• Le face à face - Les bodycams sur les policiers bruxellois | BX1
    https://bx1.be/radio-chronique/le-face-a-face-les-bodycams-sur-les-policiers-bruxellois

    La Ville de Bruxelles a autorisé la zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles à tester l’installation de bodycams sur les policiers, pour enregistrer leurs interventions. Le débat est ouvert dans Toujours + d’Actu, avec Alexis Deswaef, avocat et ancien président de la Ligue des Droits de l’homme, et Vincent Gilles, président du SLFP police.

    #bodycam #CCTV #vidéo-surveillance #surveillance #police #LDH-Belgique

    https://bx1.be/wp-content/uploads/2017/11/Bannière-BX1-Médias-de-Bruxelles-1280x512.jpg

    https://seenthis.net/messages/820998 via etraces


  • Félix Tréguer : « La technopolice progresse partout » - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    https://cqfd-journal.org/Felix-Treguer-La-technopolice

    La « Smart City », nouvelle coqueluche des municipalités avides de gestion déshumanisée de l’espace public, n’est en rien intelligente. C’est avant tout un terrain idéal de surveillance et de gestion des populations par des édiles obsédés par le tout-sécuritaire. Alors que ce modèle se développe un peu partout dans l’Hexagone, état des lieux avec Félix Tréguer, l’un des soutiers de la campagne Technopolice, qui vise à alerter et mobiliser sur la question. En matière de luttes concrètes pour un Internet libre, (...)

    #algorithme #CCTV #drone #Linky #SmartCity #biométrie #police #censure #facial #reconnaissance #data #prédiction #vidéo-surveillance #GAFAM #surveillance #CNIL #LaQuadratureduNet #TAJ (...)

    ##TES

    https://seenthis.net/messages/821017 via etraces


  • A quoi sert la gréve ?
    [part1] A faire un boulot de dingue que nos « patrons » ne nous demandent pas ;) Voir par exemple la base de données caféïnée par Maxime Reynié : MAINTIEN DE L’ORDRE

    Doctrine | Grenades | Lanceurs | Effectifs
    Tout comprendre sur le maintien de l’ordre
    http://maintiendelordre.fr
    http://maintiendelordre.fr/wp-content/uploads/2019/12/MATRAQUE-LBD-1-731x1024.jpg

    Ce site a pour objectif d’apporter le plus d’informations possible sur le maintien de l’ordre français pour que tout le monde puisse s’y documenter et le comprendre facilement. Il sera régulièrement mis à jour pour apporter les dernières informations et modifications sur les éléments du maintien de l’ordre.

    Précisions de @Maxime_Reynie sur twitter :

    Ce n’est pas entièrement fini, il doit rester plusieurs coquilles me connaissant mais voilà, c’est un début ❤️
    On va dire que c’est une béta.
    Je compte aussi rajouter l’armement des polices municipales avec les lanceurs 44mm. Comment s’organise le maintien de l’ordre à Paris avec toutes les unités qu’on y retrouve. etc etc etc etc
    Pour ce qui est des coquilles je vous invite à me DM si vous en trouvez. <3 [ou mail sur le site, note]
    Dernière chose. Le site est lent, même très lent. J’ai pris l’hébergement le moins cher par défauts donc ça risque de ramer si vous êtes plus de 2.
    Pour le COUGAR, un équivalent plus petit existe me rappelle @akraland, ça sera corrigé asap
    /.../ Pour « sources et documents » c’est pas complet encore, je dois m’y retrouver dans les 9798678 pdf que j’ai stocké /.../

    https://twitter.com/Maxime_Reynie/status/1216355277416620037

    Bon par contre, contrairement à ce qu’il dit sur twitter, ça n’est pas un wikipedia, sa mise à jour dépend donc uniquement de lui et sa disponibilité !
    Un gros boulot donc qui vient esthétiquement compléter celui du collectif Desarmons-les https://desarmons.net qui est sans surprise sa première source ! Desarmons-les qui lance une initiative essentielle : une collecte transparente pour les mutilé-e-s : https://desarmons.net/index.php/2019/01/13/collecte-de-desarmons-les-pour-les-blesse-es-par-des-armes-de-police (je vais faire un billet à part pour plus de visibilité)

    #maintien_de_l'ordre #armes #armes_non_letales #armement #police #CRS #repression #violences_policieres #flashball #LBD #grenades #lacrymo #Maxime_Reynié

    https://seenthis.net/messages/820252 via ¿’ ValK.


  • Quand des policiers insultent, menacent, puis se croient autorisés à demander à un journaliste d&#x27;arrêter de filmer... pour ne laisser que les images du Service de Propagande de la #Police (SICoP) ? Des sanctions @Place_Beauvau ? #greve11janvier https://twitter.com/T_Bouhafs/status/1216083454959505410 …
    https://twitter.com/vslonskamalvaud/status/1216092546352455680

    Quand des policiers insultent, menacent, puis se croient autorisés à demander à un journaliste d’arrêter de filmer... pour ne laisser que les images du Service de Propagande de la #Police (SICoP) ? Des sanctions @Place_Beauvau ? #greve11janvier https://twitter.com/T_Bouhafs/status/1216083454959505410


  • Témoignage de Charlotte Boniteau, journaliste pigiste, sur un gros chantage et abus de pouvoir de la part de policiers qui ont voulu la forcer à porter plainte :

    [THREAD] Beaucoup d’images sur les violences policières circulent, mon histoire à côté n’est pas si grave. Mais je pense que ce type d’intimidations et de menaces de la part des forces de l’ordre doivent cesser et être dénoncées. On ne doit pas s’y habituer. 1/13 ⬇️

    Dimanche dernier, après une soirée d’anniversaire bien arrosée, ns sortons d’une boîte parisienne vers 6h du mat. Un homme me tend mon portefeuille qu’il venait de me voler. Il m’explique que la police l’a vu et ne veut pas d’ennuis. Je ne me pose pas plus de questions. 2/13 ⬇️

    Quelques minutes après, des policiers de la BAC débarquent et menottent deux personnes. Parmi eux, celui qui m’a volé mon portefeuille. Les policiers ont vu ce qu’il s’est passé et nous demandent si tout va bien.
    Et là… 3/13 ⬇️

    Ils me demandent de porter plainte. Je refuse. Ils insistent. Le ton monte. Je refuse encore. Pas envie de finir ma soirée au commissariat. J’ai récupéré mon portefeuille. L’histoire est close. Mais pas pour eux visiblement. 4/13⬇️

    Ils me menacent : « Si vous ne portez pas plainte, on vous arrête pour état d’ébriété sur la voie publique. » Consciente, je n’apprécie pas la méthode et refuse encore une fois. C’est alors que deux d’entre eux, bien baraqués, me poussent de force dans leur voiture. 5/13 ⬇️

    Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Ils indiquent à mes amis le nom du commissariat où ils m’emmènent. Dans la voiture, ils essayent de me convaincre, d’abord calmement, puis beaucoup plus fermement, de porter plainte pour le vol de mon portefeuille. 6/13 ⬇️

    Je me retrouve vers 7H30 dans un bureau avec un policier. Il commence par m’amadouer, puis me menace, m’intimide. Il passe même par le chantage : il me dit qu’il va me mettre en cellule de dégrisement et qu’il va appeler mes parents. J’ai 22 ans. Bref je résiste. 7/13 ⬇️

    Je ne comprends toujours pas pourquoi il veut me forcer à porter plainte. Sur son ordinateur, alors que je ne dis rien, il commence à rédiger le procès verbal en mon nom. Face à mon entêtement, il finit par me faire patienter à l’accueil du commissariat. 8/13 ⬇️

