#opioides

  • La surconsommation d’opioïdes est liée à la pauvreté, selon une étude, Chloé Hecketsweiler
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/20/la-surconsommation-d-opioides-est-liee-a-la-pauvrete-selon-une-etude_6030149

    Ce travail inédit, réalisé en France, révèle également que les politiques de lutte contre la précarité ont un effet positif sur la réduction de l’usage des antalgiques opiacés.

    La #pauvreté incite-t-elle à consommer davantage de médicaments #opiacés ? Ou ces antalgiques entraînent-ils certains patients dans une spirale d’addiction et de déclin ? Pour la première fois, des économistes se sont penchés sur le cas de la France, et pour eux, dans l’Hexagone du moins, la première hypothèse est la bonne.

    Lire aussi Antalgiques : les chiffres inquiétants de l’addiction aux opiacés en France
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/22/antalgiques-les-chiffres-inquietants-de-l-addiction-aux-opiaces-en-france_54

    Selon leurs calculs, l’augmentation du taux de pauvreté de 1 % dans un département se traduit par une augmentation de 10 % de médicaments opiacés. Ces chercheurs de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont exploité les données de vente d’antalgiques en France entre 2008 et 2017 – jusque-là jamais exploitées à l’échelle départementale – et plusieurs indicateurs socio-économiques : le taux de pauvreté (14 % en moyenne dans le pays), le taux de chômage, la densité de population ou le niveau d’éducation. Cette approche leur a permis d’étudier l’influence de ces différentes variables, et de comparer les départements entre eux.

    « Morts de désespoir »

    « Ce résultat valide l’hypothèse des “deaths of despair” [morts de désespoir] américains », commente Mathias Dewatripont, l’un des coauteurs de l’étude, qui n’a pas encore été publiée. Conceptualisée par le Prix Nobel d’économie Angus Deaton et sa consœur Anne Case, cette hypothèse explique la surmortalité liée aux drogues et aux médicaments par le blues de la « working class » américaine, prise au piège d’une économie en berne. Aux Etats-Unis, les antalgiques opiacés ont ainsi causé au moins 200 000 décès depuis 1999. Près de 100 milliards de comprimés ont été distribués pour la seule période 2006-2014.

    Cette crise pourrait-elle se propager en Europe ? En matière de consommation d’opioïdes, la France arrive en quatrième position, après le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne, mais les autorités s’inquiètent de l’engouement des patients pour certaines molécules. En janvier, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a ainsi placé sous surveillance le Tramadol, après avoir constaté une augmentation des mésusages et des décès. Il s’agit de l’antalgique opiacé le plus consommé en France, avec des prescriptions en hausse de près de 70 % en dix ans. « Les gens dans la pauvreté, qui se sentent abandonnés des services publics parce qu’ils sont dans les zones rurales, qui sont moins éduqués et donc ont du mal à se réadapter au marché du travail, représentent une population à risque », souligne M. Dewatripont, ancien directeur de la Banque nationale de Belgique.

    Pour corroborer leurs résultats, les auteurs se sont intéressés aux changements induits par la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) à partir de 2007 dans une partie des départements et à partir de 2009 partout en France. « Il y a un effet positif de cette politique en termes de réduction de la consommation d’opioïdes », note Mathias Dewatripont. « Si vous avez mal au dos, et que vous êtes moins pauvre, vous avez davantage les moyens de vous payer un abonnement au fitness », schématise-t-il. ["davantage de moyens" grâce au RSA, le propos est délirant, peut-être font ils référence à la prime d’activité... ndc]

    Cette étude suggère d’autres pistes possibles pour réduire la consommation d’opioïdes. « Sensibiliser les médecins et les inciter à prendre davantage de précautions avec les patients à risque est une première piste », avance Ilaria Natali, l’une des coauteurs. « Il faudrait aussi améliorer la pharmacovigilance, afin de détecter les patients qui font du shopping auprès de plusieurs docteurs et pharmacies », poursuit-elle.

    « Prendre en charge le patient et pas seulement la douleur »
    Cette analyse à l’échelle nationale confirme ce que les médecins observent sur le terrain. « La précarité sociale rend plus vulnérable à certaines maladies associées à des #douleurs_chroniques » , témoigne le professeur Nicolas Authier, qui dirige le centre de la douleur au CHU de Clermont-Ferrand et l’Observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA). Une étude menée par son équipe en 2015 sur 120 patients avait révélé qu’un sur cinq était en situation de vulnérabilité sociale et un sur six en situation de précarité.

    Le médecin évoque l’impact du mode de vie, notamment le tabagisme, plus élevé chez les personnes défavorisées. Une étude publiée en 2017, portant sur près de 190 000 personnes, avait ainsi révélé que les cancers du poumon ou du larynx frappaient davantage les plus pauvres. Or 30 % des opioïdes forts sont prescrits en cancérologie. De même, le diabète, dont les complications peuvent être très douloureuses, touche davantage les plus défavorisés.

    « Soigner suppose de prendre en charge le patient douloureux dans sa globalité, avec ses problèmes financiers, de logement, et pas seulement la douleur », insiste M. Authier. « Le temps d’écoute est très important. Or la place des travailleurs sociaux dans le parcours de soins est insuffisante pour une bonne prise en charge », regrette ce psychiatre, qui plaide pour la création de structures intermédiaires entre les médecins de ville et les centres de la douleur.

    Les patients doivent aujourd’hui attendre entre trois et neuf mois pour obtenir un rendez-vous dans son centre. « C’est trop long », déplore-t-il. Pour certains antalgiques opiacés, un phénomène de dépendance peut apparaître après seulement quelques semaines de traitement. Et le sevrage est d’autant plus difficile qu’ils ont un effet anxiolytique ou antidépresseur qui peut être recherché par les patients une fois leur douleur disparue.

    Examinée à la loupe par les économistes de l’ULB, la consommation d’#oxycodone – un antalgique deux fois plus puissant que la morphine – n’est pas liée aux taux de pauvreté. Multipliée par sept en dix ans, elle s’expliquerait par d’autres facteurs non pris en compte par leur modèle, comme l’impact du #marketing des #laboratoires. « On sait qu’il y a un lien. Les laboratoires ne paient pas des commerciaux pour rien. Il n’y a qu’à voir les chiffres de ventes du Tramadol et de l’oxycodone », avance le professeur Authier.

