• Quand des villes refusent d’être vendues à des multinationales
    https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L271xH400/passerelle20-couv-finalistes-3bc6f-d8e0a.jpg?1582731751#.jpg

    Écrasées de #dettes, poussées à la #marchandisation, les villes sont sommées de se vendre aux multinationales. Mais partout dans le monde, des municipalités cherchent à se réapproprier leur #pouvoir_d’agir.

    Comment les élus locaux et les citoyens peuvent-ils s’opposer à la main-mise grandissante des firmes ? C’est tout l’objet d’une publication inédite, parue ce jeudi 27 février, intitulée Villes contre multinationales, éditée par Ritimo. De la privatisation de l’eau à l’essor d’Airbnb en passant par la « smart city » connectée en 5G, « les villes sont devenues un champ de bataille face au poids croissant des grandes entreprises », peut-on lire en introduction.

    La publication réunit une série d’articles rédigés par des journalistes, des militants, des élus et des chercheurs européens, membres d’Enco, un réseau de médias et d’ONG « qui se consacrent à enquêter et informer sur les entreprises multinationales et leur pouvoir ».

    Un travail qui tombe à pic, à deux semaines des élections municipales : « On espère donner des idées aux candidats et futurs élus, casser ce sentiment qu’il n’y a pas d’alternatives, pas de possibilités de s’opposer aux multinationales », explique Olivier Petitjean, membre de l’Observatoire des multinationales, joint par Reporterre. De l’Espagne au Royaume-Uni, en passant par la Tchéquie et la France, de nombreuses municipalités ont en effet cherché à se réapproprier leur pouvoir d’agir.

    Car il s’agit bien d’une reconquête démocratique. Depuis la crise financière de 2008, « la pression économique et politique sur les villes s’est considérablement accrue, soulignent les auteurs. Nombre d’entre elles se sont retrouvées écrasées de dettes, poussées à vendre des biens, privatiser des services publics, réduire leurs dépenses. » Les fonds financiers en quête de nouveaux placements profitables ont investi le secteur du tourisme et de l’immobilier, mais également celui des nouvelles technologies.

    Laia Forné, sociologue espagnole spécialiste des questions d’urbanisme, de démocratie et de communs, évoque ainsi une « marchandisation des villes » :

    La gouvernance urbaine de nos villes a été basée sur une coopération entre les secteurs public et privé qui a mené à la privatisation de biens fondamentaux comme la terre, le logement, l’eau et le patrimoine municipal, tout en créant des structures de gouvernance opaques et antidémocratiques. Le modèle de gouvernance qui a prévalu était celui de la concession public-privé, où le secteur privé engrange les bénéfices de grands projets spéculatifs tandis que le secteur public en assume les risques. »

    L’un des principaux leviers des firmes réside ainsi dans la spéculation immobilière, comme le raconte Max Carbonell, membre de l’Observatoire de la dette dans la globalisation (ODG), et militant espagnol du mouvement pour le logement. Blackstone, une des multinationales qui possèdent le plus de propriétés (ou « actifs financiers ») au monde, a acquis de nombreux bâtiments à Barcelone, notamment un immeuble dans le quartier de Raval, l’un des plus pauvres de la ville.

    « Blackstone n’y voyait qu’un actif financier sur lequel spéculer et se préparait à mettre les familles à la rue pour pouvoir le revendre – ou le relouer – à un prix bien plus élevé, écrit-il. [Pour Blackstone et d’autres sociétés du même type, le] mode opératoire commun se résume à "buy it, fix it, sell it", acheter, réparer, revendre). »

    Aujourd’hui, les villes du monde sont sommées d’entrer en compétition les unes avec les autres sur le marché international pour attirer le maximum de touristes et d’opportunités d’affaires financières et immobilières possibles (avec tous les secteurs d’activité qui leur sont liés). En d’autres termes : on vend des villes, on vend notre ville, à des investisseurs du secteur du tourisme et de l’immobilier.

    À Barcelone, une mobilisation populaire portée par le Syndicat des habitants du Raval (SHR) a finalement contraint Blackstone à négocier : en 2019, l’entreprise a fini par accepter que les familles restent et paient un loyer modéré, en partie financé par la municipalité.