    Je décide de sortir et retrouve mes amis qui m’ont rejoint en vélib. Dehors, je réalise que les policiers ont gardé ma carte d’identité. Je sonne à l’interphone, je suis polie. Je veux juste récupérer ma CI. Pendant 1h, ils refusent de m’ouvrir. 9/13 ⬇️

    A l’autre bout de l’interphone, ils nous narguent, jouent la montre « encore une demi-heure, on arrive… » Mes amis et moi perdons patience. Deux policiers finissent par sortir. A la porte, nous les supplions pour récupérer ma CI. Ils refusent. Le ton monte de nouveau. 10/13 ⬇️

    Là, un policier sort une bombe lacrymo. Il nous gaze à bout portant. Avec mon pote, on s’effondre à terre, en larmes. On n’arrive plus à respirer. 10 minutes plus tard, le policier de la BAC qui m’avait intimidée dans son bureau sort. 11/13 ⬇️

    Il me tend ma carte d’identité et mon permis de conduire « Tenez mademoiselle, ça vous apprendra à ne pas porter plainte. » 12/13⬇️

    Bilan : il est 9h du mat. On est très choqués. C’est la première fois que ça m’arrive. A la base j’étais juste victime d’un vol de portefeuille. 13/13

    source : https://twitter.com/chaboniteau/status/1215695698403954688
    thread : https://threadreaderapp.com/thread/1215695698403954688.html
    archive : https://web.archive.org/web/20200110232509/https://twitter.com/chaboniteau/status/1215695698403954688

    #temoignage #police #abus_de_pouvoir #abus_policiers #violences_policieres #violences_faites_aux_femmes #chantage

    https://seenthis.net/messages/820044 via ¿’ ValK.


  • Agressé par des policiers cagoulés alors qu’il filmait une interpellation, un motard témoigne

    https://lesinrocks.com/2020/01/03/actualite/societe/agresse-par-des-policiers-cagoules-alors-quil-filmait-une-interpellation
    https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2020/01/03/1448947/width-1125-height-612/tounsibiker2.jpg

    Contacté par Les Inrocks, celui-ci [_Sébastian Roché, chercheur au CNRS spécialiste de la #police_] s’inquiète de la multiplication des phénomènes d’agressivité policière face à des citoyens qui filment leur action, alors que c’est “parfaitement légal”. “C’est inquiétant, car c’est répété, affirme-t-il. Ce n’est pas le fait d’un policier mis sous tension. Il y a une multiplication de ces actes, et il n’y a pas de mise en garde ou de rappel du règlement d’emploi de la police nationale, que ce soit sur le droit de filmer ou sur l’obligation de pouvoir identifier individuellement des agents. C’est dérangeant. C’est comme si le code moral des policiers prévalait sur le droit. Comment des policiers, qui sont censés être des agents de la loi, peuvent faire passer leur propre code moral avant elle ? Cela nécessite qu’on s’interroge.”

    Vidéo originale complète : https://youtu.be/SPJ5NnRXtzU

    #Droit_d'Informer #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #BAC

    https://seenthis.net/messages/818902 via ¿’ ValK.


  • Violences, femmes et handicap - petit guide pour agir

    Face au sujet de violence sexualisée contre une jeune fille autiste j’aimerais partager les informations potentiellement utiles pour d’autres personnes face à un cas pareil.

    Brochure d’explication

    https://femmesautistesfrancophones.com/wp-content/uploads/2019/03/E198156891633.jpg

    Cet outil a été pensé pour des personnes présentant des troubles de la communication sociale. Il s’adresse cependant à tout public. Composé de pictogrammes, il comporte des informations simplifiées pour une facilité de compréhension. Une notice d’utilisation de la brochure suggère des parcours éducatifs et des pistes de travail à destination des familles et des professionne.le.s car l’éducation à la vie affective et sexuelle est le premier moyen de prévenir les agressions et les violences sexuelles.

    –-> https://femmesautistesfrancophones.com/2019/03/02/mon-corps-moi-et-les-autres-prevention-des-violences-sex

    Numéros d’urgence/conseil

    Le 3919 - Violences Femmes Info

    Numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. Appel anonyme et gratuit 7 jours sur 7, de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedi, dimanche et jours fériés.

    –-> http://www.solidaritefemmes.org/appeler-le-3919

    –-> seulement disponible depuis le territoire francais ; l’équivalent allemand :

    Das Hilfetelefon – Beratung und Hilfe für Frauen

    Herzlich willkommen! Das Hilfetelefon „Gewalt gegen Frauen“ ist ein bundesweites Beratungsangebot für Frauen, die Gewalt erlebt haben oder noch erleben. Unter der Nummer 08000 116 016 und via Online-Beratung unterstützen wir Betroffene aller Nationalitäten, mit und ohne Behinderung – 365 Tage im Jahr, rund um die Uhr. Auch Angehörige, Freundinnen und Freunde sowie Fachkräfte beraten wir anonym und kostenfrei.

    https://www.hilfetelefon.de

    –-> Donc si vous n’êtes plus dans le pays dont s’est deroulée la violence et vous ne pouvez pas appeller le numéro d’urgence national c’est une possibilité d’appeller un numéro d’urgence de votre pays de résidence (les numéros d’urgence sont souvent limités au territoire national).

    01 40 47 06 06 - FDFA

    « Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir ».

    Cette association réunit en priorité des femmes en situation de handicap, quelle que soit leur singularité, mais aussi des hommes en situation de handicap et des femmes et des hommes valides partageant les mêmes objectifs.

    Le but de notre association est de lutter contre la double discrimination qu’entraîne le fait d’être femme et handicapée.
    Nous voulons crier haut et fort que nous sommes des femmes et des citoyennes avant d’être « handicapées ».

    Vous allez trouver dans ces pages le panorama de nos activités ; des nouvelles des droits des femmes ; des documents-ressources pour stimuler notre réflexion et notre action…
    Soyez les bienvenu.es !

    –-> http://fdfa.fr/association

    Loi francaise/déclaration à la police

    Information de l’association AFFA

    Bonjour,
    Nous vous rappelons que si vous êtes témoins, c’est votre devoir de citoyen de dénoncer les faits. La non dénonciation d’un crime est punie par la loi Article 434-3 du code pénal
    « Le fait, pour quiconque ayant connaissance de privations, de mauvais traitements ou d’agressions ou atteintes sexuelles infligés à un mineur ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives ou de continuer à ne pas informer ces autorités tant que ces infractions n’ont pas cessé est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. »

    Voici un lien pour vous aider dans votre démarche.
    https://mobile.interieur.gouv.fr/Actualites/Infos-pratiques/Signalement-des-violences-sexuelles-et-sexistes

    –-> https://femmesautistesfrancophones.com

    –-> Attention, les lois différent énormément selon les pays, donc aussi les conseils du personnel qui repond aux numéros d’urgence.

    Réflexion personnelle/conseils/idées pour personnes qui essaient d’agir
    – Aussi la confrontation indirecte avec la violence sexualisée est lourde, prenez soin de vous, partagez les sentiments, réfléchissez ensemble avec d’autres personnes, demandez des conseils aux professionel.les (les numéros d’urgence sont aussi là pour les témoins, la famille, les ami.es).
    – N’agissez pas contre la volonté de la victime (même si la loi francaise cela rend très difficile dans certaines cas ; en fait le contraire de la loi allemande - mais quelle loi est plus utile ? Une « personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse », a-t-elle ne plus le droit à sa volonté en France ? Mais donc en Allemagne, sont les profils mentionnés capable de juger leur situation ? ... ).
    – Réfléchissez à votre motivation d’aider et serez conscientes que tout effort n’a pas toujours d’impact.
    – Pour finir une chanson d’ESTELLE MEYER Pour Toutes Mes Soeurs :

    https://www.youtube.com/watch?v=shX5t1llkd8

    #violence #violence_sexuelle #violence_sexualisée #handicap #femmes #autisme #brochure #numéro_d'urgence #AFFA #FDFA #loi #police #témoin #France #Allemagne #agir

    https://seenthis.net/messages/816458 via -KG-


  • Don’t assume technology is racially neutral

    Without adequate and effective safeguards, the increasing reliance on technology in law enforcement risks reinforcing existing prejudices against racialised communities, writes Karen Taylor.

    https://www.theparliamentmagazine.eu/sites/www.theparliamentmagazine.eu/files/styles/original_-_local_copy/entityshare/33329%3Fitok%3DXJY_Dja6#.jpg

    Within the European Union, police and law enforcement are increasingly using new technologies to support their work. Yet little consideration is given to the potential misuse of these technologies and their impact on racialised communities.

