#vocabulaire

  • Je sais que c’est assez déplaisant d’avoir à parler de cet académicien, mais c’est un mécanisme déja souvent dénoncé ici dont voici un nouvel exemple du passage de l’antisionisme à l’antisémitisme.
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/02/16/01016-20190216ARTFIG00186-emmanuel-macron-denonce-les-injures-antisemites-a

    Macron dénonce les injures antisémites contre Finkielkraut

    En marge de l’Acte XIV des « gilets jaunes », le philosophe Alain Finkielkraut a été injurié par un groupe de manifestants. « Barre-toi, sale sioniste de merde », lui ont-ils crié.

    En milieu d’après-midi, Alain Finkielkraut a été injurié et sifflé en marge de la manifestation des « gilets jaunes » dans le quartier de Montparnasse à Paris, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et qui ont déclenché une vague d’indignation au sein de la classe politique.

    « Barre-toi, sale sioniste de merde », « grosse merde sioniste », « nous sommes le peuple », « la France elle est à nous », ont crié plusieurs manifestants qui défilaient boulevard du Montparnasse, et qui venaient d’apercevoir l’académicien, d’après une vidéo diffusée par Yahoo ! Actualités.

    Aucune insulte antisémite n’est rapporté dans les exemples, il n’est question que de sionisme et tous les commentaires utilisent le mot antisémitisme et pas une fois antisionisme.

    #antisémitisme #antisionisme #sionisme #langage #vocabulaire #gilets_jaunes

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  • Voix de femme, « parole d’homme »
    https://www.liberation.fr/evenements-libe/2019/02/07/voix-de-femme-parole-d-homme_1708027

    La sous-représentation des femmes en politique est maintenant admise, et main sur le cœur, quasi unanimement déplorée. Qui ne serait en effet choqué par un système de représentation excluant de fait la moitié de ses citoyens, dans une « grande démocratie » comme la nôtre ?

    En 1991, j’ai 18 ans.

    Alors que j’apprends âprement que je suis femme avant que « d’être humain », Édith Cresson est nommée Premier ministre. La France sort soudain de sa torpeur mitterrandienne pour s’attacher à l’essentiel : le tailleur à carreaux d’Édith… jugé peu seyant, ses boucles d’oreilles, clinquantes, son « taux de féminité », bas. De son discours inaugural, quelques bribes, noyé qu’il fut par les allusions sexistes et les ricanements. De son passage éclair au pouvoir ensuite, j’avoue ne pas avoir retenu grand-chose d’autre que sa voix - non son discours, ni son action - mais sa voix : criarde, trop aiguë, émanation évidente d’un caractère hystérique, grossière autant qu’autoritaire, inaudible enfin, si bien qu’il fallut adapter les micros de l’Assemblée à cette voix extra-humaine - un scandale à l’époque.

    Cette voix, je ne l’ai alors en réalité que peu directement entendue ; mais c’est ainsi qu’elle s’est ancrée en moi, grâce à l’à propos des éditorialistes les mieux informés.

    Ainsi, que l’on soit Premier ministre ou simple militante - telle que je le suis depuis plus de 20 ans - j’ai tôt appris que la voix féminine assigne la parole à résidence.

    Or, quoi de plus essentiel, originel à toute décision, que la parole en politique ?

    D’emblée performative, elle édifie, annonce ou figure l’action, elle construit la pensée collective qui aura une incidence concrète dans la vie de tous.

    Mais si une « parole d’homme » est gage de sérieux et d’honnêteté à vertu universelle,

    une « parole de femme » ne concernera plus que la moitié de l’humanité, souvent placée dans le registre de la plainte, pas loin du rayon « grosse fatigue et couches-culottes ».

    Pourtant depuis 20 ans, je les côtoie en masse, ces femmes hautement conscientes et politiques : organisant des événements, tractant, collant, souvent petites mains techniques, présentes (malgré la maternité qui fatalement leur incombe) à chaque réunion ou AG locale. Quoique souvent majoritaires, elles prendront sensiblement moins la parole. On aura nettement plus tendance à la leur couper, ou à la qualifier, cette parole. Car on sait comme le locuteur, son statut (leader, porte-parole, militant aguerri, ou simple curieux), son âge… et son genre en l’occurrence, infléchit le sens de ce qui est perçu dans une assemblée, qu’elle soit locale ou Nationale…

    Les femmes doivent alors déployer des trésors d’inventivité pour faire slalomer leur propos entre toutes les caractéristiques dépréciantes de leur genre : volontiers rangées plutôt du côté du sensible que du rationnel, elles seront vite perçues comme autoritaires, intransigeantes, hystériques, si le propos est ferme - « madame je-sais-tout » si elles connaissent leur dossier ou avancent des compétences particulières - a contrario, cruches notoires à la moindre erreur ou lapsus.