    En France, l’oxycodone est notamment commercialisé sous la marque OxyContin par Mundipharma, filiale de la firme américaine Purdue, bien connue pour ses dérapages. « La situation en France n’a rien à voir avec celle des Etats-Unis. Mais est-elle épargnée ou juste en retard ? », s’interroge Mathias Dewatripont. En 2015, près de 10 millions de Français, soit 17 % de la population, avaient reçu une prescription d’opioïdes.

    #opioïdes

    https://seenthis.net/messages/826699 via colporteur


  • Opioïdes : Nan Goldin vise le mécénat du Louvre - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/01/opioides-nan-goldin-vise-le-mecenat-du-louvre_1737328
    https://medias.liberation.fr/photo/1232418-prodlibe-20190859-performance-nan-goldin.jpg?modified_at=1562000205&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    La photographe a organisé lundi une action dans la cour du grand musée parisien, appelant sa direction à débaptiser une aile nommée en l’honneur d’une famille de mécènes détenant le laboratoire produisant l’Oxycontin, un puissant analgésique.

    Opioïdes : Nan Goldin vise le mécénat du Louvre

    Le Louvre n’imaginait sans doute pas voir un jour sa réputation ternie par la crise des opioïdes, ce scandale sanitaire majeur qui a déjà fait au moins 100 000 morts par overdose aux Etats-Unis. Le célèbre musée parisien doit pourtant faire face à une fronde inédite orchestrée par la photographe new-yorkaise Nan Goldin et le collectif PAIN (Pain Addiction Intervention Now), qui militent depuis deux ans pour alerter sur les dangers de l’Oxycontin. Ce puissant antidouleur, dérivé de l’opium, est commercialisé depuis 1996 par la société Purdue Pharma, elle-même détenue par la famille Sackler. Comme de nombreuses entreprises, le laboratoire américain est aussi un généreux mécène du monde de l’art, prêt à débourser de très grosses sommes pour voir son nom associé à des institutions culturelles de renom. Grâce à un don de 10 millions de francs au Louvre en 1996, la famille a ainsi obtenu que l’aile des antiquités orientales du Louvre soit nommée « aile Sackler », nom qu’elle porte toujours aujourd’hui. Douze salles consacrées à l’Iran ancien, au Levant et à l’Arabie ancienne, où trônent d’inestimables joyaux.

    Une association insupportable pour Nan Goldin, devenue la figure de proue de la lutte contre Sackler. Ancienne accro à l’Oxycontin dont elle est désormais sevrée, la photographe multiplie depuis 2017 les actions choc dans les musées financés par la famille américaine. Mais c’est la première fois qu’une action a lieu en France, face au musée le plus visité du monde.
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    « Sackler on meurt, le Louvre couvre »

    Les touristes présents lundi devant la pyramide du Louvre ont d’abord cru à une performance artistique. Entièrement vêtue de noir, sa médaille de l’ordre des arts et des lettres attachée à la ceinture, Nan Goldin s’est avancée dans l’eau au milieu du bassin, face au bâtiment de verre. Puis des militants ont déployé derrière elle une large banderole orange avec ces mots en lettres noires : « Louvre, take down their name » (« Louvre, retirez leur nom »). Une trentaine d’activistes se sont ensuite massés autour de la photographe aux cris de « Shame on Sackler » et « Sackler on meurt, le Louvre couvre ». « Sackler est responsable de la mort de 200 personnes par jour aux Etats-Unis, lance Nan Goldin aux quelques journalistes présents. Le Louvre ne peut pas être complice de ce scandale. »

    Préparée en trois semaines dans le plus grand secret, l’action a été menée en collaboration avec l’association Aides. « On ne parle que des Etats-Unis mais d’autres pays commencent à être touchés par la crise des opioïdes, explique Fred Bladou, chargé de mission au sein de l’asso. Ce désastre sanitaire doit aussi nous interpeller sur la politique préventive que nous menons. Il démontre l’absurdité qu’il y a à criminaliser les usagers de drogue illicite alors qu’une des plus grosses crises sanitaires de l’histoire concerne une drogue licite. » En France, une centaine de médecins ont alerté fin juin dans les colonnes du JDD sur « le risque d’une crise sanitaire » alors que « 12 millions de Français utilisent des médicaments opiacés, sans être alertés sur leur potentiel addictif et sur les risques d’overdose ».
    Guggenheim et Tate Modern

    Accusés de commercialiser son produit phare en toute connaissance de cause, les Sackler sont aujourd’hui visés par plus de 1 600 actions en justice dans 35 Etats américains. En mars, ils ont dû verser 270 millions de dollars dans le cadre d’un accord à l’amiable passé avec l’Etat de l’Oklahoma. Sous la pression de PAIN, la polémique s’est étendue au mécénat culturel international. Ces derniers mois, plusieurs grands musées comme le Guggenheim et le Metropolitan Museum of Art à New York, ou la Tate Modern à Londres, ont annoncé publiquement qu’ils refuseraient à l’avenir toute donation de la famille Sackler. Un autre musée londonien, la National Portrait Gallery, a décliné en mars un don d’un million de livres (1,15 million d’euros). « Nous n’avons plus reçu aucune donation ni aucune demande de Sackler depuis 1996 », se défend-on au Louvre. Mais ce refus des dons ne suffit plus, pour Nan Goldin et les militants de PAIN. « Il faut que le Louvre soit le premier à débaptiser une aile, exigent-ils dans leur communiqué. Nous n’acceptons plus qu’une institution culturelle publique financée par l’Etat et les contribuables porte au pinacle une entreprise meurtrière. »

    Techniquement, rien n’empêche le musée parisien de retirer le nom des Sackler, le choix de baptiser certaines salles n’étant pas irrévocable, selon la charte interne. Mais la problématique du mécénat et des donateurs embarrassants va bien au-delà de ce cas. Elle est d’autant plus sensible qu’en vingt ans, le budget du Louvre a plus que doublé, alors même que la subvention de l’Etat est restée stable (environ 100 millions d’euros par an). Pour financer la différence et satisfaire les dix millions de visiteurs annuels, le musée n’a d’autre choix que de se tourner vers les acteurs privés, qui représentent entre 20 et 25 millions d’euros par an. Pour vérifier l’origine de ces fonds, le Louvre s’appuie aussi bien sur son réseau diplomatique dans les ambassades étrangères que sur Tracfin, le service antiblanchiment de Bercy. A l’époque, la donation des Sackler n’avait soulevé aucun problème. Vingt-trois ans et plusieurs dizaines de milliers de morts plus tard, c’est une tout autre affaire.
    Emmanuel Fansten