    Ainsi, la publication Villes contre multinationales diffuse des exemples de luttes locales, souvent longues et difficiles, tant la puissance des firmes apparaît illimitée. En Croatie, le journaliste Igor Lasic explique comment la société Razvoj Golf, porteuse d’un projet de golf géant dans la ville touristique de Dubrovnik, a porté plainte en 2017 contre l’État auprès d’un tribunal d’arbitrage dans le cadre d’un accord de libre-échange, réclamant 500 millions d’euros de compensation pour le blocage de ses projets par un mouvement citoyen.

    À Bruxelles, le chercheur Kenneth Haar relate les manœuvres d’Airbnb auprès de la Commission européenne « pour reprendre la main » face à la contestation croissante des métropoles comme Amsterdam ou Berlin : « La Commission fait depuis lors pression sur les États membres [leur] faisant savoir que les restrictions trop strictes aux activités d’Airbnb et des autres plateformes peuvent contrevenir à la législation européenne ».
    « La "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée »

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

    Le combat des David citadins contre les Goliath multimillionnaires serait-il perdu d’avance ? « La bataille est en cours, dit Olivier Petitjean. Il existe des marges de manœuvre, mais il y a besoin que les villes créent des alliances, échangent leurs idées, fassent contre-poids aux multinationales. » Pour lui, « la transition écologique et sociale est une opportunité pour que les villes sortent de la dépendance aux multinationales. Pour réduire ses déchets, une ville peut décider de s’engager dans une démarche zéro déchet, en impliquant les citoyens, plutôt que de s’en remettre à la construction d’un nouvel incinérateur par une multinationale comme Suez. »

    De fait, les 200 pages de la publication regorgent d’initiatives portées par des villes. Hazel Sheffield, journaliste anglaise, détaille l’histoire de Preston, petite ville de 140.000 habitants dans le nord de l’Angleterre, fortement touchée par la désindustrialisation, qui « a réorienté radicalement ses achats publics pour favoriser le tissu économique et social local, plutôt que les grandes entreprises ». « Les gros contrats, par exemple pour la rénovation du marché de Preston, sont divisés en lots plus petits pour permettre aux PME de répondre aux appels d’offres, et des clauses sociales y sont attachées, comme de garantir aux travailleurs des salaires décents », raconte-t-elle. Bien que les règles européennes, d’inspiration néolibérale, ne soient pas favorables à de telles clauses, « tant que les autorités assurent une procédure équitable, elles peuvent sélectionner les fournisseurs en fonction d’une série de critères dont le prix, mais aussi la qualité, le risque, la valeur sociale et d’autres facteurs », précise la journaliste. Les achats de services, de travaux et de fournitures des villes de l’Union européenne représentent près de 2.000 milliards d’euros par an, soit environ 14 % du PIB de l’Union. « Le potentiel de transformation de ces nouvelles politiques progressistes de marchés publics est donc énorme », note aussi Olivier Hoedeman, co-fondateur du Corporate Europe Observatory.
    L’eau à Grenoble, la gestion des ordures à Naples... Autant d’exemples de remunicipalisation

    Outre les achats publics, la publication met en avant de multiples exemples de (re)municipalisation : l’eau à Paris et Grenoble, les terres agricoles à Mouans-Sartoux ou Vannes, la gestion des ordures à Naples ou la distribution d’électricité dans certaines communes espagnoles.

