• How Cities Make Money by Fining the Poor - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/01/08/magazine/cities-fine-poor-jail.html
    https://static01.nyt.com/images/2019/01/13/magazine/13mag-Debtor-image1/13mag-Debtor-image1-facebookJumbo.jpg

    The Federal Reserve Board has estimated that 40 percent of Americans don’t have enough money in their bank accounts to cover an emergency expense of $400.

    Et pourquoi ces #amendes ?

    Why they do so is in part a matter of economic reality: In areas hit by recession or falling tax revenue, fines and fees help pay the bills. (The costs of housing and feeding inmates can be subsidized by the state.) As the Fines and Fees Justice Center, an advocacy organization based in New York, has documented, financial penalties on the poor are now a leading source of revenue for municipalities around the country.

    #sans_vergogne #etats-unis #pauvres #prisons

    https://seenthis.net/messages/750488 via Kassem


  • Les Gilets jaunes et la question démocratique | Samuel Hayat - Science politique - Mouvement ouvrier, démocratie, socialisme
    https://samuelhayat.wordpress.com/2018/12/24/les-gilets-jaunes-et-la-question-democratique

    Face à ce mouvement citoyenniste, qui ira défendre la vieille politique, celle des partis et des élu.e.s ? A part ceux qui sont payés pour, gageons qu’il y aura peu de monde. C’est que la #politique_partisane se trouve déjà fortement affaiblie, et ce de longue date. D’abord, le conflit partisan s’est émoussé : vu du dehors du monde des professionnel.le.s, il n’y a plus, depuis longtemps, de différence significative entre la #droite et la #gauche, qu’il s’agisse de l’origine sociale des candidat.e.s ou de la nature des politiques menées. Partout, avec quelques nuances indéchiffrables pour le plus grand nombre, on trouve la même marchandisation des services publics, les mêmes manœuvres de séduction adressées aux capitalistes pour attirer leurs précieux investissements, le même zèle à limiter les #libertés_publiques, surarmer les forces de l’ordre, enfermer les #pauvres et expulser les #étranger.e.s. A cette neutralisation du conflit politique s’ajoute le dépérissement des partis comme moyens d’inclusion de la masse des citoyen.ne.s dans la politique partisane : le nombre d’adhérent.e.s des partis ne cesse de chuter, comme celui des syndicats ou de tous les outils habituels (comme la presse militante) de socialisation à la politique partisane. Dans ces conditions, qu’est-ce qui pourrait s’opposer à la démonétisation de cette conception de la politique ? Les tenants mêmes du pouvoir, les professionnel.le.s de la politique, semblent ne plus croire aux possibilités de l’action politique, et répètent avec diverses modulations qu’il n’y a pas d’alternative au néolibéralisme. Pourquoi alors défendre leur jeu, si de leur propre aveu, il n’a plus d’enjeu ? Cette perte de sens de la politique partisane a permis à un simple conseiller économique, un technicien ignorant des usages de la politique partisane, Emmanuel Macron, de devenir ministre puis président, en répétant à l’envi transcender les clivages et en refusant de s’appuyer sur les partis existants – il préfère en créer un, portant ses initiales, un artifice marketing bouffon qui aurait dû immédiatement lui enlever tout crédit si le système partisan avait gardé un tant soit peu de sens de sa dignité. Comment Emmanuel Macron pourrait-il, lui qui s’enorgueillissait hier d’avoir mis à genoux l’ancien système, le vieux monde, en appeler aujourd’hui à la mobilisation pour sauver ce même système et ses affrontements désormais vides de sens ? D’où son silence, la position impossible dans laquelle il est, et l’usage disproportionné de la répression face à un mouvement qui lui doit tant et qui, par bien des aspects, en est comme le reflet inversé[8].

     

    #Citoyennisme et #néolibéralisme

    Car c’est bien là qu’est le problème : la politique citoyenniste puise sa force dans le mécontentement justifié vis-à-vis de la politique partisane et dans une longue histoire de l’aspiration démocratique, mais aussi dans la montée en puissance des cadres de pensée du #gouvernement_des_expert.e.s, de tous ceux qui veulent remplacer la politique (politics) par une série de mesures techniques (policies), néolibéraux en tête. Le mouvement des #Gilets_jaunes s’oppose aux technocrates, mais il en reprend largement la conception péjorative de la politique partisane et la manière de penser l’action publique. Le #référendum est le pendant démocratique du macronisme qui nous disent tous les deux qu’il faut en finir avec les idéologies : l’un comme l’autre réduisent la politique à une suite de problèmes à résoudre, de questions auxquelles répondre. Certes, il n’est pas équivalent de dire que ces questions doivent être résolues par des experts ou par les citoyens ; le citoyennisme propose bien une démocratisation, mais c’est la démocratisation d’une conception de la politique qu’il partage avec les néolibéraux. Le monde des citoyennistes est un monde homogène, peuplé d’individus qui ressemblent à s’y méprendre à ceux des économistes néoclassiques : on les imagine aller lors des référendums exprimer leurs préférences politiques comme les économistes imaginent les consommateurs aller sur le marché exprimer leurs préférences, sans considération pour les rapports de pouvoir dans lesquels ils sont pris, les antagonismes sociaux qui les façonnent.