    Au point que j’ai du mal à compter le nombre de fois où nous aurions décidé collectivement d’un positionnement ou d’une action… sur les arguments d’une femme. Je me demande même rétrospectivement si toutes les décisions collectives auxquelles j’ai souscrit n’étaient pas profondément genrées, à savoir masculines.

    Ainsi, dès les instances les plus modestes et les plus locales, l’exercice démocratique via la parole, écarte les femmes de leur pouvoir le plus élémentaire de citoyenne. On imagine assez bien, dès lors, comme il leur sera difficile ensuite de prétendre au moindre pouvoir politique de plus grande envergure…

    Il y a évidemment également la parole interdite : celle qui consisterait à dénoncer cet état de fait. Insultés, meurtris dans leurs convictions républicaines les plus profondes, les messieurs répondent « garde d’enfants » lorsqu’on parle de représentativité : ils perçoivent peu comme la sottise de leur réponse confirme la réalité du problème. L’épaisseur de l’interdit, hélas, s’accroît au fur et à mesure qu’on s’enfonce en terres de gauche : l’effroi saisit les unes d’être en position de « bruyantes victimes », les autres de « bourreaux inconscients ». Le tabou construit l’impensé politique d’un fonctionnement unijambiste… et n’empêche en rien d’aller battre le pavé au son de « Tous ensemble, tous ensemble ! Hey ! Hey ! ».

    Pourtant si la parole féminine est d’abord distincte puis péjorée par son genre, on les voit - parité oblige - ces femmes muettes et souriantes, adjuvant d’un pouvoir véritablement masculin, exhibées lors des photos officielles ! Elles sont légion comme conseillères territoriales ou locales, adjointes à pas grand-chose, féminisant de leurs tenues colorées le cliché de tel ou tel groupe politique supposé progressiste. Leur statut et pouvoir réel n’est en effet pas scotché sur leur front, ainsi que leurs indemnités nettement inférieures à leurs comparses masculins.

    On s’étonne ensuite de la faible présence féminine dans les médias - instances de la parole ? On s’étonne derechef de la faible représentation féminine dans les hauts lieux de décision politique - instance où la parole a un pouvoir accru ?

    Personnellement je m’étonne - et suis admirative - qu’il y ait maintenant quelques rares femmes qui parviennent à porter non pas une « parole de femme », mais un discours politique, au niveau national. Ninja de l’inconscient ou plutôt de l’inconscience collective, elles sont, à n’en pas douter, des surhommes.❞

    Le mot de la fin me donne un peu mal au cœur. Traité ces femmes de "surhommes" c’est un peu comme de complimenté les femmes d’avoir des couilles pour parler de leur courage. On en sortira pas si leurs seuls références positive dont nous disposons sont uniquement masculines.
    #parole #femmes #vocabulaire #silencialisation #voix #surhomme

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  • De l’esclave à la #négritude : une histoire du mot « Noir »

    En cette journée nationale des mémoires de la #traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, voici un retour en #vidéo sur l’histoire de la désignation de « Noir » et ses usages depuis l’Antiquité ; un vocale qui forme avec le mot « Blanc » le revers d’une même médaille coloniale.

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/05/50a7f578-f957-4e6d-9921-81c4244c2bf3/738_pantins_noirs.jpg
    https://www.franceculture.fr/histoire/de-lesclave-a-la-negritude-une-histoire-du-mot-noir
    #esclavage #Noirs #Noir #mots #terminologie #vocabulaire #colonialisme #histoire #vidéo #film #colonisation #phénotype

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  • Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la #vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour #diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour #infamie."

    dixit #Yann_Moix
    « Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure »

    L’écrivain Yann Moix fustige dans une #lettre_ouverte adressée à Emmanuel Macron la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais. Vidéo à l’appui, il affirme avoir filmé sur place des « actes de barbarie ».

    http://md1.libe.com/photo/1089472-capture-yann-moix-documentaire.jpg?modified_at=1516554264&width=960#jpg
    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavu
    #Calais #asile #migrations #EnMarcheVersLeFN (c’était cela le tag ?) #réfugiés #humiliation #espoir

    Et sur la question de la #terminologie (#mots #vocabulaire) :

    Vous les nommez « migrants » : ce sont des #exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un #destin.

    ping @reka @sinehebdo

    Ici le texte complet, pour ne pas le perdre :

    Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez « migrants » : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.
    Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que « ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires. » Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

    Je ne suis pas, comme vous dites, un « commentateur du verbe » : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

    J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la #détresse et le #dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux #droits_fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    Ces actes de #barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction  ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici  ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

    « Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques », avez-vous dit. Ajoutant  : « Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné ». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique  ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

    Journalistes, policiers  : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

    Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­#ordres précis, et vous êtes impardonnable  ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez  ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

    Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une #bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un #protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un #protocole_de_la_bavure.