    When the everyday experience of racialised policing and ethnic profiling is already causing significant physical, emotional and social harm, how much will these new developments further harm people of colour in Europe?

    With racialised communities already over-policed and under-protected, resorting to data-driven policing may further entrench existing discriminatory practices, such as racial profiling and the construction of ‘suspicious’ communities.

    This was highlighted in a new report published by the European Network Against Racism (ENAR) and the Open Society Justice Initiative.

    Using systems to profile, survey and provide a logic for discrimination is not new; what is new is the sense of neutrality afforded to data-driven policing.

    The ENAR report shows that law enforcement agencies present technology as ‘race’ neutral and independent of bias. However, such claims overlook the evidence of discriminatory policing against racialised minority and migrant communities throughout Europe.

    European criminal justice systems police minority groups according to the myths and stereotypes about the level of ‘risk’ they pose rather than the reality.

    This means racialised communities will feel a disproportionate impact from new technologies used for identification, surveillance and analysis – such as crime analytics, the use of mobile fingerprinting scanners, social media monitoring and mobile phone extraction - as they are already overpoliced.

    For example, in the UK, social media is used to track ‘gang-associated individuals’ within the ‘Gangs Matrix’. If a person shares content on social media that references a gang name or certain colours, flags or attire linked to a gang, they may be added to this database, according to research by Amnesty International.

    Given the racialisation of gangs, it is likely that such technology will be deployed for use against racialised people and groups.

    Another technology, automatic number plate recognition (ANPR) cameras, leads to concerns that cars can be ‘marked’, leading to increased stop and search.

    The Brandenburg police in Germany used the example of looking for “motorhomes or caravans with Polish license plates” in a recent leaked internal evaluation of the system.

    Searching for license plates of a particular nationality and looking for ‘motorhomes or caravans’ suggests a discriminatory focus on Travellers or Roma.

    Similarly, mobile fingerprint technology enables police to check against existing databases (including immigration records); and disproportionately affects racialised communities, given the racial disparity of those stopped and searched.

    Another way in which new technology negatively impacts racialised communities is that many algorithmically-driven identification technologies, such as automated facial recognition, disproportionately mis-identify people from black and other minority ethnic groups – and, in particular, black and brown women.

    This means that police are more likely to wrongfully stop, question and potentially arrest them.

    Finally, predictive policing systems are likely to present geographic areas and communities with a high proportion of minority ethnic people as ‘risky’ and subsequently make them a focus for police attention.

    Research shows that data-driven technologies that inform predictive policing increased levels of arrest for racialised communities by 30 percent. Indeed, place-based predictive tools take data from police records generated by over-policing certain communities.

    Forecasting is based on the higher rates of police intervention in those areas, suggesting police should further prioritise those areas.

    We often – rightly – discuss the ethical implications of new technologies and the current lack of public scrutiny and accountability. Yet we also urgently need to consider how they affect and target racialised communities.

    The European Commission will present a proposal on Artificial Intelligence within 100 days of taking office. This is an opportunity for the European Parliament to put safeguards in place that ensure that the use of AI does not have any harmful and/or discriminatory impact.

    In particular, it is important to consider how the use of such technologies will impact racialised communities, so often overlooked in these discussions. MEPs should also ensure that any data-driven technologies are not designed or used in a way that targets racialised communities.

    The use of such data has wide-ranging implications for racialised communities, not just in policing but also in counterterrorism and immigration control.

    Governments and policymakers need to develop processes for holding law enforcement agencies and technology companies to account for the consequences and effects of technology-driven policing.

    This should include implementing safeguards to ensure such technologies do not target racialised as well as other already over-policed communities.

    Technology is not neutral or objective; unless safeguards are put in place, it will exacerbate racial, ethnic and religious disparities in European justice systems.

    https://www.theparliamentmagazine.eu/articles/opinion/don%E2%80%99t-assume-technology-racially-neutral

    #neutralité #technologie #discriminations #racisme #xénophobie #police #profilage_ethnique #profilage #données #risques #surveillance #identification #big-data #smartphone #réseaux_sociaux #Gangs_Matrix #automatic_number_plate_recognition (#ANPR) #Système_de_reconnaissance_automatique_des_plaques_minéralogiques #plaque_d'immatriculation #Roms #algorythmes #contrôles_policiers

    –--------

    Pour télécharger le rapport:
    https://i.imgur.com/2NT3jhc.png
    https://www.enar-eu.org/IMG/pdf/data-driven-profiling-web-final.pdf

    ping @cede @karine4 @isskein @etraces @davduf

    https://seenthis.net/messages/816511 via CDB_77


  • Quand la police intervient dans les universités…

    Une #intervention_policière controversée s’est produite, mardi matin, dans les locaux de la fac de lettres de #Brest. Ces derniers mois, les forces de l’ordre sont intervenues dans différentes universités françaises. Des exemples pourtant très différents du cas brestois.

    Quel est le point commun entre Brest, Paris, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Nantes, Nanterre, Rennes ou encore Toulouse ? Réponse : en différentes occasions, la police est intervenue dans les universités de cette petite dizaine de villes depuis une quinzaine d’années.

    De nombreuses interventions policières pour débloquer les universités ces 15 dernières années

    Ces deux dernières années, l’immense majorité de ces interventions policières au sein des universités françaises s’est produite au printemps 2018, alors que les étudiants protestaient contre la loi d’Orientation et de Réussite réformant l’accès à l’enseignement supérieur. À l’époque, de nombreuses facultés françaises s’étaient retrouvées bloquées pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, par les étudiants.

    Certains présidents des universités concernées avaient alors fait appel aux forces de l’ordre afin de déloger les occupants des amphithéâtres, parfois dans des circonstances agitées. Ce fut le cas à Nanterre, par exemple, où sept personnes avaient été arrêtées le 9 avril 2018 à la suite d’altercations avec les forces de police venues débloquer l’établissement concerné. D’autres foyers de contestation importants, comme Montpellier, Grenoble ou Toulouse, avaient là aussi été éteints après la réquisition des forces de l’ordre par les présidents des établissements touchés par le mouvement.

    Ces scènes d’évacuation d’amphithéâtre par les forces de l’ordre s’étaient également produites dans un passé un peu plus lointain, lors des manifestations contre le Contrat Première Embauche (2006), la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU, 2007-2009) ou encore la loi El-Khomri (2016).

    Plus récemment, du côté de Nantes, la police avait également été appelée par le président, Olivier Laboux, pour mettre fin à la contestation d’étudiants protestant contre la hausse des tarifs universitaires pour les étudiants étrangers, dont certains avaient entamé une grève de la faim sur le campus.

