#paraguay


  • Le pape François rencontre les mouvements populaires de la planète en Bolivie

    http://www.medelu.org/Le-pape-Francois-rencontre-les

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    Le pape François achève une tournée historique en Amérique latine. Entre le 5 et le 12 juillet, le pontife originaire d’Argentine a visité l’Equateur, la Bolivie et le Paraguay.

    Entre le 7 et le 9 juillet, il a participé à la seconde Rencontre mondiale des mouvements populaires à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie). Cette rencontre a fait suite à celle organisée du 27 au 29 octobre 2014 à Rome (voir le dossier de Mémoire des luttes et le site officiel de la Rencontre).

    Mouvements paysans, de femmes, de pauvres organisés, etc. se sont retrouvés pour cette nouvelle étape de la construction d’un mouvement mondial.

    Mémoire des luttes publie le discours intégral (en espagnol) prononcé par le pape François lors de cet événement.

    Terre, logement, droits sociaux, accumulation capitaliste, destruction de l’environnement, conflits : « nous avons besoin et nous voulons un changement » a-t-il affirmé. Et d’ajouter : il faut « une économie au service des peuples ».

    #Pape #Le_Pape_François #Equateur #Bolivie #Paraguay


  • Le pape François boucle son périple sud-américain au Paraguay en saluant la lutte des « sans terres »
    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/paraguay-le-pape-francois-a-boucle-son-periple-sud-americain-13-07-2015-4
    http://images.larepubliquedespyrenees.fr/images/2015/07/11/1263230_294_b2ffa6f2012b020ea95cb16a4888229d27ebbd21.jpg

    Avant la messe, le pape argentin s’était rendu dans un quartier déshérité d’Asuncion, Banado Norte, où les paysans sans terre déplacés sont nombreux.

    Là, François a salué « la lutte » pour la terre dans un pays où 1% de la population possède 77% des terres agricoles. Cet engagement « ne vous a pas enlevé la solidarité, bien au contraire, a-t-il fait remarquer, il l’a stimulée, il l’a faite grandir ».

    Une porte-parole du quartier de 33.000 habitants, régulièrement inondé, a dénoncé le mépris de l’Etat pour les pauvres et demandé au pape de relayer leurs aspirations. « Il faut régulariser la propriété de la terre », a notamment plaidé Maria Garcia.

    En Equateur, en Bolivie et au Paraguay, le pape jésuite s’est exprimé pour une meilleure répartition des terres et des richesses.
    Comme dans le reste de l’Amérique latine, la demande de redistribution des terres cultivables est restée lettre morte.

    Avec ses sept millions d’habitants, le #Paraguay a affiché une croissance économique de 14,5% en 2013 et de 4,5% l’an dernier, mais 40% de la population vit toujours dans la pauvreté. Il est devenu ces dernières années le 4e exportateur mondial de #soja, derrière le Brésil, les Etats-Unis et l’Argentine.

    Lire le reportage de Maurice Lemoine paru dans le numéro de janvier 2014, « Le Paraguay dévoré par le soja »
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/01/LEMOINE/49984

    La terre… Dans ce pays de six millions sept cent mille habitants, quelque trois cent mille familles de paysans pauvres en sont dépourvues. Sans remonter aux calendes paraguayennes, c’est à la fin du XIXe siècle que s’est consolidé le modèle du latifundio (grand domaine agricole privé). Sous Stroessner (1954-1989), des surfaces considérables de « terres libres » appartenant à l’Etat et légalement destinées à la réforme agraire, comme à Naranji To, sont réparties entre les amis, les complices, les militaires, les obligés. Qui plus est, à partir de la fin des années 1970 se produit une évolution majeure : venue des Etats du sud du Brésil voisin, l’agriculture mécanisée passe la frontière avec son produit vedette, le soja.

    Un spasme agite les campagnes. Les petits et moyens producteurs qui, historiquement, alimentent le pays gênent l’expansion de ce secteur tourné vers l’exportation. Or il existe de nombreuses manières de chasser les empêcheurs de planter en rond. « La plus simple est de leur acheter la terre, commente l’économiste Luis Rojas. On offre au paysan une somme qu’il n’a jamais vue de sa vie. Il s’imagine que c’est une fortune, part pour la ville, dépense tout en trois ou quatre mois et fait grossir les ceintures de misère, car il n’y a pas de boulot. »

    Et le soja déroule ses serpents de barbelés.