thirty people fatally overdose on prescription or illicit opioids every day in the United States. The Centers for Disease Control and Prevention report that four hundred thousand Americans, a war’s worth of dead, died between 1999 and 2017.

    In Berkeley County, though, as in so many places across the country, Narcan accounted for just one column on a staggering spreadsheet. Hospitals have had to care for babies born in withdrawal. Foster-care systems have been strained by an influx of children whose families had been turned upside down by addiction. In many communities, the rates of H.I.V. and hepatitis C have climbed, because, once OxyContin pills were reformulated to make them harder to abuse, in 2010, and changes in prescribing practices made them more difficult to obtain, people addicted to them began injecting heroin and fentanyl instead.

    Under the Master Settlement Agreement, the tobacco companies also committed to pay the states two hundred billion dollars over twenty-five years, and to keep paying them sums tied to cigarette sales in each state in perpetuity. But nothing in the M.S.A. specified how that money was to be spent, and, though one might expect that the bulk of it would be dedicated to the goals of the lawsuits—reducing smoking and promoting public health—that has not generally been the case. In many states, much of the money has gone not to anti-smoking efforts, or even to general spending on health, but instead to closing budget shortfalls, lowering taxes, and funding infrastructure. States treated the agreement like what it felt like: a no-strings-attached gift.

    Je ne suis pas vraiment convainc par la conclusion :

    The Oklahoma settlement with Purdue is a reasonable stab at insuring that the money won in opioid lawsuits doesn’t follow a similar route. Yet some public-health advocates I spoke with said that, in the future, they hope more settlement money will go directly to the treatment of addiction. There’s good evidence, for example, that medication-assisted treatment using buprenorphine, naltrexone, or methadone works well for many people trying to get off opioids, but most states don’t have enough of it.

    Diriger les amendes vers la lutte contre les opioides es tune bonne chose, parce qu’elle évite le pire (que l’amende serve à « baisser les impôts »)... mais cela ne peut pas être un projet dans le cadre des procès. Une fois la responsabilité établie, il faut démanteler ces entreprises et ramener les familles qui les possèdent à un niveau de vie normal, car les Sackler ont largement organisé la promotion d’OxyContin. Or les accords à l’amiable doivent être acceptés par les deux parties, et les construire comme une fin en soi, c’est déjà baisser les bras devant la puissance financière (et donc la qualité/quantité des avocats...). Surtout quand une partie de l’amende sera comme en Oklahoma payée « en nature » par des médicaments produits par Purdue Pharma !!!

    #Opioides #Sackler #Procès

    https://seenthis.net/messages/773941 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Arrestation de Julian Assange à Londres, le précurseur du journalisme d’alertes
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3480

    Une phrase résume ce qui est arrivé à Julian Assange en ce jeudi 11 avril 2019. « C’est un complot en vue de commettre un journalisme », a dit Kristinn Hrafnsson, l’actuel rédacteur en chef de #Wikileaks. Ce communiqué donné aux médias cite exactement l’accusation, des procureurs américains, visant celui qui a révélé des crimes de guerre officiels. Celui qui est déjà inculpé d’avoir commis un complot ! Il était protégé par l’asile politique de la République de l’Équateur, Depuis 2012, accordé grâce à l’ancien (...)

    6- Portraits d’artistes. Présentations d’événements culturels.

    / censure, presse, journaux, dictature, expressions, liberté, journaliste, poète, poésie, livre, écrits, Obama, USA, Israël, Proche-Orient, Palestine , #arts,_culture,_littérature,_cinéma,_critique,_performances,_styles, Wikileaks, (...)

    #6-_Portraits_d'artistes._Présentations_d'événements_culturels. #censure,presse,_journaux,_dictature,_expressions,_liberté #_journaliste,_poète,_poésie,_livre,_écrits #Obama,_USA,_Israël,_Proche-Orient,_Palestine #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/html/admin_e6a8bd379a.html


  • Surveillance : publier des fake news pour embrouiller les GAFA
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/embrouiller-gafa-fausses-donnees
    https://www.ladn.eu/wp-content/uploads/2019/04/Piranka.jpg

    Vous n’échapperez pas à la surveillance de masse, mais vous pouvez la gêner. C’est la théorie des chercheurs américains Helen Nissembaum et Finn Brunton. Leur livre Obfuscation, La vie privée, mode d’emploi explique comment embrouiller les algorithmes en publiant de fausses infos.