    #Opioides #Sackler #Louvre

    https://seenthis.net/messages/790674 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Nation’s first opioid trial could set precedent for massive pharma payouts - POLITICO
    https://www.politico.com/story/2019/05/28/opioid-trial-pharma-payouts-1344953
    https://static.politico.com/b5/2e/ce1c959743538eb72c4a15f530e6/190405-pills-ap-773.jpg

    The Oklahoma trial, which will be broadcast online, is expected to last for much of the summer, putting a national spotlight on the opioid crisis, which is still killing 130 people in the United States every day. The testimony will focus on how much manufacturers of highly addictive painkillers are to blame for getting patients hooked on opioids through misleading medical claims and aggressive marketing practices.

    The trial involving Johnson & Johnson will be closely watched by the hundreds of parties participating in the larger multi-district litigation overseen by U.S. District Court Judge Dan Polster, who has been pushing for a massive settlement before the first of those cases go to trial in the fall.

    “It’s going to be one of the first times that there will be evidence presented in an open forum about how we got to where we are,” said Joe Rice, co-lead counsel in the federal litigation targeting drugmakers and distributors in Ohio. “That’s a big question that a lot of people in the health community want to know. … Why and how did we get here?”

    On Sunday, Oklahoma also announced an $85 million settlement with Teva. That left Johnson & Johnson subsidiary Janssen Pharmaceuticals as the sole remaining defendant, barring a last-minute settlement.

    Purdue and its owners, the Sackler family, settled with Oklahoma for $270 million in March, which some state lawmakers and public health experts condemned as too meager. The biggest chunk of that settlement, $200 million, will be used to establish a new addiction treatment center at the University of Oklahoma. Another $60 million will be paid to attorneys involved in the case, and just $12 million will filter down to cities and towns struggling to deal with the addiction epidemic.

    Oklahoma Attorney General Mike Hunter stressed that the settlement was the best option because of the threat that Purdue would declare bankruptcy and the state might end up with nothing. But that means Oklahoma’s attorneys will have to make the potentially trickier case that other, less notorious players in the opioid pipeline created a “public nuisance” in the state by pushing misleading medical claims.

    #Opioides #Oklahoma #Sackler

    https://seenthis.net/messages/783797 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Comparison of Opioid Prescribing by Dentists in the United States and England | Clinical Pharmacy and Pharmacology | JAMA Network Open | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2734067
    https://cdn.jamanetwork.com/ama/content_public/journal/jamanetworkopen/937980/zoi190188t1.png?Expires=2147483647&Signature=NAjrejabz-Avhx3PdJF2ttPbEivL-PI2-FHmyl7A9cQFRZXjpW0IWfZvxzFzSfOsyKAsNBWrSpVng0A-Fz~yiBhhCGztI3O5i8O0cJ~4cwnbtImwZOWc38FWcg5RZwVbgJz1soNq6ddPh9~w-LsexatZ3WeUFoygUr01ybfaKBk-179Uma7-9l0RyhWrD83vfjJNrTkMos1Khx6ElFbW6Us8zjkk97sDhTnIfwwDtOATDzKmU5rZuPCivC2vmq1ea4t0gq0KjVR5Nv6ZBCT8mB7m6KMfouC6r3tD97LGIhvnThA-cQ~6G-nk87M~l51tphwk~-4iRPPnyEAoNSNksQ__&Key-Pair-Id=APKAIE5G5CRDK6RD3PGA

    Key Points español 中文 (chinese)

    Question How do opioid prescribing patterns differ between dentists in the United States and dentists in England?

    Findings In this cross-sectional study of opioid prescribing by dentists in 2016, the proportion of dental prescriptions that were opioids was 37 times greater in the United States than in England.

    Meaning In light of similar oral health and dentist use between the 2 countries, it is likely that opioid prescribing by US dentists is excessive and could be reduced.

    #Opioides #Dentistes

    https://seenthis.net/messages/783796 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • The Purdue Case Is One in a Wave of Opioid Lawsuits. What Should Their Outcome Be ? | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/daily-comment/the-purdue-case-is-one-in-a-wave-of-opioid-lawsuits-what-should-their-out
    https://media.newyorker.com/photos/5caccce85d9cdc3d91d42de0/16:9/w_1200,h_630,c_limit/Talbot-Opioid-Litigation.jpg

    Two years ago, when I was reporting on the opioid epidemic in one West Virginia county, the exorbitant cost of it—both socially and financially—perpetually astonished me. Narcan, the overdose-reversal drug, yanks people back from the edge of death to live another day and maybe, in time, conquer their addiction. Watching paramedics administer it was like witnessing a miracle over and over again. But Narcan is expensive—it cost Berkeley County, where I was reporting, fifty dollars a dose at the time, and consumed two-thirds of its annual budget for all emergency medications. Since then, the price of naloxone, its generic name, has risen to nearly a hundred and fifty dollars per dose, not because the formula has improved or become costlier to make—the drug has been around since 1961, and off patent since 1985—but because pharmaceutical manufacturers know a profitable market when they see one. According to the National Institute on Drug Abuse, an average of a hundred and thirty people fatally overdose on prescription or illicit opioids every day in the United States. The Centers for Disease Control and Prevention report that four hundred thousand Americans, a war’s worth of dead, died between 1999 and 2017.

    In Berkeley County, though, as in so many places across the country, Narcan accounted for just one column on a staggering spreadsheet. Hospitals have had to care for babies born in withdrawal. Foster-care systems have been strained by an influx of children whose families had been turned upside down by addiction. In many communities, the rates of H.I.V. and hepatitis C have climbed, because, once OxyContin pills were reformulated to make them harder to abuse, in 2010, and changes in prescribing practices made them more difficult to obtain, people addicted to them began injecting heroin and fentanyl instead.