     

    Mais comme chez les économistes, cette représentation de la citoyenneté est un mythe – agissant mais trompeur, agissant parce que trompeur. L’image du peuple décidant par référendum ou par le biais de délégué.e.s tiré.e.s au sort vient recouvrir l’aspect irréductiblement conflictuel de la politique, sa possibilité guerrière. Il n’y a rien ici de nouveau : l’historienne Nicole Loraux a déjà montré comment ce type de discours, dans l’Athènes démocratique, glorifiant l’unanimité du peuple et le caractère réglé de ses institutions, venait masquer l’autre aspect de la politique démocratique, le conflit (statis), faisant toujours courir le risque de la guerre civile et devant par là être oublié, refoulé[9]. Loin d’être une anomalie de la #démocratie, le conflit en était une possibilité toujours présente, et s’il apparaissait, il était obligatoire pour les citoyens de choisir un parti – l’abstention, signe de passivité et d’indifférence, valait retrait de ses droits politiques. En voulant se débarrasser des partis, au sens des organisations en compétition pour le pouvoir, le citoyennisme met aussi à mal la possibilité d’expression des divisions au sein de la cité. Or l’antagonisme politique, le conflit, est aussi nécessaire à la démocratie, même authentique et déprofessionnalisée, que ne l’est l’inclusion directe de tou.te.s les citoyen.ne.s.

    https://seenthis.net/messages/746854 via colporteur


  • Comment tuer une ville

    Le 29 août 2005, un #ouragan s’abattait sur La #Nouvelle-Orléans, tuant près de deux mille personnes et détruisant des dizaines de milliers d’habitations. Cette catastrophe a permis aux décideurs et aux élites économiques d’expérimenter un urbanisme de la #table_rase, visant à remplacer les pauvres par des touristes. Une méthode dont risquent bien de s’inspirer d’autres dirigeants désireux de tirer profit des tragédies climatiques…

    https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L890xH328/img005-10-3da01.jpg?1543308622#.jpg
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/12/CYRAN/59367
    #New_Orleans #catastrophe_naturelle #urbanisme #touristes #pauvreté #pauvres #vide #géographie_du_vide #climat

    v. aussi
    #Stratégie_du_choc de #Naomi_Klein

    https://seenthis.net/messages/739986 via CDB_77


  • L’assistante sociale dont les signalements ne mènent à rien
    https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20181107.OBS5034/l-assistante-sociale-dont-les-signalements-ne-menent-a-rien.html
    https://media.nouvelobs.com/referentiel/1200x630/16664265.jpg

    ""Les #pauvres, tout le monde s’en fout. Contrairement à ce qui se passe dans les hôpitaux, ils ne menacent pas notre système de santé.""

    Elle dit que si les travailleurs sociaux sont sacrifiés, c’est que leur travail touche à l’essence même de ce qui terrifie la plupart des gens de la classe moyenne : la dégringolade brutale, la mise au ban sociale, le déclassement.

    #guerre_aux_pauvres #surnuméraires

    https://seenthis.net/messages/735162 via Agnès Maillard



  • En Suisse, bataille autour de l’espionnage des bénéficiaires des aides sociales
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/10/11/en-suisse-bataille-autour-de-l-espionnage-des-beneficiaires-des-aides-social
    https://img.lemde.fr/2018/10/11/119/0/4008/2002/644/322/60/0/ce49524_kFKxFLFr-xjejU_scvYP-bUG.jpg
    Surveiller les #pauvres, être complices des #riches : #démocratie nulle part !

    Pour prévenir la fraude aux prestations sociales, la Suisse veut se doter de tous les moyens. Le Parlement a voté une loi qui permet aux institutions de suivre secrètement les personnes soupçonnées de recevoir des aides de manière indue, d’enregistrer leurs conversations, voire de les filmer si elles se trouvent dans un lieu public ou sur leur balcon. L’employé de l’institution ou le détective privé en charge de cette mission pourra même utiliser des outils GPS, à condition d’obtenir une autorisation préalable.

    #guerre_aux_pauvres #rupture_d'égalité #sous-citoyens

    https://seenthis.net/messages/728273 via Agnès Maillard


  • #Radicalisation express - Du Gaullisme au Black bloc
    https://lundi.am/Radicalisation-express-Du-Gaullisme-au-Black-bloc
    https://lundi.am/IMG/arton1497.jpg

    En fait c’est quelques temps après, en #prison, que je réaliserai que la méthode de #provocation par la #violence sous ce mot abject de « maintien de l’ordre » et qui a été utilisé dans les #manifestations est strictement la même que celle utilisée dans les quartiers où vivent les #pauvres depuis plusieurs dizaines d’années (en fait depuis toujours). Je prends conscience que ce n’est pas la #police qui a dérapé mais que ces méthodes sont celles de la police depuis toujours. Et qu’elles sont confirmées par le code pénal sous les accusations de rébellion, outrage etc.

