• The smart city as time-space cartographer in COVID-19 control: the South Korean strategy and democratic control of surveillance technology

    While the US, UK, France, Italy, and many other countries ended up implementing complete lockdown after tens of thousands of deaths from COVID-19, South Korea kept factories and offices running, flattened the curve, and maintained a low mortality rate. Extensive media coverage has focused on South Korea’s testing capacity as the primary reason, but there has been little discussion of the vital role of the smart city. In this paper, we describe how smart city technologies form a crucial part of disease control in South Korea, explain the social conditions for the extensive use of smart city technology, and offer critical insights into contemporary discussions on the issue of smart cities and surveillance.

    https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/15387216.2020.1768423
    #smart_city #ville_intelligente #surveillance #covid-19 #Corée_du_Sud #confinement #coronavirus #géographie_urbaine #villes #urban_matter #technologie #technologie_de_la_surveillance

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  • Quand des villes refusent d’être vendues à des multinationales
    https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L271xH400/passerelle20-couv-finalistes-3bc6f-d8e0a.jpg?1582731751#.jpg

    Écrasées de #dettes, poussées à la #marchandisation, les villes sont sommées de se vendre aux multinationales. Mais partout dans le monde, des municipalités cherchent à se réapproprier leur #pouvoir_d’agir.

    Comment les élus locaux et les citoyens peuvent-ils s’opposer à la main-mise grandissante des firmes ? C’est tout l’objet d’une publication inédite, parue ce jeudi 27 février, intitulée Villes contre multinationales, éditée par Ritimo. De la privatisation de l’eau à l’essor d’Airbnb en passant par la « smart city » connectée en 5G, « les villes sont devenues un champ de bataille face au poids croissant des grandes entreprises », peut-on lire en introduction.

    La publication réunit une série d’articles rédigés par des journalistes, des militants, des élus et des chercheurs européens, membres d’Enco, un réseau de médias et d’ONG « qui se consacrent à enquêter et informer sur les entreprises multinationales et leur pouvoir ».

    Un travail qui tombe à pic, à deux semaines des élections municipales : « On espère donner des idées aux candidats et futurs élus, casser ce sentiment qu’il n’y a pas d’alternatives, pas de possibilités de s’opposer aux multinationales », explique Olivier Petitjean, membre de l’Observatoire des multinationales, joint par Reporterre. De l’Espagne au Royaume-Uni, en passant par la Tchéquie et la France, de nombreuses municipalités ont en effet cherché à se réapproprier leur pouvoir d’agir.

    Car il s’agit bien d’une reconquête démocratique. Depuis la crise financière de 2008, « la pression économique et politique sur les villes s’est considérablement accrue, soulignent les auteurs. Nombre d’entre elles se sont retrouvées écrasées de dettes, poussées à vendre des biens, privatiser des services publics, réduire leurs dépenses. » Les fonds financiers en quête de nouveaux placements profitables ont investi le secteur du tourisme et de l’immobilier, mais également celui des nouvelles technologies.

    Laia Forné, sociologue espagnole spécialiste des questions d’urbanisme, de démocratie et de communs, évoque ainsi une « marchandisation des villes » :

    La gouvernance urbaine de nos villes a été basée sur une coopération entre les secteurs public et privé qui a mené à la privatisation de biens fondamentaux comme la terre, le logement, l’eau et le patrimoine municipal, tout en créant des structures de gouvernance opaques et antidémocratiques. Le modèle de gouvernance qui a prévalu était celui de la concession public-privé, où le secteur privé engrange les bénéfices de grands projets spéculatifs tandis que le secteur public en assume les risques. »

    L’un des principaux leviers des firmes réside ainsi dans la spéculation immobilière, comme le raconte Max Carbonell, membre de l’Observatoire de la dette dans la globalisation (ODG), et militant espagnol du mouvement pour le logement. Blackstone, une des multinationales qui possèdent le plus de propriétés (ou « actifs financiers ») au monde, a acquis de nombreux bâtiments à Barcelone, notamment un immeuble dans le quartier de Raval, l’un des plus pauvres de la ville.

    « Blackstone n’y voyait qu’un actif financier sur lequel spéculer et se préparait à mettre les familles à la rue pour pouvoir le revendre – ou le relouer – à un prix bien plus élevé, écrit-il. [Pour Blackstone et d’autres sociétés du même type, le] mode opératoire commun se résume à "buy it, fix it, sell it", acheter, réparer, revendre). »

    Aujourd’hui, les villes du monde sont sommées d’entrer en compétition les unes avec les autres sur le marché international pour attirer le maximum de touristes et d’opportunités d’affaires financières et immobilières possibles (avec tous les secteurs d’activité qui leur sont liés). En d’autres termes : on vend des villes, on vend notre ville, à des investisseurs du secteur du tourisme et de l’immobilier.

    À Barcelone, une mobilisation populaire portée par le Syndicat des habitants du Raval (SHR) a finalement contraint Blackstone à négocier : en 2019, l’entreprise a fini par accepter que les familles restent et paient un loyer modéré, en partie financé par la municipalité.

    Ainsi, la publication Villes contre multinationales diffuse des exemples de luttes locales, souvent longues et difficiles, tant la puissance des firmes apparaît illimitée. En Croatie, le journaliste Igor Lasic explique comment la société Razvoj Golf, porteuse d’un projet de golf géant dans la ville touristique de Dubrovnik, a porté plainte en 2017 contre l’État auprès d’un tribunal d’arbitrage dans le cadre d’un accord de libre-échange, réclamant 500 millions d’euros de compensation pour le blocage de ses projets par un mouvement citoyen.