    Selon votre profil Facebook vous avez accouché hier et vous vous êtes cassé une jambe il y a trois semaines. Rien de tout cela n’est vrai. Facebook, lui, vous croit sur parole. Ne vous étonnez pas si une publicité pour des couches ou des béquilles apparaît dans votre feed. Ça n’a l’air de rien, mais ces intox perturbent l’algorithme du réseau social. C’est ce qu’on appelle l’obfuscation. Derrière ce terme un peu barbare (et compliqué à prononcer) se cache une idée simple : gêner la surveillance de masse en publiant (subtilement) de fausses infos. L’objectif de ceux qui pratiquent cette méthode ? Protéger leur vie privée et protester contre le capitalisme de surveillance.

    Le concept est décrypté dans le livre Obfuscation, La vie privée, mode d’emploi des chercheurs américains en sciences de l’information Helen Nissembaum et Finn Brunton. La version française a été publiée en mars 2019 aux éditions C&F.
    On n’échappe pas à Big brother comme ça

    Les auteurs partent du constat que la surveillance est partout et qu’il est très complexe d’y échapper. Une liste vertigineuse énumère sur deux pages toutes les fois où un individu est surveillé au cours d’une même journée. De la caméra de surveillance dans sa rue aux phrases surlignées sur sa liseuse Kindle, en passant par l’utilisation de ses cartes de fidélité et de son smartphone. Rien de très nouveau, mais la juxtaposition fait froid dans le dos.

    Pour échapper à cet espionnage de masse la meilleure solution serait de se déconnecter de Facebook, Google et consorts, stocker ses données chez soi et chiffrer tous ses messages. « Le problème c’est que tout le monde n’a pas les connaissances techniques pour le faire », explique Laurent Chemla, informaticien et auteur de la préface du livre. Et se déconnecter des grandes entreprises de la tech n’est pas si simple. La journaliste de Gizmodo Kashmir Hill raconte très bien dans une série d’articles intitulée « GoodBye big Five » à quel point se débarrasser des grandes plate-formes est une épreuve quasi impossible.

    Brouiller les données serait donc la seule solution qu’il reste aux individus soucieux de préserver leur intimité. Ce n’est peut-être pas la plus efficace, mais au moins, elle est accessible à tous.
    « C’est une guérilla » dont les armes sont économiques

    Les auteurs définissent l’obfuscation comme l’« arme du faible ». « On est de toute évidence dans un rapport très inégalitaire. Face à la volonté des États et des GAFA de contrôler nos données, il y a peu de solutions », explicite Laurent Chemla. « C’est une guérilla », précise-t-il. Une guerre asymétrique. Et les armes de cette guerre sont économiques. En clair : on se bat contre des géants avec des bâtons, mais il faut se battre quand même. « Si tout le monde publie de fausses informations alors les données perdent de la valeur. C’est un moyen de financer un peu moins les monstres comme Google, Facebook et Amazon. »

    Brouiller les pistes pour tromper l’ennemi ? L’astuce ne date pas d’hier et trouve ses racines dans le monde réel. Les auteurs rappellent que pendant pendant la Seconde Guerre mondiale, les bombardiers britanniques et américains utilisaient des paillettes d’aluminium. Ces paillettes brouillaient le signal des radars allemands, empêchant les opérateurs ennemis de localiser les bombardiers.
    Inonder son profil Facebook d’histoires loufoques

    Sur le net, la technique prend différentes formes. Le livre énumère des dizaines de méthodes. Il est possible d’embrouiller les algorithmes « à la main ». En postant de fausses infos sur Facebook par exemple. C’est ce qu’a fait le développeur et entrepreneur Kevin Ludlow en 2012. Il a inondé son profil de centaines de fausses anecdotes pendant des mois, « tellement d’histoires que l’on pourrait écrire un roman en trois volumes avec, précisent les auteurs. Il s’est marié et il a divorcé ; s’est battu contre un cancer (deux fois), a eu les os fracturés à plusieurs reprises, a conçu et mis au monde des enfants, (…) embrassé une douzaine de religions. »