    https://seenthis.net/messages/727401 via Agnès Maillard


  • Joseph Tafiki, l’oeuvre de sa vie pour Saint-Expédit (4) - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/0101762-1061.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1061.png

    « Serviteur des #pauvres », pêcheur, vendeur de pistaches, #, père de 14 enfants... La vie de #JosephTafiki a été bien remplie mais c’est dans un autre registre qu’il trouvera la postérité. Dans le #Sudsauvage, au lieu-dit Mare Longue, Joseph Tafiki a édifié une #chapelle. Rouge et bleue. Dédiée à #SaintExpédit, il ne s’agit pas d’une petite guérite au bord du chemin, mais bien d’une véritable chapelle constituée de trois constructions. L’œuvre de sa vie !

    #laReunion #croyance


  • Économie. Les #inégalités en hausse sur toute la planète

    Un groupe de chercheurs emmené par les Français #Thomas_Piketty et #Lucas_Chancel publie ce jeudi une étude sur cette question de plus en plus débattue. Résultat : les inégalités de richesse ont augmenté presque partout dans le monde depuis 1990.

    https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/2017-12-14_ramses.png?itok=EoT9jQMt#.jpg
    https://www.courrierinternational.com/article/economie-les-inegalites-en-hausse-sur-toute-la-planete
    #monde #riches #pauvres #richesse #pauvreté #monde #statistiques #chiffres

    Site « World wealth and income database » :
    http://wid.world/fr/monde
    #ressources_pédagogiques

    Je ne trouve par contre pas l’étude en question (mais j’ai fait une recherche super rapide)... si jamais tu as un tout petit peu de temps @simplicissimus...

    cc @reka

    https://seenthis.net/messages/652357 via CDB_77


  • Le tiers des français frappés par la pauvreté : 11e baromètre du Secours Populaire Français
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/tiers-francais-frappes-pauvrete-11e-barometre-secours-populair

    La politique imposée par le MEDEF, l’Union Européenne, l’euro, c’est toujours moins de Sécurité Sociale, toujours moins de salaires, toujours plus de précarité. Pourquoi ? pour diminuer les impôts des riches (ISF et cie) et augmenter les impôts des travailleurs (CSG, TVA…) tout en diminuant les aides sociales (APL etc…). En clair les travailleurs doivent […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #5-FRANCE #inégalités #injustice #misère #pauvres #pauvreté #secours_populaires_français


  • Où vivent les pauvres ? L’Insee infirme définitivement la thèse de la France périphérique
    http://www.lagazettedescommunes.com/311993/ou-vivent-les-pauvres-linsee-infirme-definitivement-la-these-d

    Les deux tiers des personnes pauvres vivent au coeur des grands pôles urbains. En livrant la répartition des personnes pauvres par type de territoire (1), l’Insee apporte une réponse détaillée à la question « où vivent les pauvres ? ».

    L’institut permet de quantifier ce qui relevait de l’évidence pour de nombreux d’observateurs : les plus démunis vivent dans les communes les plus peuplées, là aussi où habitent les plus riches , et où les inégalités de revenus sont les plus grandes. Le tiers qui reste vit pour 17 % dans les communes périurbaines, pour 13,4 % dans les petites et moyennes agglomérations ou leurs communes proches (2) et 5,4 % dans les communes rurales isolées. La France périurbaine et rural ne regroupe qu’une minorité de personnes pauvres.

    #pauvres #villes #inégalités

    https://seenthis.net/messages/634170 via colporteur


  • RSA : lorsque la chasse aux pauvres tourne au harcèlement. Témoignage.
    https://mrmondialisation.org/rsa-lorsque-la-chasse-aux-pauvres-tourne-au-harcelement

    En tant qu’allocataire du RSA (et non « bénéficiaire », comme on peut trop souvent le lire et l’entendre), Mélanie a été interrogée par surprise à son domicile pendant plus d’une heure par une inspectrice décidée à dénicher la moindre irrégularité, quitte à fouiller dans sa vie privée et suggérer des relations intimes avec son propriétaire. Par son témoignage, elle a tenu à dénoncer les méthodes utilisées, d’une grande violence psychologique, explique-t-elle. Alors que Mélanie est déjà fragilisée par sa situation, la tournure de son contrôle interpelle. « Le pauvre » semble jugé coupable par défaut de sa situation, et tout est fait pour lui enlever ses maigres moyens de subsistance. Que peut justifier une telle violence morale et de telles atteintes à la vie privée à l’égard de ceux qui souffrent de la précarité dans laquelle ils vivent ?

    https://i0.wp.com/mrmondialisation.org/wp-content/uploads/2017/09/ATD-QM_220x285_Fraudes-2-914ac-1b7ba-e1506691611594.jpg

    #rsa #pauvres #allocations

    https://seenthis.net/messages/633880 via alimielle


  • franceinfo nourrit la haine envers les #pauvres et les étrangers – Journal contre la #PesteBrune
    https://gauchedecombat.net/2017/07/31/franceinfo-nourrit-la-haine-envers-les-roms
    https://gauchedecombat.files.wordpress.com/2017/07/capture47.png

    France Info vient d’inventer un nouveau concept de tri de la misère, entre les bons et les mauvais syriens qui font la manche dans la capitale, en les cartographiant de surcroit.

