• Claude François :

    J’aime les filles jusqu’à 17-18 ans, après je commence à me méfier. Dieu si j’ai des aventures au delà de 18 ans, bien sûr, heureusement. Mais après 18 ans, je me méfie parce qu’elles commencent à réfléchir, elles sont plus naturelles. Cela commence même quelque fois avant.

    #amour #hétérosexisme #misogynie #citation #âgisme #sexisme #domination_masculine #grand_homme #prédation #domination #pédophilie

    https://seenthis.net/messages/665398 via mad meg


  • The Dirty War Over Diversity Inside Google | WIRED
    https://www.wired.com/story/the-dirty-war-over-diversity-inside-google
    https://media.wired.com/photos/5a6932fc13a7916ca17dce02/191:100/pass/GoogleHarassment-131586587.jpg

    It began subtly. Coworkers peppered mailing lists and company town halls with questions: What about meritocracy? Isn’t improving diversity lowering the bar? What about viewpoint diversity? Doesn’t this exclude white men?
    (…) That’s when it clicked: perhaps some of her coworkers’ questions had not been in good faith. “We didn’t realize that there was a dirty war going on, and weren’t aware of the tactics being used against us,”

    #trolls #manipulation #racisme #sexisme #transphobie #trumpisme #google

    https://seenthis.net/messages/666209 via Fil



  • « L’Opus Dei est devenue une multinationale financière »  Elodie Blogie | Le Soir (30.01)

    http://plus.lesoir.be/137079/article/2018-01-30/philippe-lienard-lopus-dei-est-devenu-une-entreprise-de-conquete-du-pouv

    Si l’institution catholique est en déclin, son pouvoir économique est immense
    ELODIE BLOGIE Entretien

    Philippe Liénard, juriste de formation, franc-maçon revendiqué (auteur de nombreux ouvrages sur ce thème), publie un livre sur l’Opus Dei. Il tente d’y faire la lumière sur le pouvoir réel de « l’Œuvre ».

    L’Opus Dei est plutôt sur le déclin...
    On observe une chute des vocations de prêtres, car cela implique des contraintes qui ne sont plus compatibles avec une vie au XXI e siècle : porter le cilice, faire cinq prières par jour, etc. Mais c’est précisément car il y a une chute des vocations que l’Opus Dei a multiplié les centres de formation. On en trouve 80 en France, une vingtaine en Belgique. Il y a une volonté de formater la jeunesse. On trouve par exemple deux résidences à Bruxelles, un à Liège, un près de Walcourt, etc. Cela représente quelques centaines de jeunes. Ce qu’on demande à ces enfants en termes de pression scolaire, d’obligations spirituelles est lourd. Or formater la jeunesse, c’est formater l’avenir.

    Au-delà des fantasmes, vous dites que le pouvoir de l’Opus Dei est surtout financier.
    L’Opus Dei est devenue aujourd’hui une multinationale financière très bien structurée. Selon ses statuts, l’Œuvre doit être « pauvre ». Or, l’Opus Dei n’ayant rien mais possédant beaucoup, il y avait une incohérence. La réponse est à chercher du côté de cette galaxie de personnes morales, d’associations, de fondations que l’Opus Dei a développée partout, en Espagne, en France, beaucoup en Suisse, mais aussi en Belgique. Ensuite, à travers ses coopérateurs, l’Opus Dei a pu engranger des sommes extraordinaires. Ces coopérateurs ne sont pas membres ; ils vivent dans la société civile, sont mariés, pères de famille, chefs d’entreprise, mais sont proches des idées de l’Opus Dei et y versent des dons.

    Vous citez les noms d’Etienne Davignon, de Maurice Lippens. Sur quoi vous fondez-vous pour soupçonner qu’ils sont des coopérateurs ?
    Dans les deux cas, je peux développer les sources et faire la démonstration. Je ne le fais pas dans ce livre car je ne voulais pas en faire un livre à scandale. J’ai beaucoup de respect pour ces deux messieurs. S’ils veulent attaquer le livre, ils peuvent le faire. Mais dans l’ouvrage, j’use du conditionnel et de beaucoup de précautions : je ne dis rien qui offre le profil d’une certitude absolue.