    Pour la sociologue Laia Forné, cette reconquête n’est possible et durable qu’à travers la mise en place d’un « municipalisme public-citoyens », alliant élus et mouvements sociaux. À Barcelone, le nouveau système qui oblige les grandes développeurs immobiliers à consacrer 30 % de leurs opérations à du logement social, en fournit un bon exemple : « Tandis que la municipalité apportait le savoir-faire technique pour rédiger une législation adaptée, les mouvements sociaux pour le logement ont mobilisé l’opinion publique et exercé une pression politique suffisante pour dépasser les logiques partisanes. » Elle parle également de « co-responsabilité », illustrée par la création du programme barcelonais de « Patrimoine citoyen », dont l’objectif est « de créer des cadres innovants associant citoyens et institutions pour gérer les ressources publiques, y compris les édifices publics, les vergers urbains, l’espace public et certains services sociaux. »

    « Les élus ne peuvent pas tout, les villes sont face à des pouvoirs puissants et riches, conclut Olivier Petitjean. Il est donc essentiel que les municipalités volontaristes soient soutenues par des mouvements sociaux. Il est aussi nécessaire que ces villes se mettent en réseau, s’allient pour peser face aux multinationales. Et surtout, il faut une bonne dose de courage. »

    https://reporterre.net/Quand-des-villes-refusent-d-etre-vendues-a-des-multinationales

    #villes #géographie_urbaine #résistance #multinationales #Barcelone #eau #Grenoble #remunicipalisation #Blackstone #Airbnb #Bruxelles #smart_cities #ville_intelligente #ubérisation #Preston #désindustrialisation #UK #Angleterre #Naples #ordures #Mouans-Sartoux #Vannes #terres #Espagne #municipalisme_public-citoyens #co-responsabilité #patrimoine_citoyen #mouvements_sociaux #réseaux #livre #ressources_pédagogiques #urban_matter

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    Pour @etraces :

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

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  • Pauvreté: la misère des indicateurs

    Alors que l’#ONU s’était félicitée de la diminution de l’#extrême_pauvreté de moitié, la pauvreté, elle, aurait au contraire augmenté depuis 1990. Tout dépend des critères retenus.

    Eradiquer l’extrême pauvreté et réduire de moitié la pauvreté dans le monde. Tels sont les deux premiers buts que se sont fixés les Nations Unies d’ici à 2030 dans le cadre des Objectifs du développement durable (#Agenda_2030). Est-ce réaliste ? Tout dépend de la façon dont seront calculés les résultats !

    En 2015, l’ONU avait annoncé avoir atteint sa cible fixée en l’an 2000 : l’extrême pauvreté avait été réduite de moitié. Pourtant, son mode de calcul est largement contesté aujourd’hui. Non seulement, il n’est pas aisé de mesurer la pauvreté, mais la méthode choisie peut répondre avant tout à des considérations idéologiques et politiques.

    Selon le multimilliardaire #Bill_Gates, s’appuyant sur les chiffres de l’ONU, le monde n’a jamais été meilleur qu’aujourd’hui. Selon d’autres voix critiques, la pauvreté a en réalité progressé depuis les années 1980. Où est la vérité ?

    Le Courrier a voulu en savoir davantage en interrogeant #Sabin_Bieri, chercheuse au Centre pour le développement et l’environnement de l’université de Berne. La spécialiste était invitée récemment à Genève dans le cadre d’une table ronde consacrée à la lutte contre la pauvreté, organisée par la Fédération genevoise de coopération.

    L’ONU s’était félicitée de la réduction de l’extrême pauvreté de moitié (Objectifs du millénaire). Est- ce que cela correspond à la réalité des faits ?

    Sabin Bieri : Si l’on prend le critère qu’elle a choisi pour l’évaluer (élaboré par la #Banque_mondiale), à savoir un revenu de 1,25 dollar par jour pour vivre (1,9 à partir de 2005), c’est effectivement le cas, en pourcentage de la population mondiale. Mais pour arriver à ce résultat, la Banque mondiale a dû modifier quelques critères, comme considérer la situation à partir de 1990 et pas de 2000.

    Ce critère de 1,9 dollar par jour pour évaluer l’extrême pauvreté est-il pertinent justement ?

    Ce chiffre est trop bas. Il a été choisi en fonction de quinze pays parmi les plus pauvres du monde, tout en étant pondéré dans une certaine mesure par le pouvoir d’achat dans chaque pays. Ce seuil n’est vraiment pas adapté à tous les pays.