    #les_mots_me_manquent #à_gerber #pourriture #journalisme

    https://seenthis.net/messages/618980 via odilon


  • Mais que devient l’#argent des #pauvres ? - Une heure de peine...
    http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2017/07/mais-que-devient-largent-des-pauvres.html

    Ce sur quoi insiste Matthew Desmond, et bien d’autres chercheurs, c’est que ces dépenses ne sont pas la cause de la pauvreté : tout au contraire, elles en sont la conséquence. C’est parce que l’on a si peu que tout utilisation vertueuse de son argent, toute tentative d’accumulation, d’épargne, de sauvegarde est vouée à l’échec. Ou plutôt demanderait des sacrifices si importants et si incertains qu’il est beaucoup plus rationnel de ne pas les faire : il vaut mieux se faire un festin de homard aujourd’hui, quitte à avoir faim tout le mois, plutôt d’avoir faim pendant plusieurs années pour pouvoir, peut-être, si la conjoncture et la providence le permettent, si l’on ne se fait pas voler ou tuer avant, si l’on ne tombe pas malade, et si l’on trouve comment faire, stabiliser un tout petit peu sa situation... C’est l’une des discussions centrales d’Evicted, même si elle est éparpillée entre les chapitres et les notes de fin : Matthew Desmond démonte sciemment les arguments autour de la « culture de la pauvreté », l’idée selon laquelle les pauvres seraient pauvres parce qu’ils auraient certains comportements particuliers. Il insiste sur le fait que « la pauvreté, c’est la pauvreté », autrement dit que la situation économique à elle seule permet de comprendre ce que font les individus, qu’elle est une cause avant d’être une conséquence, qu’on n’a pas besoin de la théoriser en lui adjoignant une « culture »... Et que, finalement, si chacun d’entre nous se retrouvait à vivre comme les plus pauvres, il ferait probablement pareil.

    #sociologie

    https://seenthis.net/messages/618810 via Agnès Maillard


  • Décroître pour survivre ? Démolitions et transition énergétique à Vitry‑le‑François - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Decroitre-pour-survivre.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1124.jpg?1498672634
    #décryptage : on va appeler #décroissance et #transition_énergétique le fait de virer les #pauvres de la #ville.
    Whouhahouh : là, je reste sur le cul d’un tel niveau de #propagande !

    la vacance du parc HLM continue à s’accroître (35 % en 2012), de même que la paupérisation de ses locataires. Cette fragilisation continue de son modèle de gestion conduit finalement le bailleur social à solliciter l’aide de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) en 2012, afin d’éviter la faillite. Cette aide implique une restructuration lourde de l’organisme : entrée à son capital d’un acteur régional du logement social ; poursuite des démolitions, notamment dans le parc collectif (tours et barres), conduisant notamment à programmer la démolition de 844 logements dans un quartier qui en compte 1 350 ; recentrage du parc sur la ville-centre et sur son cœur de métier, celui de logeur.

    Par ailleurs, ce contexte d’urgence conduit la municipalité et l’intercommunalité à se rapprocher du bailleur, sur la base d’une restructuration profonde de l’offre de logement et d’un diagnostic partagé liant le redéveloppement de la ville au maintien et à l’attraction des classes moyennes. Comme l’indique un cadre du bailleur : « on avait une fuite de population, donc on voulait conserver ce qu’on avait en fidélisant la classe moyenne » (direction du bailleur, juillet 2015). Fondé sur la recherche de rationalité économique, le diagnostic du bailleur rejoint ici celui de la municipalité, laquelle élabore pour sa part la vision d’une ville structurellement inadaptée car trop longtemps conçue par le patronat autour d’une spécialisation dans le logement ouvrier.

    https://seenthis.net/messages/611075 via Agnès Maillard


  • La #ville intelligente n’aime pas les #pauvres ! | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2017/02/20/la-ville-intelligente-naime-pas-les-pauvres
    /assets/images/logo_ia.png
    La ville moderne n’aime pas les pauvres, les femmes, les bouseux, etc.

    Dominique Alba se fait un peu mordante, en soulignant que le réseau de fibre optique se déploie à l’Ouest de Paris, mais pas à l’Est, hormis notamment autour de Plaine Commune. Les opérateurs ne s’intéressent pas aux gens qui n’ont pas les moyens de se raccorder. Le risque, c’est le développement d’#inégalités territoriales au regard de l’accès lui-même. La Smart City n’aime pas la pauvreté sociale. Qu’offre-t-on comme services au bout de la fibre aux gens, à part d’être chez eux avec leur bouquet de chaîne télé ? On propose des produits finis à des habitants qui n’ont pas d’espace pour bricoler. Ouvrir une capacité de résistance, de résilience, dans un monde qui semble en proposer de moins en moins, c’est certainement ce qui explique le succès de l’urbanisme transitoire que propose le plateau urbain. Reste que si elle ouvre des possibilités, elle ne résout pas le risque de développement et de renforcement de l’inégalité territoriale.