    Ces coopérateurs usent de leur position pour faire avancer les idées de l’Opus Dei ?
    En Belgique, l’Œuvre est présente dans le monde judiciaire, dans celui des entreprises, dans la politique aussi, mais de façon marginale, c’est-à-dire uniquement par personne interposée. Dans tous ces cas, les coopérateurs et proches de l’Opus Dei véhiculent évidemment un projet de société particulier et se servent de leur fonction pour le faire aboutir, d’une façon ou d’une autre. L’Œuvre est sortie de son rôle spirituel « pur jus » : c’est devenu une entreprise de conquête d’un pouvoir économique. J’ai chiffré les recettes de l’Œuvre à 100 millions de dollars par jour. L’Opus Dei a compris avant tout le monde que les Eglises avaient une durée de vie et qu’il fallait que l’Œuvre survive à l’Eglise. Or, dans nos sociétés de consommation, le pouvoir de demain appartient à ceux qui ont des sous. Un peu plus de la moitié des entreprises du CAC 40 sont dirigées par des proches de l’Opus Dei. L’entreprise Renault, par exemple, a toujours été dirigée par des proches, voire par des membres, dont certains ne se cachent pas.

    En Belgique, le terreau n’est pas très fertile... Vous comparez – pour mieux les opposer – franc- maçonnerie et Opus Dei. Le lobbying franc-maçon n’a-t-il pas plus de portée que le lobbying opusien ?
    On parle beaucoup de la maçonnerie comme pouvoir d’influence, mais c’est parce que les franc- maçons ne sont pas secrets (contrairement à l’Opus Dei), juste discrets. Si vous connaissiez les difficultés rencontrées par les loges pour payer les factures d’électricité, vous comprendriez qu’on est loin du grand complot mondial. L’Opus Dei, par contre, a développé des structures mondiales. Les tentatives d’être présent sur le terrain politique existent, en Belgique aussi. L’Opus Dei joue-t-il un rôle politique majeur et décisif pour autant ? Non. Mais la Belgique n’est pas une île, elle subit les influences de ses voisins. Il faut comprendre que l’Opus Dei vit dans l’intemporalité. Ils ont tout le temps. Ce qui n’est pas le cas de nos politiques. Je ne connais aucune institution qui ait une telle vision froide, sur le long terme, avec une redoutable efficacité de ramification dans tous les milieux.

    #opus_dei #argent #pouvoir #religion #Michelin #extrême_droite #sexisme #école #France #Suisse #Belgique #Espagne #finance #multinationale #Bilderberg #pouvoir-économique #cac40 #renault #secte #opus_dei #esclavage #traditionalistes

    #etienne-davignon #Commission-européenne #bilderberg #Suez-Tractebel #Brussels-Airlines
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Davignon

    • Président de la Table ronde des industriels européens ( #ERT ), de l’AG et du CA de l’ICHEC Brussels Management School de la Société générale de Belgique, Union minière du Haut Katanga (UMHK), de la Compagnie maritime belge, de la Compagnie des wagons-lits, Recticel, SN Airholding.
    • Vice-président d’Accor, Arbed, Tractebel, Fortis Belgique, Umicore, Sibeka.
    • Membre du conseil d’administration de Anglo American Mining, Gilead Sciences, ICI, Pechiney, Foamex, Kissinger Associates, Fiat, Suez, BASF, Solvay, Sofina, Recticel, CMB, Cumerio, Brussels Airlines, BIAC, Petrofina, Real Software.
    • Président de l’Association pour l’union monétaire en Europe depuis 1991, de la Fondation Paul Henri Spaak et d’EGMONT.
    • Membre de la Commission Trilatérale et de la Fondation Ditchley.
    • Membre du directoire du think tank Centre for European Policy Studies.[1] [archive] Ainsi que président de Friends of Europe, un think tank influent.
    • Président du comité de direction du groupe Bilderberg de 1998 à 2010

    #Maurice-Lippens #suez #total #Bilderberg
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Lippens
    RAPPEL :
    https://seenthis.net/messages/137701
    https://seenthis.net/messages/628373
    https://seenthis.net/messages/407809
     
     
     
     

    https://seenthis.net/messages/665460 via BCE 106,6 Mhz


  • Marseille : Une patiente « accouche » d’un gant et de compresses oubliés par un chirurgien
    http://www.20minutes.fr/sante/2207431-20180123-marseille-patiente-accouche-gant-compresses-oublies-chiru

    Des gants et des compresses à la place d’un utérus. Le 6 avril dernier, Sylvie, 48 ans, se fait opérer à Marseille ( Bouches-du-Rhône) par le docteur Guy Achache pour une hystérectomie, une ablation de l’utérus. Dès son réveil, la patiente se plaint de fortes douleusr. Elle raconte son calvaire à 20 Minutes : « Je n’arrivais plus à uriner et j’avais une pointe du côté droit du ventre. »

    Le chirurgien ne prend pas au sérieux les douleurs dont elle souffre et ne l’ausculte pas, alors qu’elle est toujours hospitalisée. « Il m’a dit que j’étais une douillette et m’a uniquement donnée des antidouleurs », ajoute Sylvie. Jusqu’à sa sortie, elle ne subit aucune échographie, ni aucune auscultation.