    Sans aller jusqu’à s’inventer une vie délirante, de petits gestes simples suffisent pour tromper les algorithmes. « Lorsque vous achetez quelque chose pour un proche sur Amazon, vous pouvez éviter de préciser que vous faites un cadeau, suggère Laurent Chemla. Si j’achète une poupée pour ma nièce sans préciser à Amazon que c’est un cadeau, l’algorithme me proposera d’autres modèles de poupée. » Un moyen de brouiller votre profil Amazon.
    Cliquer sur des pubs qui ne nous intéressent pas

    D’autres moyens un peu plus évolués sont aussi disponibles. Certains outils permettent de générer de fausses données automatiquement. L’un des plus connus s’appelle Trackmenot. Il permet de dissimuler vos recherches sur internet en les noyant dans un flot de recherches factices générées aléatoirement. Si vous recherchez "café Paris wifi", par exemple, le navigateur pense que vous avez aussi cherché "jus de fruits Lyon", "lampe halogène" et "méthodes épilation". Il y a aussi Adnauseam. Une extension pour navigateur web qui clique de façon aléatoire sur tous les bandeaux publicitaires de toutes les pages web où navigue un internaute. L’idée ici est de réduire la valeur du clic en les dissimulant derrière ceux générés automatiquement. Plus récemment, des codeurs ont développé un petit programme pour gêner la récolte de données d’écrans publicitaires.

    Il est complexe de connaître l’ampleur de ce mouvement de protestation contre la collecte des données. Laurent Chemla estime qu’il s’est densifié ces dernières années, mais qu’il reste marginal. Notamment en France. « Sur les sujets de protection des libertés en ligne, la France est généralement un peu en retard. Il suffit de regarder le vote pour la loi copyright. Les députés français ont voté à 95 % pour. C’est un score soviétique. Bien au-dessus des autres pays. »
    Brouiller les données, c’est gaspiller ?

    La technique de l’obfuscation suscite certaines critiques. Les sceptiques avancent que la méthode n’est pas très efficace. Les algorithmes sont-ils bêtes au point de gober toutes ces salades ? Google and co n’ont-ils pas déjà mis en place des solutions pour identifier les données étranges et les éliminer de leur collecte ? « Les services de surveillance d’État mettent certainement les moyens pour identifier une donnée marginale parmi une masse de données. Mais je ne suis pas sûr que les GAFA aient les moyens de le faire », estime Laurent Chemla.

    On pourrait aussi accuser la méthode de ne pas être très écolo. Faire tourner les serveurs pour raconter n’importe quoi, on a vu mieux en matière de sobriété numérique. Helen Nissembaum et Finn Brunton répondent que l’énergie consommée par l’obfuscation est minime comparée à l’impact environnemental des débits de fichiers audio et vidéos quotidiens. « Au bout du compte, l’eau qui goutte petit à petit d’un robinet mal fermé est sans doute, et de loin, moindre que celle consommée pour prendre chaque jour une douche. Mais l’on trouve que c’est un gâchis, parce que cela ne correspond pas à une nécessité », comparent-ils. Pour eux, lutter contre la marchandisation des données et l’espionnage de masse est bel et bien une nécessité.

    Pour Laurent Chemla, le réel antidote contre la surveillance de masse se trouve chez les services alternatifs à ceux des géants de la tech. Les utiliser permet de décentraliser le web et de complexifier le traçage des données. L’obfuscation reste, à ses yeux, une solution pertinente en attendant que ces services se démocratisent.

    #C&F_éditions #Obfuscation #Helen_Nissenbaum #Finn_Brunton

    https://seenthis.net/messages/772766 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier



  • Noces de… tous les anniversaires de mariage !
    https://jeretiens.net/noces-de-anniversaires-de-mariage

    https://jeretiens.net/wp-content/uploads/2019/04/noces_de_anniversaire_mariage.jpg

    Les premières références aux anniversaires de mariage remontent au XVIIIème siècle où l’anniversaire de cette union est déjà fêté. Cette tradition court dans de nombreux pays et a donné lieu à une association d’une matière différente pour chaque anniversaire de mariage. On parle alors de noces de papier, noces d’or, noces de porphyre, etc. pour […]