    À Bruxelles, le chercheur Kenneth Haar relate les manœuvres d’Airbnb auprès de la Commission européenne « pour reprendre la main » face à la contestation croissante des métropoles comme Amsterdam ou Berlin : « La Commission fait depuis lors pression sur les États membres [leur] faisant savoir que les restrictions trop strictes aux activités d’Airbnb et des autres plateformes peuvent contrevenir à la législation européenne ».
    « La "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée »

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

    Le combat des David citadins contre les Goliath multimillionnaires serait-il perdu d’avance ? « La bataille est en cours, dit Olivier Petitjean. Il existe des marges de manœuvre, mais il y a besoin que les villes créent des alliances, échangent leurs idées, fassent contre-poids aux multinationales. » Pour lui, « la transition écologique et sociale est une opportunité pour que les villes sortent de la dépendance aux multinationales. Pour réduire ses déchets, une ville peut décider de s’engager dans une démarche zéro déchet, en impliquant les citoyens, plutôt que de s’en remettre à la construction d’un nouvel incinérateur par une multinationale comme Suez. »

    De fait, les 200 pages de la publication regorgent d’initiatives portées par des villes. Hazel Sheffield, journaliste anglaise, détaille l’histoire de Preston, petite ville de 140.000 habitants dans le nord de l’Angleterre, fortement touchée par la désindustrialisation, qui « a réorienté radicalement ses achats publics pour favoriser le tissu économique et social local, plutôt que les grandes entreprises ». « Les gros contrats, par exemple pour la rénovation du marché de Preston, sont divisés en lots plus petits pour permettre aux PME de répondre aux appels d’offres, et des clauses sociales y sont attachées, comme de garantir aux travailleurs des salaires décents », raconte-t-elle. Bien que les règles européennes, d’inspiration néolibérale, ne soient pas favorables à de telles clauses, « tant que les autorités assurent une procédure équitable, elles peuvent sélectionner les fournisseurs en fonction d’une série de critères dont le prix, mais aussi la qualité, le risque, la valeur sociale et d’autres facteurs », précise la journaliste. Les achats de services, de travaux et de fournitures des villes de l’Union européenne représentent près de 2.000 milliards d’euros par an, soit environ 14 % du PIB de l’Union. « Le potentiel de transformation de ces nouvelles politiques progressistes de marchés publics est donc énorme », note aussi Olivier Hoedeman, co-fondateur du Corporate Europe Observatory.
    L’eau à Grenoble, la gestion des ordures à Naples... Autant d’exemples de remunicipalisation

    Outre les achats publics, la publication met en avant de multiples exemples de (re)municipalisation : l’eau à Paris et Grenoble, les terres agricoles à Mouans-Sartoux ou Vannes, la gestion des ordures à Naples ou la distribution d’électricité dans certaines communes espagnoles.

    Pour la sociologue Laia Forné, cette reconquête n’est possible et durable qu’à travers la mise en place d’un « municipalisme public-citoyens », alliant élus et mouvements sociaux. À Barcelone, le nouveau système qui oblige les grandes développeurs immobiliers à consacrer 30 % de leurs opérations à du logement social, en fournit un bon exemple : « Tandis que la municipalité apportait le savoir-faire technique pour rédiger une législation adaptée, les mouvements sociaux pour le logement ont mobilisé l’opinion publique et exercé une pression politique suffisante pour dépasser les logiques partisanes. » Elle parle également de « co-responsabilité », illustrée par la création du programme barcelonais de « Patrimoine citoyen », dont l’objectif est « de créer des cadres innovants associant citoyens et institutions pour gérer les ressources publiques, y compris les édifices publics, les vergers urbains, l’espace public et certains services sociaux. »

    « Les élus ne peuvent pas tout, les villes sont face à des pouvoirs puissants et riches, conclut Olivier Petitjean. Il est donc essentiel que les municipalités volontaristes soient soutenues par des mouvements sociaux. Il est aussi nécessaire que ces villes se mettent en réseau, s’allient pour peser face aux multinationales. Et surtout, il faut une bonne dose de courage. »

    https://reporterre.net/Quand-des-villes-refusent-d-etre-vendues-a-des-multinationales

    #villes #géographie_urbaine #résistance #multinationales #Barcelone #eau #Grenoble #remunicipalisation #Blackstone #Airbnb #Bruxelles #smart_cities #ville_intelligente #ubérisation #Preston #désindustrialisation #UK #Angleterre #Naples #ordures #Mouans-Sartoux #Vannes #terres #Espagne #municipalisme_public-citoyens #co-responsabilité #patrimoine_citoyen #mouvements_sociaux #réseaux #livre #ressources_pédagogiques #urban_matter

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    Pour @etraces :

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

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  • VOYAGE EN CYBERNETIQUE - l’inauguration du projet de Smart city dijonnaise
    https://lundi.am/VOYAGE-EN-CYBERNETIQUE-l-inauguration-du-projet-de-Smart-city-dijonnaise

    Jeudi 11 avril 2019 se tenait l’inauguration du projet de Smart city à Dijon, plus particulièrement de son poste de pilotage connecté - « Le poste de pilotage, qui sera opérationnel fin 2018, remplacera les 6 postes de contrôle actuels (PC Sécurité, PC Police Municipale, Centre de Supervision Urbaine, PC Circulation, Allo Mairie et PC Neige) (…) le poste de pilotage permettra de gérer à distance, de coordonner et d’entretenir la plupart des équipements urbains de la métropole » nous prévient le dossier de presse - élément au cœur du projet ONDijon. L’événement s’est tenu en grande pompe au 64 quai Nicolas Rolin, en compagnie du maire de Dijon, François Rebsamen, de la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, du président-directeur général du groupe Bouygues, Martin Bouygues, du président-directeur général du groupe EDF, Jean-Bernard Lévy, du directeur général du groupe SUEZ, Jean-Louis Chaussade, du président de Capegemini France, Jérôme Siméon. Une certaine idée de l’enfer sur terre. Nous avons pu y assister.