    >> A lire aussi : Eure-et-Loir : Un anesthésiste reconnu responsable de la mort d’un enfant de deux ans
    « Comme si j’accouchais »

    Elle regagne finalement son domicile, et reste alitée à cause de ces fortes douleurs. Le lendemain, soit trois jours après l’opération, Sylvie commence à ressentir des contractions.

    « J’avais toujours mal, je suis allée aux toilettes et là, un gant ainsi que des compresses sont sortis dans une mare de sang. C’était vraiment comme si j’accouchais. »

    Toujours dans un état lamentable, elle retourne à la clinique. « Le chirurgien est arrivé comme si de rien n’était, comme s’il venait boire l’apéro à la maison. Il a remis la faute sur les infirmières et s’est empressé de jeter le gant et les compresses. Heureusement, mon mari avait pris une photo », ajoute Sylvie.

    La seule réponse du chirurgien, lorsque la patiente lui demande des comptes après plusieurs jours de souffrance, aurait été la suivante :

    « Si vous n’êtes pas contente, vous n’avez qu’à saisir ma compagnie d’assurances, je suis très bien assuré. »

    Et pour cause, lorsque Me Patrice Humbert, l’avocat de la patiente, contacte l’assurance, il apprend que le docteur Achache est normalement le médecin en charge des expertises.

    >> A lire aussi : Rennes : La patiente a vécu pendant neuf ans avec deux compresses dans le ventre
    « Aucun comptage des compresses »

    Sa responsabilité semble engagée, comme l’explique Patrice Humbert :

    « L’examen du dossier médical démontrera qu’aucun comptage des compresses n’a été effectué après l’intervention alors que le chirurgien disposait d’une check-list de sécurité pour éviter cette grave erreur. »

    La patiente a saisi le président du tribunal de grande instance de Marseille qui a désigné en procédure de référé un expert pour évaluer les fautes ainsi que ses préjudices. « J’espère qu’il sera puni et qu’il ne pourra jamais reproduire ce qu’il m’a fait », clame Sylvie.

    Depuis sa terrible mésaventure, elle est suivie par un psychiatre qui lui prescrit des médicaments pour pouvoir dormir et a été arrêtée près de six mois, en tout. Contacté par 20 Minutes, l’avocat de Guy Achache n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

    #violence_medicale #sexisme_medicale #maltraitance

    https://seenthis.net/messages/662647 via mad meg


  • Catherine Vidal : « Les stéréotypes de genre jouent sur l’attitude des médecins comme des patients » (L’Obs)
    https://www.nouvelobs.com/sante/20180111.OBS0488/les-stereotypes-de-genre-jouent-sur-l-attitude-des-medecins-comme-des-pat

    Les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes. Pourtant elles vivraient en moins bonne santé. Comment l’explique-t-on ?

    Cela s’explique d’abord par la précarité économique. Il faut quand même rappeler que 70% des travailleurs pauvres sont des femmes [chiffres de l’Insee, NDLR]. Elles ont des petites retraites, vivent souvent seules ou dans des familles monoparentales… Face à cette précarité, les femmes vont plus facilement renoncer aux soins.

    Cela peut aussi s’accompagner d’une mauvaise hygiène de vie, d’une consommation d’alcool, du surpoids. Ajoutez à cela le fait que les femmes sont les premières victimes de violences et d’agressions sexuelles. Ces violences se répercutent sur leur santé morale et physique. Enfin, il y a le poids des stéréotypes de genre qui influencent encore nos pratiques médicales et la recherche.

    #santé #inégalités #genre #sexisme

    https://seenthis.net/messages/659574 via Pierre Coutil




  • Ta «copine grosse rigolote» : chronique dessinée - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=-6gCfcJbkgo&feature=youtu.be

    « La grosse rigolote du coin, il y en a toujours une, tu sais ! » Une chronique dessinée qui explore l’abjection de soi en grandissant, et les dégâts que peuvent générer les clichés narratifs liés aux personnages gros en fiction. promis, la fin est optimiste.