    #Vie_pratique_et_quotidienne #ordre


  • Câbles sous-marins d’Internet : « Les risques de tension sont extrêmement réels »
    https://usbeketrica.com/article/cables-sous-marins-internet-risques-tension-reels

    Peut-on éteindre Internet ? On a posé la question à Jean-Luc Vuillemin, directeur des Réseaux Internationaux d’Orange, dans le cadre du dossier à la Une du dernier numéro d’Usbek & Rica, qui explore les futurs possibles d’Internet. L’Internet « sans fil » ne l’est pas : tous nos échanges reposent sur la fiabilité de quelques centaines de câbles sous-marins, posés au fond de l’océan, comme nous l’expliquions sur notre site fin 2017 (Les câbles d’Internet : qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ?). Le (...)

    #Google #Microsoft #Orange #Amazon #AWS #domination #concurrence #neutralité

    ##neutralité
    https://static.usbeketrica.com/images/thumb_840xh/5c9d0f5d76036.png

    https://seenthis.net/messages/771252 via etraces


  • Les États-Unis isolés à l’ONU pour défendre la souveraineté d’Israël sur le Golan
    28 mars 2019 | Radio-Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1161005/etats-unis-isoles-onu-defendre-souverainete-israel-golan
    https://images.radio-canada.ca/q_auto,w_635/v1/ici-info/16x9/trump-netanyahou-golan.jpg

    Les États-Unis ont défendu mercredi au Conseil de sécurité la décision de Donald Trump de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan, une position unanimement condamnée par leurs 14 partenaires de l’ONU lors d’une réunion convoquée en urgence à la demande de la Syrie.

    « Mépris du droit international » et « violation des résolutions de l’ONU », cette « reconnaissance est nulle et non avenue », a asséné Vladimir Safronkov, diplomate de la mission russe à l’ONU.

    De la Belgique à l’Allemagne en passant par le Koweït, la Chine, l’Indonésie, le Pérou, l’Afrique du Sud ou la République dominicaine, tous ont dénoncé une décision unilatérale qui rompt avec le consensus international jusqu’ici observé.

    Sans se montrer dupes pour certains. (...)

    Tout en soulignant le droit d’Israël à assurer sa sécurité, les États-Unis se sont en revanche joints à leurs partenaires du Conseil de sécurité pour affirmer la nécessité de maintenir sur le Golan la Force des Nations unies chargée d´observer le dégagement (FNUOD). Alors que la décision de Donald Trump aurait pu avoir comme conséquence logique une demande de fin de mission. (...)

    #ONU

    https://seenthis.net/messages/770502 via Loutre


  • Comment faire un bon CV ?
    https://jeretiens.net/comment-faire-un-bon-cv

    https://jeretiens.net/wp-content/uploads/2019/03/exemple_modèle_cv_curriculum_vitae.jpg

    Comment faire un bon CV ? Décrocher le job de ses rêves commence avant tout par faire un bon CV. Mais existe-t-il quelques astuces pour réussir son curriculum vitae ? Mise en page, #ordre des rubriques, longueur du CV, orthographe irréprochable… La rédaction vous souffle 10 conseils pour un exemple de CV réussi ! 1 […]

    #Vie_pratique_et_quotidienne


  • N°3 Les #Technologies alternatives et #open_source - vendredi 16 mars 2018, 17h-19h
    https://vimeo.com/323091711

    Conception, animation : Isabelle Arvers (commissaire d’expositions), intervenant.es : Nicola Triscott (Arts Catalyst), Pablo de Soto (Hackitectura), Tim Boyckett (Time’s Up), Marthe Van Dessel (Seed Journey Project)

    Les deux premier.es intervenant.es ont été partie prenante de #Sailing_for_geeks 2, un projet de navigation sur la toile et à la voile initié par #Nathalie_Magnan dans le détroit de Gibraltar dans le cadre de Fadaiat. Leurs témoignages permettent de comprendre ce qu’a été l’expérimentation concrète des difficultés de navigation dans le détroit et des technologies de #contre-surveillance, jusqu’aux contacts établis à Tanger avec des groupes d’activistes marocains. Puis sont abordés les projets de Time’s up (recours à des technologies de navigation plus anciennes à vocation écologique) ou le projet Seed Journey de migration inversée des graines (de l’Europe vers leur pays d’origine) visant à résister au brevetage de l’industrie en favorisant l’accès des petits cultivateurs aux biens communs, ou encore le projet de #piratage du champ des ondes magnétiques (BolwerK) à comparer avec les techniques de semaison manuelle.