    Quand une #police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la #dignité de l’homme   ? Vous y avez répondu vous-même  : « Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement. »

    L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les #violences_policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

    « La situation est ce qu’elle est par la #brutalité du monde qui est le nôtre », dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers  ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

    Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion   ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

    Vous avez osé dire  : « Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République. » Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de « l’#humanité », les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

    Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse  : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

    La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un « crime contre l’humanité ». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

    Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’#ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

    Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas  : c’était un Calais pipé  ; c’était ­un Calais imaginaire et vide  ; c’était un ­Calais sans « migrants ». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

    Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le « caractère exceptionnellement grave de la situation », qu’il n’hésite pas à décrire comme étant « de nature inédite dans l’histoire calaisienne ». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

    Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un #crime.

    Je citerai enfin les conclusions de la « mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois » d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur  : « L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de #preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la #déontologie_policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation]. »

    Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier  : « Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants. »

    Vous dites  : « Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la #violence. » Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

    A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une « fake news », vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

    Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable  ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

    Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire   ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

    Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos #valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

    Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin  ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix  ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

    #Jean_Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

    Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.

    #responsabilité

    https://seenthis.net/messages/662074 via CDB_77


  • Mégère internationales,

    En faisant mes recherches sur les Mégères je me rend compte qu’il y a un peu de diversité dans l’histoire de cette insulte misogyne.
    Mégère en français viens de Megera, une des 3 Erinyes ou furies en latin.
    En Anglais, mégère se dit « Shrew » qui veut dire musaraigne. Il semblerait que la musaraigne puisse crier très fort.
    https://www.youtube.com/watch?v=8Sp6PJ34oxc


    Il y a aussi Vixen qui viens de renarde
    https://en.wiktionary.org/wiki/vixen#English

    En Allemand j’ai trouvé Hausdrachen c’est à dire littéralement « dragon de maison » mais aussi Spitzmaus qui veut dire musaraigne.
    http://www.ansichtskarten-center.de/webshop/shop/ProdukteBilder/53305/AK_52110099_gr_1.jpg

    En Espagnole j’ai vu le film « Musarañas » qui me fait présumé que c’est comme en anglais et en allemand. http://www.imdb.com/title/tt3417756

    En néerlandais je trouve spitsmuis qui est encore la musaraigne.

    La mégère française commence à faire exception, même si j’aime bien les musaraignes, la mégère et la hausdrachen ont la mâchoire plus redoutable.
    Dans la mégère apprivoisée il y a plusieurs répliques qui insistent sur l’aspect inoffensif des musaraignes, et se moque de la peur des hommes vis à vis de ces petites bêtes, avec la mégère ca fonctionne moins bien ce genre de blagues.

    edit - Je suis pas sur qu’il y ai autant de musaraignes que ca, c’est probablement que le babelfish de gogol passe par l’anglais et donc par la musaraigne. Si par exemple je cherche le turc à partir de Mégère ca me répond musaraigne en turc, mais si je passe par vixen, ca me propose cadaloz, dişi tilki et huysuz kadın en plus de renarde.

    Je suis bien tenté de t’appeler à la rescousse @simplicissimus mais seulement si ca t’amuse. Je me demande comment on dit mégère en mongol par exemple. Apparement c’est souvent des insultes animalisé alors j’imagine un truc tel que chèvre enragé. le babelfish me répond musaraigne ...

    #mégèrisme #vocabulaire #sexisme #misogynie

    https://seenthis.net/messages/635672 via mad meg


  • Comment le terme de « travail sexuel » écrase les victimes | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/06/14/comment-le-terme-de-travail-sexuel-ecrase-les-

    Beaucoup de gens bien intentionnés utilisent les termes « travail sexuel » et « travailleuse du sexe » parce qu’ils pensent que c’est politiquement correct et que cela donne une forme de dignité aux femmes et jeunes prostituées. Ces gens estiment qu’en décrivant la prostitution avec une sorte de langage professionnel, elles et ils sont respectueuses et progressistes comme il faut. Elles et ils semblent tous oublier que les droits professionnels (c’est-à-dire du travail) impliquent certains standards et requièrent des responsabilités des travailleurs.