    Under the Master Settlement Agreement, the tobacco companies also committed to pay the states two hundred billion dollars over twenty-five years, and to keep paying them sums tied to cigarette sales in each state in perpetuity. But nothing in the M.S.A. specified how that money was to be spent, and, though one might expect that the bulk of it would be dedicated to the goals of the lawsuits—reducing smoking and promoting public health—that has not generally been the case. In many states, much of the money has gone not to anti-smoking efforts, or even to general spending on health, but instead to closing budget shortfalls, lowering taxes, and funding infrastructure. States treated the agreement like what it felt like: a no-strings-attached gift.

    Je ne suis pas vraiment convainc par la conclusion :

    The Oklahoma settlement with Purdue is a reasonable stab at insuring that the money won in opioid lawsuits doesn’t follow a similar route. Yet some public-health advocates I spoke with said that, in the future, they hope more settlement money will go directly to the treatment of addiction. There’s good evidence, for example, that medication-assisted treatment using buprenorphine, naltrexone, or methadone works well for many people trying to get off opioids, but most states don’t have enough of it.

    Diriger les amendes vers la lutte contre les opioides es tune bonne chose, parce qu’elle évite le pire (que l’amende serve à « baisser les impôts »)... mais cela ne peut pas être un projet dans le cadre des procès. Une fois la responsabilité établie, il faut démanteler ces entreprises et ramener les familles qui les possèdent à un niveau de vie normal, car les Sackler ont largement organisé la promotion d’OxyContin. Or les accords à l’amiable doivent être acceptés par les deux parties, et les construire comme une fin en soi, c’est déjà baisser les bras devant la puissance financière (et donc la qualité/quantité des avocats...). Surtout quand une partie de l’amende sera comme en Oklahoma payée « en nature » par des médicaments produits par Purdue Pharma !!!

    #Opioides #Sackler #Procès

    https://seenthis.net/messages/773941 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Exclusive : OxyContin Maker Purdue Pharma Exploring Bankruptcy - Sources | Investing News | US News
    https://money.usnews.com/investing/news/articles/2019-03-04/exclusive-oxycontin-maker-purdue-pharma-exploring-bankruptcy-sources
    https://www.usnews.com/dims4/USNEWS/a731fff/2147483647/thumbnail/970x647/quality/85/?url=http%3A%2F%2Fcom-usnews-beam-media.s3.amazonaws.com%2F36%2F18d09dd2aa95afeea46d75da7dce15%2Ftag%3Areuters.com%2C2019%3Anewsml_LYNXNPEF230YG%3A12019-03-04T151955Z_1_LYNXNPEF230YG_RTROPTP_3_USA-OPIOIDS-PURDUEPHARMA.JPG

    By Mike Spector, Jessica DiNapoli and Nate Raymond

    (Reuters) - OxyContin maker Purdue Pharma LP is exploring filing for bankruptcy to address potentially significant liabilities from roughly 2,000 lawsuits alleging the drugmaker contributed to the deadly opioid crisis sweeping the United States, people familiar with the matter said on Monday.

    The potential move shows how Purdue and its wealthy owners, the Sackler family, are under pressure to respond to mounting litigation accusing the company of misleading doctors and patients about risks associated with prolonged use of its prescription opioids.

    Purdue denies the allegations, arguing that the U.S. Food and Drug Administration-approved labels for its opioids carried warnings about the risk of abuse and misuse associated with the pain treatments.

    Filing for Chapter 11 protection would halt the lawsuits and allow Purdue to negotiate legal claims with plaintiffs under the supervision of a U.S. bankruptcy judge, the sources said.

    Shares of Endo International Plc and Insys Therapeutics Inc, two companies that like Purdue have been named in lawsuits related to the U.S. opioid epidemic, closed down 17 percent and more than 2 percent, respectively, on Monday.

    More than 1,600 lawsuits accusing Purdue and other opioid manufacturers of using deceptive practices to push addictive drugs that led to fatal overdoses are consolidated in an Ohio federal court. Purdue has held discussions to resolve the litigation with plaintiffs’ lawyers, who have often compared the cases to widespread lawsuits against the tobacco industry that resulted in a $246 billion settlement in 1998.

    “We will oppose any attempt to avoid our claims, and will continue to vigorously and aggressively pursue our claims against Purdue and the Sackler family,” Connecticut Attorney General William Tong said. Connecticut has a case against Purdue and the Sacklers.

    BANKRUPTCY FILING NOT CERTAIN

    A Purdue bankruptcy filing is not certain, the sources said. The Stamford, Connecticut-based company has not made any final decisions and could instead continue fighting the lawsuits, they said.

    “As a privately-held company, it has been Purdue Pharma’s longstanding policy not to comment on our financial or legal strategy,” Purdue said in a statement.

    “We are, however, committed to ensuring that our business remains strong and sustainable. We have ample liquidity and remain committed to meeting our obligations to the patients who benefit from our medicines, our suppliers and other business partners.”

    Purdue faces a May trial in a case brought by Oklahoma’s attorney general that, like others, accuses the company of contributing to a wave of fatal overdoses by flooding the market with highly addictive opioids while falsely claiming the drugs were safe.

    Last year, U.S. President Donald Trump also said he would like to sue drug companies over the nation’s opioid crisis.

    Opioids, including prescription painkillers, heroin and fentanyl, were involved in 47,600 overdose deaths in 2017, a sixfold increase from 1999, according to the latest data from the U.S. Centers for Disease Control and Prevention.

    Purdue hired law firm Davis Polk & Wardwell LLP for restructuring advice, Reuters reported in August, fueling concerns among litigants, including Oklahoma Attorney General Mike Hunter, that the company might seek bankruptcy protection before the trial.

    Companies facing widespread lawsuits sometimes seek bankruptcy protection to address liabilities in one court even when their financial condition is not dire. California utility PG&E Corp filed for bankruptcy earlier this year after deadly wildfires raised the prospect of large legal bills even though its stock remained worth billions of dollars.

    DECEPTIVE MARKETING

    Massachusetts Attorney General Maura Healey in June became the first attorney general to sue not just Purdue but Sackler family members. Records in her case, which Purdue has asked a judge to dismiss, accused Sackler family members of directing deceptive marketing of opioids for years while enriching themselves to the tune of $4.2 billion.