    #grossophobie #femmes #sexisme #corps

    https://seenthis.net/messages/657402 via ninachani


  • *Le Top 10 des pubs les plus sexistes*

    Sexisme ordinaire, violences faites aux femmes, parité non respectée… Chaque jour, la cause des femmes semble stagner, voire reculer, et nombre de ceux qui, comme Terrafemina, la soutiennent, déplorent ces phénomènes quotidiens. Et pourtant, s’il est vrai que bien souvent la femme reste malmenée dans les médias, dans le monde du travail ou par les communicants en tout genre, force est de constater, à la lecture de l’excellent livre « Les pubs que vous ne verrez plus jamais », que l’abjecte sexisme d’antan a tout de même perdu du terrain. L’occasion pour nous de dresser un top 10 des pubs les plus sexistes de tous les temps.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2012/12/27/le-top-10-des-pubs-les-plus-sexistes

    #sexisme #publicité


  • Joëlle Léandre : Lettre ouverte aux Victoires du Jazz - Le son du grisli
    http://grisli.canalblog.com/archives/2017/12/15/35960093.html
    http://p4.storage.canalblog.com/40/37/335931/118463000.jpg
    #Bravo #Joëlle !!!

    Chers Messieurs,

    Non ! Que ce soit rance, trop vieux ou trop tard (il est vrai qu’avec les réseaux tout va si vite, j’oserais dire tout s’oublie vite aussi…), là, ce soir, sans farce et sans force, je refuse de me taire, de passer l’éponge, d’oublier...

    J’accuse, et je prends seule la responsabilité d’écrire car trop c’est trop (même une pantalonnade... Daniel, un producteur, se reconnaîtra). Tous ces Prix, ces Distinctions, ces Victoires du Jazz (ou plutôt Défaites du Jazz... Joël, d’un certain fanzine, se reconnaîtra), m’interpellent et me poussent à la réflexion. Je suis désolée, mais au vu des résultats des Victoires du Jazz et au look de ces quinze pingouins unis et souriant au-delà de leur talent (j’en connais plusieurs et je joue même avec certains), tout cela me questionne.

    Comment se fait-il qu’il n’y ait aucune femme jeune ou moins jeune parmi les nommés de 2017 ? Est-ce une provocation ? Un jeu ? Un je-m’en-foutisme ? Quel jury décide de cela ? Les labels, les agents sont-ils derrière tout ça ? Comment se fait-il qu’au XXIe siècle, encore et encore, aucune femme ne soit nommée ? Mais c’est quoi cette mascarade, cet archaïsme, ces décisions de salons perruqueés antiques et poussiéreuses ?

    Le Jazz ne s’est pas arrêté en 1950. Certains et certaines osent, proposent, provoquent et se questionnent en terme de formes, de structures, d’instrumentation, de rythmes et de timbres... et tant et tant... Le Jazz n’a été que rencontres, risque et aventure. C’est quoi ce bazar ? pense-t-on en voyant et en lisant ces résultats.

    Vous ne pensez pas qu’une femme puisse réfléchir, composer, avoir des projets, des groupes, en leader… filer sur les routes et proposer sa musique ? Mais où en est-on ? Comment voulez-vous qu’une jeune femme qui sort d’un conservatoire (ou pas), jouant super sa clarinette, son sax ou son piano n’ait pas ce sentiment. Elle peut être attirée par une autre musique : plus libre, plus créative, une envie d’aventure, la curiosité d’aller ailleurs.

    Être attirée par le Jazz (car le Jazz a toujours été une musique créative, le reste... je ne développe pas… je pourrais…). Bref, d’aimer cette Musique et voir et lire encore et encore vos résultats masculins ! Seriez-vous indifférents ? Sorry, c’est honteux. Je vous ai dit que je prenais seule le risque de vous écrire, je le fais ! Alors, au contraire, allez vers elles, accueillez-les, écoutez-les ! Soyez curieux au lieu de vous coller, de vous agglutiner comme dans tous ces bistrots, tous, entre copains avec vos petits pouvoirs. Oui, il y a de la colère.