    Si les jeunes ados de l’État Unité au Soudan du Sud sont des travailleuses du sexe plutôt que des enfants vulnérables, cela implique-t-il que n’importe lequel des hommes qui payent pour accéder à leurs corps peut demander un remboursement de son « moins d’un dollar » s’il trouve que l’acte sexuel n’a pas été correctement effectué à son goût ?

    Allons droit au but : que disons-nous exactement quand on appelle une jeune de quatorze ans vivant dans une pauvreté abjecte une « travailleuse du sexe » ?

    Comment peut-on voir des très jeunes filles, vivant dans une sombre pauvreté et payées par des hommes moins d’un seul dollar pour un accès sexuel à leurs corps, comme des « travailleuses du sexe » au lieu d’enfants vulnérables et abusées ?

    #vocabulaire #prostitution #viol #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/606823 via mad meg


  • Proposition d’atelier mégèriste

    On manque de mots pour désigné les comportements de domination chez les hommes. Pour les femmes il ne manque pas de mots pour les insultés et on en invente toujours de nouveaux. Je pense en particulier aux récentes SWERF et TERF ( cc @aude_v et @tradfem ) qui servent à dévalorisé certaines féministes. Les comportement d’autonomie et liberté chez les femmes sont souvent tourné en insultes, l’exemple typique est le mot « salope ».

    Mais il n’y a pas de mot pour désigné un homme qui brutalise les prostituées, pas de mot pour un homme qui brutalise sa compagne, pas d’insulte pour les pères cogneurs et violeurs d’enfants, pas de mot pour désigner les hommes transphobes, pas de mot pour réprouvé les mecs grossophobes, pas de mots pour les hommes qui ne font jamais de cunilinugus et pourtant osent demander des pipes...

    il nous manque trop de mots important ! Il faut nommer les oppresseurs.

    Et c’est un exercice difficile car la violence et la cruauté sont valorisé chez les hommes alors que j’aimerais bien trouvé des mots qui puissent justement délégitimé la violence masculine.

    Du coup je me dit que @seenthis serait le bon endroit pour se prêter à l’exercice.
    Voici quelques propositions dont certaines sont déjà connu sur @seenthis :

    Phallosophe = hommes qui pontifie sur l’universalité mais toujours au masculin stricte.

    A partir du « Couillosaur » de Euterpe j’en avait fait une petite collection pour les machos à l’ancienne tout juste décongelé à la hibernatus :
    Dinophallosaurus, Bitosaurus, Pinosaurus, Ballochitherium, Machosaurus, Virilodon, Scrotumognathus, Chibropteryx, Phalloraptor, Prépucodactyle.
    Ils sont pas évidents à prononcé, le Scrotumognathus sous le coup de la colère je garantie pas le résultat... Mais je suis assez fière du chibropteryx ^^

    Un mec qui coupe la parole toujours aux femmes, on dirait aujoud’hui manterrompeur à partir de manterruping mais c’est pas bien tous ces anglicisme ca sonne mal et puis c’est bien trop gentil. Je propose un « exciseur de parole » pour marqué le coté sexiste et castrateur de la technique. Par exemple ; « Espèce de Scrotumognathus ! Arrête de m’exciser la parole ! »

    Anarcouille qui est une version mal polie de manarchistes qui viens d’outre atlantique.

    Machiste, macho je trouve que ca deviens galvaudé. Un jour de grande rage j’avais fusionné les insultes sexuelles misandres avec du vocabulaire antifasciste et ca avait été assez dévastateur. C’est l’idée que le machisme est une forme de fascisme. Voici ce que ca donne : « Mussolinien du gland, fasciste de la couille, nazi du kiki, Pinochien de la pine, stalinien de la prostate... » ca se décline en 50 nuances de brun.

    J’espère que ca vous inspirera et vous amusera aussi un peu et que je vais apprendre plein de nouveaux mots grâce à vous.

    #mégèrisme #vocabulaire #domination #langage #seenthis_atelier

    https://seenthis.net/messages/603843 via mad meg


  • Parchemin Ma3 - Multos habet lingua et bene pendentes

    Multos habet lingua et bene pendentes (la langue a trop de testicules)

    Académicien ! Rend moi les mots féminins.
    Rend moi les aiguillieres, les archieres, les blaetieres, les blastieres, les cervoisieres, les chandelieres, les coffrieres, les cordieres, les cordoanieres, et les courtepointieres.
    Rend moi les crespinieres, escuelieres, estuvieres, foacieres, fournieres, fromagieres, gastelieres, heaulmieres, lainieres et linieres,
    J’exige des oublaieres, des pevrieres, des poulaillieres, des tainturieres, et des tavernieres.