    #smart_city #AI #IA #villes_connectées

    (So smart ...)

    https://seenthis.net/messages/777979 via Sombre


  • floraisons | Podcast (2-1) : Contre la #métropolisation capitaliste (avec Isabelle Attard, Guillaume Faburel & Floréal M. Roméro)
    https://floraisons.blog/podcast2-1

    En cette période d’agitation électorale, les grandes #villes auraient, nous dit-on, les solutions face à l’effondrement du vivant. Un emploi dans un fab lab ? Un post-it bleu ou rose pour faire #démocratie ? Des fermes en aquaponie pour notre autonomie ? Des jeux olympiques face au mur climatique ? Soyons sérieux·ses. C’est sans nul doute la raison pour laquelle nous assistons, justement dans les grandes villes, à une effervescence des mobilisations, accompagnées du mot d’ordre de la radicalité.

    Or, si les causes premières de ces crises sont effectivement à trouver dans les régimes urbains d’accumulation l’efficacité de tels mouvements demeure limité. Pourquoi ? En fait, il persiste quelques croyances vives quant à la puissance #politique de la transformation sociale et écologique de et par la ville, la grande, celle en voie active de métropolisation. Et si les formes de vie imposées à chacun·e par le #néolibéralisme, métropolitain, nous maintenaient dans la réalité hégémonique du fétiche de la marchandise et de ses formes actualisées de biopouvoir ?

    Cette rencontre entre Isabelle Attard, Guillaume Faburel et Floréal M. Roméro a permis de croiser plusieurs trajectoires de pensée et d’action, depuis celles mettant en critique les régimes passionnels de l’urbain métropolisé et l’assujettissement politique qui en découle très directement, jusqu’aux perspectives ouvertes par le #municipalisme_libertaire et son écologie sociale et les expériences décentralisées de l’autonomie.

    Enregistré à la Maison de L’Écologie de Lyon le 22 janvier 2020

    https://d3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net/staging/2020-02-19/51172355-44100-2-0d93decd60795f6ba6541264bdcbdc1c.m4a

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  • Pas de démocratie possible sans auto-administration

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/11/couv-ct-43.jpg

    La ville et le développement d’aires métropolitaines, la concurrence (la mise en compétition des très grandes villes) entre métropoles, l’accroissement de l’urbanisation, l’extension des lieux et l’usage des transports individualisés, le développement du « secteur informel », la recrudescence de la pollution, le chevauchement de compétences administratives, le territoire comme « dentelle irrégulière et discontinue », la production de l’espace et les possibles espaces alternatifs, l’appropriation privée du sol et/ou du bâti, les partenariats « privé-public » et l’appropriation privée des richesses (sans oublier les surcoûts pour les villes utilisatrices), l’alliance libérale entre les élu·es et les grandes sociétés du BTP, la mise en « location » des biens communs, la mise à l’écart des débats et des choix démocratiques…

    Note sur : ContreTemps N°43 – octobre 2019 : Dossier : Métropolisation, villes et territoires. Défis et alternatives

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/12/16/pas-de-democratie-possible-sans-auto-administration

    #politique #ville #corse


  • Vidéosurveillance : le top 20 mondial des villes qui espionnent leurs habitants
    https://www.courrierinternational.com/article/classement-videosurveillance-le-top-20-mondial-des-villes-qui

    A Chongqing, 2,6 millions de caméras surveillent un peu plus de 15 millions d’habitants. Avec une caméra pour six résidents, la métropole du sud-ouest de la Chine compte plus de caméras de surveillance que n’importe quelle autre ville au monde, “battant même Pékin, Shanghai et le pôle technologique de Shenzhen”, note The Guardian. Sur les dix villes championnes du monde de la vidéosurveillance, huit sont des villes chinoises, selon le classement publié par la société Camparitech. Mais Londres et Atlanta, aux États-Unis, figurent également dans ce top 10, suivis par Singapour, Abou Dhabi et Chicago.

    1. Chongqing : 2 579 890 caméras, soit 168 caméras pour 1 000 habitants
    2. Shenzhen : 1 929 600 caméras, soit 159/1 000 hbts
    3. Shanghai : 2 985 984 caméras, soit 113/1 000 hbts
    4. Tianjin : 1 244 160 caméras, soit 93/1 000 hbts
    5. Ji’nan : 540 463 caméras, soit 74/1 000 hbts
    6. Londres : 627 707 caméras, soit 68/1 000 hbts
    7. Wuhan : 500 000 caméras, soit 60/1 000 hbts
    8. Guangzhou : 684 000 caméras, soit 53/1 000 hbts
    9. Pékin : 800 000 caméras, soit 40/1 000 hbts
    10. Atlanta : 7 800 caméras, soit 16/1 000 hbts
    11. Singapour : 86 000 caméras, soit 15/1 000 hbts
    12. Abou Dhabi : 20 000 caméras, soit 14/1 000 hbts
    13. Chicago : 35 000 caméras, soit 13/1 000 hbts
    14. Urumqi : 43 394 caméras, soit 12/1 000 hbts
    15. Sydney : 60 000 caméras, soit 12/1 000 hbts
    16. Bagdad : 120 000 caméras, soit 12/1 000 hbts
    17. Dubaï : 35 000 caméras, soit 12/1 000 hbts
    18. Moscou : 146 000 caméras, soit 12/1 000 hbts
    19. Berlin : 39 765 caméras, soit 11/1 000 hbts
    20. New Delhi : 179 000 caméras, soit 10/1 000 hbts

    Source : Comparitech, “The world’s most-surveilled cities”

    #surveillances #villes

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  • Fuck the context

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/12/contre-euralille2.jpg

    Qui, pour une raison ou une autre, débarque à Lille par chemin de fer ne peut qu’être surpris par cet ensemble architectural glacial. Composé d’un centre commercial aux vitrines clinquantes, d’une gare de verre et de béton reliant Lille à Bruxelles, Londres et Paris, de tours sinistres abritant des bureaux souvent inoccupés, d’un casino et d’un centre de congrès, ce quartier est un assemblage d’espaces vides, de plateformes de transport et de hauts blocs de ciment froid. Bienvenu à Euralille, 3ème centre d’affaires de France !