    J’ai 66 ans et depuis 41 ans je suis sur les routes, dans le monde entier, avec mes potes (et quelques potesses) à jouer, créer, inventer ma Musique... crier même ! Croyez-vous que c’est moi qui ai appelé Steve Lacy, Anthony Braxton, George Lewis, Peter Brötzmann ou Marilyn Crispell et tant d’autres en Europe (ou des plus jeunes) et qu’on joue du Mozart ou du Monteverdi ensemble ?

    Arrêtons ! C’est du désir tout ça. Désir d’être, d’être Soi, de créer. C’est du collectif aussi où l’improvisation est majeure. Hommes et Femmes, Femmes et Hommes, et c’est toute l’histoire du Jazz ! Maintenant, avec les femmes aussi, n’oubliez pas ! Ne les oubliez plus ! Elles sont brillantes, fortes, dérangeantes, pleines de talent, de surprises, parfois riantes et bosseuses.

    À bon entendeur, salut !

    Joëlle Léandre - décembre 2017

    #récompense #sexisme #musique #jazz

    Les Diaboliques : Jubilation 1
    https://www.youtube.com/watch?v=uRyVL916YnM

    https://seenthis.net/messages/654231 via odilon


  • Qui sont les personnes les plus victimes d’insultes dans la rue ?
    http://www.20minutes.fr/societe/2183607-20171207-personnes-plus-victimes-insultes-rue

    Dans la rue, le métro, au bar, un « mademoiselle » resté sans réponse se transforme rapidement en « salope »… Depuis des mois, le harcèlement de rue et les agressions sexuelles sont sous le feu des projecteurs avec #balancetonporc, #metoo et l’intérêt politique sur la question des inégalités entre hommes et femmes. Une large étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined), l’enquête Virage (Violences et rapports de genre) (1), aide à objectiver cette violence verbale et physique subie par nombre de femmes aujourd’hui en France.

    L’Ined dessine une carte-type du harcèlement de rue https://t.co/41UXcAhJNh
    — lacroix.com (@LaCroix) December 7, 2017

    Globalement, on peut retenir que les jeunes femmes vivant dans les grandes villes sont les plus touchées par ces violences, drague en tête, harcèlement, atteinte sexuelle et insultes ensuite.

    >> A lire aussi : Les jeunes femmes des grandes villes sont les plus touchées par les violences dans les espaces publics

    C’est sur ces agressions verbales en face-à-face, un catalogue d’expressions fleuries, que se concentre la chercheuse Amandine Lebugle, qui prépare une publication pour l’été 2018. Autant de (gros) mots qui révèlent le poids du sexisme ordinaire.
    Seule violence aussi courante chez les hommes que les femmes

    Si les hommes et les femmes ne sont clairement pas égaux face au harcèlement sexuel et à la drague de rue, une seule violence touche autant les deux genres : les insultes. En effet, 8 % des femmes et 8 % des hommes interrogés ont été injuriés dans l’année écoulée. C’est la violence la plus répétée pour les hommes. Et la deuxième pour les femmes, loin derrière le fait d’être sifflé(e), interpellé(e) ou abordé(e) (20 %). Des insultes si courantes qu’elles choquent peu : 55 % des femmes et 97 % des hommes insultés déclarent que cela n’est pas grave.

    Comme pour l’ensemble des violences dans les espaces publics, elles sont l’apanage du sexe masculin : « 75 % des femmes ont été insultées par des hommes ainsi que 90 % des hommes », précise Amandine Lebugle.
    Des injures qui augmentent avec l’âge

    Autre enseignement de ce focus sur les insultes dans l’espace public : les hommes en sont victimes quel que soit leur âge. En revanche, les femmes, plus elles prennent de rides, plus elles sont ciblées par ces attaques verbales. Mais moins elles mentionnent des situations de harcèlement et d’atteinte sexuelle…

    >> A lire aussi : « Tu m’aimes, tu me respectes ». La campagne contre les violences sexuelles pour les 15-18 ans
    Et l’insulte number 1 est…

    En s’appuyant sur l’analyse de 2 300 insultes, Amandine Lebugle a catalogué les plus usitées. Et constate que les attaques varient selon le genre de la victime. Les insultes les plus fréquentes pour une femme sont « salope » (23 %), « connasse », « pute », « conne ». Pour les hommes, c’est le mot « connard » (25 %) qui se classe en tête, avant « con », « enculé », « fils de pute ». Des injures souvent amplifiées par un adjectif comme « sale », « vieux », « grosse ».