    Un cas brestois très particulier

    Autant d’interventions qui, quel que fut leur contexte, ont une différence fondamentale avec celle orchestrée à la fac de Brest, mardi matin : Matthieu Gallou n’avait, de son côté, ni sollicité ni autorisé cette intervention au sein de l’Université de Bretagne occidentale dont il est le président. Une obligation, pourtant, les facultés bénéficiant depuis des siècles de ce que l’on appelle la franchise universitaire, en vertu de laquelle les forces de l’ordre ne peuvent intervenir dans une université qu’à la demande expresse de sa ou son président(e). Raison pour laquelle Matthieu Gallou a annoncé, mardi, avoir écrit au « sous-préfet de Brest, pour lui demander des explications, afin de faire la lumière sur ces faits qui ne correspondent pas à des usages remontant à presque 800 ans ».
    Il existe trois dérogations à ce principe général : le cas du flagrant délit, celui de la catastrophe naturelle (incendie, explosion…) et celle de la réquisition par le procureur en des cas spécifiques.

    https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/quand-la-police-intervient-dans-les-universites-11-12-2019-12455746.php
    #police #université #fac #France #blocage #évacuation #Université_de_Bretagne_occidentale #franchise_universitaire

    https://seenthis.net/messages/815511 via CDB_77


  • https://i.imgur.com/DkdoA0I.jpg
    Un #syndicat français de policiers diffuse une liste de journalistes présentés comme des ennemis de la police nationale

    Le #Syndicat_Indépendant_des_Commissaires_de_Police (#SICP) a diffusé, le 7 décembre 2019, un message sur le réseau social Twitter désignant nommément cinq journalistes français (#David_Dufresne - @davduf, #Taha_Bouhafs, #Gaspard_Glanz, « #Le_Général » et #Alexis_Poulin) comme « les principaux acteurs » du « combat anti-Police Nationale », en #France. Les journalistes nommés sont affublés de qualificatifs insultants ("imposteur", « menteur », « harceleur », « usurpateur », « haineux »). Le SICP accuse ces journalistes d’ « alimenter cette haine » et de « se délecter de ce climat », après que la porte du domicile d’un officier de la brigade anti-criminalité (BAC) a été recouverte de slogans hostiles à la police. Plusieurs représentant de la profession, dont la Fédération Européenne des Journalistes, ont dénoncé le caractère intimidatoire et diffamatoire du message du syndicat policier, largement relayé sur Twitter.

    https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/detail-alert?p_p_id=sojdashboard_WAR_coesojportlet&p_p_lifecycle=0&p_p_col_id=c
    #intimidation #diffamation #presse #journalisme #réseaux_sociaux #police #conseil_de_l'Europe #maintien_de_l'ordre

    Le tweet en question du syndicat policier :
    https://i.imgur.com/bM9xZy4.png
    https://twitter.com/SICPCommissaire/status/1203437519544684544

    https://seenthis.net/messages/815103 via CDB_77


  • Hess, nouveau (auto) média vidéo mêlant Histoire, Économie & Sciences Sociales.
    (clin d’oeil à l’expression « C’est la hess » qui vient d’un mot arabe, hessd, signifiant « volonté de nuire ».)

    +> // DÉCRYPTE#1 // avec Geoffroy de Lagasnerie
    De l’importance de questionner les habitudes et les non-dits dans une société, ce qui fait système, ce qu’il faut déconstruire : #violence ? #racisme ? #représentation ? /.../
    https://youtu.be/GepFayXop5I


    https://invidio.us/GepFayXop5I

    +> vidéo précédente, où on retrouve certains des passages décryptés :
    // SANSFILTRE#2 // La #Police
    https://youtu.be/ZTqzh9RfMx0
    https://invidio.us/ZTqzh9RfMx0

    +> première vidéo :
    // SANSFILTRE#1 // L’#Hôpital en colère, une mobilisation historique.
    https://youtu.be/HJ-SHDWKVuE


    https://invidio.us/HJ-SHDWKVuE

    https://seenthis.net/messages/814635 via ¿’ ValK.


  • Chili : les données personnelles de milliers de policiers piratées et diffusées
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/11/12/chili-les-donnees-personnelles-de-milliers-de-policiers-piratees-et-diffusee

    L’administration policière a été la cible d’une vague de piratages, en représailles aux violences commises durant l’état d’urgence. Des informations sensibles ont été dérobées et publiées. Alors que le Chili a été le théâtre d’un important mouvement de contestation en octobre, réprimé dans la violence, des hackeurs ont mis en ligne, le 10 novembre, un annuaire interactif comprenant les données professionnelles et personnelles de plus de vingt-neuf mille carabineros (« carabiniers »), les membres de la police (...)

    #police #data #hacking

    https://img.lemde.fr/2019/11/12/0/30/1326/663/1440/720/60/0/9f55df2_ODYjg_semegcUKEWtJ_ahA0v.png

    https://seenthis.net/messages/810958 via etraces


  • Comment la #police_des_polices protège les siens

    À Marseille, le 8 décembre 2018, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Notre enquête sur ces violences révèle, preuves à l’appui, la #partialité de l’#IGPN, la police des polices, et sa volonté d’enterrer les faits et nier les responsabilités.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/051119/comment-la-police-des-polices-protege-les-siens
    #violences_policières #France #maintien_de_l'ordre #responsabilité

    https://seenthis.net/messages/809659 via CDB_77


  • Comment l’Etat français recrute les femmes au ministère de la culture -
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/07/au-ministere-de-la-culture-les-entretiens-pervers-d-un-haut-fonctionnaire

    « J’ai uriné par terre, quasiment à ses pieds. J’étais humiliée et honteuse » : Claire (1) est l’ une des dizaines de femmes ayant passé un entretien d’embauche au ministère de la Culture avec Christian N., haut fonctionnaire du ministère de la Culture. Comme toutes celles qui ont subi ses agissements et que Libération a retrouvées, une question la hante : « Comment a-t-il pu faire autant de victimes, sans jamais être découvert ? » Dans cette affaire, les chiffres donnent le vertige. Entre 2009 et 2018, plus de 200 femmes - selon une liste qu’il a rédigée lui-même - ont été photographiées et/ou intoxiquées aux diurétiques, à leur insu, au ministère de la Culture puis à la direction régionale des affaires culturelles (Drac) de la région Grand Est. Elles l’ont toutes été par l’ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines au siège du ministère, situé rue de Valois, à Paris. Son but : les pousser à perdre le contrôle et à uriner devant lui.

    #travail #femmes #recrutement #emploi #violences_sexuelles #toilettes #empoisonnement #metoo

    A l’époque, la police, aussi, va refuser de s’intéresser à la situation. En 2015, Marie a tenté de porter plainte quelques semaines après son entretien avec Christian N. Sans savoir alors précisément quoi, la jeune femme est persuadée que quelque chose d’anormal s’est produit lors de la rencontre. Las. Dans un commissariat parisien, elle est éconduite : « Ils ne m’ont pas du tout prise au sérieux. Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte comme ça. » Cette situation perdurera même après la révélation de l’affaire. En mai dernier, le Canard enchaîné publie le témoignage d’une victime sous le titre : « Le parquet saisi d’une histoire à se pisser dessus ». Choquées par cette formulation, plusieurs victimes se reconnaissent néanmoins dans les faits relatés par l’hebdomadaire et décident d’aller porter plainte. Claire a dû convaincre les policiers : « Ils minimisaient en disant que je n’allais pas porter plainte ou déposer une main courante pour avoir fait pipi. J’ai dû leur montrer l’article du Canard enchaîné pour qu’ils me reçoivent. »