    Note sur : Antonio Delfini et Rafael Snoriguzzi : Contre Euralille. Une critique de l’utopie métropolitaine

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/12/10/fuck-the-context

    #ville #lille #france


  • « L’architecture du mépris a des effets sur nous tous »
    https://usbeketrica.com/article/l-architecture-du-mepris-a-des-effets-sur-nous-tous
    https://static.usbeketrica.com/images/thumb_840xh/5dea5ed3ea9d9.jpg

    Au fond, cette « #architecture du #mépris » a des effets sur nous tous, des effets complètement irrationnels : la #ville est moins accueillante, moins fonctionnelle, les marginaux ne peuvent pas squatter et les familles ne peuvent même pas se poser. Ce mobilier nous oblige à être dans le mouvement perpétuel et nous empêche de nous arrêter pour former un « nous » confiant, accueillant. Évidemment, ces choix urbains ne sont pas neutres : ils reflètent un modèle social fondé sur l’évitement des conflits et la maîtrise des débordements.

    #exclusion

    https://seenthis.net/messages/814817 via Agnès Maillard


  • Maja Hoffmann (Arles) World Resort - DOCUMENTATIONS
    https://documentations.art/Maja-Hoffmann-Arles-World-Resort
    https://freight.cargo.site/w/1000/i/855b7b70efbe99fe5cc85277b4008f0a2a1e181caeb7d82bb9c2017d01a2d515/url.jpg
    Où l’on voit le #projet en cours se concrétiser

    Depuis près de 5 ans, le projet « Luma Arles » a profondément modifié les formes et les modes d’exercice du pouvoir sur le territoire arlésien. En venant notamment concéder les pleins pouvoirs à Maja Hoffmann, héritière milliardaire de l’entreprise pharmaceutique Roche, acteurs publics et privés terraforment peu à peu la ville avec pour objectif de faire d’Arles une ville habitable presque exclusivement au 1 %. Ci-dessous le récit de l’implantation de la suprématie Luma Arles par certaines personnes concernées.

    #richesse #oppression #dépossession #ville #exclusion #surnuméraires #démocratie

    https://seenthis.net/messages/813327 via Agnès Maillard


  • Espace public : Google a les moyens de tout gâcher - par Vraiment Vraiment - Visionscarto
    https://visionscarto.net/espace-public-vs-google?var_mode=calcul

    ❝Signe d’une urbanité souhaitable, favorable aux mixités en tous genres, à la découverte et à l’impromptu, flâner en ville requiert un subtil équilibre entre familiarité et étrangeté, entre sentiment de sécurité et frisson de l’inconnu. Le caractère propice à la flânerie d’une rue ne se décrète pas — pas plus par l’architecte que par le maire, l’urbaniste, le commerçant ou le promoteur. Il relève d’une alchimie complexe, dont les seules à pénétrer le secret pourraient être les entreprises capables d’acquérir et d’analyser de grands volumes de données, et au premier chef Google. Les collectivités locales ont-elles l’ambition et les moyens de résister à l’omnipotence cartographique de la firme de Mountain View ? Car celle-ci pourrait annihiler les efforts de revitalisation et de réappropriation de l’espace public par les collectivités locales.

    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1195xH701/0-BTkaxetMZM090f-6c818.gif?1574531512
    Bruxelles la Polycentrique // l’indétrônable axe historique de Saint Etienne // l’archipel parisien, les bouches de métros du nord est parisien // le vieux centre d’Alès vs. le nouveau centre commercial // La Charité-sur-Loire et ce qui reste de son commerce… Google choisit et montre ce qui mérite flânerie.

    #plan #ville #espaces_public #commerces #Google

    https://seenthis.net/messages/812461 via odilon


  • Rapport sur les inégalités dans les villes aux États-Unis
    https://www.newyorkfed.org/medialibrary/media/research/epr/2019/epr_2019_wage-inequality_abel-deitz.pdf
    https://files-6e3f1wygj.now.sh/inegalites-villes-us.png
    Les #inégalités de revenus augmentent partout, mais encore plus dans les grandes #villes (ce qui n’était pas le cas dans les années 1980, où elles étaient à peu près indépendantes de la taille de la ville).

    #datasource #urban_matter

    https://seenthis.net/messages/812058 via Fil


  • Comment le numérique bouleverse la gestion des villes | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/290819/comment-le-numerique-bouleverse-la-gestion-des-villes?onglet=full
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/08/28/livrevillenume-rique.jpg

    Les projets se multiplient de « smart cities », des villes intelligentes optimisées par des algorithmes, et de « safe cities », des réseaux urbains sécurisés par la reconnaissance faciale ou la police prédictive. Le livre Gouverner la ville numérique revient sur ces domaines qui bouleversent les relations entre acteurs publics et acteurs privés.

    Progressivement, associations et universitaires commencent pourtant à se pencher sur ces questions. Publié mercredi 28 août aux PUF, Gouverner la ville numérique est un ouvrage collectif permettant de faire le tour d’un sujet aux multiples facettes. Il étudie la recomposition des forces politiques induite par l’arrivée dans les villes de plateformes telles que Airbnb, détaille les enjeux des projets de smart city lancés à San Francisco et Singapour, dissèque le logiciel de police prédictive PredPol et met en perspective les questions de gestion des territoires par des algorithmes.

    Mediapart a rencontré le politiste Antoine Courmont qui, avec le directeur de recherche au CNRS Patrick Le Galès, a codirigé cet ouvrage.

