• Les lesbiennes, grandes oubliées de la prévention sexuelle | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1519904677-la-sexualite-lesbienne-snobee-par-les-soignants
    https://www.streetpress.com/sites/default/files/field/image/brochures_bordel_3.jpg

    Au-delà du manque de formation, beaucoup de soignants n’envisagent pas forcément que leur patiente puisse avoir une vie sexuelle avec une autre femme. Lors de la première consultation, le rituel du soignant est d’adresser une série de questions à la patiente sur sa santé sexuelle et ses pratiques. Mais bien souvent, les questions se concentrent sur la contraception. « Il y a peu de situations où ces femmes peuvent parler de leurs relations sexuelles. Les soignants ont une approche hétérocentrée. Ils ont des normes qui excluent des femmes, et contribuent à les laisser dans l’ombre », regrette Cécilia Giles, étudiante sage-femme, qui prépare un mémoire sur les consultations gynécologiques des lesbiennes.

    #lesbiennes #gynécologie #femmes #sexisme_médical

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  • Les différentes versions de la « découverte » du clitoris par Helen O’Connell (1998-2005)
    http://journals.openedition.org/gss/4403

    Participant en 2003 en tant que consultante scientifique à un documentaire – « Le clitoris, ce cher inconnu » (Dominici et al., 2003) –, elle y est également interviewée. Dans ce contexte, O’Connell évoque le manuel anatomique de référence utilisé lors de sa formation universitaire au milieu et à la fin des années 1980 pour en critiquer le manque de description du clitoris : « il a sans doute exercé une grande influence, m’incitant à travailler en priorité dans ce domaine, car de fait on ne trouvait pas la moindre description du clitoris lui-même, alors qu’il comportait tout un chapitre sur le mécanisme de l’érection, avec des informations sur l’anatomie neurologique et l’alimentation vasculaire du pénis, sans jamais mentionner le clitoris. J’ai pensé… mmm… ce n’est pas vraiment normal »3 (Dominici et al., 2003, 10e min.). Ce sentiment d’anormalité se renouvelle lorsque O’Connell, par la suite stagiaire, constate une attention particulière dans le geste chirurgical afin de préserver la fonction sexuelle chez les hommes. En revanche, la préservation de la fonction sexuelle des femmes dans le même type d’intervention semble, quant à elle, fortuite. Le résultat hasardeux de l’opération semble logique et O’Connell précise à ce propos dans une autre interview donnée deux ans plus tard à la presse australienne « qu’aucun manuel disponible ne décrivait les nerfs ou apports sanguins du clitoris »4 (Fawcett, 2005). Ainsi O’Connell définit-elle le clitoris comme le lieu de l’orgasme féminin, ce qui fonde son objectif de faire avancer la recherche, qu’elle qualifie de « balbutiante », sur l’anatomie et la physiologie sexuelles féminines (O’Connell, 2004, 129).

    O’Connell établit dans ses articles de restitution, par une forme d’épistémologie critique, un mode de construction différencié des connaissances sur l’anatomie féminine et masculine. À l’instar de la critique féministe des sciences dont elle cite des travaux, O’Connell identifie et dénonce un mode de production de savoirs sur les corps fondé sur la comparaison entre le corps des femmes et celui des hommes – plaçant le masculin comme modèle de référence et produisant du même coup une description inexacte de l’anatomie génitale féminine. Quant à la diffusion de connaissances incomplètes et, par conséquent, de représentations visuelles inexactes, l’article de #2005 invoque une responsabilité des anatomistes, qui auraient « aggravé la représentation pauvre du clitoris en le montrant seulement sur un plan » (O’Connell et al., 2005a, 2062). Ce propos fait référence à la manière de montrer les appareils génitaux féminin et masculin sur un plan de coupe sagittal, une figuration classique dans les planches anatomiques de cette zone. Selon O’Connell, ce type de coupe favorise la présentation d’une structure essentiellement linéaire comme le pénis, mais guère celle multiplanaire du complexe clitoridien. Ainsi l’urologue identifie-t-elle des facteurs historiques, sociaux et scientifiques « responsables de la représentation pauvre de l’anatomie clitoridienne, même dans la littérature actuelle » (O’Connell et al., 2005a, 2062).