    Et si une personne passe à trois dollars par jour, cela ne signifie pas que sa qualité de vie se soit vraiment améliorée. De surcroît, la majeure partie de cette réduction de l’extrême pauvreté a été réalisée en #Chine, surtout dans les années 1990. Si on enlève la Chine de l’équation, la réduction de l’extrême pauvreté a été beaucoup plus modeste, et très inégale selon les continents et les pays. On ne peut donc plus s’en prévaloir comme un succès de la politique internationale ! L’extrême pauvreté a beaucoup augmenté en #Afrique_sub-saharienne en particulier.

    Tout cela est-il vraiment utile alors ?

    Il est pertinent de parvenir à une comparaison globale de la pauvreté. Je vois surtout comme un progrès le discours public qui a émergé dans le cadre de ces Objectifs du millénaire. La réduction de l’extrême pauvreté est devenue une préoccupation centrale. La communauté internationale ne l’accepte plus. Un débat s’en est suivi. Accepte-t-on de calculer l’extrême pauvreté de cette manière ? Comment faire autrement ? C’est là que j’y vois un succès.

    Dans ses travaux, le chercheur britannique #Jason_Hickel considère que la Banque mondiale et l’ONU ont choisi ces chiffres à des fins idéologiques et politiques pour justifier les politiques néolibérales imposées aux pays du Sud depuis la fin des années 1980. Qu’en pensez-vous ?

    Ce n’est pas loin de la réalité. Ce sont des #choix_politiques qui ont présidé à la construction de cet #indice, et son évolution dans le temps. La Banque mondiale et le #Fonds_monétaire_international ont mené des politiques d’#austérité très dures qui ont été vertement critiquées. Si on avait montré que la pauvreté avait augmenté dans le même temps, cela aurait questionné l’efficacité de ces mesures. Au-delà, ces #chiffres sur l’extrême pauvreté sont utilisés par nombre de personnalités, comme le professeur de l’université d’Harvard #Steven_Pinker pour justifier l’#ordre_mondial actuel.

    Certains experts en #développement considèrent qu’il faudrait retenir le seuil de 7,4 dollars par jour pour mesurer la pauvreté. A cette aune, si l’on retire les performances de la Chine, non seulement la pauvreté aurait augmenté en chiffres absolus depuis 1981, mais elle serait restée stable en proportion de la population mondiale, à environ 60%, est-ce exact ?

    Oui, c’est juste. Nombre de pays ont fait en sorte que leurs citoyens puissent vivre avec un peu plus de 2 dollars par jour, mais cela ne signifie pas qu’ils aient vraiment augmenté leur #standard_de_vie. Et le plus grand souci est que les #inégalités ont augmenté depuis les années 1990.

    Une mesure plus correcte de la pauvreté existe : l’#Indice_de_la_pauvreté_multidimensionnelle (#IPM). Qui l’a développé et comment est-il utilisé aujourd’hui dans le monde ?

    Cet indice a été créé à l’université d’Oxford. Adapté par l’ONU en 2012, il est composé de trois dimensions, #santé, #éducation et #standard_de_vie, chacune représentée par plusieurs indicateurs : le niveau de #nutrition, la #mortalité_infantile, années d’#école et présence à l’école, et le #niveau_de_vie (qui prend en compte l’état du #logement, l’existence de #sanitaires, l’accès à l’#électricité, à l’#eau_potable, etc.). L’indice reste suffisamment simple pour permettre une #comparaison au niveau mondial et évaluer l’évolution dans le temps. Cela nous donne une meilleure idée de la réalité, notamment pour les pays les moins avancés. Cela permet en théorie de mieux orienter les politiques.

    https://lecourrier.ch/2019/06/13/pauvrete-la-misere-des-indicateurs
    #indicateurs #pauvreté #statistiques #chiffres #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

    ping @reka @simplicissimus

    https://seenthis.net/messages/787633 via CDB_77



  • Pourquoi Matilda ?
    https://matilda.education/app/mod/page/view.php?id=194

    C’est pas déjà sur Seenthis ce site ? Comment ?
    https://matilda.education

    Matilda c’est quoi ?