    Quelles sont les différences entre les notions de ville numérique, de smart city et de safe city ?

    Antoine Courmont : La ville numérique désigne toutes les relations entre numérique et ville. On se concentre souvent sur la smart city, alors que la ville numérique, c’est également l’apparition de nouveaux usages et de nouveaux services pour les citoyens, indépendamment des pouvoirs publics. Agrégées, toutes ces pratiques individuelles peuvent avoir des effets sur le gouvernement de la ville, comme on le voit avec Airbnb, Uber ou les trottinettes en libre-service.

    La smart city, c’est l’idée que, par le biais de la technologie, on peut optimiser le fonctionnement urbain, grâce aux données et à leur circulation et leur centralisation. Il serait possible de mettre en place, à des fins d’efficience, une gestion transverse qui dépasse les divisions sectorielles et les silos métiers de la ville.

    Les safe cities, c’est l’application des principes de la smart city au secteur de la sécurité urbaine : croiser des données, développer des algorithmes, mettre en place des centres de commandement pour optimiser les politiques de sécurité. L’usage des technologies numériques pour améliorer la sécurité urbaine connaît un gros boom technologique et économique, et conduit à des évolutions législatives qui ont accompagné la mise en place de dispositifs dans différents pays.

    L’élément central entre la ville numérique, la smart city et la safe city est la donnée. Celle-ci est cruciale pour comprendre les recompositions du gouvernement de la ville numérique.

    Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Y a-t-il des différences entre les pays ?

    Ce n’est pas qu’une question de pays. Il n’y a pas un modèle unique de ville numérique. Cela varie entre et au sein des villes. Ce qui n’a pas marché, c’est le modèle unifié, homogène, consistant à utiliser un tableau de bord urbain pour toute la gestion urbaine. Celui-ci est très difficile à mettre en place, car les villes, historiquement, gèrent différemment la voirie, le traitement des déchets, le réseau d’eau… car, dans chacun de ces secteurs, il ne s’agit pas des mêmes institutions et règles, de la même expertise, des mêmes instruments et besoins. Tout cela constitue autant de facteurs d’inertie transformant ou limitant le déploiement de dispositifs techniques.

    En termes organisationnels, il n’y a personne qui gère véritablement la ville de manière transverse. C’est l’une des raisons pour lesquelles ces projets n’ont souvent pas marché. Quand Cisco ou IBM ont voulu vendre leurs technologies, la vraie question était de savoir à qui. Car, en interne, personne n’utilise un dashboard de gestion centralisée. Ça ne répond pas véritablement aux besoins opérationnels des collectivités.

    En revanche, là où ça fonctionne plutôt bien, c’est dès qu’il y a une expertise métier et que l’on repasse silo par silo. Pour l’optimisation des réseaux d’eau ou des réseaux énergétiques, ça marche. Mais dès que l’on veut croiser, par exemple, le réseau énergétique avec la voirie, ça devient beaucoup plus compliqué.

    Cette multiplication des bases de données pose également la question de leur sécurisation. Les smart cities sont-elles prêtes à assurer la sécurité de leurs administrés ?

    Plus on numérise nos villes, plus on collecte de données, plus il y a de risques de piratage de données ou de prise de contrôle des systèmes urbains. C’est un enjeu qui est pris en compte par les villes et par l’État. Et c’est là aussi l’occasion du développement d’un très gros marché économique autour de la cybersécurité.

    Mais aucun système n’est infaillible. Ce n’est pas médiatisé en France mais il y a régulièrement des attaques sur services urbains. Qui échouent mais qui sont régulières. À l’étranger, il y a déjà eu des réseaux de transport ou d’énergie paralysés pendant plusieurs jours.

    On peut penser qu’un jour il y aura, comme l’a prédit le sociologue Dominique Boullier, un « Fukushima des données personnelles ». À ce moment-là, on se rendra compte de toutes les informations dont disposent toutes ces entreprises et administrations. Peut-être qu’à ce moment-là il y aura un débat public un peu plus important sur la collecte de données.

    Car c’est malheureusement un sujet qui n’est pas beaucoup débattu au niveau des collectivités lorsque des services numériques sont développés. On se pose rarement la question de savoir pourquoi on collecte ces informations sur tous ces individus. Est-ce qu’on ne peut pas au contraire avoir de la privacy by design qui permettrait de collecter moins de données ?

    Un autre aspect est sous-débattu, ce sont les questions environnementales. Plus vous mettez des dispositifs numériques, plus vous installez des capteurs, plus vous collectez de données, plus ça nécessite de l’énergie. Les datas centers sont déjà une des principales sources de consommation énergétique. Jusqu’où ça va aller ?

    #Smart_city #Numérique #Villes #Politique

    https://seenthis.net/messages/799304 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • *Entrons dans la rue !*

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/06/couv-parcours-fille-femme.jpg

    Des femmes, une ville, des façons d’agir « effrontées, agiles et décalées ».

    Partager l’espace public.

    « Nous sommes témoins du manque de capacité des politiques publiques à prendre en compte les capacités d’expression, d’initiative et d’actions des habitants »

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/21/entrons-dans-la-rue

    #féminisme #ville


  • *Citadine n’est pas le féminin de citadin*

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/05/9782343160320f.jpg

    « 2% des rues portent un nom de femme en France. 75% des budgets publics destinés aux loisirs des jeunes profitent aux garçons. 40% des femmes interrogées déclarent renoncer à certains lieux publics pour éviter des comportements et propos sexistes ». Delphine Zenou, dans sa préface, parle entre autres, de l’empreinte permanente du masculin dans les espaces publics, du rapport sexué au temps, du sentiment d’insécurité, du rapport différencié « au temps, au travail, et même à la liberté entre femmes et hommes »…

    Note sur : *Sous la direction de Maud Navarre et Georges Ubbiali : Le genre dans l’espace public
    Quelle place pour les femmes ?*