    #territoire
    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/571408

    https://seenthis.net/messages/571578 via Agnès Maillard


  • Americans Are Dying Faster. Millennials, Too - Bloomberg
    http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-10-28/americans-are-dying-faster-millennials-too
    https://assets.bwbx.io/images/users/iqjWHBFdfxIU/i3nA5TQX5j48/v0/-1x-1.jpg

    Plus précisément,

    According to research earlier this year in the Journal of the American Medical Association, a 40-year-old man in the top 1 percent can expect to live 14 years longer than his counterpart in the bottom 1 percent. Education may also make a difference: A college-educated 25-year-old can expect to live a decade longer than a high school dropout of the same age, according to the Population Reference Bureau.

    If you’re trying to figure out how long you’re likely to live, estimates of “average” life expectancy may not be that helpful. That’s getting worse in an age of rising inequality. Great medical care and good fortune may add decades to the lives of the wealthy and educated, while much of the rest of America is left behind.

    #espérance_de_vie #Etats-Unis #inégalités #pauvres #riches #éducation

    https://seenthis.net/messages/537950 via Kassem


  • Teasing : « La rue des allocs » : le bienvenue chez les #pauvres de M6 fait déjà polémique - L’Express
    http://www.lexpress.fr/actualite/medias/la-rue-des-allocs-le-bienvenue-chez-les-pauvres-de-m6-fait-deja-polemique_1

    Le 17 août, M6 diffusera La rue des allocs, un « docu-réalité » tourné dans le quartier de Saint-Leu à Amiens. Un reportage sur la pauvreté qui fait déjà bondir.
    Misérabilisme ou documentaire nécessaire sur la pauvreté ? La rue des allocs, nouveau format « docu-réalité » de M6 sera diffusé le 17 août prochain. 
    Pendant six mois, les équipes de tournage de la chaîne ont suivi certains habitants du quartier #ouvrier de Saint-Leu, à Amiens.

    #allocataires #RSA #Surendettement #travail_au_noir

    https://seenthis.net/messages/512514 via colporteur


  • Disparity in Life Spans of the Rich and the Poor Is Growing - The New York Times
    http://www.nytimes.com/2016/02/13/health/disparity-in-life-spans-of-the-rich-and-the-poor-is-growing.html

    The poor are losing ground not only in income, but also in years of life, the most basic measure of well-being. In the early 1970s, a 60-year-old man in the top half of the earnings ladder could expect to live 1.2 years longer than a man of the same age in the bottom half, according to an analysis by the Social Security Administration. Fast-forward to 2001, and he could expect to live 5.8 years longer than his poorer counterpart.

    New research released on Friday contains even more jarring numbers. Looking at the extreme ends of the income spectrum, economists at the Brookings Institution found that for men born in 1920, there was a six-year difference in life expectancy between the top 10 percent of earners and the bottom 10 percent. For men born in 1950, that difference had more than doubled, to 14 years.

    For women, the gap grew to 13 years, from 4.7 years.

    #Inégalités #pauvres #riches #pays_riches #Etats-Unis #espérance_de_vie

    http://seenthis.net/messages/460427 via Kassem


  • #Ebola illustre le manque de #recherche sur les #maladies des plus #pauvres | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/aide-au-developpement/ebola-illustre-le-manque-de-recherche-sur-les-maladies-des-plus
    http://www.euractiv.fr/sites/default/files/ebola_epidemie_weisshelme.jpg

    L’#épidémie d’Ebola a cependant mis en lumière certains dysfonctionnements du système de recherche sur les maladies touchant les populations pauvres.

    En effet, les premières étapes de développement d’un vaccin contre Ebola ont été franchies il y a plus de dix ans. Mais les épidémies ont généralement affecté des zones rurales des pays en développement et ont systématiquement été maitrisées, rendant ainsi le vaccin non prioritaire pour les #laboratoires.

    « Gavi joue un rôle crucial pour la santé publique en s’assurant que personne ne manque de vaccin suite à un dysfonctionnement du marché, » a reconnu le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, Président du Conseil de Direction de Gavi. « Notre devoir nous impose de faire en sorte que personne ne soit exclu de la vaccination sous prétexte qu’il n’est pas né au bon endroit, ou qu’il ne peut pas payer. »

    L’exemple d’Ebola n’est pas isolé. « La tuberculose est un autre exemple de l’échec de ce modèle de recherche qui laisse de côté les maladies de la pauvreté », explique Bruno Rivallan de Global Health Advocate. « En 40 ans, seules deux nouvelles molécules ont été mises sur le #marché par les laboratoires. Donc les traitements de cette maladie très présente dans les pays en développement n’évoluent pas, alors qu’on voit l’apparition de tuberculoses multi résistantes » déplore-t-il.