    https://journals.openedition.org/gss/docannexe/image/4403/img-4-small580.png

    #clitoris #féminisme #connaissance #plaisir #sexisme_médical #historisation

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  • Are women more likely to be harmed by medical device failures? - ICIJ
    https://www.icij.org/blog/2018/12/are-women-more-likely-to-be-harmed-by-medical-device-failures
    https://s3.amazonaws.com/www-s3-1.icij.org/uploads/2018/12/MistyLaura.png

    The best source for gender-specific data on injuries and deaths linked to medical devices should be the U.S. Food and Drug Administration. The FDA collects that information in “adverse event” reports filed by manufacturers, doctors and others when a device has harmed a patient – or has experienced a malfunction that would lead to harm if it were to recur. An ICIJ analysis of this data identified more than 83,000 deaths and 1.7 million injuries linked to medical devices.

    Yet the FDA won’t make gender information public. An agency spokeswoman told ICIJ that revealing gender or age would violate patient confidentiality rules and that more broadly, “conclusions can not be drawn” about sex-specific differences in adverse event rates, because the reports themselves often contain unverified and incomplete information.

    #sexisme_médical #santé #implants #santé_publique #femmes

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  • Marseille : Une patiente « accouche » d’un gant et de compresses oubliés par un chirurgien
    http://www.20minutes.fr/sante/2207431-20180123-marseille-patiente-accouche-gant-compresses-oublies-chiru

    Des gants et des compresses à la place d’un utérus. Le 6 avril dernier, Sylvie, 48 ans, se fait opérer à Marseille ( Bouches-du-Rhône) par le docteur Guy Achache pour une hystérectomie, une ablation de l’utérus. Dès son réveil, la patiente se plaint de fortes douleusr. Elle raconte son calvaire à 20 Minutes : « Je n’arrivais plus à uriner et j’avais une pointe du côté droit du ventre. »

    Le chirurgien ne prend pas au sérieux les douleurs dont elle souffre et ne l’ausculte pas, alors qu’elle est toujours hospitalisée. « Il m’a dit que j’étais une douillette et m’a uniquement donnée des antidouleurs », ajoute Sylvie. Jusqu’à sa sortie, elle ne subit aucune échographie, ni aucune auscultation.

    >> A lire aussi : Eure-et-Loir : Un anesthésiste reconnu responsable de la mort d’un enfant de deux ans
    « Comme si j’accouchais »

    Elle regagne finalement son domicile, et reste alitée à cause de ces fortes douleurs. Le lendemain, soit trois jours après l’opération, Sylvie commence à ressentir des contractions.

    « J’avais toujours mal, je suis allée aux toilettes et là, un gant ainsi que des compresses sont sortis dans une mare de sang. C’était vraiment comme si j’accouchais. »

    Toujours dans un état lamentable, elle retourne à la clinique. « Le chirurgien est arrivé comme si de rien n’était, comme s’il venait boire l’apéro à la maison. Il a remis la faute sur les infirmières et s’est empressé de jeter le gant et les compresses. Heureusement, mon mari avait pris une photo », ajoute Sylvie.

    La seule réponse du chirurgien, lorsque la patiente lui demande des comptes après plusieurs jours de souffrance, aurait été la suivante :

    « Si vous n’êtes pas contente, vous n’avez qu’à saisir ma compagnie d’assurances, je suis très bien assuré. »

    Et pour cause, lorsque Me Patrice Humbert, l’avocat de la patiente, contacte l’assurance, il apprend que le docteur Achache est normalement le médecin en charge des expertises.

    >> A lire aussi : Rennes : La patiente a vécu pendant neuf ans avec deux compresses dans le ventre
    « Aucun comptage des compresses »

    Sa responsabilité semble engagée, comme l’explique Patrice Humbert :

    « L’examen du dossier médical démontrera qu’aucun comptage des compresses n’a été effectué après l’intervention alors que le chirurgien disposait d’une check-list de sécurité pour éviter cette grave erreur. »

    La patiente a saisi le président du tribunal de grande instance de Marseille qui a désigné en procédure de référé un expert pour évaluer les fautes ainsi que ses préjudices. « J’espère qu’il sera puni et qu’il ne pourra jamais reproduire ce qu’il m’a fait », clame Sylvie.