    Face à ces difficultés et à l’impossibilité d’obtenir le soutien du ministère, Alizée s’est tournée vers Marlène Schiappa. En juin, la jeune femme l’interpelle sur Twitter. Le compte de soutien à la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, « Avec_Marlene », lui répond. Derrière ce pseudo, il y a une conseillère du cabinet (2). Dans un échange de textos que Libération a pu consulter, cette dernière promet à Alizée de l’aider en la mettant en lien avec Agnès Saal, haute fonctionnaire chargée de l’égalité et de la diversité au ministère de la Culture. Contactée par Libération, la conseillère n’a pas donné suite. « Depuis, elle ne m’a jamais recontactée. J’ai relancé le cabinet de Marlène Schiappa début juillet, mais ils ne me répondent plus du tout, regrette Alizée. Moi, je suis suivie psychologiquement, mais pour toutes les autres victimes, on fait quoi ? »

    #police #injustice #déni #omerta

    Le titre de cet article existe en plusieurs versions.
    Sur le papier « un sérial voyeur au ministère de la culture » #euphémisme
    Sur la version web « Au ministère de la Culture, les entretiens pervers d’un haut fonctionnaire ». #pornification
    #ligue_du_lol #male_gaze

    https://seenthis.net/messages/809980 via mad meg


  • Le #Pentagone attribue un contrat de 10 milliards à #Microsoft
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/26/le-pentagone-attribue-un-contrat-de-10-milliards-a-microsoft_6016976_3234.ht
    https://img.lemde.fr/2019/10/21/292/0/3500/1750/1440/720/60/0/fdc9495_FW1_EU-DATAPROTECTION-MICROSOFT_1021_11.JPG

    Malgré le vent de critiques soufflant sur la #Silicon_Valley à propos des #collaborations avec l’#armée ou la #police, Microsoft et Amazon avaient, peu après le retrait de Google, défendu leur participation à l’appel d’offres. « Tous ceux qui vivent dans ce pays dépendent de la puissance de sa défense », avait écrit dans un billet de blog Brad Smith, le président de Microsoft. Le patron d’Amazon Jeff Bezos avait estimé de son côté que le pays serait « en difficulté » si « les grandes entreprises de technologie tournaient le dos au ministère de la défense américain ».

    #GAFAM

    https://seenthis.net/messages/807967 via Kassem


  • Dans les affaires de féminicides, les alertes négligées par les forces de l’ordre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/21/feminicides-face-aux-signaux-d-alerte-les-rates-et-l-indifference-des-forces
    https://img.lemde.fr/2019/10/18/1775/0/3543/1767/1440/720/60/0/9e0d000_WxMLgbUX9j_Vl_TOdtLs7pFV.jpg

    Parmi les 120 femmes tuées en 2018, un tiers avait déposé une plainte ou une main courante. « Le Monde » poursuit son enquête pour mettre en lumière les éventuelles failles dans la prise en charge des victimes.

    Journal de référence oblige, hein...

    #féminicide #police #impunité

    https://seenthis.net/messages/807861 via Antonin


  • #Politique : sécurité intérieure & maintien de l’ordre
    |> Comment le ministère de l’Intérieur veut s’adapter à la « subversion violente »
    |+|> cas pratiques ce week-end : comment la #Police maintient, non pas l’ordre, mais la terreur.

    Tout d’abord, lecture de l’article de Jean-Dominique Merchet [qui prépare] L’Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/politique/comment-ministere-l-interieur-veut-s-adapter-a-subversion-violente-198969
    https://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/styles/w_838/public/styles/paysage/public/images/2018/06/_black_bloc_sipa.jpg?itok=p0e-3Z91

    A la menace terroriste est donc venue s’ajouter celle de la « subversion violente ». C’est dans ce contexte décrit par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, que se prépare le Livre blanc sur la #sécurité_intérieure. Annoncé en juin dernier par le Premier ministre, ce document devrait être rédigé d’ici à la fin de l’année et servir de base à une loi de programmation. Le précédent livre blanc sur la « sécurité publique » date de 2011, alors qu’un autre, spécifiquement consacré à la lutte contre le terrorisme remonte à 2006. En plein effort doctrinal, comment l’exécutif aborde-t-il la « sécurité intérieure » ?

    La lecture de l’article fait froid dans le dos mais pour qui a suivi de près l’évolution du #maintien_de_l'ordre ces dernières années et la mutation de ces 3 derniers mois, rien de vraiment surprenant... hélas. Le scandale des #violences_policières, le nombre astronomique de blessures graves du mouvement des #gilets_jaunes a obligé les décideurs politiques à trouver une parade. Oui mais voilà, ils sont dans une panique totale d’une révolte qui les vire du pouvoir et au vu des choix d’orientation politique d’extrême-centre du président des riches, on ne saurait donner tord à ceux qui les font flipper. Ainsi donc au fur et à mesure, les #violences_judiciaires faisant beaucoup moins parler d’elles, c’est vers une répression à deux vitesses que souhaite s’orienter le pouvoir en place, et l’expérience du #G7 semble avoir conforté leur choix : arrêter préventivement, même avec des dossiers vides, même avec la plus parfaite mauvaise foi, des cibles connues ou totalement inconnues, et, ils imaginent, paralyser ainsi les "fomentateurs" de révolte. Un passage dans l’article est particulièrement significatif :

    « Nous avons modifié nos modes d’action opérationnels en un temps record, mais nous devons finaliser la doctrine dans les semaines qui viennent ». Un séminaire de travail sur le « schéma national du maintien de l’ordre » a eu lieu en juin place Beauvau, mais peu de voix critiques y avaient été conviées. Depuis lors, le sociologue de la police Sebastian Roché, qui plaide pour une politique alternative de « désescalade », s’est même vu retirer son cours à l’Ecole des commissaires… Le ministère de l’Intérieure ne manque pourtant pas de plaider pour « la concertation la plus large possible. »

    Ainsi donc ce samedi on apprend deux évènements qui font penser que ce nouvel ordre du maintient est acté :

    – à #Toulouse des observateurs de la LDH se font charger, puis prennent une pseudo leçon de loi par [le préfet ?] parce que l’un d’eux a voulu ramasser un projectile d’arme policière que les avait touchés. C’est la troisième fois qu’ils se font ainsi malmener :
    https://twitter.com/Maxime_Reynie/status/1177984007386140674 + chez @gonzo (mais hélas avec RT comme source) : https://seenthis.net/messages/804242

    – à #Montpellier, c’est Ian B. de Desarmons-les, collectif contre les armes de la police, qui se fait arrêter pour la deuxième fois alors qu’il devait faire une conférence le soir même sur les armes de la police. A cette heure, il n’y a toujours pas de nouvelles.
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1178342218895171586
    Pour mémoire, la fois précédente : https://desarmons.net/index.php/2019/03/30/ianb-revient-plus-precisement-sur-son-arrestation-des-25-et-26-mars-2019-

    Pendant ce temps, le CM du Syndicat Indépendant des Commissaires de Police s’amuse à titiller @davduf / David Dufresne, tranquilou : https://twitter.com/davduf/status/1178376236395089920 , le syndicat Alliance fait des communiqués auxmenaces à peine voilées : https://twitter.com/davduf/status/1178285515730239488 & https://twitter.com/ValKphotos/status/1178294536155611142 et Linda Kebbab continue de se lâcher avec désormais une photo de profil des plus explicites : https://twitter.com/LindaKebbab/photo

    Bref : #ça_pue !

    https://seenthis.net/messages/804271 via ¿’ ValK.


  • UNE HISTOIRE FRANÇAISE DE LA RÉPRESSION D’ÉTAT
    Raphaël Kempf, avocat au barreau de Paris, défend des manifestants et des journalistes victimes de gardes à vue arbitraires, de violences policières ou d’autres atteintes aux libertés.