    C’est d’autant plus ballot que :

    Le développement d’un vaccin contre Ebola s’annonce d’autant plus urgent qu’au lendemain de la fin de l’épidémie d’Ebola, annoncée par l’Organisation mondiale de la Santé, un nouveau cas a été confirmé en Sierra Leone le 15 janvier.

    http://seenthis.net/messages/452414 via Agnès Maillard


  • Avoir ou devenir un problème social | Pédagogie sociale développement communautaire
    http://recherche-action.fr/intermedes/2015/12/12/avoir-ou-devenir-un-probleme-social

    Les #pauvres, nos ennemis

    Josiane Reymond, pédagogue sociale, et fondatrice de l’association Terrain d’Entente (en Pédagogie Sociale, à Saint – Etienne) a écrit une réflexion forte sur le titre : » Ces pauvres qui deviennent peu à peu les ennemis des #services_sociaux  ».

     

    Elle y développe (...) comment l’impuissance du #Travailleur_Social actuel, pousse inexorablement ses acteurs à s’opposer et à prendre progressivement en grippe les pauvres et #précaires pour qui ils ne peuvent plus rien faire.

    Elle exprime à ce sujet comment ce processus repose sur une inversion extraordinaire : le problème, les problèmes amenés par les personnes qui les subissent font que c’est la victime elle même qui devient le problème.

    Le secteur Social évolue ainsi, au travers de ses pratiques, qu’il identifie de plus en plus les pauvres comme des problèmes au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans l’#impuissance à agir sur les processus d’exclusion, de discrimination et de précarisation ;

    Le manque d’outillages, de possibilités d’agir sur les racines et les causes des phénomènes de destruction des liens sociaux, amène les acteurs du lien social à identifier les publics aux problèmes à éliminer. Dès lors, la pénalisation des victimes est en marche et prendra la forme de « contrats rompus » de « conditions non remplies », d’exclusion des dispositifs ou de simple renvoi vers un monde extérieur où on ne met plus les pieds.

    Il faut bien comprendre cette sourde relation entre l’impuissance où sont rendus les professionnels sociaux par le cours de leurs propres institutions et la tendance à la mise en distance, au refus de prendre en compte ou carrément au renvoi et à la répression des publics qui signent cet échec.

    Une machine à produire les précaires

    C’est à partir d’un tel processus que ceux qui n’étaient auparavant que des pauvres (au sens de manque de ressources ou d’accès aux ressources) sont progressivement construits et produits par le traitement institutionnel lui même comme des précaires qui s’isolent, se replient sur eux mêmes, se renferment sous le coup d’une telle expérience.

    #société_punitive

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  • Logement social parisien : gabegie et usine à gaz à tous les étages | Contrepoints, Nathalie Nafy et h16
    http://www.contrepoints.org/2015/12/16/232962-logement-social-parisien-gabegie-et-usine-a-gaz-a-tous-les-etag

    Depuis des années, le discours est le même : Paris perdrait ses #pauvres et ses #classes_moyennes à cause de propriétaires trop méchants. Il faut donc protéger les #locataires de leurs griffes, ce que s’emploie ensuite à faire le législateur en pondant loi absurde sur loi absurde, quitte à corriger ensuite ses nombreuses erreurs… par d’autres lois. Et comme les autres, sœur Anne, bourgmestre parisienne, est partie en croisade à coup de lois.

    La dernière invention de la #Mairie_de_Paris, le dispositif « #multiloc’ » en est l’illustration la plus absurde puisqu’on prétend ainsi ramener les classes moyennes intramuros en payant les propriétaires pour qu’ils leur louent leurs logements. Et dans le même temps, la mairie a aussi lancé une politique de récupération/expropriation des chambres de bonne inoccupées, au prétexte qu’un million de mètres carrés seraient inutilisés dans les beaux quartiers.
    Toute l’idée derrière ces bricolages législatifs est de pousser à la #mixité_sociale puis de se féliciter bruyamment des dispositifs permettant soi-disant d’y arriver. Sur le site du parti socialiste on se glorifie ainsi qu’un immeuble social de 51 logements ait vu le jour près de la place Vendôme (1er arrondissement) et des Champs-Élysées (8ème). On apprend aussi qu’avenue de La Motte-Piquet au cœur du 7ème arrondissement, la Mairie de Paris a racheté un immeuble à 18.000 euros du m2 afin de faire vingt logements sociaux dont certains avec terrasses et balcons. Il sera possible pour une famille d’obtenir un logement de 89m2 avec vue somptueuse sur la tour Eiffel pour 900 euros par mois, charges comprises.

    Maintenant, le contribuable parisien tiquera peut-être un peu sur le fait de loger quelques familles seulement, sous prétexte de mixité, en pleine crise du #logement et à un tel prix. Par extension, il pourra calculer ce qui lui en coûtera au final lorsque la mairie sera parvenue aux 30% de logements sociaux fixée par la loi SRU, et bien se rappeler ce que scande le communiste [P"c"F] Ian Brossat, adjoint chargé du logement, qui martèle obstinément que « Les #logements_sociaux ne doivent pas être cantonnés dans le nord-est de Paris, nous devons faire de la mixité sociale partout ».