    #conférence #technologie

    https://seenthis.net/messages/769649 via Fil


  • L’appel aux troupes ou le retour de la guerre sociale
    21 MARS 2019 PAR ROMARIC GODIN

    En replaçant l’armée dans les stratégies de maintien de l’ordre, le gouvernement renoue avec la logique de l’État du XIXe siècle. Une évolution logique compte tenu de sa politique économique et sociale, qui détricote l’État social issu de la Libération et du Conseil national de la résistance.

    L’utilisation massive de l’#armée dans des opérations de maintien de l’#ordre est une première en #France depuis 1948 lorsque le ministre de l’intérieur socialiste Jules Moch utilisa l’armée pour contraindre les mineurs à reprendre le travail. Ce fut la dernière fois, à l’exception notable (et qu’il ne faut évidemment pas oublier) des guerres coloniales où l’armée française fut mobilisée contre des #manifestants et même contre des émeutiers. Et ce n’est pas un hasard. C’est donc une longue tradition qui, ce week-end, va se fermer. Et cette tradition n’est pas étrangère au système économique et social qui a prévalu jusqu’ici en France.

    L’immédiat après-guerre est en effet marqué par un changement majeur en France. Avec l’application partielle du programme du Conseil national de la résistance (CNR), le pays cherche à apaiser la #lutte_de_classes par la construction d’un système de protection sociale fort et paritaire. Patronat et syndicats sont contraints à discuter et à gérer ensemble cette protection à laquelle contribuent salariés et employeurs. La lutte n’a certes pas disparu, notamment dans le domaine salarial. Mais l’enjeu salarial est relativisé par l’existence de « coussins de protection » auxquels chacun participe.

    En termes de maintien de l’ordre, ce système social a une conséquence directe : l’ordre qu’il faut défendre n’est plus celui d’un clan, d’une caste ou d’une classe. C’est celui de tous. Et dès lors, il ne saurait plus exister « d’ennemi de l’intérieur » dans le domaine social. Logiquement, l’armée, dont la fonction est de combattre un ennemi, ne peut être mobilisée pour maintenir l’ordre social. C’est dans ce cadre que le gouvernement provisoire de la République crée en 1944 les « compagnies républicaines de sécurité » (CRS), excluant de fait l’armée du maintien de l’ordre.

    Certes, le recours à la troupe en 1947 et 1948 se fait après la création de la sécurité sociale et des CRS. Mais c’est un fait alors exceptionnel à plus d’un titre. Ces grèves sont politiques et s’inscrivent dans la logique de la guerre froide. Alors que le président étasunien Harry Truman vient d’appeler, en mars 1947, au « containment » (« endiguement ») de l’influence soviétique, les grévistes peuvent alors apparaître, pour un Jules Moch, comme des « ennemis de l’intérieur ». De fait, une situation du même type a lieu, au même moment, en Italie. L’enjeu du maintien de l’ordre a été compris par le gouvernement français de l’époque comme un enjeu géopolitique, celui du maintien de la France dans le bloc occidental. Et ce fait pouvait justifier, sinon excuser, le recours à l’armée dans un cadre social qui, du reste, était naissant.

    Mais le caractère exceptionnel de ce recours se montre par le fait qu’à aucun moment, depuis, il n’a été de nouveau, jusqu’à ces derniers jours, question de la troupe pour assurer l’ordre social. En mai 1968, Charles de Gaulle, rencontrant le général Massu à Baden-Baden, a pu songer à briser ce tabou. Mais il s’en est bien gardé, choisissant, pour sortir de la crise, la voie politique, par la dissolution, et la voie sociale, par les accords de Grenelle. Il a préféré resserrer l’idée que l’ordre républicain devait avant tout s’appuyer sur la démocratie et la collaboration des classes sociales.