    Plus de 80 vidéos, accompagnées de ressources pédagogiques, sur les thématiques de l’égalité entre les sexes, dans tous les domaines. Matilda c’est également une plate-forme collaborative qui permet d’échanger des idées, des questionnements et des réalisations.

    Qui est Matilda ?

    L’association v.ideaux est à l’initiative de ce projet. Matilda, née le 1er février 2017, a été conçue grâce à une équipe de plus de 50 personnes, réunion des compétences et de l’enthousiasme d’enseignant.e.s de l’école primaire, collège, lycée, université, de vidéastes, musiciennes, professionnelles du numérique, et d’associations.

    Matilda a été soutenue par qui ?

    Département du développement et de la diffusion des ressources numériques ainsi que par la Direction générale de l’enseignement scolaire du Ministère de l’Éducation nationale, le Ministère de la Culture, et le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes.

    Une plate-forme vidéo éducative sur l’égalité des sexes est-elle encore nécessaire au 21e siècle ?

    Les femmes et les hommes représentent une part presque égale de la population. Il semble légitime de vouloir que l’espace soit partagé de façon égale aussi, que ce soit au niveau économique, culturel, intellectuel, symbolique, spatial, domestique. Il faudrait pour cela sans doute que les droits de l’homme deviennent enfin les droits des êtres humains. Il faudrait aussi que le sexe biologique reprenne sa place, comme simple partie du corps, sans surdéterminer les rôles des un.e.s et des autres dans la société. Ainsi les filles et les garçons pourraient se projeter librement dans tous les champs des savoirs et des pratiques.

    L’égalité, on en parle beaucoup. Beaucoup la souhaitent et pourtant, dans les faits, les résistances sont grandes. Pourquoi ?

    Est-ce simplement un défaut d’imagination, empêchant de se projeter dans un ailleurs qui n’existe pas encore ? Un manque d’optimisme : comment changer ce qui est ancré si profondément et depuis si longtemps ? Ou la difficulté d’admettre que vouloir l’égalité, c’est aussi accepter de renoncer à certains avantages ?

    Notre avenir ?

    Matilda croit dans le pouvoir de l’imagination, de l’optimisme et dans le sens de la justice des êtres humains. C’est donc muni.e.s de ces trois « pouvoirs magiques » que nous vous invitons à rentrer dans l’univers de Matilda avec vos classes (ou autres), à vous approprier nos vidéos et les outils qui les accompagnent (scénarios pédagogiques, quiz, etc.). Cette plate-forme est une co-construction ; nous comptons sur vous pour enrichir ce projet de vos idées et de vos créations dans l’espace collaboratif qui vous est dédié.
    Les jeunes seront les citoyen.n.e.s de demain. L’école n’est-elle pas là pour leur donner les outils et les forces d’être elles-mêmes/eux-mêmes et les capacités de construire un monde juste où il ferait bon vivre ? Matilda aimerait, à son niveau, y contribuer avec vous.

    Et pour finir : d’où vient le nom de Matilda ?

    Du souhait de créer un antidote à l’effet Matilda, qui désigne communément, le déni ou la minimisation systématique de la contribution des femmes à la recherche (en particulier scientifiques), dont les découvertes sont souvent attribuées à leurs collègues masculins. Son nom vient de la militante des droits des femmes américaine Matilda Joslyn Gage, qui a, la première, observé ce phénomène à la fin du XIXe siècle. Cet effet a été mis en lumière en 1993 par l’historienne des sciences Margaret W. Rossiter.

    #pédagogie #ressources_pédagogiques #sexisme #égalité #science #vidéos

    https://seenthis.net/messages/678077 via RastaPopoulos


  • Économie. Les #inégalités en hausse sur toute la planète

    Un groupe de chercheurs emmené par les Français #Thomas_Piketty et #Lucas_Chancel publie ce jeudi une étude sur cette question de plus en plus débattue. Résultat : les inégalités de richesse ont augmenté presque partout dans le monde depuis 1990.

    https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/2017-12-14_ramses.png?itok=EoT9jQMt#.jpg
    https://www.courrierinternational.com/article/economie-les-inegalites-en-hausse-sur-toute-la-planete
    #monde #riches #pauvres #richesse #pauvreté #monde #statistiques #chiffres