    Encore que la notion de mixité sociale à Paris fait parfois doucement sourire.

    Prenez le dispositif multiloc’, ou celui de réappropriation des chambres de bonne : normalement à destination des « classes moyennes », les petites lignes d’explication dévoilent une version très socialiste de ces dernières. Avec des revenus inférieurs aux plafonds du logement intermédiaire (41 000 euros pour une personne, 62 000 euros pour deux et 90 000 euros pour quatre), on comprend aisément qu’avec l’impératif de gagner trois fois le montant du loyer, ne seront retenus que les locataires les plus aisés et non les plus modestes.

    Quant aux HLM, leur mode d’occupation est très révélateur.

    En 2010 un article de la Tribune nous apprend que

    « (…) dans Paris, 31,4 % des locataires du parc locatif social parisien comptaient à la fin 2007 parmi les 30 % des ménages les plus #riches de France »
    Décidément, le social se niche vraiment à des endroits insoupçonnables. Mieux encore, si l’on s’amuse à lister des politiciens ou des hauts fonctionnaires qui occupent de tels logements, indépendamment de leur tendance politique, on obtient une énumération pléthorique, étayée par des scandales réguliers, que ce soit avec la gauche, avec la droite ou même le centre, personne n’est épargné.

    Un article du Monde de décembre 2013 commençait même un début de liste d’élus parisiens, toutes tendances confondues, en HLM et indiquait que les politiciens concernés « (…) invoquent en général la « précarité » de leur statut et leurs difficultés à se loger dans le privé de ce fait », ce qui ne fera sourire qu’au lendemain d’élections charnières, et encore.

    Il faut s’y résoudre, les chiffres sur l’occupation des logements HLM en région parisienne montrent un curieux paradoxe : en 2011 par exemple, 47% des locataires HLM ont des revenus supérieurs d’au moins 60% au plafond de ressources , alors que dans le parc privé, 36% des locataires ont des revenus inférieurs à ce plafond. En 2009, un des locataires HLM avait même déclaré 256.000 euros de revenus. Ces chiffres sont connus, et même commentés dans un rapport de la Cour des comptes d’avril 2015 qui y souligne que « les bailleurs franciliens ont tendance, pour équilibrer leurs opérations, à privilégier les logements du type prêt locatif social (#PLS), assortis des niveaux de loyers les plus élevés, au détriment des logements de types #PLAI et prêt locatif à usage social, accessibles aux plus modestes. »
    Ce n’est pas tout. Ce même rapport précise ainsi que « les subventions et les efforts se sont concentrés dans les zones où le coût de construction est le plus élevé et le foncier le plus rare. Ces contraintes ont souvent conduit à acquérir et conventionner des logements existants pour leur donner un statut social, sans accroissement de l’offre globale, ni modification du peuplement quand les immeubles étaient occupés. On observe en outre une part importante de petits logements au détriment des logements familiaux, car ils sont comptabilisés de la même manière dans les statistiques. »

    #Ville_de_Paris À #parti_de_notables, politique de la #rente

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  • Inégalités et pauvreté: l’effet solitude - Olivier Galland, Telos
    http://www.telos-eu.com/fr/societe/inegalites-et-pauvrete-leffet-solitude.html

    Les inégalités sont généralement pensées comme étant liées à la position professionnelle : en haut les dirigeants d’entreprises ou les traders, en bas les ouvriers ou les petits employés, au milieu les cadres moyens et techniciens. Cette vision stratificationniste des inégalités conserve bien sûr sa valeur, les inégalités de #revenu entre catégories socioprofessionnelles ou entre salariés et détenteurs de patrimoine et de capitaux restent une question centrale. Pourtant de nouvelles lignes de fracture apparaissent dans la société, qui ne sont plus seulement indexés sur la position professionnelle. Parmi ces nouveaux facteurs de risque, partiellement indépendants du statut social, le développement de la #vie_solitaire tient une place importante. 

    Aujourd’hui en France, d’après le recensement de 2011, 34% des ménages sont constitués d’une seule personne. Dans le nord de l’Europe, ces situations sont encore plus fréquentes : les « #singletons » forment entre 40 et 45% de l’ensemble des foyers ! Mais ce phénomène se développe dans le monde entier. Aux ménages d’une personne stricto sensu, on peut ajouter les familles monoparentales (surtout constituées de femmes vivant avec un ou plusieurs enfants), qui représentent 8,5% des foyers français.

    La progression de la vie solitaire a été spectaculaire : la part des Français concernés (c’est-à-dire vivant dans un ménage de ce type) a plus que doublé de 1975 à 2012 (passant de 8% à 19%). Les #familles_monoparentales étaient quasiment inexistantes en 1975, 8% des Français y vivent dorénavant. Au total, nettement plus d’un quart des Français sont concernés par ces situations. C’est donc loin d’être un phénomène marginal.