    Some other states have since also sued the Sacklers. The Sacklers are currently discussing creating a nonprofit backed by family financial contributions to combat addiction and drug abuse, a person familiar with their deliberations said.

    The drugmaker downplayed the possibility of a bankruptcy filing in a Feb. 22 court filing in the Oklahoma case. “Purdue is still here - ready, willing and eager to prove in this Court that the State’s claims are baseless,” the company said in court papers.

    Sales of OxyContin and other opioids have fallen amid public concern about their addictive nature, and as restrictions on opioid prescribing have been enacted. OxyContin generated $1.74 billion in sales in 2017, down from $2.6 billion five years earlier, according to the most recent data compiled by Symphony Health Solutions.

    Purdue Chief Executive Officer Craig Landau has cut hundreds of jobs, stopped marketing opioids to physicians and moved the company toward developing medications for sleep disorders and cancer since taking the helm in 2017.

    In July, Purdue appointed a new board chairman, Steve Miller, a restructuring veteran who previously held leadership positions at troubled companies including auto-parts giant Delphi and the once-teetering insurer American International Group Inc.

    Mortimer D.A. Sackler no longer sits on Purdue’s board, according to a filing the company made with the Connecticut secretary of state late Monday.

    The Oklahoma case and other lawsuits seek damages from Purdue and other pharmaceutical companies accused of fueling the opioid crisis. In addition to lawsuits consolidated in an Ohio federal court, more than 300 cases are pending in state courts, and dozens of state attorneys general have sued manufacturers, including Purdue.

    Settlement discussions have not yet resulted in a deal.

    Purdue and three executives in 2007 pleaded guilty to federal charges related to the misbranding of OxyContin and agreed to pay a total of $634.5 million in penalties, according to court records.

    (Reporting by Mike Spector and Jessica DiNapoli in New York and Nate Raymond in Boston; Editing by Bill Berkrot)

    Copyright 2019 Thomson Reuters.

    #Opioides #Sackler #Bankruptcy

    https://seenthis.net/messages/765201 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Watch: These drug company execs actually used rap video parody to push high-dose fentanyl sales – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2019/02/watch-these-drug-company-execs-actually-used-rap-video-parody-to-push-high
    https://www.alternet.org/wp-content/uploads/2019/02/Screen-Shot-2019-02-21-at-5.44.51-PM.png

    Back in 2015, as the country was deep in the midst of the ongoing opioid crisis, at least one major pharmaceutical company thought its sales reps weren’t doing enough to push higher doses of its highly potent fentanyl product, so company executives produced a parody rap video to spur them on.

    The video emerged last week during the trial in Boston of Insys Therapeutics Inc. founder John Kapoor and four of his former executives on charges they conspired to pay bribes and kickbacks to doctors to get them to prescribe the company’s fentanyl spray, which was designed to treat cancer patients with severe pain.

    One of those executives was a former stripper hired as a regional sales manager even though prosecutors said she had no pharmaceutical experience. She was good at providing lap dances for doctors, though.

    More than 900 people have died from Insys’ fentanyl spray since it was approved in 2012.

    The video, “Great by Choice,” features suit-and-tie wearing sales reps rapping to the tune of an A$AP Rocky song, but with lyrics focused on getting doctors to gradually increase the doses of fentanyl spray they prescribed to patients, a process known as titration.

    “I love titrations, yeah, that’s not a problem. I got new patients and I got a lot of ’em,” the sales reps rap. “Build relationships that are healthy. Got more docs than Janelle’s got selfies.”

    And, of course, a shout-out to the boss:

    “What we built here can’t be debated. Shout to Kapoor for what you’ve created,” they rap. “While the competition just making noise. We’re making history because we’re great by choice.”

    The video also includes a cameo from former Insys vice-president of sales Alec Burlakoff. He pleaded guilty to racketeering conspiracy in November and is expected to testify against Kapoor in the current trial. He enters dressed up as a bottle of fentanyl spray before unveiling himself as the company’s hard-charging sales cheerleader.

    The video is just the latest explosive revelation from the trial, which is expected to last for several more weeks, and, while not as titillating as the lap-dancing sales exec, does as much to demonstrate the craven corporate culture fostered by Kapoor in his bid to turn a profit off pain medications.

    And now, Kapoor and his former top execs are turning on each other. Burlakoff and another key witness, former CEO Michael Babich, who pleaded guilty last month, are pointing fingers at Kapoor. Babich testified last week that Kapoor pushed sales reps to get doctors to put patients on higher doses, and Burlakoff is expected to echo that testimony.

    Kapoor’s attorneys, though, are portraying Burlakoff and Babich as liars seeking reduced sentences and blaming Burlakoff for any criminal activity. Is there no honor among pharma execs?

    #Opioides #Fentanyl #Insys

    https://seenthis.net/messages/762302 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • «ENVOYE SPECIAL». Etats-Unis : les médicaments antidouleur tuent plus que les armes à feu
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/video-mort-sur-ordonnance-aux-etats-unis-les-medicaments-antidouleur-tu
    https://www.francetvinfo.fr/image/75n9ak31k-39d5/1500/843/17050271.jpg

    Des Américains ordinaires qui s’écroulent en pleine rue, au supermarché, au volant de leur voiture… victimes d’overdose. Intoxiqués aux #opioïdes par des médicaments antidouleur prescrits et vendus en toute légalité. « Envoyé spécial » diffuse le 21 février un document exceptionnel sur ce qui est devenu une véritable épidémie aux Etats-Unis.

    https://seenthis.net/messages/761725 via Agnès Maillard


  • Bleak New Estimates in Drug Epidemic: A Record 72,000 Overdose Deaths in 2017 - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/08/15/upshot/opioids-overdose-deaths-rising-fentanyl.html

    https://static01.nyt.com/images/2018/08/15/upshot/up-overdose2-1534281478441/up-overdose2-1534281478441-facebookJumbo-v4.png

    Fentanyl is a big culprit, but there are also encouraging signs from states that have prioritized public health campaigns and addiction treatment.

    By Margot Sanger-Katz

    Aug. 15, 2018

    Drug overdoses killed about 72,000 Americans last year, a record number that reflects a rise of around 10 percent, according to new preliminary estimates from the Centers for Disease Control. The death toll is higher than the peak yearly death totals from H.I.V., car crashes or gun deaths.