    Dans un livre paru récemment et intitulé « Ennemis d’État. Les lois scélérates, des anarchistes aux terroristes », il montre comment les lois souvent adoptées sous le coup de l’émotion (attentats, événements violents), présentées comme des réponses nécessaires pour la sécurité générale, aboutissent toujours tôt ou tard à de graves restrictions des droits politiques (liberté d’opinion, de manifestation, d’organisation, de circulation) pour TOUS les citoyens.

    Dans cet entretien, R. Kempf souligne en particulier comment les lois anti-terroristes de 2001, 2014, 2015 et 2017 ou encore la loi anti-casseurs de 2019, exactement comme les « lois scélérates » promulguées en 1893-1894 après des attentats anarchistes, servent en fait à tout autre chose qu’à lutter contre le terrorisme : elles créent des délits d’intention et d’opinion qui permettent d’empêcher les écologistes et tous les opposants en général, en particulier les gilets jaunes, d’exercer leurs droits fondamentaux. Elles représentent ainsi un fort recul de la démocratie en France.
    https://www.youtube.com/watch?v=r9ShmP7heXI


    #GiletsJaunes #Répression #État
    #Histoire #Justice #Police #Politique


  • #Nantes : une vidéo montre un policier en train d’étrangler un manifestant
    | Par Pascale Pascariello pour Mediapart + ajout d’un témoignage direct
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030919/nantes-une-video-montre-un-policier-en-train-d-etrangler-un-manifestant
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/09/03/845380.jpg

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anticriminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.

    Témoin direct de la scène, [Bastien Gruchet] confirme tous les témoignages publiés dans cet article de Mediapart.
    https://www.facebook.com/bastien.gruchet/posts/10215250974734248

    Pris de convulsions puis tombé inconscient alors qu’il était menotté après avoir été étranglé, fouillé pendant que les pompiers le brancardaient.

    A noter que l’agent de la BAC avec le pull gris sur la photo, celui qui a mis la personne interpellée à terre en l’étranglant avec une très grande violence, tient tranquillement une grenade désencerclante dans sa main droite. Il semblerait (à la vue du pull et de la carrure) que ce soit la même personne qui, en 2017, avait passé plusieurs personnes à tabac avec sa matraque télescopique dans un camion de la CGT.
    Et c’est lui aussi qui balance de l’eau au visage sans réaction de sa victime, sans que cela ne l’émeuve.

    La #BAC, et tout particulièrement celle de Nantes, est un véritable danger public. Le fait que la #police soit munie d’une telle brigade en dit long sur ce qu’est cette institution... Le fait qu’elle soit envoyée faire du maintien de l’ordre alors qu’elle n’y est pas formée symbolise ce que l’Etat veut faire des mouvements sociaux : les effrayer et les mater dans la violence. Elle doit disparaître, dans les manifestations et ailleurs.

    Ci-dessous, le texte intégral de l’article (_vu le taf qu’on fait à Nantes sur le sujet, pas envie d’être bloqué-e-s par un #paywal_) :

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.
    À Nantes le 3 août, en marge de la marche blanche organisée en hommage à Steve Maia Caniço, les images d’un homme à terre, hagard, paraissant inconscient, entouré de trois policiers en civil, ont fait le tour des médias et des réseaux sociaux.

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), Bruno Kaïk, 51 ans, perd connaissance et est conduit aux urgences. Trois jours après les faits, la police nationale, par la voix de son service de communication (Sicop), affirme à Libération que ce manifestant avait été hospitalisé « parce qu’il était incommodé par les gaz lacrymogènes ».

    Le ministère évacue de la sorte toute responsabilité policière, nonobstant la parole de la victime qui accuse l’un des policiers de l’avoir « étranglé jusqu’à l’étouffement ».

    Une nouvelle vidéo que Mediapart publie contredit la version du ministère de l’intérieur. Sur ces images, derrière un fourgon, on distingue un policier de la BAC, le visage masqué, qui serre de sa main puis de son bras le cou de Bruno Kaïk. Celui-ci tombe à terre, quasi inanimé.

    Le compte-rendu médical atteste que le « patient interpellé par [la] BAC lors d’une manifestation, a reçu plusieurs coups (…), a présenté une perte de connaissance » et a été « retrouvé inconscient sur la voie publique ». Il souligne l’absence de toute substance toxique qui aurait pu provoquer cet état.

    Le parquet de Nantes vient d’ouvrir une enquête préliminaire à la suite de la plainte déposée par Bruno Kaïk pour tentative d’homicide.

    Contactée par Mediapart, la police nationale nuance désormais sa version initiale. « Un signalement fait par Bruno Kaïk auprès de l’IGPN [Inspection générale de la police nationale] est en cours d’instruction et des éléments complémentaires ont été demandés à la Direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique », assure le service de communication.

    Alors pour quelle raison la police nationale s’est-elle autorisée à communiquer une information inexacte ? Notre question est, à ce jour, restée sans réponse.

    « Ce n’est pas la première fois que j’assiste à des dérives des policiers de la BAC », explique Mathilde, l’auteure de la vidéo, dont l’appartement surplombe une des rues de Nantes régulièrement empruntée par les manifestations.

    Le 3 août, cette professeure des écoles et son conjoint décident de filmer ce qui se passe sous leur fenêtre parce qu’ils aperçoivent « une personne blessée ». Mais un autre événement retient rapidement leur attention. Mathilde observe trois policiers de la BAC : « Ils ramenaient derrière les camions et de façon musclée un homme. Ensuite l’un d’entre eux l’a étranglé et un autre l’a menotté. »

    « J’ai été choquée de voir autant de violence, confie-t-elle. Les policiers ont ensuite fait partir les passants qui filmaient. Seuls mon conjoint et moi, à l’abri dans notre appartement, pouvions continuer à filmer pour témoigner de ces dérives. »

    Mathilde ne peut oublier « l’image de cet homme à terre, menotté, qui haletait pour chercher de l’air. J’ai été très inquiète ensuite pour sa santé parce qu’il a commencé à avoir des convulsions ».

    La gratuité de cette violence a également affligé Grégory. Venu couvrir la marche, ce photographe de 34 ans passait à côté des fourgons de police lorsqu’il a « entendu plusieurs personnes qui demandaient aux policiers d’appeler les pompiers ».

    « J’ai vu cet homme à genoux, quasi inconscient, raconte Grégory. Il avait la bouche ouverte et avait du mal à respirer. J’ai alors demandé une bouteille d’eau à une passante pour la donner aux policiers. »

    L’un des agents de la BAC asperge alors la tête de Bruno Kaïk qui « n’a eu aucune réaction. J’ai été choqué. Et ce qui m’a interpellé c’est que les policiers ne faisaient rien pour lui venir en aide. Ils étaient davantage préoccupés par les témoins et ils nous ont demandé de partir de façon agressive. L’un d’eux me marchait sur les pieds alors que je reculais. C’était absurde. Ils ont même placé un caddie de supermarché devant cet homme pour le cacher », témoigne Grégory.

    Pris de convulsions, Bruno Kaïk sera gardé en observation plusieurs heures à l’hôpital. À sa sortie et après 24 heures de garde à vue, il ressort libre du commissariat sans qu’aucune poursuite ne lui soit notifiée. Le parquet de Nantes n’a pas apporté plus de précisions concernant cette procédure.