    Rend moi les brodaresse, enchanteresse, humeresse de vins et de parfums.
    Rend moi jonglerresses et chanteiresses, dessineresses et peinturieres.
    Rend moi les retorderesses de fils et de tords.

    Je veux des governeresses, des mairesses, des tuteresses, des curateresses, des administresses de corps et biens,
    Laisse exister doctoresses, medicineuses et guerisseuses.

    Assez de lionnes et de guenons , rend moi leonnesses, et singesses.

    Je prend tout, je veux même les revenderesses d’oignons et les espouilleresses de bellistres.

    Académicien ! Rend moi les mots féminins.

    Ce sort s’adresse aux académiciens qui ont supprimé les mots féminin de la langue française. De vulgaires exciseurs de langue. J’en avais deja fait un patriarche visible ici grâce @fil : http://madmeg.org/p40

    Pour ecrire le texte j’ai utilisé les noms féminins énumérés dans ce pdf : Femme, j’écris ton nom... Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions
    1999http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/994001174.pdf

    Il y a un autre parchemin de prévu spécialement sur la règle du masculin l’emporte, du coup là j’en parle pas.

    D’un point de vue visuel j’avais envie de partir sur une représentation inspirée de la Déesse aux serpents de Cnossos
    https://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f7/Snake_Goddess_-_Heraklion_Achaeological_Museum_retouched.jpg/432px-Snake_Goddess_-_Heraklion_Achaeological_Museum_retouched.jpg?zoom=2
    Avec des penis probablement à la place des serpents et plein de seins comme les statues d’Artémis d’Éphèse :
    http://idata.over-blog.com/0/38/39/18/Vouivre6/334px-Artemis_of_Ephesus.jpg
    Celle ci c’est pas des seins prevu pour passé sur facebook, c’est des testicules de taureau !
    https://mythologiediane.wordpress.com/2013/03/30/lartemis-dephese-3

    #workinprogress #mad_meg #mégèrisme #sorcière #vocabulaire #féminisation_de_la_langue #orthographe

    https://seenthis.net/messages/581297 via mad meg


  • AudioSet
    https://research.google.com/audioset

    AudioSet consists of an expanding ontology of 632 audio event classes and a collection of 2,084,320 human-labeled 10-second sound clips drawn from YouTube videos. The ontology is specified as a hierarchical graph of event categories, covering a wide range of human and animal sounds, musical instruments and genres, and common everyday environmental sounds.

    By releasing AudioSet, we hope to provide a common, realistic-scale evaluation task for audio event detection, as well as a starting point for a comprehensive vocabulary of sound events.

    #sons #dataset #vocabulaire pour le #machine_learning mais aussi pourquoi pas pour la #radio
    ping @intempestive @supergeante @thibnton @lucile

    (via @archiloque )

    https://seenthis.net/messages/576143 via Fil


  • Wordbank : An open database of children’s vocabulary development
    http://wordbank.stanford.edu

    Wordbank contains data from 63,386 children
    and 71,003 CDI administrations, across
    23 languages and 44 instruments:
    Swedish German Turkish Italian Kigiriama Mandarin Cypriot Greek French Danish Spanish Czech Hebrew Croatian Norwegian English Slovak Kiswahili Cantonese Russian

    Wordbank is an open database of information about children’s vocabulary growth.

    #enfance #vocabulaire #mots #données #langage #recherche

    https://seenthis.net/messages/574363 via Fil


  • Les politiques partagent une langue très uniformisée. Sauf Mélenchon - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/election-presidentielle-2017/20170119.OBS4025/les-politiques-partagent-une-langue-tres-uniformisee-sauf-melen

    Parce qu’elle en avait marre des « petites phrases », la chercheuse Cécile Alduy a mouliné des millions de mots prononcés par les candidats à la présidentielle de 2017.

    Quel est le danger le plus grave pour vous ? 

    L’accélération du temps médiatique. Qu’est-ce qu’on peut dire en quelques secondes à part « la France est en guerre » ? Tout le monde se voit servir la même petite phrase, mais une petite phrase ne fait pas une pensée. Il y a donc un amoindrissement de l’espace pour penser les problèmes. Presque personne ne fait l’effort de proposer une lecture, de raconter la France d’aujourd’hui. Il n’y a, de toute façon, presque plus d’espace médiatique pour le faire.

    […]

    Un mot, c’est un signifié et un signifiant. Maintenant, des mots circulent comme des mèmes sur Internet sans que l’on ne creuse jamais ce que ça veut dire. Ils sont vidés de leur contenu dans le réel.