    Analysts pointed to two major reasons for the increase: A growing number of Americans are using opioids, and drugs are becoming more deadly. It is the second factor that most likely explains the bulk of the increased number of overdoses last year.

    A large government telephone survey suggests that around 2.1 million Americans had opioid use disorders in 2016, but that number may be an undercount because not all drug users have telephones and some may not mention their drug use because of the stigma. Dr. Ciccarone said the real number could be as high as four million.

    The number of opioid users has been going up “in most places, but not at this exponential rate,” said Brandon Marshall, an associate professor of epidemiology at the Brown University School of Public Health. “The dominant factor is the changing drug supply.”

    Strong synthetic opioids like fentanyl and its analogues have become mixed into black-market supplies of heroin, cocaine, methamphetamine and the class of anti-anxiety medicines known as benzodiazepines. Unlike heroin, which is derived from poppy plants, fentanyl can be manufactured in a laboratory, and it is often easier to transport because it is more concentrated.

    Congress is debating a variety of bills to fight the epidemic. Many of the measures, which have passed the House but have not reached the Senate floor, are focused on reducing medical prescriptions of opioids, and are meant to reduce the number of new drug users. But the package also includes measures that could expand treatment for people who already use opioids.

    The epidemic could also intensify again. One worrying sign: Dr. Jones said there is some early evidence that drug distributors are finding ways to mix fentanyl with black tar heroin, which could increase death rates in the West. If that becomes more widespread, the overdose rates in the West could explode as they have in parts of the East.

    #Opioides

    https://seenthis.net/messages/715423 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • « La crise des opioïdes travaille en profondeur, et pour longtemps, la société américaine »
    https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/05/12/les-opioides-un-mal-americain_5297825_3232.html
    https://img.lemde.fr/2018/05/03/587/0/3500/1745/644/322/60/0/b121aea_WAS905_USA-JUSTICE-SESSIONS_0503_11.JPG

    Mouvement de désocialisation

    Ce changement des pratiques médicales – suscité par les laboratoires ayant développé et commercialisé ces antidouleurs – a provoqué une catastrophe. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour l’année 2016, les autorités sanitaires américaines ont recensé 64 000 morts par overdose, dont une grande part provoquée par des produits à base d’opioïdes, obtenus sur prescription ou illégalement sur le marché noir. Dans ce bilan, l’héroïne est bien à l’origine d’environ 15 000 morts, mais une étude publiée en 2014 par le Journal of the American Medical Association (JAMA) suggère qu’aux Etats-Unis, les trois quarts des utilisateurs d’héroïne actuels sont entrés en dépendance après une prescription d’opioïdes par leur médecin.
    Les trois quarts des utilisateurs d’héroïne actuels sont entrés en dépendance après une prescription d’opioïdes par leur médecin

    Au total, même s’il est impossible de le démontrer formellement et de le quantifier de manière précise, il est plausible qu’une très large part de la mortalité par overdose enregistrée ces dernières années outre-Atlantique soit directement ou indirectement le fait de la mise sur le marché de ces analgésiques. Un simple chiffre permet de s’en convaincre : en 1990, au plus fort de la guerre de l’Etat fédéral contre les cartels colombiens, le nombre de morts par overdose aux Etats-Unis n’excédait pas 10 000 par an, toutes catégories confondues. C’est aujourd’hui sept fois plus. Pour fixer les idées, rappelons que les armes à feu font environ 34 000 morts par an aux Etats-Unis, ou encore que le pic de mortalité annuelle due au sida y a été atteint en 1995 avec quelque 46 000 morts…

    Et il ne s’agit encore là que de mortalité. Le problème posé par la crise des opioïdes est bien plus vaste. Ce fléau travaille en profondeur, et pour longtemps, la société américaine. Selon un rapport récent de l’Académie des sciences des Etats-Unis, environ 2 millions d’Américains souffrent d’une dépendance aux opioïdes ; une étude récente, conduite par l’économiste Alan Krueger (université de Princeton), suggère que l’augmentation continue, entre 1999 et 2015, des prescriptions d’opioïdes, pourrait expliquer une partie de la baisse, récente et rapide, du taux de participation de la population au marché de l’emploi. La part de la population qui travaille ou est en recherche d’emploi a en effet atteint, aux Etats-Unis, à peine plus de 62 % en 2015.

    Lire aussi : Les opioïdes ravagent aussi le rap aux Etats-Unis

    Du jamais-vu depuis quarante ans. En l’espace d’une quinzaine d’années, au sein de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), le pays est passé des plus forts taux de participation au marché de l’emploi, au plus faible de tous (avec l’Italie). L’évolution de cet indicateur signale un mouvement de désocialisation peut-être plus inquiétant encore que la mortalité galopante attribuable à la crise des opioïdes.

    #Opioides

    https://seenthis.net/messages/715419 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Raymond SACKLER Officier of the Legion of Honor - France in the United States / Embassy of France in Washington, D.C.
    https://fr.franceintheus.org/spip.php?article5052

    Dear Dr. Sackler,
    Dear Mrs. Sackler
    Distinguished guests,
    American and French friends,

    It is a great pleasure and honor for me to be here with you today on this very special occasion and I would like to express my warmest thanks to Raymond Sackler, whom we are honoring today, for welcoming us to this beautiful location.

    We are gathered here this afternoon to honor one of the most remarkable medical doctors in the field of Psychiatry and a very successful businessmanwho is also a great friend of France and an exceptional individual, Raymond Sackler.

    I would like to thank Mr. Sackler’s family and friends who have joined us here this afternoon to show their support and admiration, with a special word of appreciation to his wife Beverly, to whom I also want to pay tribute.

    Before proceeding with the ceremony, I would like to say a few words about the award I will bestow upon Mr. Sackler. The Legion of Honor was created by Napoleon Bonaparte in 1802 to reward extraordinary accomplishments and outstanding services rendered to France.
    It is France’s highest distinction and one of the most coveted in the world. And the rank of officier that I will bestow upon Raymond Sackler is truly exceptional.

    Dear Dr. Sackler,

    You have accomplished so much that it is difficult to briefly sum up all of your outstanding achievements.