    Depuis sa terrible mésaventure, elle est suivie par un psychiatre qui lui prescrit des médicaments pour pouvoir dormir et a été arrêtée près de six mois, en tout. Contacté par 20 Minutes, l’avocat de Guy Achache n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

    #violence_medicale #sexisme_medicale #maltraitance

    https://seenthis.net/messages/662647 via mad meg


  • Pilules de troisième et quatrième générations : quatre ans après les plaintes, l’enquête classée sans suite
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/19/pilules-de-troisieme-et-quatrieme-generations-quatre-ans-apres-les-plaintes-
    http://img.lemde.fr/2017/09/19/539/0/4229/2114/644/322/60/0/94d3ab7_6153-cutett.alzorms4i.jpg

    pourquoi les 3G et 4G sont-elles toujours en vente, alors que « l’agence du médicament dit très clairement qu’elles n’apportent aucun bénéfice ; et que le risque estimé est au moins du double par rapport aux 2G ? » L’instruction judiciaire aura peut-être le mérite de nous renseigner sur le monde opaque du médicament.

    #contraception #pilules #sexisme_médical

    https://seenthis.net/messages/630882 via touti


  • Cancer du sein : une femme sur deux puise dans ses économies pour se soigner

    MATTHIEU WALLART, le 23/04/2015

    http://www.la-croix.com/Actualite/France/Cancer-du-sein-une-femme-sur-deux-puise-dans-ses-economies-pour-se-soigner
    http://img.aws.la-croix.com/2015/04/23/1305663/Une-femme-souffrant-cancer-sein-attend-pour-intervention-hopital-2014_0_1400_341.jpg

    Près d’une femme sur cinq a dû solliciter une aide financière extérieure pour faire face aux frais non remboursés. La plupart font appel à leur famille (15 %). D’autres font appel à des associations (8 %). Certaines doivent même contracter un prêt auprès d’une banque (6 %).

    Les plus fragiles – celles qui vivent seules, qui sont au chômage ou qui sont issues de catégories sociales moins aisées – renoncent : « Après des problèmes avec ma mutuelle, j’ai dû faire un choix surréaliste : choisir entre une perruque ou une prothèse mammaire », raconte Soumeya, 45 ans, qui se prépare à subir une reconstruction mammaire cet été.
    LES REVENDICATIONS DE LA LIGUE CONTRE LE CANCER

    Plusieurs mesures permettraient de limiter, sinon d’endiguer, les dépenses des 50 000 femmes touchées chaque année par le cancer du sein. La Ligue contre le cancer réclame qu’un soutien psychologique avec un forfait minimal de dix séances soit instauré.

    Elle préconise également le recensement des praticiens effectuant des dépassements d’honoraires. Enfin, elle souhaite le remboursement intégral des prothèses mammaires ainsi que la mise en place de dispositifs d’écoute et de partage d’expériences entre les malades .

    #sexisme_médical #cancer

    https://seenthis.net/messages/623333 via vraiment


  • Les femmes autistes sous diagnostiquées ? « Ça vient d’abord de notre éducation » - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20170802.OBS2890/les-femmes-autistes-sous-diagnostiquees-ca-vient-d-abord-de-not
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/16184252-les-femmes-autistes-sous-diagnostiquees-ca-vient-d-abord-de-notre-education.jpg

    En masquant leurs difficultés de communication, les femmes parviendraient, beaucoup plus que les garçons, à imiter le comportement que la société attend d’elles. Et comme les signes d’autisme sont moins flagrants aux yeux des médecins, de la famille et des amis, elles passent ainsi entre les mailles du test.

    #autisme #sexisme_médical

    https://seenthis.net/messages/619749 via touti


  • Trois fois plus d’aveugles attendus en 2050
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/08/03/97001-20170803FILWWW00038-trois-fois-plus-d-aveugles-attendus-en-2050.php

    L’étude montre de très fortes disparités géographiques, avec une prévalence nettement plus élevée dans les pays à faibles revenus. On compte ainsi 1,98% d’aveugles en Afghanistan et 1,86% en Ethiopie, contre seulement 0,08% en Islande, en Belgique et au Danemark. En France, la proportion est estimée à 0,14%.

    Les femmes sont les plus touchées. Elles représentent 56% du total des personnes aveugles et 55% des déficients visuels.

    Ces statistiques comptabilisent uniquement les personnes qui ne bénéficient pas d’une correction adaptée.

    #sexisme_médical (bien que les raisons ne soient ici pas explicitées)

    https://seenthis.net/messages/619759 via touti