    #vocabulaire #novlang

    https://seenthis.net/messages/562897 via tetue


  • Fais pas ta beurette | ARTE Radio
    http://arteradio.com/son/61657962/fais_pas_ta_beurette

    « C’est toujours une espèce de bimbo sans cervelle »

    Bonne élève et symbole d’intégration républicaine dans les années 80, la « beurette » est aujourd’hui l’une des insultes les plus prisées chez les 12-25 ans. En tête des fantasmes sur Youporn, elle est incarnée par les stars siliconées de la télé-réalité et sa présence fait grimper l’audience des plateaux tv. Une image hyper-sexualisée qui n’est pas sans rappeler le mythe de la « femme orientale » hérité du 19ème siècle. Comment interpréter cette spectaculaire transformation ? Wissale, Mounia, Malika et Rakidd livrent sans détour leurs points de vue sur un fantasme bien français.

    Enregistrements : septembre 16
    Mise en ondes & mix : Charlie Marcelet
    Réalisation : Ilham Maad

    #femmes #sexisme #racisme #beurette #vocabulaire #radio

    https://seenthis.net/messages/547948 via mad meg


  • On vit dans un drôle de monde ! Et il semblerait que « expatriés » et « migrants » ne vivent pas sur le même, si on croit le Courrier international...

    Alors qu’ici on fait l’éloge de l’aide au départ dont rêvent les expats, pour les migrants provenant du Sud globalisé, c’est des aides au développement pour empêcher le départ qui sont mis en place !

    Infographie. Ce qu’il faudrait faire pour aider les expats

    En 2014, 91 % des personnes interrogées par l’institut Ipsos pour son enquête “Les Français et l’expatriation” déclaraient que si, parmi leurs proches, un jeune envisageait de partir vivre à l’étranger, elles l’encourageraient à le faire et 92 % qu’elles avaient une bonne opinion des Français qui partent vivre à l’étranger.

    http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/les_aides_au_depart.png?itok=cuVLqvmu
    http://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-ce-quil-faudrait-faire-pour-aider-les-expats
    #expat #expatriés #asile #migrations #réfugiés #aide_au_départ #rhétorique #mots #vocabulaire #terminologie #wordsmatter #inégalités #discours
    cc @reka

    https://seenthis.net/messages/537257 via CDB_77


  • Disséquer le langage des journalistes
    https://www.slate.fr/story/123555/critique-journalisme

    En lisant cet ouvrage, je m’attendais à le voir analysé, critiqué, encensé ou démoli. Il a été étrangement peu commenté. « Je critique les grands médias ; il est normal qu’ils ne se précipitent pas pour parler du livre », explique l’auteur à Slate, se disant « plutôt agréablement surprise » de sa réception. A l’exception d’un article à charge de L’Obs (ici, avec réponse d’Ingrid Riocreux ici), d’une critique, intelligente et honnête, dans Vice, c’est plutôt la droite qui s’en empare (Atlantico, Éric Zemmour…). Tenant désormais un blog sur Causeur, Ingrid Riocreux n’écarte pas le risque d’une politisation facile de ses écrits.

    À tort. D’abord, la compétence universitaire est indiscutable (agrégation et doctorat), tout autant que la capacité à aligner, donc à décrypter, des phrases incompréhensibles (qu’on lise le résumé de sa thèse), sans négliger un plaisir évident à la joute intellectuelle.

    La Langue des médias laisse pourtant une étrange impression. Elle y pose d’excellentes questions, apporte de bonnes réponses mais s’appuie sur des exemples pour le moins polémiques. IVG, climato-scepticisme, mariage homosexuel, l’affaire Méric, islam, migrants… : les sujets qu’elle choisit sont sensibles, ce qu’elle ne peut ignorer. Montrant quel camp choisissent les journalistes (en faveur de l’IVG par exemple), elle décrypte leur discours et observe qu’il tient à déprécier ceux qui s’y opposent.

    #journalisme #conspirationnisme #désinformation #langage #vocabulaire #idéologie #cax

    https://seenthis.net/messages/528679 via tbn


  • À celleux qui me lisent…
    http://romy.tetue.net/a-celleux-qui-me-lisent

    Les personnes qui me lisent auront remarqué mon emploi courant du pronom « celleux ». D’aucuns me l’ont pointé comme étant une erreur, de frappe ou d’orthographe. Que nenni ! Pour faire court, c’est une contraction des mots « celles » et « ceux ». Ce mot-valise ravit les feignasses du clavier (dont je suis parfois) qui trouvent agrément à écrire un mot plutôt que trois. Plus exactement, « celleux » vient de l’ancien pronom français « icelleux » — lui-même formé des mots « ici » et « elles » et « eux » — qui (...)