    >> A lire aussi : Injures, violences physiques, menaces... Plus de mille victimes d’infractions « anti-LGBT » ont été recensées en France en 2016
    Les femmes attaquées sur une sexualité libérée… les hommes sur l’homosexualité

    Le registre le plus mobilisé concerne la sexualité et vise surtout les femmes : 40 % des femmes contre 4 % des hommes. « On voit que les insultes faites aux femmes ont trait à une sexualité libérée, en revanche les hommes sont victimes de propos sur l’homosexualité ou la sexualité libérée de leur mère », reprend la chercheuse à l’Ined. Les femmes ont toujours tort…

    Deuxième registre identifié : l’incapacité physique ou intellectuelle. Ces attaques sur le manque d’intelligence visent plus fréquemment les hommes (45 %), même si les femmes ne sont pas en reste (30 %). « On constate que les insultes sur le registre sexuel viennent plus d’hommes et de jeunes, reprend la chercheuse de l’Ined. Alors que les femmes et les personnes plus âgées ont recours à des attaques sur l’incapacité physique et intellectuelle. »

    Enfin, dernier registre, les mots doux qui dévalorisent l’apparence physique. Certains vont s’attacher à une partie du corps, comme « la blondasse », « grosses couilles »… D’autres soulignent la répulsion physique « grosse », « naine », « habillée comme un clodo », prend comme exemple la chercheuse. « On constate une ambivalence : on reproche à une femme d’être trop attirante… mais celle qui ne l’est pas assez se fait aussi insulter », synthétise-t-elle.

    >> A lire aussi : Marlène Schiappa. « La lutte pour l’égalité femmes-hommes est un combat culturel »

    Et Amandine Lebugle de conclure : « Globalement, les stéréotypes de genre sont très présents dans les insultes dans l’espace public : dans 79 % des violences verbales à l’encontre des femmes et 77 % à l’encontre des hommes. On parle beaucoup d’insultes à caractère raciste, qui existent certes, mais cette étude montre l’importance des insultes à caractère sexiste, qui sont moins relevées. »

    Le #sexisme et les stéréotypes de #genre sont très présents dans les #insultes proférées entre inconnus dans les espaces publics pic.twitter.com/98WMjEuys1
    — Ined (@InedFr) December 7, 2017

    (1) L’enquête Virage, qui porte sur les violences interpersonnelles sur les douze mois précédents, a été réalisée en 2015 auprès de 15 556 femmes et 11 712 hommes.

    #insultes #injures #sexisme #domination_masculine

    https://seenthis.net/messages/650591 via mad meg


  • Géographie du #sexisme
    Christine Delphy et Sylvie Tissot, Les Mots Sont Importants, 24 mars 2009
    http://lmsi.net/Geographie-du-sexisme

    Des discours autorisés sur la violence faite aux femmes au pays de #Johnny Hallyday

    En 1976, Johnny Hallyday, notre chanteur 100% national, ne chantait-il pas : « Je l’aimais tant que pour la garder je l’ai tuée » ?

    https://www.youtube.com/watch?v=fCTCPD1itEg

    En 1966, déjà, « Les coups »
    https://www.youtube.com/watch?v=KFPblZCH0q8

    #lourd_comme_un_cheval_mort

    https://seenthis.net/messages/650283 via Dror@sinehebdo


  • Penser le féminin et le masculin -
    https://secession.fr/penser-feminin-masculin
    https://secession.fr/wp-content/uploads/2017/12/valencedessexes.jpg

    Penser le féminin et le masculin
    Comment est justifiée la domination masculine, à travers le Monde ? L’anthropologue Françoise Héritier expose les grands invariants qui sous-tendent le préjugé de l’inégalité des sexes.

    #sociologie #anthropologie #ethnologie #sexisme #feminin #françoiseheritier



  • #Grossophobie, « minçophobie », #body-shaming : quelles différences, quelle pertinence pour ces termes ? | Simonæ
    http://simonae.fr/militantisme/fatpositivism/grossophobie-mincophobie-body-shaming
    http://i1.wp.com/simonae.fr/wp-content/uploads/2017/11/02-Super-Poil-e1510513396920.jpg?resize=948%2C1534

    Composé des termes « body » (« corps ») et « shaming » (« humiliation »), le body-shaming est le fait de se moquer du corps d’une personne, que ce soit à cause de sa corpulence, d’une malformation, de sa couleur de peau, de la présence de poils, de vergetures et de cicatrices, de ses boutons, d’une tache de naissance, de sa couleur de cheveux, ou encore à cause de la forme des seins (les saggy boobs, qui signifie « seins tombants », ou les petits seins) ; la liste n’étant malheureusement pas exhaustive. Le body-shaming est surtout subi par les femmes, même si parfois les hommes peuvent en être victimes. C’est parce que les femmes ne sont évaluées que sur leur corps, comme si leur capital beauté était leur seule valeur [1], que le body-shaming est une expression du #sexisme.