    Il n’en avait pas toujours été ainsi, loin de là. La France a longtemps été le pays de la bourgeoisie triomphante et dominante. En 1944, la France, malgré les avancées du Front populaire, est encore un pays extrêmement en retard sur le plan de la protection sociale. Jusqu’en 1864, la grève est interdite, de même que les syndicats jusqu’en 1884. À l’exception de l’épisode des deux restaurations (1814-1830), l’ordre, c’est alors l’ordre bourgeois. Et pour assurer cet ordre, on n’hésite pas à avoir recours à l’armée.

    C’est, du reste, la convention thermidorienne, formée de ceux qui ont fait tomber Robespierre, qui inaugure ce recours. La révolution de 1789 avait voulu également démilitariser le maintien de l’ordre, jusqu’ici assuré par les mercenaires du roi, avec la création de la garde nationale (qui n’hésita pas cependant à tirer sur le peuple au Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791). Les Thermidoriens en appellent à l’armée nationale pour réduire les émeutes venant de la gauche comme de la droite. L’armée sauve la convention lors de l’insurrection populaire (de gauche) du 1er prairial an III (20 mai 1795), puis lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an III (5 octobre 1795), où se distingua le jeune Napoléon Bonaparte. Les « centristes » d’alors, défenseurs des nouvelles classes dirigeantes acheteuses de biens nationaux, se maintiennent grâce à la troupe et le Directoire, avant de succomber au coup d’État de Brumaire, n’aura survécu que par la grâce de l’armée.

    Lorsque la bourgeoisie revient au pouvoir en 1830, elle a un recours massif – et sanglant – à l’armée pour le maintien de l’ordre. Les #émeutes parisiennes de 1832 (contées dans Les Misérables de Victor Hugo), de 1833 et de 1834, engagent la « ligne » (nom alors donné à l’infanterie). C’est aussi la troupe qui mate la #révolte des #Canuts en 1834. Un épisode rappelle alors le danger de la militarisation du maintien de l’ordre. Le 14 avril 1834, une patrouille de la ligne descend la rue Transnonain, actuelle rue Beaubourg. Au passage devant le numéro 12, un coup de feu claque et tue un soldat. Ses camarades, fous de rage, investissent le bâtiment et massacrent ses occupants, souvent encore dans leur sommeil. Il y aura douze victimes et l’épisode sera immortalisé par une gravure de Daumier. Mais la monarchie de Juillet n’a pas le monopole de ces recours à la troupe.

    Au début de la deuxième république, en juin 1848, les ouvriers révoltés dans l’est parisien contre la fin des ateliers nationaux qui les condamnent à la faim, sont écrasés par l’armée dirigée par le terrible général Cavaignac. L’intérêt défendu ici est clair : c’est la rente, l’obligation d’État dans laquelle la bourgeoisie investit sa fortune et qui était menacée par les dépenses sociales. Il y aura plusieurs milliers de morts. En #1871, c’est également l’armée qui mène la guerre contre la Commune. Il y aura plusieurs milliers de morts dans un épisode où se déchaînera la classe dominante qui n’aura de cesse d’appeler à la force militaire.

    La IIIe République entend changer de doctrine, en dépolitisant l’armée. Mais le régime d’alors est encore largement un centrisme bourgeois pour qui toute remise en cause de l’ordre social est un enjeu qui relève de l’armée. Cette dernière intervient encore régulièrement pour défendre les biens et le fonctionnement de l’économie. C’est le cas le 1er mai 1891 à Fourmies où les ouvriers du textile manifestent pour la journée de huit heures. La situation dégénère et le 145e de ligne tire à balles réelles, faisant 9 morts et 35 blessés.

    En 1906 et 1907, #Clémenceau recourt massivement à l’armée pour briser les #grèves et les #manifestations de viticulteurs du Sud-Ouest (qui s’étendent au reste de la population du Languedoc). La mutinerie du 17e de ligne en juin 1907 à Perpignan est une exception, mais elle deviendra un symbole de la lutte sociale grâce à une célèbre chanson « Gloire au 17e » ! où claquaient ces mots : « Vous auriez, en tirant sur nous, assassiné la République ! » Pour le reste, l’armée est utilisée – et avec des morts, là encore – en réponse à une demande profonde de la société. À cette dureté du pouvoir, qui refuse d’instaurer un système social à l’allemande et même un impôt sur le revenu (il faudra attendre 1914 et dans les faits les années 1920 pour qu’il soit instauré en France), répond un syndicalisme de combat frontal, celui de la CGT du congrès d’Amiens (1906). Les classes sont alors face-à-face et l’armée est au service d’un des deux combattants.

