#surmortalité

  • Covid-19 en Seine-Saint-Denis (1/2) : quand l’#épidémie aggrave les #inégalités sociales de #santé - Métropolitiques
    https://www.metropolitiques.eu/Covid-19-en-Seine-Saint-Denis-1-2-quand-l-epidemie-aggrave-les-inega
    https://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1540.jpg?1593680217

    Cette morphologie sociale peut éclairer la prévalence du Covid-19 dans le département et la #surmortalité qui en a découlé (Brun et Simon 2020), car les personnes racisées sont surreprésentées dans les emplois de service précaires (chauffeurs, livreurs, caissières, femmes de ménage, aides-soignantes) et nombre d’entre elles sont exposées à des contacts répétés tout au long de la journée, vecteurs possibles de contamination. 52,7 % des salarié·es prennent les transports en commun pour aller travailler, la Seine-Saint-Denis se classant en la matière au deuxième rang des départements, derrière Paris (68,6 %) et devant le Val-de-Marne (48,9 %). En période de confinement, l’impossibilité de télétravailler pour une grande partie des professions manuelles signifie en outre que les salarié·es du département ont davantage qu’ailleurs pris les #transports en commun, facteur qui, avec la pollution, joue dans la diffusion du virus. Dans ce contexte, ces salarié·es figurent au rang des premiers de corvée, aux côtés des soignant·es.

    Ces conditions de #travail s’articulent avec des conditions de vie plus dégradées qu’ailleurs, en matière alimentaire et de #logement. La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de France hexagonale : 27,9 % de personnes y vivaient en dessous de seuil de #pauvreté en 2017, contre 15,2 % à Paris. La faiblesse des ressources économiques de la population a des effets sur l’alimentation, et par conséquent sur la santé (diabète, maladies cardiovasculaires). Cette question fait l’objet de campagnes de prévention et d’expérimentations depuis plusieurs années dans les villes du département qui développent une politique de santé publique, telles que Rouvil. En matière de logement, outre les foyers de travailleurs – habitat collectif avec une forte densité – plus nombreux en Seine-Saint-Denis qu’ailleurs, une partie importante des habitant·es du département vit dans des logements en #suroccupation. En 2016, plus d’un quart des logements du département était suroccupé (26,5 %), le plaçant au deuxième rang des départements de France hexagonale en la matière, derrière Paris (32,3 %). Or, le logement a des effets sur l’état de santé : avant l’épidémie déjà, notre enquête à Rouvil a notamment montré les effets sanitaires de l’#insalubrité des logements, en particulier sur les pathologies respiratoires. Suroccupation et insalubrité participent à intensifier la progression de l’épidémie en Seine-Saint-Denis (Gilbert 2020), provoquant ce que des journalistes ont qualifié de « clusters familiaux », en reprenant cette catégorie épidémiologique désignant un foyer de contamination.

    #coronavirus

    https://seenthis.net/messages/865028 via Agnès Maillard


  • Coronavirus : la troublante surmortalité des minorités ethniques au Royaume-Uni
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/29/coronavirus-la-troublante-surmortalite-des-minorites-ethniques-au-royaume-un
    https://img.lemde.fr/2020/05/23/435/0/4000/1997/1440/720/60/0/a321efd_Yc2XFMYM-w1ZMAse-w_Y71qA.jpg

    Le Covid-19 a bien davantage tué dans les zones les plus pauvres du pays et chez les « BAME » (« Black, Asian and Minority Ethnic »), populations fournissant de gros contingents de travailleurs essentiels, en première ligne pour maintenir l’activité, que dans les quartiers chics et blancs de la capitale. Le 7 mai, l’ONS publiait ainsi des données portant sur les morts en Angleterre et au Pays de Galles entre le 2 mars et le 10 avril. Il en ressortait que, pour une même classe d’âge et un même environnement socio-économique, les hommes et femmes noirs ont encore 1,9 fois plus de risques de mourir du Covid-19 que les Blancs. Le facteur de risque est de 1,8 pour les hommes d’origine bangladaise et pakistanaise, et de 1,6 pour les femmes de ces mêmes origines.
    Un constat corroboré par les résultats du projet Opensafely, se basant sur les données médicales de 17 millions de personnes résidant au Royaume-Uni (dont 5 683 sont décédées du Covid-19 dans des hôpitaux entre le 1er février et le 25 avril). Une fois écartés les facteurs de risque tels que l’âge, les maladies cardio-vasculaires, le diabète ou l’obésité, les personnes noires et d’origine asiatique ont encore 60 % à 70 % de risques de mourir en plus que les Blancs.

    #Covid-19#migrant#migration#GrandeBretagne#diaspora#ethnie#surmortalité#statistiques#données-médicales#santé#facteur-de-risque

    https://seenthis.net/messages/856986 via CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé


  • Mortalité : les graphiques utiles... et les autres - Par Loris Guémart | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/mortalite-les-graphiques-utiles-et-les-autres

    Les représentations visuelles du nombre de décès liés au Covid-19 se sont multipliées dans les médias du monde entier. Mais ils sont loin de tous transmettre une information utile, surtout à mesure que l’épidémie évolue. Comment et pourquoi les infographistes, en particulier anglo-saxons, de loin les plus influents, ont-ils choisi l’échelle logarithmique, laissé de côté le nombre de morts par habitants, ou fini par adopter la statistique des « morts en excès » ?