    Site « World wealth and income database » :
    http://wid.world/fr/monde
    #ressources_pédagogiques

    Je ne trouve par contre pas l’étude en question (mais j’ai fait une recherche super rapide)... si jamais tu as un tout petit peu de temps @simplicissimus...

    cc @reka

    https://seenthis.net/messages/652357 via CDB_77


  • The true cost

    This is a story about clothing. It’s about the clothes we wear, the people who make them, and the impact the industry is having on our world. The price of clothing has been decreasing for decades, while the human and environmental costs have grown dramatically. The True Cost is a groundbreaking documentary film that pulls back the curtain on the untold story and asks us to consider, who really pays the price for our clothing?

    Filmed in countries all over the world, from the brightest runways to the darkest slums, and featuring interviews with the world’s leading influencers including Stella McCartney, Livia Firth and Vandana Shiva, The True Cost is an unprecedented project that invites us on an eye opening journey around the world and into the lives of the many people and places behind our clothes.

    http://media.meltyfashion.fr/article-2966492-ajust_930-f1451477127/the-true-cost-le-documentaire-sur-l-industrie.jpg
    https://truecostmovie.com
    #film #documentaire #industrie_textile #vitesse #mode #agriculture #coton #travail #exploitation #Rana_Plaza #cotton_Bt #mondialisation #globalisation #ressources_pédagogiques #Inde #Bangladesh #fast_fashion #fashion #santé #Monsanto #OGM #pesticides #fertilisants #suicides #Inde #déchets #Chine #vêtements #habits consumérisme #pollution #eau #cuir #terres

    https://seenthis.net/messages/605525 via CDB_77


  • L’empire de l’or rouge - Enquête sur une industrie aux origines de la mondialisation

    La tomate est le légume le plus transformé par les multinationales de l’agroalimentaire, avides de cette matière première stratégique qu’est le concentré de tomate. Cette enquête au coeur du business impitoyable du fruit le plus consommé au monde retrace la route et l’histoire d’une révolution mondiale de couleur rouge.

    http://static.wixstatic.com/media/14d3ce_70d70eb79d9441628a56c6abeae68695~mv2_d_1275_1650_s_2.jpg_srz_980_1268_85_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srz#.jpg
    https://www.rts.ch/play/tv/doc-du-lundi/video/lempire-de-lor-rouge-enquete-sur-une-industrie-aux-origines-de-la-mondialisation
    #film #tomates #mondialisation #globalisation #ressources_pédagogiques #documentaire #Chine #Italie #USA #Etats-Unis #Californie #Afrique #concentré_de_tomates #agriculture #travail #exploitation #migrations #industrie_agro-alimentaire

    Il y a apparemment aussi un #livre :
    http://www.e-leclerc.com/espace+culturel/produit/l-empire-de-l-or-rouge-enqu%C3%AAte-mondiale-sur-la-tomate-d-industrie,28
    cc @odilon

    https://seenthis.net/messages/596751 via CDB_77


  • Et bien...voilà...le petit #Cartolycée est en ligne. Cela fait bizarre d’avoir un chez soi, mais un chez soi ouvert aux autres, à ceux qui souhaitent aussi partager leurs productions cartos, ou autres.
    Bientôt Adeline devrait venir nous y faire partager son séjour égyptien grâce à ses billets. Peut-être voudrez-vous aussi partager vos constructions.
    Ce site se veut libre, sans restriction d’accès aux contenus des articles...bref, de la vraie #mutualisation.