    Un policier formateur, qui a aussi fait du maintien de l’ordre et auquel nous avons fait visionner ces images, commente : « Tout d’abord, saisir à une main le cou d’un individu, ce n’est pas une technique référencée au sein de la police. Ensuite, concernant l’étranglement qu’il fait avec son bras, il ne respecte pas la technique de l’étranglement arrière. Cette technique est utilisée comme moyen d’amener un individu d’un endroit à un autre ou pour le neutraliser s’il est très récalcitrant voire dangereux, c’est-à-dire susceptible d’être armé. Or là, non seulement elle est mal maîtrisée mais elle n’est ni adaptée ni justifiée. La personne ne montre ni de signe d’opposition ni de dangerosité. C’est donc disproportionné. »

    Consterné par ces images, ce formateur déplore l’intervention de la BAC sur des manifestations. « Ils ne sont pas formés pour cela et on ne peut que constater les dérives qui en découlent. On ne doit pas s’arrêter à la responsabilité individuelle mais remonter à celle de notre hiérarchie qui décide de mettre des unités non formées sur ces dispositifs. Aujourd’hui, il y a un manque de formation continue dans la police nationale. Elle a quasiment disparu et se limite désormais aux tirs réglementaires, mais le métier de policier est plus complexe et il est impératif de revenir à une formation plus complète. »

    De son côté, un ancien policier de la BAC rappelle, sans les dédouaner, que « ses collègues doivent gérer des violences urbaines et surtout sont habitués à faire du “crâne”, c’est-à-dire le maximum d’interpellations ».

    Ce policier regrette cette évolution du maintien de l’ordre. « Quand vous avez une foule, hostile ou non, qui manifeste et que vous y opposez des spécialistes du maintien de l’ordre, équipés, formés, comme les CRS ou les gendarmes mobiles, la stratégie est de maintenir à distance les manifestants de manière à éviter tout contact direct. Et, à ce moment-là, la foule s’adapte. »

    « Or, depuis quelques années, notamment depuis 2016 et les mouvements contre la loi El Khomri, lors des manifestations, la BAC intervient en première ligne. Ce qui est la plus mauvaise des réponses, car la présence de la BAC n’apaise pas la situation mais engendre des tensions supplémentaires puisqu’il y a une volonté d’interpeller, souvent exacerbée par les ordres de la hiérarchie », déplore-t-il.

    « Aujourd’hui, on met à la tête de dispositifs de maintien de l’ordre des commissaires qui ne sont pas habitués à cela. Ils connaissent mal notamment le cadre d’emploi du LBD [lanceur de balles de défense – ndlr], qui a largement été dévié de son utilisation d’origine. Ces commissaires ont sous leurs ordres des policiers de la BAC dont beaucoup sont équipés de LBD et qui tirent sur tout manifestant un peu plus provocateur ou véhément que les autres. C’est du grand n’importe quoi, explique-t-il. Il est urgent de revenir à la doctrine de maintien de l’ordre fait par des professionnels et surtout dirigé par des spécialistes. »

    Pour Bruno Kaïk, faire le récit de cette interpellation est encore douloureux. « J’ai vécu un véritable cauchemar qui n’en finissait pas », confie-t-il.

    Le samedi 3 août, vers 15 h 30, ce traducteur rejoint avec son fils la marche organisée en mémoire de Steve Maia Caniço. « Très vite, les tirs de lacrymogènes se sont succédé à une cadence infernale. Nous étions pris au piège. D’un côté les nuages de gaz, de l’autre les agents de la BAC qui nous mettaient en joue avec leur LBD. J’ai alors décidé de filmer. Le chaos s’en est suivi. Mon fils a été victime d’un tir dans le dos. Plus tard, un autre manifestant est blessé », raconte Bruno Kaïk qui demande alors aux forces de l’ordre de laisser passer les pompiers afin qu’ils viennent secourir ce blessé.

    « Impuissant, j’étais ulcéré par les exactions répétées des forces de l’ordre. J’ai alors lancé une bouteille vide en direction de policiers cagoulés et casqués qui se trouvaient à quelque trente mètres de moi. Elle a échoué à plusieurs mètres devant eux », assure-t-il.

    Bruno Kaïk ne comprend pas la violence dont il a été victime. « Je n’ai blessé personne. Mon geste n’était que dérision et symbole face aux armes des policiers. Comme seule réponse, je n’ai eu que violence. Agressé sans sommation par-derrière, violemment jeté au sol et étranglé une première fois. Derrière les camions de police, j’ai à nouveau été victime de strangulations. Je ne trouvais plus mon souffle. Je me rappelle avoir hurlé de douleur lorsqu’ils m’ont menotté. Ensuite le silence et le néant. Plus rien. C’est le visage d’un pompier que je verrai lorsque je reprendrai enfin connaissance », explique-t-il.

    « J’ai décidé de faire un signalement auprès de l’IGPN, une semaine après. Le temps de reprendre mes esprits. Et je n’étais pas très convaincu d’un tel procédé. On voit bien comment l’IGPN enterre systématiquement les enquêtes et blanchit les policiers », regrette-t-il en précisant qu’il n’a pas été, à ce jour, contacté par l’IGPN.

    « Non seulement, j’ai eu très peur de la violence de la BAC mais après j’ai été confronté à la violence de la police nationale qui a menti en contestant publiquement les violences que j’avais subies », déplore-t-il.

    https://seenthis.net/messages/799961 via ¿’ ValK.


  • Les chasses à l’homme

    Chasse aux esclaves fugitifs, aux Peaux-Rouges, aux peaux noires ; chasse aux pauvres, aux exilés, aux apatrides, aux Juifs, aux sans-papiers : l’histoire des chasses à l’homme est une grille de lecture de la longue histoire de la violence des dominants. Ces chasses ne se résument pas à des techniques de #traque et de #capture : elles nécessitent de tracer des lignes de #démarcation parmi les êtres humains pour savoir qui est chassable et qui ne l’est pas. Aux #proies, on ne refuse pas l’appartenance à l’espèce humaine : simplement, ce n’est pas la même forme d’#humanité. Mais la relation de chasse n’est jamais à l’abri d’un retournement de situation, où les proies se rassemblent et se font chasseurs à leur tour.
    Si la chasse à l’homme remonte à la nuit des temps, c’est avec l’expansion du #capitalisme qu’elle s’étend et se rationalise. En Occident, « de vastes chasses aux pauvres concourent à la formation du #salariat et à la montée en puissance d’un pouvoir de #police dont les opérations de traque se trouvent liées à des dispositifs d’#enfermement… Le grand #pouvoir_chasseur, qui déploie ses filets à une échelle jusque-là inconnue dans l’histoire de l’humanité, c’est celui du #capital. »

    https://lafabrique.fr/wp-content/uploads/2017/05/mp-FLASH_Chasses-667x1024.jpg
    https://lafabrique.fr/les-chasses-a-lhomme
    #exploitation #chasse #chasses #chasse_à_l'homme #livre

    En lien avec la question des #migrations, voici le petit extrait du mémoire de master de Sarah Bachellerie (pas encore soutenu), où elle cite le livre de #Grégoire_Chamayou :
    https://i.imgur.com/2Hfh2bN.png

    #asile #réfugiés

    https://seenthis.net/messages/798751 via CDB_77


  • A lire absolument ❗

    A propos de la flic infiltrée débusquée au contre-sommet du #G7

    « Nous sommes donc loin d’avoir affaire à une simple indic de la police, comme il y en a bien sûr ici et là. Cette personne organisait, impulsait et poussait à des actions ; elle mettait en relation des gens afin que la police puisse procéder à des arrestations. C’est l’État qui organisait ses coups de filet... »

    https://nantes.indymedia.org/articles/46321 #NoG7 #G7EZ #g7welcometoparadise #infotraflicsG7 #police #infiltration

    https://seenthis.net/messages/798716 via ¿’ ValK.