    " "Dans une interview du 14 avril, Burn-Murdoch explique : « Vers le 10 mars, un de nos journalistes voulait savoir où en étaient l’Espagne et le Royaume-Uni par rapport à l’Italie », note Burn-Murdoch. Le journaliste fait alors le choix déterminant d’une progression dite « logarithmique » (et non plus linéaire). Il crée deux courbes, du nombre de cas d’abord, du nombre de morts cumulé ensuite (qu’il transformera en avril en nombre de morts quotidiennes). Actualisées chaque jour sur une page placée en accès libre par ce média 100 % payant en temps normal, elles deviendront les infographies les plus citées au monde.

    https://medium.com/nightingale/how-john-burn-murdochs-influential-dataviz-helped-the-world-understand-coron
    https://www.ft.com/coronavirus-latest

    « Pour représenter une croissance , une échelle linéaire utilise une grande partie de l’espace disponible pour montrer la verticalité grandissante de la courbe », détaille Burn-Murdoch. Cela aboutit à « écraser » les pays dont l’épidémie est naissante dans un espace restreint, tout en rendant plus difficile les comparaisons, toutes les courbes exponentielles semblant similaires. Très remarqué, son choix a également été loué par le New York Times : « Sur une échelle linéaire, la courbe s’envole. Sur une échelle logarithmique, elle se transforme en une ligne droite, ce qui signifie que les déviations (soit une croissante encore plus forte, ou réduite, ndlr) deviennent beaucoup plus simples à déceler. »

    Les courbes de progression logarithmiques permettent de comprendre où en est chaque pays, relativement aux autres. Mais elles constituent des représentations peu efficaces pour apprécier en un clin d’œil le niveau d’accélération ou de décroissance d’un pays donné, malgré les affirmations du journaliste du Financial Times, notait début avril le responsable des données du groupe Veolia. Autre défaut : leur efficacité semble tout aussi limitée pour appréhender la réussite ou l’échec des politiques de santé de chaque État, hors des cas les plus flagrants, tel que le succès de la Corée du Sud. « Nous nous concentrons sur la trajectoire (…) et sur les nombres que vous entendez dans les médias », défendait le Financial Times le 30 mars. « Si nous choisissions d’aller vers un ratio du nombre de morts par habitant, vous perdriez un peu du côté viscéral, immédiat et évident. »

    The Economist diffuse en effet des comparaisons entre les données de surmortalité issues de sources fiables, comme la base de données européenne de décès EuroMOMO, et les bilans officiels dans de nombreux pays et régions, dont la France. Il est rapidement imité par le New York Times, le Financial Times et Mediapart, entre autres.

    Si les comparaisons internationales du nombre de morts, comme du nombre de morts par habitants, sont particulièrement défavorables au gouvernement français, le différentiel entre la surmortalité totale et les décès officiels du Covid-19 montre plutôt une transparence acceptable et de données relativement fiables… du moins depuis que la France s’est résolue à comptabiliser les morts des Ehpad.

    #mortalité #surmortalité #chiffres #statistiques
    cc @fil @simplicissimus

    https://seenthis.net/messages/849007 via Antonin


  • Gaz de Lacq : enfin des enquêtes sur la santé des habitants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/300816/gaz-de-lacq-enfin-des-enquetes-sur-la-sante-des-habitants

    Quatorze ans après la découverte d’une surmortalité parmi les riverains de l’ancien plus gros site de forage de gaz en #France, l’État se décide à enquêter sur l’état de santé des habitants. Mais des problèmes persistent.

    #Bassin_de_Lacq #pollution #sante #Surmortalité #Total


  • ReSPUBLICA » Premier décrochage du siècle de l’espérance de vie en France pour les deux sexes
    http://www.gaucherepublicaine.org/breves/premier-decrochage-du-siecle-de-lesperance-de-vie-en-france-pour-les-deux-sexes/7397419

    Déjà, en 2012, l’espérance de vie des femmes avait diminué de 0,2 an mais un black-out conséquent des médias néolibéraux avait masqué la nouvelle. Il est vrai que cela était dû principalement à la #surmortalité lors d’un grand froid début février qui avait atteint de nombreuses #femmes âgées vivant seules ou dans des « mouroirs » manquant d’équipements et de personnel.

    Mais cette fois-ci, dans le bilan démographique 2015 de la France de l’Insee, ce sont les deux sexes qui sont concernés et sur un volume plus important. L’espérance de vie à la naissance en 2016 est en diminution chez les hommes (78,9 ans, soit – 0,3 an) comme chez les femmes (85 ans, soit – 0,4 an). Nous serons donc attentifs pour les années suivantes. L’Institut de veille sanitaire parle de 3 300 décès supplémentaires dus à la canicule et 18 000 décès liés à une épidémie de grippe. Conclusion : le système de santé français n’est plus capable de faire face aux canicules, au grand froid, et à des épidémies de grippe. Et on accepterait cela, une année sur deux, comme une fatalité ?

    #démographie #santé #austérité #espérance_de_vie

    http://seenthis.net/messages/452758 via Agnès Maillard