    Il y a bien sûr une assez grande #hétérogénéité dans les populations qu’elles touchent. Tous ceux qui vivent seuls ne connaissent pas la #précarité, ni forcément la solitude entendue comme une raréfaction des liens sociaux. Les étudiants, par exemple, qui vivent souvent seuls (40% sont dans ce cas), sont le plus souvent entourés et très fortement aidés matériellement et affectivement par leur famille. Ils ont aussi souvent une vie sociale intense.

    En réalité deux phénomènes ont surtout favorisé le développement de la vie solitaire et contribué à en faire un nouveau problème social : la hausse de la divortialité et le vieillissement démographique associé à la mortalité différentielle des hommes et des femmes. La première cause est bien connue et explique en grande partie qu’un nombre important d’hommes et de femmes dans la force de l’âge vivent seuls (avec ou sans enfants). Si la vie en solo touche les deux sexes, hommes et femmes ne sont pas égaux devant elle. Au début de la maturité (entre 30 et 40 ans) ils sont certes touchés également (20%). Mais progressivement, à mesure qu’elles avancent en âge, les femmes sont de plus en plus surreprésentées dans le contingent des personnes seules. Sans doute les hommes, même relativement âgés, ont-ils plus de facilités à reformer un couple, éventuellement avec des femmes plus jeunes.

    Par ailleurs, en se séparant, les femmes conservent le plus souvent la garde des enfants et il est fréquent alors que leur situation économique devienne précaire. Le taux de #pauvreté des enfants vivant dans une famille monoparentale est de 40%. Autre chiffre spectaculaire : en 2014 28% des allocataires du #RSA sont des personnes seules avec une ou des personnes à charge (le plus souvent des enfants) dont 92% sont des femmes. Parmi les allocataires du RSA socle la proportion de personnes seules avec enfant(s) est encore plus élevée : 34%. Mais les effets délétères de la vie solitaire ne concernent pas que les femmes vivant avec un ou plusieurs enfants : pour preuve 40% des mêmes allocataires du RSA sont des personnes seules sans enfants dont 64% d’hommes. Au total 68% des allocataires du RSA vivent seuls (86% des allocataires du RSA socle) contre seulement 24% de l’ensemble des personnes de 18 à 64 ans ! Il n’est pas besoin de beaucoup d’autres démonstrations pour montrer le lien entre la vie solitaire et la pauvreté. (...)

    On peut légitimement se demander comment une personne seule (si elle n’a pas fraudé dans sa déclaration bien sûr) peut vivre avec 500 euros par mois. Quant aux jeunes sans ressources, ils étaient jusqu’à peu totalement exclus du dispositif. ...

    ...il faudrait aller vers une uniformisation et une individualisation du système d’#allocations de solidarité, voire vers une allocation sociale unique qui diminuerait les coûts bureaucratiques et les #fraudes et assurerait un #revenu décent _aux plus #pauvres_ .

    #bureaucratie #contrôle #tri_des_pauvres

    http://seenthis.net/messages/421428 via colporteur


  • «Les effets inattendus du « dézonage » du Pass Navigo»
    http://transports.blog.lemonde.fr/2015/08/31/les-effets-inattendus-du-dezonage-du-pass-navigo

    70€ le mois, 770€ l’année (dont la moitié remboursée par l’employeur). Valable pour tous les moyens de transport public, d’un bout à l’autre de la région. Le dézonage du #Pass_Navigo (l’ex-carte orange) est présenté par la région #Ile-de-France comme une « mesure de justice sociale », censée profiter aux travailleurs #pauvres.

    (...) Mais à quoi ressemblent ces heureux bénéficiaires ? Si l’on en croit les statistiques de l’Insee, il s’agit essentiellement de cadres, davantage que d’ouvriers et d’employés. En effet, d’après les chiffres des recensements, si « la moitié des salariés travaillent à moins de 8 kilomètres de chez eux », la distance médiane des cadres par rapport à leur bureau est de 9,9 km. Cela signifie que la moitié d’entre eux habite plus loin et l’autre moitié en-deçà. Pour les employés, la médiane est à 5,6 km et pour les ouvriers à 8,2.

    (...) En pratique, les personnes qui perçoivent des revenus à la fois bas et aléatoires, les « vrais pauvres », ne souscrivent à aucun abonnement, qu’ils jugent trop cher. « Ils préfèrent payer leur ticket à l’unité, en cas de besoin, et donc au prix fort », expliquait, en mars, Eric Chareyron, directeur de la prospective de Keolis.

    (...) Les habitants des régions voisines (Centre, Nord-Picardie, Normandies, notamment) qui travaillent en Ile-de-France, ont rapidement fait le calcul. A 70€ mensuels, mieux vaut prendre le #train dans la gare francilienne la plus proche que de choisir sa gare régionale, qui ne bénéficie d’aucun tarif préférentiel. Résultat : les réseaux TER de ces régions subissent un préjudice que l’Ile-de-France évalue à 10 millions d’euros, et compense à hauteur de cette somme.

    #transports_en_commun #transports_publics

    http://seenthis.net/messages/403718 via intempestive