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/05/29/citadine-nest-pas-le-feminin-de-citadin

    #féminisme #ville


  • Trafic, fraudes et insécurité : Paris prêt à « déclencher les feux de l’enfer » dans les quartiers populaires de la capitale
    https://www.20minutes.fr/paris/2497063-20190415-trafic-fraudes-insecurite-paris-pret-declencher-feux-enfe
    https://img.20mn.fr/f85lKmQPTHq0NUYzH74mcw/648x360_campement-fortune-sous-pont-vers-porte-chapelle-paris.jpg
    Campement de fortune sous un pont vers Porte de La Chapelle a Paris. — Laurence Geai/SIPA

    La mairie de Paris s’attaque au nord de la capitale. La ville a dévoilé ce lundi une série de mesures afin de notamment lutter contre l’insécurité, la saleté, les fraudes de commerçant ou encore le trafic de drogue dans ses quartiers populaires à cheval entre les XVIII, XIX et XXe arrondissements.

    « Depuis 2015, ces quartiers ont été confrontés à des crises à répétition : les réfugiés, le retour du crack, les mineurs isolés marocains à risque », a justifié auprès du Parisien Emmanuel Grégoire Premier adjoint d’Anne Hidalgo.

     
    Des maraudes contre l’insécurité

    Sur la place de la Chapelle et ses abords, des agents « faciliteront la circulation des femmes dans l’espace public, rendue difficile par la présence en très grand nombre de jeunes hommes », indique Emmanuel Grégoire au quotidien.

    La mairie assure également qu’une brigade sera « présente au quotidien, sept jours sur sept », sur la « promenade urbaine » située sous le métro aérien de Barbès à Stalingrad, et alentours, rapporte Le Monde.

    Les commerces dans le radar de la mairie

    La ville de Paris considère que de nombreux commerces du quartier se livrent à des activités douteuses. Certains sont suspectés de blanchiment d’argent, de trafics divers ou encore de pressions sur des concurrents pour racheter leurs baux. D’autres encore vendraient de l’alcool de façon problématique, déclenchant des attroupements sur les trottoirs et des bagarres.

    « Pour lutter contre le sentiment d’impunité qu’ils peuvent avoir, nous sommes prêts à déclencher les feux de l’enfer », a déclaré le premier adjoint et précisant que la mairie n’hésiterait pas à faire partir de force les gérants posant d’énormes difficultés et de mauvaise foi.

    Fin de l’aide alimentaire non déclaré

    Les distributions « non déclarées » d’aides alimentaires pour les migrants et les pauvres ne seront plus autorisées. La mairie estime que ces dernières entraînent trop de bagarres entre migrants et détritus jetés à même le sol. La mairie pose également la question de l’éventuel prosélytisme religieux de certaines de ces associations.

    Une « charte de la distribution alimentaire » devrait donc prochainement être signée avec des structures spécialisées comme Les Restaurants du cœur, l’Armée du salut ou Emmaüs. « Les autres associations ne pourront plus intervenir sans une déclaration préalable, et ne devront distribuer de nourriture que dans les endroits et aux conditions que nous aurons déterminé », a affirmé Emmanuel Grégoire.

    Rénovation et valorisation de vie de quartier

    En outre, la mairie s’engage à la rénovation de 40.000 logements du parc social en 2019, la création d’une promenade urbaine sous l’axe de métro aérien Barbès-Chapelle-Stalingrad ou encore la mise en place de sentiers de randonnée métropolitains.

    Enfin, « pour valoriser la vie dans ces quartiers », la mairie va débloquer « 400.000 euros supplémentaires » pour aider les associations locales, ainsi que des aides financières pour les initiatives telles que les vide-greniers, les spectacles…

    #chasse_aux_pauvres #migrants #Ville_de_Paris #socilisme_CAC40

    https://seenthis.net/messages/774939 via colporteur



  • Cartographie numérique: La carte du monde des #villes de plus de 100 000 habitants

    http://cartonumerique.blogspot.com/2019/02/villes-de-100000-habitants.html

    https://lh3.googleusercontent.com/proxy/3lNUYQJcWuubsr_8Bo_52Q3T5KHGopw0kC8EVJE-iv-w9NIpRAhiXkql24uAY

    La carte du monde des villes de plus de 100 000 habitants

    On trouve de très nombreuses cartes des villes mondiales sur Internet. Il s’agit des grandes métropoles dont la population dépasse largement le million d’habitants. Il est plus rare de trouver des informations sur les villes « moyennes », le seuil de 100 000 habitants étant en général le critère démographique retenu. En 2015, Fingolas a élaboré une carte représentant l’ensemble de ces villes supérieures à 100 000 habitants (soit plus de 4 000 villes dans le monde).

    Pour accéder à la source de cette carte :
    http//imgur.com/OCDAA8g

    La même carte avec des commentaires sur Map Porn
    http://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/2ws0k0/a_world_map_containing_every_city_with_a

    #cartographie #urban_matter #population #démographie #mondes_urbains

    https://seenthis.net/messages/763436 via Reka


  • Maires de grandes #villes européennes, ils lancent un appel pour les migrants

    Les maires de #Madrid, #Barcelone et plusieurs grandes villes italiennes se sont réunis samedi à Rome pour lancer un appel « à sauver l’Europe d’elle-même » sur la question de l’accueil des migrants.

    Vendredi soir, le pape François avait reçu Manuela Carmena et Ada Colau, maires de Madrid et Barcelone, ainsi qu’Oscar Camps, fondateur de l’ONG de secours de migrants Proactiva Open Arms, pour évoquer cette question, a annoncé le Saint-Siège dans la matinée.