    Avec le drame de la Première Guerre mondiale et la conscription universelle, le recours à l’armée pour le maintien de l’ordre est plus délicat et accroît le risque de fraternisation. Les préoccupations des soldats et celles des ouvriers sont parfois les mêmes. Avec toute sa naïveté, « Gloire au 17e » annonçait un changement majeur. La lutte du « peuple » contre la « multitude » devient impossible. Elle est donc progressivement mise en retrait avec, en 1926, la création de la gendarmerie mobile. Parallèlement, l’État social français s’étoffe dans les années 1920, avec les premières assurances sociales et, dans les années 1930, avec le Front populaire. Le conflit social se démilitarise donc progressivement pour aboutir finalement à l’évolution de l’après-guerre.

    Le retour de la guerre sociale

    L’avènement d’un État social ne signifie certes pas la fin de la violence sociale et de la répression policière, loin de là. Mais il se traduit par l’idée que la lutte de classes n’est pas une lutte qui peut être militarisée. Elle ne peut plus l’être, parce que les classes sociales participent, en théorie, ensemble à la gestion de la société. Il n’est alors plus possible de voir dans le maintien de l’ordre une question de vie ou de mort pour l’État. Or, l’armée est une force de destruction au service de la défense de l’État. Si l’État appartient à tous, alors l’armée aussi appartient à tous et, dès lors, elle ne peut être l’arbitre des luttes entre intérêts sociaux parce qu’elle ne peut détruire ce qui la constitue. C’est alors la police, dont la fonction théorique n’est pas destructrice, qui est garante de l’ordre intérieur.

    À l’inverse, lorsque l’État est mis au service des intérêts d’une classe, il n’existe pas d’intérêt pour les oppositions à maintenir cet État et la défense de l’ordre devient existentielle. Elle implique donc que l’armée soit capable de détruire l’adversaire qui n’est pas perçu comme une partie de l’État. Il faut se souvenir de ce discours célèbre à l’Assemblée nationale d’Adolphe Thiers, en 1850, bien avant qu’il soit l’instrument de l’écrasement de la Commune. Pour justifier la nouvelle loi électorale, plus restrictive, il affirmait que « les amis de la vraie liberté, je dirais les vrais républicains, redoutent la multitude, la vile multitude, qui a perdu toutes les républiques ». Et le futur président de la République de préciser : « La France nous juge, elle sait la langue française, quoiqu’on la défigure bien indignement, elle sait ce que veut dire le peuple et ce que veut dire la multitude, elle comprendra mes paroles. Tant pis pour ceux qui veulent défendre la multitude, je leur laisse cet honneur, quelque nom qu’ils portent. Je leur laisse ce triste honneur ; ce n’est pas le peuple, le vrai peuple qui incendie les palais, les statues, égorge à Paris, qui verse le sang… »

    Ce propos est clair et il traversera tout le XIXe siècle français : le « peuple », soutien de l’État et de la liberté, s’oppose frontalement à une masse violente qu’il faut réduire et qui est hors de lui. Cet ennemi est un barbare, qui ne respecte pas les fondements de l’ordre social, donc de l’État qui le garantit. Il faut le contenir, comme il faut contenir un ennemi extérieur. L’armée s’impose donc dans cet exercice. C’est la traduction de la haine de classe.

    Mais, alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les mots de Thiers prennent ici une actualité brûlante. On pourrait croire, style mis à part, les propos d’un membre de la majorité. Et ce n’est pas un hasard. Que fait en effet le gouvernement Philippe ? Il détricote l’État social issu du compromis de 1944, finalement largement accepté après l’échec des grèves de 1947-48 : l’État gère directement l’assurance-chômage et l’assurance-maladie et s’apprête à réduire les garanties de la retraite ; il privatise des activités d’intérêt général comme la Française des jeux et Aéroports de Paris ; en dépit du bon sens, il mène une politique fiscale largement favorable aux plus fortunés, sans contrepartie ; il promet des réductions de dépenses et un redimensionnement des services publics, de la santé au ferroviaire. Bref, il dynamite les fondements de la société de 1944. L’État redevient celui d’un groupe social, celui qui a intérêt aux « réformes structurelles ».