    #Sexe_faible

    / #vocabulaire, #inclusion

    https://fr.wiktionary.org/wiki/celleux
    https://fr.wiktionary.org/wiki/ceusses

    http://seenthis.net/messages/467243 via tetue


  • Le nouveau musée de l’Homme n’a rien de nouveaux.
    http://www.franceinter.fr/sites/default/files/2015/10/15/1171569/images/mea-tac2.jpg
    Aujourd’hui j’ai été voire le nouveau musée dit « Musée de l’Homme » au Trocadero à Paris, mais en fait on devrais l’appeler « Musée du gros macho colonisateur qui n’a pas changé depuis 1848 ».
    https://media.timeout.com/images/102934913/617/347/image.jpg

    J’ai vraiment pas aimé la visite et ca m’a mise assez en colère.

    Les 3/4 du musée sont vides.
    http://www.vivrefm.com/img/uploads/uploads_2015_10/2015_10_16__16_04_musee_de_lhomme_ou.jpg

    J’avais souvenir d’une collection riche et en fait il n’en reste rien à part quelques vitrines fourre-tout thématiques, et de stupides bornes interactives. La scénographie est vraiment laide. L’espace est quasiment rempli de ces bornes et de projections et il n’y a presque plus d’objets ethnographiques ou archéologique à voire.
    http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640/public/2015/10/16/le-musee-de-lhomme-une-visite-en-images_6.jpg?itok=3JKmZ91X

    A part ca sur les cartels assez peu interessant, on est tout de même gratifié d’une « Négresse de la côte Africaine » et d’un « Nègre du Soudan » en guise d’explications ! Ensuite j’ai arrêter de lire les cartels de toute façon difficiles d’accès, car placé très bas, les enfants les prennent comme sièges. A l’accueil on m’a expliqué que c’était le vocabulaire de l’époque qui voulais qu’on dise « nègre » et « négresse », je leur ai demander pourquoi il n’y avait pas aussi « bougnoule » et « chinetok » vu que ca se disait aussi à l’époque. J’ai rempli un petit papier pour les félicité de leur belle mentalité de 1848 et je suis allé voire le musée de l’architecture à coté.
    http://www.la1ere.fr/sites/regions_outremer/files/styles/gallery/public/assets/images/2015/10/21/musee_homme2.jpg?itok=hNa-NArc

    Et puis à part ca les vigiles sont tous des hommes noirs, mais ça c’est ni raciste ni sexiste. Et bien sur on se fait palper, fouiller, ouvrir le manteau, fouiller les sacs avec une lampe de poche, et montrer son devant, son derrière, vider ses poches !!! J’attendais plus qu’a me faire doigter le vagin et l’anus, puisque il faut le reconnaitre, je pourrais parfaitement y faire tenir une bombe, voire plusieurs !!!

    Un jour il y aura peut être un musée de l’histoire humaine ou de l’humanité mais en attendant il y a que le misérable musée des prostateux esclavagistes.

    En cherchant sur internet si d’autres que moi ont trouvé ces cartels racistes j’ai trouvé des liens vers le réseau voltaire qui trouve que le musée fait du racisme anti-blanc, les FdeSouches et un truc sur le racisme anti-blonde..... Je met pas les liens mais j’ai souvenir d’avoir lu un texte peut être linké par @supergeante qui parlais des cartels d’un musée en Autriche (ou Hollande) ou tous les titres racistes avaient été modifiés. Je vais voire si je retrouve le lien.

    #racisme #sexisme #musée #scénographie #vocabulaire #cartels

    http://seenthis.net/messages/445366 via mad meg


  • Un professeur de l’Université Laval féminise ses plans de cours
    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201510/21/01-4912553-un-professeur-de-luniversite-laval-feminise-ses-plans-de-cours.p

    En entrevue au Soleil, M. Bettache avoue se sentir de plus en plus « mal à l’aise » de s’adresser par écrit au masculin à ses classes, alors qu’environ 60 % de ses étudiants sont en fait des... étudiantes. « Dans certains cours, sur 60 personnes, il peut y avoir seulement quatre ou cinq gars. Ils sont vraiment minoritaires, on les cherche. »

    Aussi, plutôt que de succomber au masculinisme lexical, a-t-il décidé de ne plus utiliser le mot étudiant dans ses plans de cours, mais étudiante, prenant soin de préciser en bas de page qu’il ne s’agit pas d’une discrimination basée sur le sexe. À son avis, l’emploi du masculin comme règle de base est l’expression séculaire d’une « domination phallocratique », doublée d’un « sexisme grammatical ».