    Samedi matin, les deux femmes ont discuté pendant plus de deux heures avec leurs homologues de #Saragosse, #Valence mais aussi #Naples, #Palerme, #Syracuse, #Milan et #Bologne, des villes italiennes engagées dans l’accueil des migrants, avant de signer un appel commun.

    « La mer Méditerranée a été la maison commune de civilisations millénaires dans lesquelles les échanges culturels ont permis le progrès et la prospérité. Aujourd’hui, elle est devenue la fosse commune de milliers de jeunes », ont-ils dénoncé, y voyant « un naufrage » de l’Europe.

    « Nous devons sauver l’Europe d’elle-même »

    « Nous devons sauver l’Europe d’elle-même. Nous refusons de croire que la réponse européenne face à cette horreur soit la négation des droits humains et l’inertie face au droit à la vie. Sauver des vies n’est pas un acte négociable et empêcher le départ des bateaux (de secours) ou leur refuser l’entée au port est un crime », ont-ils ajouté.

    Les maires signataires ont loué l’engagement des ONG de secours en mer — dont la quasi-totalité des navires sont actuellement bloqués —, des garde-côtes italiens et espagnols et des organisations humanitaires présentes le long des frontières européennes où les migrants sont refoulés.

    Ils ont annoncé la formation d’une « #alliance » pour appuyer les #ONG de #secours en mer et pour « remettre à flot » le projet européen et ses principes fondateurs.

    https://www.rts.ch/info/monde/10205859-maires-de-grandes-villes-europeennes-ils-lancent-un-appel-pour-les-migr
    #villes-refuge #ville-refuge #résistance #solidarité #asile #migrations #réfugiés #urban_matter #sauvetage #Méditerranée

    https://seenthis.net/messages/759141 via CDB_77


  • Comment changer le cours de l’#histoire | Eurozine
    https://www.eurozine.com/comment-changer-le-cours-de-lhistoire
    https://www.eurozine.com/wp-content/uploads/2018/02/Eurozine-Graeber-Banksy.jpg

    Depuis des siècles, le récit expliquant les origines de l’#inégalité sociale est simple. Pendant la plus grande partie de leur histoire, les hommes vécurent dans des petits groupes égalitaires de #chasseurs-cueilleurs. Puis vint l’#agriculture, accompagnée de la #propriété privée, puis la naissance des #villes signifiant l’émergence de la #civilisation à proprement parler. Si la civilisation eut bien des aspects déplorables (les guerres, les impôts, la bureaucratie, la patriarchie, l’esclavage, etc.), elle rendit également possibles la littérature écrite, la science, la philosophie et la plupart des autres grands accomplissements humains.

    Tout le monde, ou presque, connaît les grandes lignes de cette histoire. Depuis l’époque de Jean-Jacques #Rousseau, au moins, elle a informé notre conception de la forme générale et de la direction de l’histoire humaine. Cela est d’autant plus important que ce #récit définit dans le même temps ce que nous percevons comme nos possibilités #politiques. La plupart d’entre nous considère la civilisation, et donc l’inégalité, comme une triste nécessité. Certains rêvent du retour à un #passé #utopique, de la découverte d’un équivalent industriel au “#communisme primitif” ou même, dans les cas les plus extrêmes, de la destruction complète de la civilisation et du retour à une vie de cueillette. Personne, cependant, ne remet en cause la structure élémentaire de cette histoire.

    Et pourtant, ce récit est fondamentalement problématique.

    Car il n’est pas vrai.

    https://seenthis.net/messages/753202 via Kassem


  • Les dents de la ville : un mobilier urbain anti-social

    Des pans inclinés, des picots, des douches…Ils s’intègrent parfaitement au paysage urbain. Pourtant, ces aménagements symbolisent le rejet des personnes à la rue. La matérialisation d’une violence sociale envers des gens trop souvent jugés « indésirables ». Pour mieux comprendre, écoutez notre documentaire sonore « les dents de la ville ».

    Le 25 décembre 2017, Christian Page, sans-abri de 45 ans tweete : « Salut à tous. Rue de Meaux 75019. Grilles d’air chaud où parfois se posaient les #SDF. Sauf que maintenant voilà. » Son texte est accompagné d’une photographie montrant une bouche d’air chaud entourée de grilles, inaccessible. Relayé plus de 2000 fois, son message pousse la mairie de Paris a retirer le dispositif anti-SDF dès le lendemain. L’homme au bandana rouge devient alors le « SDF le plus médiatisé de France » en dénonçant ce mobilier répulsif sur les réseaux sociaux. En août 2018, après trois ans et demi de vie à la rue, Christian obtient un logement social à Paris, partageant sa joie avec ses followers.

    Une nécessaire adaptation

    Mars 2018, rencontre avec Christian Page, place Sainte-Marthe, un jour de pluie. Il ramène avec lui « quelques copains », vivants à la rue, tout comme lui, pour discuter devant une cantine du Secours catholique. Il nous décrit sa vie à la rue ; l’errance permanente à la recherche d’un « spot » sécurisé, propre et isolé du monde. Face au mobilier urbain anti-social, Christian a dû s’adapter. Dans l’un de ses lieux refuges, où il a entassé plusieurs matelas, il dort sur des galets coulés dans du béton devant un bâtiment. « On s’adapte où on crève », résume-t-il crûment.

    Emmanuel Macron l’avait pourtant promis, en juillet 2017, à l’aube de son mandat présidentiel. « Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus » (NDLR : il a depuis reconnu « son échec »). Pourtant, les politiques publiques et coupes budgétaires mises en oeuvre par le gouvernement inquiètent plus qu’elles ne rassurent les associations et fondations en lutte contre les problèmes de mal-logement en France. Le budget des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (44 000 places dans l’Hexagone) va subir une coupe brutale de 57 millions d’euros sur quatre ans, dont 20 millions déjà amputés en 2018. Une décision qui entraîne une importante réduction des services et de l’accompagnement proposés aux personnes les plus précaires.