    #oppression et @beautefatale citée !

    https://seenthis.net/messages/645304 via Agnès Maillard


  • Interpreting Signals in the Labor Market: Evidence from Medical Referrals, by Heather Sarsons
    https://scholar.harvard.edu/files/sarsons/files/sarsons_jmp.pdf

    This paper provides evidence that a person’s gender influences the way others interpret information about his or her ability and documents the implications for gender inequality in labor markets. Using data on primary care physicians’ (PCPs) referrals to surgeons, I find that PCPs view patient outcomes differently depending on the per-
    forming surgeon’s gender. PCPs become more pessimistic about a female surgeon’s ability than a male’s after a patient death, indicated by a sharper drop in referrals to the female surgeon. However, PCPs become more optimistic about a male surgeon’s ability after a good patient outcome, indicated by a larger increase in the number of
    referrals the male surgeon receives. PCPs also change their behavior toward other female surgeons after a bad experience with one female surgeon, becoming less likely to refer to new women in the same specialty. There are no such spillovers to other men after a bad experience with one male surgeon

    #sexisme #médecine #étude_récente #statistiques

    https://seenthis.net/messages/645003 via Fil


  • Le glaive ou le pont ? Le masculin et le pouvoir de vie | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-mouvements-2004-1-page-75.htm

    Les hésitations et les tergiversations de Freud, puis les confirmations par Lacan de ses choix les plus contestables, ont conduit la plus grande partie des psychanalystes à enfermer les hommes et les femmes dans des postures immuables. Le masculin serait condamné à sempiternellement représenter et incarner la loi, à se dresser en travers d’un féminin réduit à une pure affectivité. Corrélativement le père aurait pour mission principale de trancher le lien avec l’enfant, que la mère voudrait toujours empêcher d’exister. Monique Schneider nous montre que l’œuvre de Freud permet une autre lecture, à travers laquelle il existe une possibilité, pour le masculin et le paternel, de sortir des apories de la loi avec un grand L ou de l’institution avec un grand I, qui sont souvent les meilleurs prétextes pour ne rien changer aux rapports sociaux.
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    Inscrire le pouvoir de vie dans le masculin revient, si on respecte le code freudien, à introduire une dimension officiellement placée en territoire féminin. Un féminin qui, dans le sillage de L’Homme Moïse, serait à situer du côté du « sensible » auquel initie la mère, alors que le masculin, sous l’égide du père, commanderait l’accès au « nouveau règne de la spiritualité (Geistigkeit) ». Le passage d’un règne à l’autre constituerait le grand « progrès » (Fortschritt) de la civilisation. La construction de l’idée de paternité est elle-même emportée dans un certain nombre de mutations. Or la pensée psychanalytique actuelle a tendance à envisager les mutations sous l’angle de la dégradation. Nous assisterions, selon certains, à une perte des repères – perte due en particulier aux nouvelles possibilités de procréation offertes par les techniques médicales –, à une « désymbolisation ». Dans cette perspective, la symbolisation attenante au régime actuel, attribuant au père une fonction essentiellement séparatrice, devrait être regardée comme une symbolisation adéquate, fondée sur la nature des choses et sur une droite différenciation du partage sexué. C’est ce postulat qu’il s’agira, dans un premier temps, de remettre en question, pour questionner les processus de symbolisation et de désymbolisation qui président à l’édification des repères psychanalytiques. L’impact des nouvelles techniques médicales pourra alors se trouver réenvisagé.

    #psychanalyse #sexisme #misogynie #freud #symbole #fraternité

    https://seenthis.net/messages/644808 via mad meg


  • Au-delà du Mirena : que nous apprennent les polémiques récentes sur la #gynécologie-obstétrique ? - Pour une Médecine Engagée Unie Et Féministe
    https://www.pourunemeuf.org/2017/11/06/dela-mirena-apprennent-polemiques-recentes-gynecologie-obstetrique

    Côté théorie, on apprend par exemple à la faculté de #médecine l’adage « toute femme en âge de procréer est enceinte jusqu’à preuve du contraire » et ce, quels que soit ses dires (c’est même un classique des questions lors des examens écrits). Cela équivaut en réalité à apprendre que la parole des patientes ne vaut rien.