    En poste à l’Université Laval depuis 10 ans, M. Bettache estime qu’il est plus que temps de passer de la parole aux actes en matière de reconnaissance du droit des femmes. « Le discours sur l’égalité hommes-

    femmes occupe beaucoup de terrain, mais, dans les faits, ça ne se traduit pas rapidement, de façon concrète. Je crois qu’il est important d’en parler, surtout en relations industrielles, où l’on aborde beaucoup les questions de droit du travail et d’équité salariale. »

    #langue #feminisation #feminisme #genre #grammaire #vocabulaire

    http://seenthis.net/messages/421072 via mad meg


  • Comment serrer moins les prises
    http://lafabriqueverticale.com/comment-serrer-moins-les-prises
    http://lafabriqueverticale.com/wp-content/uploads/2015/10/4-serrer-prises.jpg

    Plutôt que d’arquer tout ce qui se présente comme un cochon, concentrez-vous sur la saisie de vos prises. Optez dès que c’est possible pour des préhensions main ouverte, ou pour du tendu, en jouant sur la friction de la peau sur la prise. N’hésitez pas à faire “mordre les bourrelets” ! Ne vous interdisez pas l’arqué, mais faites-le seulement quand cela est nécessaire, sur les réglettes par exemple ou pour guider des mouvements sur prises distantes. Vous verrez, vous vous farcirez moins vite les avant-bras et ce sera toujours ça d’économisé !

    #escalade #grimpe #vocabulaire

    http://seenthis.net/messages/420717 via Agnès Maillard


  • Stop aux insultes sexistes et racistes : « Beurette », généalogie et analyse d’une insulte, par une enseignante.
    https://mouqawamet.wordpress.com/2015/09/13/article-beurettes

    Enseignante en lycée, j’ai eu l’occasion d’observer et de discuter avec mes élèves au sujet des insultes échangées entre elles/eux. Il s’agit dans cet article de se pencher sur le terme de « beurette » et de comprendre ce qu’il signifie, à quelles figures, à quelles constructions imaginaires il renvoie. Il n’est évidemment pas question de décrire une réalité sociologique, mais de comprendre comment ce terme fonctionne dans un réseau de signification. Le terme de beurette est régulièrement utilisé par des lycéen-nes pour insulter une femme descendante de l’immigration maghrébine, qui ne maîtriserait pas les codes de la féminité acceptable, c’est-à-dire qui en ferait trop, par le maquillage, le style vestimentaire… Et qui serait ainsi suspectée d’avoir des mœurs dissolues, autrement dit d’avoir la sexualité qu’elle entend avoir. Et ensuite, cette suspicion de sexualité libre en entraîne une autre, à savoir celle d’une sexualité intéressée : la beurette serait aussi une « michtonneuse », une prostituée. Le stigmate est tellement fort qu’il est devenu une insulte quotidienne, s’adressant y compris à des hommes.

    #vocabulaire #sexisme #racisme #misogynie #insultes

    http://seenthis.net/messages/412426 via mad meg



  • Un planeur dans un champ - 26/07/2015 - ladepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/26/2150098-un-planeur-dans-un-champ.html
    http://static.ladepeche.fr/content/media/image/zoom/2015/07/26/201507261379-full.jpg

    « J’étais dans une pompe (air ascendant) à 1.000 m sur Aire-sur-l’Adour et, ensuite, je n’ai trouvé que des dégueulantes (zones d’air descendant). J’étais bas (comprendre 150 m), au sud d’Eauze, et je me suis vaché (interpréter par : atterrir dans un champ). J’ai fait une PTL (prise de terrain en L) »

    #vocabulaire

    http://seenthis.net/messages/393006 via Agnès Maillard


  • Is „Expat” the New White ? - Une heure de peine...
    http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2015/06/is-expat-new-white.html

    En Mars dernier, au moins cinq personnes différentes m’ont envoyé un article du Guardian se demandant « pourquoi les Blancs sont des expatriés alors que les autres sont des migrants ? ». Celui-ci a suffisamment retenu l’attention pour faire l’objet de quelques recensions et traductions en français : dans l’Express, dans Courrier International, sur le site Les Mots Sont Importants, sur Slate, sur le site Jeune Afrique. J’en oublie sans doute. La critique du racisme qui se cache derrière la distinction « expatrié/migrant » est un point de passage obligé de toute réflexion sérieuse sur les migrations internationales. Mais appeler, comme le fait l’article, à remplacer « expat » par « migrant » n’est pas une attitude aussi critique que l’on pourrait le croire.

    #migration #vocabulaire #classes_sociales

    http://seenthis.net/messages/385917 via Maïeul