  • « Les violences policières découlent directement de la volonté des gouvernants d’annihiler toute contestation »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/08/02/les-violences-policieres-decoulent-directement-de-la-volonte-des-gouvernants
    https://img.lemde.fr/2019/08/02/300/0/3600/1800/1440/720/60/0/15f6417_PsKzeqJkd5Uz70b34-YngeoU.jpg
    Lors de l’acte XXIII des « gilets jaunes », à Paris, le 20 avril 2019. ZAKARIA ABDELKAFI / AFP

    Tribune. Les violences policières de ces derniers mois en France, dénoncées de toute part, ont été et sont toujours niées par ceux qui détiennent le pouvoir. Elles sont aussi toujours légitimées et justifiées par l’institution policière elle-même, à commencer par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), qui ne sanctionne que très rarement – pour ne pas dire jamais – les auteurs de violences, mortelles ou non mortelles.

    A défaut d’invoquer à chaque fois la légitime défense, qui est le principal fondement à l’usage des armes par la police, ses rapports et conclusions soulignent, pour la plupart, la nécessité de l’emploi de la force et son caractère proportionné, si ce n’est n’imputent la responsabilité des blessures et des décès aux victimes elles-mêmes.
    Dans le cadre du maintien de l’ordre, et c’est ce que montre de manière exemplaire le rapport relatif à la mort de Steve Maia Caniço, mort noyé à la suite d’une intervention policière dans la nuit du 21 juin au 22 juin, à Nantes, non seulement les agents sont toujours censés avoir « bien agi », avec discernement et professionnalisme, mais les violences sont constamment justifiées par les troubles à l’ordre public. Les déclarations de celles et ceux qui gouvernent, alliées à l’impunité dont bénéficient les policiers, tendent ainsi à étouffer les possibles scandales liés à ce que l’on peut appeler des « bavures », et à faire comme si elles n’avaient pas existé.

    Pour autant, personne ne peut raisonnablement ignorer les violences qui se déroulent depuis octobre 2018 dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes » : la mort de Zineb Redouane, atteinte au visage par un tir de grenade lacrymogène le 1er décembre à Marseille, et dont l’auteur n’a toujours pas été identifié ; des milliers de blessés, des centaines de mutilés, sans compter toutes les personnes contrôlées, nassées, gardées à vue et arrêtées.

    Des violences qui font système
    Ces violences ne sont pas des actes isolés, encore moins le fait d’une addition d’initiatives individuelles, qui ont pu exister par ailleurs. Elles font système et sont une réponse à des ordres, soit de la hiérarchie policière, soit des préfets. Et, sans rejouer indéfiniment l’opposition Papon/Grimaud, c’est-à-dire entre un préfet très répressif responsable du massacre du 17 octobre 1961 et des morts du métro Charonne et un autre qui a sans doute évité le pire pendant Mai 68, il n’en reste pas moins que la trajectoire des préfets, leur histoire, leur « style » de maintien de l’ordre et la conception qu’ils en ont sont déterminants dans le traitement policier des manifestations de rue.

    Or, les préfets dépendent hiérarchiquement du pouvoir exécutif, qui peut les sanctionner en cas de « faiblesse », rarement pour la raison inverse. Le préfet Delpuech a ainsi été limogé de la préfecture de police à la suite à l’acte XVIII du mouvement des « gilets jaunes » et des dégradations sur les Champs-Elysées. Mais c’est dire également que le degré de brutalité policière, et donc le nombre de blessés et de morts, dépend des politiques de répression pensées et voulues par les membres du gouvernement. Et, dans le cas des « gilets jaunes », les intentions gouvernementales étaient claires : en finir avec cette « foule haineuse » (Emmanuel Macron), avec ces « factieux » et leurs « complices » (Edouard Philippe), et plus généralement avec toutes ces manifestations qui font le jeu des black blocs et des « casseurs » (Christophe Castaner).

    La compréhension des violences policières nécessite de les réinscrire dans deux stratégies de répression qui tendent aujourd’hui à s’indifférencier : l’antiterrorisme d’un côté et la gestion des mouvements sociaux l’autre. En réalité, la police n’a fait, ces derniers mois, que donner à voir la stratégie française de maintien de l’ordre, caractérisée notamment par la multiplication des corps-à-corps et des charges et par l’usage d’armes dites « de force intermédiaire », dont les grenades de désencerclement et les LBD, par ailleurs reconnus par la réglementation internationale comme « armes de guerre ».
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    Police militarisée
    Produit d’une longue histoire, c’est bien ce maintien de l’ordre qui explique la brutalité à l’œuvre depuis au moins octobre 2018, tandis qu’il se renforce dans le contexte de la multiplication des attentats. En l’occurrence, dès le renouveau de la lutte antiterroriste au milieu des années 1980, la police y tient un rôle central : celui de neutraliser préventivement des individus avant qu’ils ne passent à l’acte, celui d’arrêter tous les suspects pris dans les affaires d’association de malfaiteurs, celui encore de trouver contre eux des éléments à charge dans le cadre d’une justice d’exception. Si ces prérogatives existent toujours, le rôle de la police s’est modifié au gré de la lutte contre le terrorisme dit « islamiste ».

    En raison de la potentialité meurtrière des attentats, dont les agents des forces de l’ordre sont une cible privilégiée, et de l’apparition d’une problématique sécuritaire inédite – « faire mourir » les terroristes –, la police s’est militarisée. C’est ce qu’attestent l’extension de la légitime défense policière, en février 2017, et l’alignement des conditions de tirs policiers sur celles de la gendarmerie – ce qui n’était arrivé en France que sous Vichy et pendant la guerre d’Algérie. On observe ainsi une progressive indistinction entre tâches policières et tâches militaires et un durcissement du maintien de l’ordre.

    A ce titre, la brutalité de la police dans le cadre des récentes manifestations est aussi l’un des effets du renouveau des mouvements sociaux au début des années 2000, par exemple l’apparition des black blocs. On assiste dès lors depuis à une radicalisation de la répression politique et des deux processus qui la caractérisent : la mobilisation de l’ensemble de l’appareil répressif contre les activistes (police, justice, services de renseignement, administration, armée) et l’application de la logique préventive antiterroriste à la gestion du militantisme. Empêcher de militer, de contester et de revendiquer est devenu le socle de cette nouvelle politique répressive. Ainsi, la violence du maintien de l’ordre découle directement de la volonté des gouvernants d’annihiler toute contestation de l’ordre politique, économique ou social.

    #police

    https://seenthis.net/messages/795609 via colporteur


  • Nantes : l’IGPN omet des éléments à charge pour la #POLICE
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010819/nantes-l-igpn-omet-des-elements-charge-pour-la-police

    Les zones d’ombre de l’enquête de l’IGPN sur la mort de Steve Maia Caniço sont patentes. Selon nos informations, le responsable de l’unité de CRS, présent sur les lieux, n’a pas été auditionné, et l’IGPN n’a pas rendu publiques les conclusions d’un compte-rendu d’opération sur l’appréciation de l’usage de la force. Mediapart en publie un extrait.

    #violences_policières,_Steve_Maia_Caniço,_Nantes
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/08/01/doc-crs.jpg

    https://seenthis.net/messages/795421 via Mediapart


  • #OùEstSteve ? - "Ici un corps dansant s’est noyé !" - Et c’est votre refus d’assumer votre responsabilité, vos mensonges @PoliceNat44, @Prefet44, @Place_Beauvau, @gouvernementFR, qui le noient un peu plus chaque jour depuis 29 jours... #PolicePartoutSteveN
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    ValK. a posté une photo :

    Nantes, le 18 juillet 2019. Depuis samedi 22 juin à 4h40 du matin, Steve Maia Caniço est porté disparu suite à une attaque policière extrêmement violente lors de la fin de la Fête de la Musique, ici même au bord de la Loire, Quai Wilson. Désormais, et devant le déni méprisant des respponsables, la question se pose, partout : OU EST STEVE ? Infos et affiches : frama.link/oueststeve

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    https://seenthis.net/messages/793721 via ¿’ ValK.