    Côté pratique, l’apprentissage de la médecine se fait beaucoup par compagnonnage, c’est-à-dire par l’exemple de ses maîtres de stage. Même sans l’expliciter, on reproduit les comportements de ses pairs : la façon dont les enseignant·e·s parlent des patientes, la façon dont ils abordent les questions du choix notamment en matière de contraception, la façon dont ils recueillent le consentement (à commencer par le consentement à être examiné en présence de ou par un·e étudiant·e) a autant voire plus d’influence sur l’exercice futur de l’étudiant·e que la théorie enseignée dans les livres ou à l’école.

    L’enseignement théorique peut parfois être plein de bonnes intentions : en tant qu’étudiant·e en médecine on apprend d’ailleurs bêtement par cœur les formules « information claire et loyale », « consentement libre et éclairé ». Mais si, dans les stages, les praticien·ne·s n’appliquent pas ces principes, ces mots et ce qu’ils impliquent ne seront jamais compris.

    Il faut souligner également que même si un·e étudiant·e le voulait, il est très difficile de questionner des mauvaises pratiques face à des soignant·e·s « seniors » lors d’un stage.

    Les soignant·e·s font obstacle à une remise en cause individuelle et collective de la part du corps médical, indispensable à une médecine de qualité. Accepter que le #sexisme est systémique, c’est accepter que l’on puisse être soi-même sexiste. Il en va de même pour l’exercice du pouvoir médical : accepter que le système médical est maltraitant de par son organisation, son fonctionnement, sa pratique… c’est devoir accepter que l’on puisse nous-même être maltraitant. Les femmes se retrouvent victimes à double-titre : des #violences sexistes et des violences médicales, qui prennent donc une forme particulière à leur encontre.

    https://seenthis.net/messages/642662 via Agnès Maillard


  • Quand l’élection de Miss Pérou dénonce les violences faites aux femmes
    https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violences/quand-l-election-de-miss-perou-denonce-les-violences-faites-aux-femmes-

    L’élection de Miss Pérou s’est transformée en tribune féministe dimanche 29 octobre. Chaque candidate a égrené les chiffres concernant les femmes victimes de violences dans le pays.

    Lors de l’élection de Miss Pérou, la tradition veut que chaque candidate annonce ses mensurations. Cette élection 2017 a surpris les téléspectateurs de ce spectacle très suivi au Pérou. Chaque candidate est arrivée au micro, face caméra, en donnant un chiffre lié aux violences subies par les femmes dans le pays.

    « Mon nom est Camila Canicoba, je représente le département de Lima. Mes mensurations sont : 2 202 cas de fémicides durant ces neuf dernières années dans mon pays », a par exemple dit la première candidate.

    #femmes #miss #violence_contre_les_femmes #sexisme #féminicide

    https://seenthis.net/messages/641486 via odilon


  • Usul : et des porcs furent balancés
    https://www.mediapart.fr/journal/france/301017/usul-et-des-porcs-furent-balances

    Difficile de rester de marbre face à l’avalanche de témoignages qui ont suivi les révélations de l’affaire Weinstein. Et pourtant, un malaise est palpable, chez les hommes particulièrement : pour certains, mettre en place des argumentaires défensifs face à ces questions gênantes semble être la priorité... Que faire après ce moment important quand on est un homme ?

    #France #%23balancetonporc #%23metoo #affaire_Weinstein #agression_sexuelle #Denis_Baupin #féminisme #harcèlement_sexuel #Harvey_Weinstein #sexisme #violences_sexuelles



  • #MeToo dans la rue pour enclencher « quelque chose de plus collectif »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291017/metoo-dans-la-rue-pour-enclencher-quelque-chose-de-plus-collectif

    29 octobre, dans la manifestation parisienne. © JC Des rassemblements étaient organisés dans différentes villes de #France pour prolonger l’expression de la parole numérique ayant succédé à l’affaire Weinstein. Reportage place de la République, à Paris.

    #%23balancetoncporc #%23metoo #culture_du_viol #harcèlement #sexisme