    Un grand merci à @b_b !! Une incroyable disponibilité et gentillesse !!

    http://www.cartolycee.net/local/cache-vignettes/L1170xH274/siteon0-8f857.png?1469622448

    http://www.cartolycee.net

    #cartographie_scolaire #infographies #pédagogie #ressources_pédagogiques

    https://seenthis.net/messages/524633 via jcfichet


  • Avec ce logiciel vous pourrez, en trois clics seulement, construire un millier de cartes thématiques sur des données statistiques récentes mais aussi anciennes pour pouvoir comparer. Exemple : avec notre Cop 21, vous pouvez créer la carte des émissions de CO2 depuis 1850 jusqu’à nos jours. Et là, vous aurez compris les positions de la Chine, de l’Inde dans les déclarations à la Cop21. Mais vous pourrez aussi construire en 3 clics les terres et les populations se situant sous 5 mètres à partir du niveau de la mer….

    http://clio-carto.clionautes.org/carto_flash_prof-l-espace-mondial.html

    http://clio-carto.clionautes.org/IMG/png/capture_d_e_cran_2016-02-16_a_09.16.13.png

    #ressources_pédagogiques #cartographie #éducation

    http://seenthis.net/messages/463115 via jcfichet


  • Half the World’s Population Lives in Just 1% of the Land [Map]

    This map was created using gridded population data compiled by NASA. Whereas populations are typically broken down by geographic regions such as countries or states, gridded population data divides the world population into a grid of tiny square-shaped cells, without regard for administrative borders.

    http://i2.wp.com/metrocosm.com/wp-content/uploads/2016/01/world-population-in-half.png?zoom=2&resize=604%2C289
    http://metrocosm.com/world-population-split-in-half-map
    #démographie #visualisation #cartographie
    #ressources_pédagogiques

    http://seenthis.net/messages/450779 via CDB_77


  • #Le_grand_A

    L’#Hypermarché est-il un ogre qui dévore et détruit tout sur son passage ou est-il source de développement ? Comment fonctionnent les filières d’approvisionnement ? Les producteurs locaux sont-ils les laissés-pour-compte de ce gigantisme ? Les clients sont-ils les victimes de la guerre économique liée au modèle de #consommation ou en sont-ils les bénéficiaires ? Les hypermarchés sont-ils responsables de la #malbouffe ? Le petit commerce et la vie des centres-villes sont-ils victimes ou coupables de ne pas s’être adaptés ?

    http://www.futuropolis.fr/couv_maxi/9782754810388.gif
    http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790365
    #supermarché #grande_distribution #aménagement_du_territoire #livre #BD #bande-dessinée
    #ressources_pédagogiques

    http://seenthis.net/messages/449848 via CDB_77


  • Plongée dans l’absurde de la #cartographie
    Ça et là apparaissent sur la Toile des cartes qui revisitent des thématiques a priori banales sous un angle d’approche assez insolite.

    Dans ce billet de début d’année, nous en listerons quelques-unes avant de nous attaquer à la réalisation d’une carte qui soulève les océans et immerge les montagnes.

    Attention, tout ce qui suit ne doit pas toujours êtres pris au premier degré.

    http://geotribu.net/sites/default/public/public_res/img/articles-blog-rdp/divers/australie.jpg
    http://geotribu.net/sites/default/public/public_res/img/articles-blog-rdp/divers/africa.png
    http://datagistips.blogspot.fr/2016/01/plongee-dans-labsurde-de-la-cartographie.html
    #visualisation #ressources_pédagogiques
    signalé par @fil

    http://seenthis.net/messages/449097 via CDB_77


  • Le Front national dans les élections, 1973-2015
    http://visionscarto.net/le-front-national-elections

    Titre : Le Front national dans les élections, 1973-2015 Mots-clés : #Extrême-droite #France #Front_national #FN #Élections #Politique Apparition(s) : Carte inédite. Source : Ministère de l’intérieur. Auteur : Philippe Rekacewicz Date : 2015. #ressources_pédagogiques - Collection (...)

    #FN


  • #Chine. A #Rudong, l’échec de la politique de l’#enfant_unique

    Le Parti Communiste Chinois a annoncé, le 29 octobre, la fin de la politique de l’enfant unique, pour “permetttre à chaque couple d’avoir deux enfants comme réponse active au vieillissement de la population”. Rudong a été à l’avant-garde de la politique de l’enfant unique. Résultat : cette ville a aujourd’hui la moyenne d’âge la plus élevée du pays.

    http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_765/public/assets/images/chine-balaban.jpg?itok=ZrBBpNO_
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    #démographie
    #ressources_pédagogiques

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