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    « Invisibiliser un problème, plutôt que de le résoudre »

    Autre inquiétude, la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités, mais aussi la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF), qui a fait chuter les dons aux associations d’au moins 50% l’an passé selon l’organisme France Générosités. Pour rappel, les personnes assujetties à l’ISF pouvaient faire le choix de reverser cet impôt directement à des fondations, profitant par ce biais de la défiscalisation d’une partie de la somme versée. Face à la suppression de cette taxe, l’Institut Pasteur a, par exemple, perdu environ 1,5 millions d’euros de dons cette année. Action contre la faim a essuyé une perte de 60% des volumes de ses dons soit presque 2 millions d’euros. C’est aussi 600 000 euros de moins pour la Fondation Abbé Pierre, avec une chute du montant moyen du don, passant de 1 050 euros l’an dernier, à 650 euros cette année.

    Moins de budget mais toujours plus de demandes

    En février 2018, la mairie de Paris annonçait avoir recensé » près de 3000 sans-abris dans l’espace public parisien ». Il y a quelques jours, ce sont 200 personnes SDF qui ont occupé quelques heures un immeuble vide, pour protester contre le manque de solutions de logement. Pour Yves Collin, directeur de la communication de la Fondation Abbé Pierre, le mobilier urbain anti-social est le symptôme d’un problème de logement « que l’on a pas envie de voir et surtout que l’on a pas envie de traiter ». Grâce à la campagne de communication « #Soyonshumains« , la fondation s’est attachée à recenser ces aménagements offensifs, accentuant un « phénomène de chasse ».
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    Circulez, il n’y a rien à voir

    Sophie Rouay-Lambert est urbaniste et sociologue à l’Institut catholique de Paris. Ces « embellissements » anti-SDF cachent généralement « une criminalisation des plus précaires », estime la chercheuse. Ils révèlent aussi notre perception de l’espace public. Au-delà des dispositifs qui découragent l’installation, c’est l’espace public en général qui se mue en « une zone de transit », où il devient inconfortable de stationner. Cette tendance, dont le mobilier n’est finalement qu’un symptôme, estime Sophie Rouay-Lambert, découle d’une privatisation grandissante de l’espace public. Une tendance que dénonce la fondation Abbé Pierre. En 2017, elle dénombrait plus de 216 dispositifs de ce genre recensés à Paris. « Il ne faut pas s’habituer à la misère, il faut apporter des réponses », affirme Christophe Robert, délégué général de l’association. D’après le dernier rapport du collectif Morts de la rue, publié au mois de septembre, plus de 500 personnes SDF décèdent chaque année, faute de prise en charge.

    https://radioparleur.net/2019/01/08/ville-mobilier-urbain-sdf

    #urban_matter #villes #anti-sdf #mobilier_urbain #France #Paris

    https://seenthis.net/messages/751012 via CDB_77


  • Chine : Shanghai teste le modèle des « villes éponges »
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/chine-shanghai-teste-le-modele-des-villes-eponges-801020.html
    https://static.latribune.fr/full_width/1059359/yanweizhou-park-jinhua-city.jpg
    Les rues sont construites avec des matériaux perméables et les terres-pleins centraux sont transformés en jardin pluviaux
    Crédits : DR

    Face au risque de montée du niveau de la mer, la mégalopole côtière innove sur la prévention des inondations.

    S’inspirer de la nature pour corriger les effets pervers des constructions humaines. C’est la voie empruntée par le gouvernement chinois afin de faire face au danger des inondations urbaines, aggravé par le réchauffement climatique comme par l’artificialisation des sols. Depuis 2015, il a lancé le programme « #villes_éponges », visant à promouvoir le développement d’alternatives écologiques aux systèmes traditionnels de prévention des inondations - fondés sur les seuls réseaux d’assainissement. Initialement limité à 16 villes, le programme en comprend désormais 30, dont Shanghai.

    Dans la ville la plus peuplée de Chine, particulièrement exposée au danger de la montée des eaux en raison de sa position côtière, le modèle de « #ville_éponge » est notamment testé dans le quartier de Lingang (dit aussi Nanhui), rapporte The Guardian. Les rues y sont construites avec des matériaux perméables, permettant à l’eau de pénétrer dans le sol. Les terres-pleins centraux, remplis de plantes, y sont transformés en jardins pluviaux. Une multiplication de parcs, un lac artificiel, des toitures végétalisées ou équipées de réservoirs complètent le dispositif.

    https://seenthis.net/messages/744490 via Simplicissimus


  • Marseille : le mur de la honte

    Comme ultime réponse à la contestation populaire contre son projet piloté par la #Soleam, société d’aménagement, la mairie de Marseille monte un mur de béton entre les habitants et #La_Plaine, pour la « réaménager » par l’agence #APS. Marseille prend ainsi le visage du Mexique, de Belfast, de Gaza, ou de Berlin en 1961.

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    https://blogs.mediapart.fr/671095/blog/301018/marseille-le-mur-de-la-honte
    #murs #Marseille #séparation #division #barrières #villes #urban_matter #France #ville_divisée #divided_cities #frontières #frontières_urbaines

    https://seenthis.net/messages/732426 via CDB_77



  • Les #grands_ensembles issus de la politique de Reconstruction de l’après Seconde guerre mondiale sont aujourd’hui discrédités. Or avec le recul, on peut y trouver des pistes pour le #logement de demain…

    https://sms.hypotheses.org/11497

    https://sms.hypotheses.org/files/2018/04/city_original_blackandwhite_bw_white_black_paris_france-429590-225x300.jpg

    #logement, #politique, #reconstruction, #grand_ensemble, #ZUP, #urbanisation, #urbain, #ville, #famille, #cité, #HLM, #architecte, #architecture, #gouvernement

    https://seenthis.net/messages/722546 via Mondes Sociaux