    Already at a very young age, you were interested in France and French culture. You first visited France in 1939, and since then, have come to France very often, becoming a true Francophile, as evidenced throughout your professional life and philanthropic activities.

    Together with your brother Mortimer, also a medical doctor, you created a pharmaceutical laboratory in France that was and still is a great success story. Being aware of the caliber of French research in medical and pharmaceutical sciences, you chose France for their first industrial investment, co-funding Les Laboratoires SARGET (today MEDA-PHARMA). You developed this company by creating or acquiring several subsidiaries in France, Italy, Spain, the Netherlands and Portugal.

    You were incredibly successful, bringing the “Laboratoires SARGET” from a staff of a few hundred people in 1961, when it was created, to more than two thousand in 1987, when it was sold. With your brother and family, you later created another pharmaceutical company, MUNDIPHARMA, which is still growing, creating many jobs in France, and thus significantly contributing to the rise of the pharmaceutical industry in our country.

    At the same time, you and your wife, Beverly, became patrons of a number of worthy causes: many scientific institutions, universities, and museums such as the Louvre and the Musée d’Art Contemporain de Bordeaux have benefited from your generosity. You also expressed a special interest in IHES, the Institut des Hautes Etudes Scientifiques, that is very well represented this afternoon.

    I’d like to recognize the new Chairman of the Friends of IHES, Prof. Michael Douglas, the new Director of IHES Emmanuel Ullmo and its former director Jean-Pierre Bourguignon.

    If IHES is what it is today, a worldclass scientific center that is second to none, it is to a large extend thanks to you mon cher Jean-Pierre, to your talent, dedication and commitment to the Institute.

    It is also thanks to the support of many of you, Luc Hardy, and Raymond and Beverly Sackler in particular.

    Cher Raymond,

    Since 1990, you have made 3 donations to IHES, leading to the creation of 2 permanent endowments to host 2 scientists every year. You also supported the agreement between IHES and the Raymond and Beverly Sackler School of Mathematical Sciences at Tel Aviv University. You encouraged IHES to diversify its scientific activities by making an additional donation in 2012 to create a Chair in Physics and Cosmology.

    Your long friendship and tremendous generosity toward French arts and science mirror your exceptional qualities as human beings. Your professional and social success go hand in hand with a unwavering intellectual curiosity and a strong commitment to future generations.

    You were originally named Chevalier of the Legion of Honor by President Mitterrand. Your name had been proposed by the Minister of Foreign Affairs and Benoît d’Abboville, then French Consul in New York, who presented you with the award here in New York in 1990.

    Today, in recognition of your continued dedication and commitment to French-American cultural and scientific cooperation, the President of the French Republic has promoted you to the rank of Officier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur.

    It is my great pleasure and privilege to award you this distinction. I will now proceed in French:

    Raymond SACKLER,

    Au nom du Président de la République, je vous fais Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

    #Opioides #Sackler #Légion_honneur

    https://seenthis.net/messages/696567 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • How Your Brain Is Wired to Just Say ’Yes’ to Opioids | Alternet
    https://www.alternet.org/drugs/how-your-brain-wired-just-say-yes-opioids-opiates-heroin-fentanyl
    https://www.alternet.org/sites/default/files/story_images/addict.png

    Brain scientists have known for decades that opioids are complex and difficult substances to manage when it comes to addiction. The National Institute on Drug Abuse reports that more than 20 percent of the patients prescribed opioids for chronic pain misuse them, and between 8 and 12 percent of those who use prescription opioids develop a use disorder.

    Given how addictive these drugs are, doctors should have foreseen the looming danger of prescription opioids long before their use was liberalized for non-cancer related pain in the 1990s. Opioid abuse has instead ballooned over the last decade. In 2014, federal officials estimated nearly 2 million people in the United States suffer from substance use disorders related to prescription opioid pain medicines. Each day, more than 1,000 people are treated in emergency rooms for misusing prescription opioids, the CDC reports.

    Brain science is only one part of an addiction problem, but, I believe an important one deserving of more consideration than we’ve shown in past drug abuse crises. NIH Director Francis S. Collins has recognized this in his leadership of the medical and scientific response to the opioid use epidemic.

    The NIH is taking important steps in building a public-private partnership that will seek scientific solutions to the opioid crisis, including the development of non-opioid painkillers. Collins has committed his agency’s resources in this quest, including implementing the Fast Track and Breakthrough Therapy designations that exist to facilitate development and expedite review of products that address an unmet medical need. The agency is calling for more emphasis on non-drug alternatives for pain, such as medical devices that can deliver more localized analgesia.

    #Opioides #Neurosciences

    https://seenthis.net/messages/672834 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Antidouleurs de synthèse : les ravages d’un opium du peuple - regards.fr
    http://www.regards.fr/l-humeur-du-jour/article/antidouleurs-de-synthese-les-ravages-d-un-opium-du-peuple
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/goldin-opioides.jpg

    Chaque année, il meurt plus de membres de ces classes populaires blanches qu’ils ne mourraient, en une année, de soldats envoyés au Vietnam dans les années 70, ou que ne mourraient, en une année, de gays atteint du sida dans les années 80. Ceux-là décèdent en effet d’abus d’alcool, de maladies cardiaques, mais d’abord, et massivement, d’overdoses dues à l’absorption d’antidouleurs de synthèse, que l’industrie pharmaceutique américaine a contribué à produire bien sûr, mais à faire prescrire aussi, en manipulant les médecins et les institutions de santé publique.

    C’est sur ces fondations qu’un géant des firmes pharmaceutiques, Purdue Pharma, a bâti, selon les mots du New-Yorker, un véritable « empire de la douleur ». Non contents d’avoir diffusé ces anti-douleurs addictifs en contournant les législations, et d’en avoir, bien entendu, retiré des bénéfices indécents, les propriétaires de Purdue, la famille Sackler – l’une des plus riches familles américaines à ce jour – s’est, en outre, offert le luxe de se donner une image philanthropique, en finançant des musées, des bourses pour l’accès aux plus grandes universités américaines.