    Lundi 18 mars, lors du « grand débat des idées », Emmanuel Macron a mis en garde contre la confusion entre « l’extrême violence politique » et « ce que peuvent être les mouvements sociaux dans toute démocratie ». Mais cette distinction fait deux économies majeures. D’abord, elle identifie la violence politique à la dégradation de bâtiment à vocation commerciale et elle identifie donc la politique à un système économique. Ensuite, elle oublie que le mouvement des gilets jaunes est un mouvement social prenant acte de l’impasse des mouvements sociaux dans un contexte de réformes. Or, qui a dit qu’il ignorerait, quoi qu’il arrive, le mouvement social, sinon ce même chef de l’État ? La réalité est bien différente : en cherchant à détruire l’État social, Emmanuel Macron crée un rapport de force en faveur d’une partie de la société. Et cette privatisation conduit naturellement à une guerre sociale et à l’appel à la troupe. Comme en 1795, 1834 ou 1871. Bienvenue au XIXe siècle.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/210319/l-appel-aux-troupes-ou-le-retour-de-la-guerre-sociale?onglet=full

    https://seenthis.net/messages/769334 via kaparia


  • France: des nouvelles des cabanes des #Gilets_Jaunes
    https://fr.squat.net/2019/03/21/france-des-nouvelles-des-cabanes-des-gilets-jaunes

    Les infos qui suivent ne sont évidemment pas exhaustives, mais montrent la vitalité du mouvement des Gilets jaunes et des occupations de ronds-points avec cabanes, etc. tout autant que l’acharnement de la part de l’État pour écraser ce mouvement (en l’occurrence par la démolition des cabanes par la police, ou par des incendies anonymes…). * […]

    #Bas-Rhin #Caen #Charente-Maritime #Commercy #expulsion #Forbach #Gironde #incendie #Jura #Loire #Manche #Meuse #Moselle #Nièvre #Oléron #ouverture #Paris #réoccupation #Saint-Brevin-les-Pins #Saint-Chamond #Schirmeck #Vaucluse

    https://seenthis.net/messages/768740 via Squat.net


  • Les Etats-Unis bloquent les visas aux enquêteurs de la CPI sur des crimes de guerre
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3457

    Si les Etats-Unis n’avait pas un président détestable, les crimes de guerre et tous les malheurs causés depuis des décennies ne sauraient faire tant bruits. Les enquêteurs du CPI (cour pénale internationale) n’ont pas eu de visa d’accès au territoire américain, l’administration les en empêche… La CPI (Cour Pénale Internationale) ne perd aucun moment pour juger des africains ou bien des personnalités des pays balkaniques. Mais il lui est vraiment difficiles d’atteindre les intouchables des pays occidentaux, (...)

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  • #Violences sur les Champs-Élysées : « On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire », dénonce l’Unsa-Police
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/violences-sur-les-champs-elysees-on-etait-en-mesure-d-intervenir-on-ne-
    https://www.francetvinfo.fr/image/75nay1pfe-700a/1500/843/17221343.jpg

    On savait que la manifestation de samedi allait être dure, difficile. Je reprécise que les policiers et les forces de l’ordre perdent toute initiative, c’est-à-dire qu’elles n’agissent que sur #ordre, elles n’interviennent que sur ordre. Donc quand on est en #manifestation, quand devant nous à 50-100 mètres, des casseurs sont en train de tout casser, les policiers se disent « Pourquoi on n’intervient pas ? » Parce qu’ils n’ont pas les ordres d’intervenir, ça il faut que la population le sache. C’est un choix, on a laissé casser un certain nombre de choses, je pense qu’il y a des responsabilités. Il y a beaucoup de collègues qui m’ont appelé, qui m’ont dit ce n’est pas normal ce qui s’est passé. On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire. Je mets en cause ceux qui ont décidé que ça se passe comme ça et qui n’ont pas donné les instructions pour que ça se passe autrement.

    #mise_en_scène

    https://seenthis.net/messages/768211 via Agnès Maillard