    #Opioides #Sackler #Nan_Golding

    https://seenthis.net/messages/663410 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • LesInrocks - Addiction aux opioïdes : la photographe Nan Goldin s’attaque à l’industrie pharmaceutique américaine
    http://www.lesinrocks.com/2018/01/09/style/addiction-aux-opioides-la-photographe-nan-goldin-sattaque-lindustrie-pha
    https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2018/01/width-1200-height-630/1229363.jpg

    Elle a photographié toutes les addictions dans les années 80 en s’immisçant dans l’intimité de ses amis. Aujourd’hui, après plusieurs années de lutte contre les opioïdes, Nan Goldin s’exprime en texte et en images contre l’industrie pharmaceutique qui délivre sciemment ces drogues.

    Photographe phare des années 80, Nan Goldin a mis en images toutes les souffrances de sa génération : les drogues, le sida, l’amour, autant de sujets qui tenaient au corps de l’époque et ont marqué au fer rouge les esprits des jeunes de ces années-là. Toutefois, les démons toxiques n’ont pas épargné la photographe, qui partage aujourd’hui dans les pages d’ArtForum son combat de vingt ans contre les opioïdes, accompagné d’une série photographique. Ces puissants anti-douleur connus sous le nom d’OxyContin lui ont été prescrits à Berlin après une opération, raconte-elle dans son essai, aussi publié sur son compte Instagram.

    L’addiction était née “en une nuit”, explique-t-elle. “C’était la drogue la plus propre que j’ai connue. Au début, 40 mg étaient trop forts, mais au fil de l’habitude aucune dose n’était suffisante. Je tenais les chose sous contrôle dans un premier temps. Puis c’est devenu de plus en plus le bordel. J’ai travaillé dans le médical pour obtenir des prescriptions.”

    L’industrie pharmaceutique dans le radar

    Outre les déboires de santé, de finances et dans sa vie personnelle, c’est la perversité de l’industrie pharmaceutique et notamment de la famille Sackler que Nan Goldin tacle dans son texte. Son travail photographique, accompagné de l’article relayé par ArtForum, porte le nom de Sackler/PAIN. “PAIN” signifie “douleur” en anglais, mais s’avère être également l’acronyme de Prescription Addiction Intervention Now, soit “intervention contre l’addiction aux prescriptions maintenant”, un groupe contre l’addiction à l’OxyContin, qui s’obtient uniquement sur ordonnance... ou par des circuits aléatoires et douteux que Nan Goldin explique avoir employés pour se procurer ses doses à la fin de son addiction.

    Pour venir à bout de ces drogues prescrites comme médicaments, elle s’attaque à leur fabricant, la famille Sackler qui détient Perdue Pharma, l’entreprise qui a fait fortune grâce aux opioïdes. Pour appuyer son appel à l’aide, la photographe annonce des chiffres à glacer le sang : aux Etats-Unis en 2015, on a recensé 33 000 morts par overdose d’opioïdes dont la moitié étaient des patients avec ordonnance. De même, toujours selon elle, 80 % des addicts à l’héroïne ont commencé leur addiction par une prescription d’opioïde.

    Sackler/PAIN, se battre

    Une Nan Goldin visiblement larguée, le regard dans le vide qui tente de regarder l’objectif. La première photographie de la série Sackler/PAIN parle à celui qui la regarde, prévient et démontre par l’image des dommages que causent les opioïdes. Derrière ce texte et cette image, la volonté d’une bataille contre la famille Sackler – par ailleurs de grands mécène de l’art aux Etats-Unis – pour faire cesser une épidémie mortelle que Goldin compare à l’hécatombe causée par le VIH : “La plupart de ma communauté est morte du VIH. Je ne supporterai pas de voir une autre génération disparaître. Les Sackler ont fait leur fortune en promouvant l’addiction. (…) Ils ont fait de la publicité et distribué leur médicament en pleine connaissance de ses dangers. Les Sackler et leur entreprise privée, Purdue Pharma, ont construit un empire sur la vie de milliers de gens.”

    A ce jour, la famille Sackler n’a toujours pas communiqué à propos de l’action de Nan Goldin ou de ses groupes PAIN. Les images à retrouver ici.

    #sackler #Opioides

    https://seenthis.net/messages/658661 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Aux Etats-Unis, l’épidémie d’overdoses atteint un nouveau pic
    http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2017/12/29/aux-etats-unis-l-epidemie-d-overdoses-atteint-un-nouveau-pic_5235517
    http://img.lemde.fr/2017/12/29/269/0/3499/1748/644/322/60/0/7e15b5a_29113-fxz7y5.dwhis.jpg

    Ainsi, en 2016, une personne est morte toutes les huit minutes d’une surdose de drogues. Sur les 63 600 victimes, plus de 42 000 ont succombé à une overdose d’opioïdes, en grande partie obtenus sur prescription médicale, ce qui représente une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente.

    Et 2017 s’annonce tout aussi sombre. Au point que les autorités sanitaires américaines lient désormais ces décès à l’une des statistiques les plus préoccupantes de ces dernières décennies : l’espérance de vie des Américains a baissé pour la deuxième année consécutive, un phénomène inédit depuis le début des années 1960. Deux autres raisons contribuent à expliquer cette tendance : la maladie d’Alzheimer et les suicides.

    Cette évolution correspondrait à la consommation de plus en plus fréquente du puissant fentanyl (+ 88 % entre 2013 et 2016), une drogue de synthèse délivrée sur ordonnance, mais également accessible sur Internet ou dans la rue. Ses effets dévastateurs sont accentués par la mise sur le marché de cachets contrefaits, fabriqués en Chine ou au Mexique. Une nouvelle tendance que les autorités peinent à circonscrire, en dépit des promesses de Donald Trump de mettre fin à « l’inondation » du marché américain par le fentanyl venu de Chine.

    En attendant, le décompte macabre annuel a provoqué une prise de conscience dans l’opinion publique et chez les professionnels de santé. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, tout le monde ou presque connaît de près ou de loin une personne dépendante aux antidouleurs.

    Selon les estimations officielles, 97 millions de personnes ont pris des opiacés en 2015. Parmi elles, 12 millions en ont consommé sans avis ni prescription d’un médecin. Et près de 2 millions souffrent de troubles qui y sont liés. Aussi, 76 % des Américains considèrent les prescriptions excessives d’antidouleur comme un problème de santé publique « grave ou très grave », selon le Pew Research Center ; ils étaient 63 % en 2013.

    #Opioides #USA

    https://seenthis.net/messages/655657 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier